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279 articles avec vos decouvertes !

Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce samedi, mon pote Renaud arrive peu avant 10h. Le temps d'embarquer tout le matériel, de faire un arrêt pour acheter de quoi manger, et se boire un café, on prend la route.

Arrivés sur le site on s'équipe "léger", pas de tamisage prévu à cause de l'argile omniprésente et de l'humidité ambiante : seau, pot, quelques sacs et grattoir suffisent amplement.

Si je mets au jour les premières dents, petites ou plutôt incomplètes, je ne suis certes pas très enchanté de ma moisson ! Il n'y a vraiment pas de quoi rentabiliser la journée...

Pour Renaud par contre, c'est le tiercé gagnant ! D'abord une assez jolie Megaselachus chubutensis de 7 centimètres, puis quelques plaques de carapace de tortue encore en association, et pour terminer un superbe palais de chimère Edaphodon antwerpiensis.

Bien assez pour me dégoûter, ça c'est certain ! Je gratte une partie de la couche prometteuse et continue plus loin l'exploration "à vue".

Je découvre une belle bulle tympanique de cachalot (Balaenula sp.) et un périotique de baleine, plus quelques ossements de cétacés indéterminables; mais question dent, plus rien de rien...

Je termine, histoire de ne pas revenir honteusement bredouille, par un peu de prospection des "Sables d'Oorderen", ce qui me permet d'engranger un sachet de coquilles actuelles (Rangia cuneata) et pliocènes.

Ce n'est pas que je me plaigne, mais la fois passée, j'ai tamisé du résidu déjà fait par d'autres, et j'ai trouvé nettement plus...

En poids, environ DIX FOIS plus !

Et je n'ai pas encore traité le résidu de tamisage ramené dans sa totalité !!!

Phil "Fossil"


De gauche à droite :

Plaques de tortue associées;
Palais de chimère Edaphodon antwerpiensis;
Megaselachus chubutensis;
Néogène, Port d'Anvers, Belgique
Hauteur maximale : 7 centimètres.


 

Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

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Encore un week-end TRES occupé !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce vendredi, je pose mon dernier jour de congé de l'année, n'ayant aucune envie de le perdre alors que les sites fossilifères n'attendent que ma visite !

Michaël est là très tôt, 7h15, cela ne me change pas beaucoup vu qu'à cette heure là, en semaine, je termine de me préparer pour partir au bureau.

N'ayant plus la possibilité de visiter la carrière de Bierghes, nous jetons notre dévolu sur une sablière lédienne des environs de Gand.

Avant 8h, nous nous présentons au bureau, afin d'obtenir le précieux sésame et signer la décharge de responsabilité.

On y apprend que les visites à des fins de collecte de fossiles n'y seront désormais plus autorisées : la faute, à nouveau, à quelques inconscients qui travaillent à des endroits prohibés autant que dangereux, et qui, en prime, y passent en week-end alors que cela est interdit par les propriétaires !

Et, comme toujours, les chercheurs honnêtes qui jouent le jeu sont punis comme les autres !

Désirant mettre à profit ce qui est donc notre toute dernière visite, on repère avant même le lever du soleil quelques endroits prometteurs.

Je tamise une couche peu concentrée mais payante, quand Michaël m'appelle, en le rejoignant, je ramasse quelques belles dents en surface, dégagées par les précipitations.

Je vois ce qu'il veut me dire : une ravine dégagée par les pluies montre une couche riche et très étendue. Je termine le peu de couche restante avant de bouger.

On se met alors à travailler à deux, sans oublier que le front de la ravine est haut et risque à tout moment de s'ébouler.

Quand cela devient trop risqué, on fait s'effondrer des parties, avant de re-dégager de la couche et continuer.

Il est néanmoins passé 16h quand, épuisés (tous les deux) et frigorifié (moi) on repart vers la voiture.

La moisson personnelle est très convenable : une assez grande Otodus auriculatus, de belles grandes Striatolamia macrota, un palais de poisson Pycnodus toliapicus avec 4 dents rondes de couleur différente, et un élément de triturateur de chimère probable. (Le tout premier pour ce niveau, en ce qui me concerne...)

Bref, une super journée, qui contrebalance autant que faire se peut la mauvaise nouvelle de ce matin.

On rentre très fatigués, je décharge le matériel, le demi-seau de résidu de tamisage et les trouvailles, je range le tout et je m'affale dans un fauteuil.

E-P-U-I-S-E !!!

Le nettoyage attendra bien le lendemain...


Le samedi, courses diverses, je me lève très tard et j'ai juste le temps de passer à la banque avant sa fermeture. Les autres enseignes sont ouvertes plus tard, donc pas de souci.

Après deux heures de marche, je suis à nouveau content de me reposer un peu avant de ressortir pour passer les dents lédiennes à l'eau, et étaler le tamisat dans une caisse plate pour son séchage.

Cela fait, il fait quasiment noir et je rentre.


Le dimanche, on part plus tard, Renaud a prévu d'être chez moi vers 9h30, devant prendre livraison de la voiture de location avant celà.

On embarque tout le matériel, bien stocké dans de grands sacs solides afin de ne pas salir le véhicule; les boissons, les vêtements supplémentaires, tout est empaqueté.

Un arrêt rapide à notre station service de Waarloos pour un café et de quoi manger, et on repart pour le port d'Anvers.

Nous ne sommes pas les premiers, j'avise une butte intéressante et je commence à la tamiser.

Si les trouvailles sont petites, elles sont assez nombreuses et de jolies choses en sortent avec régularité.

Canine et "molaire" broyeuse de poisson sparidé, 3 dents de dauphins, une très jolie Galeocerdo aduncus, des Notorhynchus cepedianus de bonne facture, plus les petites Araloselachus vorax, Hypoprion acanthodon, Isurus oxyrhynchus et Cosmopolitodus hastalis.

A signaler aussi, une dizaine de bulles tympaniques de dauphins.

Le soir tombe assez vite, c'est d'ailleurs amplifié par la brume tenace qui s'est levée sur la zone. 

Mais ce brouillard a un effet amusant : en effet il tamise (normal pour chercher des dents dans le sable, vous me direz) la lumière des nombreux luminaires proches, ce qui donnant l'impression d'un tube fluo géant nous permet de continuer à chercher, et à trouver !

Il faut néanmoins, la fatigue et les courbatures devenant importantes, se décider à repartir.

Non sans avoir descendu les tamis, outils, seau et sac de tamisat, sans oublier les boissons, reste de nourriture et les nombreuses vidanges amenées par nous et quelques autres chercheurs indélicats qui les ont abandonnées sur place !

Quand tout a été copieusement secoué pour en faire tomber un maximum de sable, et bien emballé dans les grands sacs, on peut repartir.

Un petit arrêt à une enseigne de restauration rapide proche de mon domicile, et je peux enfin tout sortir de la voiture.

Je prends même le temps de passer les trouvailles à l'eau avant de "fermer la boutique" et de me jeter dans le fauteuil !

Plus question de faire quoi que ce soit jusqu'au lendemain, c'est certain, mais...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil".

 

Encore un week-end TRES occupé !
Encore un week-end TRES occupé !

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Week-end des requins disparus à Maastricht

Publié le par Phil Fossil

 


Les 29 et 30 octobre 2016 entre 11h00 et 16h30 dans le Musée d'Histoire Naturelle de Maastricht se déroulera une bourse de collectionneurs.
Rencontrez ces collectionneurs, admirez leurs collections, et écoutez leurs histoires, de sites de découvertes proches et très lointains.

 

Un hobby étrange

Saviez-vous que de très nombreuses personnes partagent ce hobby ?

Les dents fossiles de requins sont des objets de collection très recherchés, et pourquoi donc ?
Qu'ont-elles de si spécial, et surtout, où les trouve-t-on ?

Par exemple près du village brabançon hollandais de Mill-Langenboom.
Cet endroit possède même un jet de boue !

Les fanas de fossiles y viennent de près ou de loin, pour y prendre de manière totalement voulue la douche la plus sale des Pays-Bas.

Leurs mains sont crispées sur un caddie de supermarché ou une charrette, transformés par les propriétaires en un tamis.
Les plus irréductibles se sont préparés contre l'eau tourbillonnant de la pulvérisation de la boue et rampent aussi près que possible d'elle.
Ils vont à la meilleure place, parce que les fossiles convoités sont amenés avec la boue.
On espère naturellement tous que la découverte de la journée tombe dans son tamis.
De l'eau glacée et du sable piquent dans vos yeux?
Qu'importe si vous découvrez des dents de requins, des vertèbres de baleine et même des crânes entiers, d'un lointain passé.
L'or noir de l'époque où le Brabant du nord était une mer dans laquelle vivaient les animaux surprenants.

Reconstitution d'une mâchoire d'un requin Maquereau.

Le samedi 29 Octobre, il y aura à 11h00 dans le Museum de Maastricht un événement spécial.
Une mâchoire reconstruite à partir de matériaux fossiles datant de 5 à 10 millions d'années, sera amenée à Maastricht et présentée ce jour-là par le propriétaire actuel (Erik Meeuwsen de Nijmegen) au public et à la presse.
Elle sera à contempler durant toute l'exposition sur les requins, dans une vitrine proche de l'expo.

Lisez également: www.nhmmaastricht.nl

 


Op 29 en 30 oktober vindt er tussen11.00 – 16.30 u in het Natuurhistorisch Museum Maastricht een verzamelaarsbeurs plaats.
Ontmoet deze verzamelaars, bewonder hun collecties en hoor hun verhalen, van vindplaatsen dichtbij en (heel) ver weg.

Een bijzonder hobby

Wist u dat heel veel mensen deze hobby delen?

Fossiele haaientanden zijn gewilde verzamelobjecten – waarom is dat eigenlijk?
Wat is daar zo speciaal aan en vooral waar vind je ze?

Bijvoorbeeld in het Brabantse dorpje mill-Langenboom.
Dit plaatsje heeft zelfs een modderspuit!

Fossielfanaten komen er van heinde en verre op af, om geheel vrijwillig de meest vieze douche van Nederland te nemen.
Hun handen omklemmen een winkelwagentje of steekkarretje, door de eigenaar omgebouwd tot zeef.
Echte bikkels zetten zich schrap tegen het kolkende water uit de modderspuit en kruipen er zo dicht mogelijk bij.
Ze gaan voor de beste plek, want met de modder komen felbegeerde fossielen mee.
Je hoopt natuurlijk dat de topvondst van de dag in jouw zeef belandt.
IJskoud water en prikkend zand in je ogen?
Wat kan het schelen als je kans maakt op haaientanden, walviswervels en zelfs complete schedels uit een ver verleden.
Zwart goud uit de tijd dat Noord-Brabant een zee was waarin opzienbarende dieren leefden.

Gereconstrueerde kaak van een Makreelhaai.

Op zaterdag 29 oktober vindt er om 11.00 uur in het Natuurhistorisch Museum Maastricht een bijzondere gebeurtenis plaats.
Een kaak, gereconstrueerd aan de hand van fossiel materiaal van wel 5 tot 10 miljoen jaar oud, zal die dag door de huidige eigenaar (Erik Meeuwsen uit Nijmegen) naar Maastricht worden gebracht en worden voorgesteld aan publiek en pers.
Hij zal gedurende de hele tentoonstelling HAAI te zien zijn in een vitrine bij de expo.
 


Lees ook: www.nhmmaastricht.nl

 

https://www.facebook.com/events/1278794728807970/


Phil "Fossil"

 

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Les dernières dents de megalodon anversoises

Publié le par Phil Fossil

Les dernières dents de megalodon anversoises

Megaselachus megalodon, Miocène, Port d'Anvers, Belgique. Hauteur de la plus grande 7 centimètres.

Mes dernières trouvailles de cette espèce très recherchée datent de quelques mois déjà, quand deux pièces ont été ramassées sans tamiser à quelques dizaines de minutes d'intervalle.

Je vous les avais déjà montrées "dans leur jus", les voici nettoyées et immortalisées plus à mon aise.

Bon, ce n'est pas du tout comparable avec les "monstres" américains, mais pour notre petit pays, ce n'est pas si mal...

Phil "Fossil"

Publié dans Vos découvertes !

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Cosmopolitodus hastalis bien colorée du Miocène anversois

Publié le par Phil Fossil

Cosmopolitodus hastalis bien colorée du Miocène anversois

Cosmopolitodus hastalis, Miocène, Port d'Anvers, Belgique. Face labiale. Hauteur de la dent 5 centimètres.

Il y a quelques temps, je vous ai présenté une dent de Parotodus benedeni présentant des taches blanches.

Ce spécimen de Cosmopolitodus, découvert quelques semaines plus tôt, présente le même type de décoloration.

Cette dent a été ramassée également sur une zone argileuse.

Une proportion importante des exemplaires de quenottes découverts sur l'argile montrent ces parties décolorées.

Phil "Fossil"

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Beau disque intervertébral du Miocène d'Anvers

Publié le par Phil Fossil

Beau disque intervertébral du Miocène d'Anvers
Beau disque intervertébral du Miocène d'Anvers

Disque intervertébral de cétacé (dauphin ou petite baleine), Miocène, Sables d'Anvers, Steendorp, Belgique. Diamètre 6,5 centimètres.

Lors d'une visite rapide à l'ancienne argilière de Steendorp il y a quelques semaines, j'avais pu constater que l'exploitation y est terminée depuis pas mal de temps, et qu'une partie est comblée avec des sables miocènes de l'Hemmoorien, Miocène, riche en Glycymeris obovata baldii.

Ces sables proviennent sans doute de l'un ou l'autre chantier de la ville d'Anvers...

Aucun reste de vertébré n'y a été ramassé, à part cette pièce complète et très sympa.

Ce disque se trouvait entre deux vertèbres, du vivant de l'animal.

Si d'aventure vous avez plus d'informations ou une détermination, un grand merci de nous en faire part.

Phil « Fossil »

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Parotodus benedeni du Miocène portuaire d'Anvers

Publié le par Phil Fossil

Parotodus benedeni du Miocène portuaire d'Anvers
Parotodus benedeni du Miocène portuaire d'Anvers


Parotodus benedeni, Miocène, Port d'Anvers, Belgique. Hauteur maximale 4 centimètres.


Après de grosses précipitations, un "épluchage" en règle du site et une excellente moisson réalisée à la vue juste après, les découvertes ne pouvaient que se réduire.

Surtout que la météo a, par la suite, été nettement plus sèche...

Or, ma visite suivante dans le Port a quand même donné ces deux exemplaires de Parotodus benedeni, dent pas très courante au demeurant.

Le plus grand et plus complet des deux spécimens a été découvert sur une zone de Gravier de base et d'argile mélangés.

Les colorations en sont très particulières, de nombreuses dents découvertes dans les mêmes circonstances sont décolorées à des degrés divers.


J'ai une petite théorie à ce sujet, laquelle vaut ce qu'elle vaut :

L'argile est riche en pyrite/marcasite finement divisée, depuis qu'elle a été sortie du niveau en place (et donc de la nappe phréatique qui l'isole) cette dernière est soumise à l'action de l'air.

Par cette action, la pyrite se transforme en sulfate, l'humidité crée de l'acide sulfurique qui s'insinue dans le sédiment et attaque les fossiles proches.

Cette "décoloration" est partiellement réversible, en effet les dents placées dans de la graisse ou de l'huile ont tendance à récupérer leur couleur d'origine.

Mais vu l'esthétique de la plus grande pièce, elle restera telle-quelle !

Phil "Fossil"



 

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Fantastique Otodus auriculatus du Lédien belge

Publié le par Phil Fossil

Fantastique Otodus auriculatus du Lédien belge

Otodus auriculatus, Lédien, Eocène moyen, Belgique. Hauteur de la dent environ 6 centimètres.

Lors de l’une de ses prospections en solitaire, Renaud, notre pote de fouilles, a sorti cette très belle Otodus auriculatus.

Elle est d’une grande fraîcheur, serrulée en diable, et semble ne pas avoir été remaniée du tout.

Malheureusement elle était (proprement) cassée en 4 morceaux, nous l’avons donc patiemment recollée ce dimanche matin avant de partir fouiller.

Toutes nos félicitations…

Phil « Fossil »

Fantastique Otodus auriculatus du Lédien belge
Fantastique Otodus auriculatus du Lédien belge
Fantastique Otodus auriculatus du Lédien belge

Publié dans Vos découvertes !

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Quelques jolies trouvailles récentes faites à Anvers

Publié le par Phil Fossil

Ce dimanche pas mal arrosé nous a permis la découverte de chouettes restes fossiles dans nos sites désormais classiques du Port anversois.

Les quenottes de requins restent de grands classiques, mais la moisson du jour ne mérite aucun commentaire particulier, vu que rien en ce domaine ne sort de l’ordinaire.

Par contre un beau crabe Coeloma rupeliense en nodule ramassé sur le premier site, et une jolie canine de Squalodon antwerpiensis, glanée dans un éboulis argilo-sableux du deuxième site, méritent assurément ce petit article !

Allez, on ne s’est pas dérangés pour rien…

Les photos suivent, dans l’ordre :

Crabe Coeloma rupeliense, Rupélien, Port d’Anvers, Belgique. Largeur entre 6 et 7 centimètres.

Canine de Squalodon antwerpiensis, Miocène probable, Port d’Anvers, Belgique. Longueur de la dent 60 millimètres.

Phil « Fossil »

Quelques jolies trouvailles récentes faites à Anvers
Quelques jolies trouvailles récentes faites à Anvers
Quelques jolies trouvailles récentes faites à Anvers

Publié dans Vos découvertes !

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De plus en plus hard, les week-ends…

Publié le par Phil Fossil

Cette semaine ayant été particulièrement gratinée, comprendre fatigante, de par les grèves et autres manifs ayant forcé votre serviteur à user de moultes plans-B et plans-C pour péniblement se pointer au bureau, il était grand temps d’arriver au week-end.

Pour se REPOSER !

Vous avez dit « Reposer » ?

Samedi debout plus tôt qu’à l’accoutumée, il me faut marcher jusqu’à la poste chercher un paquet qui est enfin arrivé.

Cet envoi, originaire des Philippines, contient un assortiment de dents de squales miocènes/pliocènes et autres restes de raies et poissons, envoyés par un chercheur local.

J’en profite pour faire un petit détour afin de faire quelques courses au supermarché proche, puis rentrer me reposer un minimum.

L’après-midi, je déballe précautionneusement le paquet et je stocke les dents en alvéoles, regroupées par espèce ou genre, le tout dans une boite à cuberdons. Quand c’est fait, je peux constater qu’il n’y a eu aucune casse pendant le voyage (un miracle !) et que les pièces correspondent bien à ce que j’avais choisi.

Maintenant, repos intégral ! Demain sera une dure journée…

Le dimanche, de la pluie est annoncée. J’espère néanmoins que nous éviterons le plus gros, aidés par une vérification du radar précipitations.

Renaud arrive vers 9h30, on charge tout le matériel même si au départ on a prévu de faire essentiellement de la prospection à vue de sables à coquilles.

On commence par le petit site où on avait trouvé assez bien de dents la fois précédente (et Renaud découvert sa plus grande hastalis) ou l’on ramasse pas mal de quenottes nettoyées par les pluies.

Je repère d’assez loin un galet phosphaté avec des encoches « typiques », que je sais d’expérience abriter un crabe fossile : retourné et grossièrement décrassé avec les doigts, il apparaît être complet et très joli.

Et voilà la pièce du jour !

Ayant bien épluché l’endroit, on repart pour la zone à coquilles.

Malheureusement l’avancée des travaux dans le port fait que la route est bloquée pour quelques jours, et il nous faut utiliser le GPS pour arriver à destination… Après un détour de 15 à 20 kilomètres !

Finalement arrivés, on se gare, on s’équipe (il commence doucement à pleuvoir) et en avant !

Des zones de Sables d’Oorderen à coquilles sont explorés, peu de vertébrés à part les classiques supports de mâchoire de Melanogrammus conjunctus et une dent de Cosmopolitodus hastalis partielle. Des coquilles sont néanmoins engrangées…

Renaud a pris de l’avance, mais je le rejoins sur des zones à graviers qui ont été pas mal nettoyées par les récentes pluies.

Là les dents sortent avec régularité, enfin. C’est en passant à côté d’un tas argileux que le repère dans un petit éboulis un petit point brillant : pensant découvrir un fragment de dent de requin, je sors une superbe (probablement ma plus belle) canine de Squalodon antwerpiensis, ancêtre du cachalot à dents différenciées.

La deuxième et la meilleure pièce de la journée… Au grand dam de Renaud !

Je fais tout à mon aise des zones bien damées par les bulls et copieusement nettoyées par les précipitations, engrangeant encore de jolies dents et autres moules internes de bivalves et de gastéropodes.

Une tentative de grattage dans un talus se solde par un magistral « chou blanc », pas une dent, pas une pointe, même pas un morceau…

De guerre lasse je me déplace hors de la zone productive pour aller satisfaire un besoin naturel… Et je ramasse 4 pièces dentaires de squale juste sur le trajet !

La pluie commence à s’intensifier, on décide de replier et de changer de site.

Armés de tout l’équipement (tamis, pelles, râteaux) on commence à prospecter.

Renaud « à la vue » et moi en faisant des tamis de sondage. Il faut bien avouer que le tamisage ne donne pas des masses, je bouge, c’est un peu mieux mais en taille loin derrière la moisson faite par Renaud juste en ramassant…

La nuit commence à tomber, il est 22h bien sonnée quand on repart, après avoir démarré 12h plus tôt de la maison !

Une pause souper au Quick près de chez moi, on peut enfin débarquer le matériel (conséquent) et les trouvailles. (nettement moins encombrantes)

Il est largement passé 23h30, quand tout est rentré je monte m’affaler dans un fauteuil. Le nettoyage des pièces attendra un soir en semaine, en espérant quelques heures de temps suffisamment sec pour avoir la possibilité de bosser dehors…

Ca fait pile 14h que nous avons quitté la maison… Pour une journée, c’est une journée !

En tout cas,

Vivement la prochaine !

Phil « Fossil »

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