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263 articles avec sites de fouilles

Et encore un week-end COMPLET à Anvers...

Publié le par Phil Fossil


Ce samedi, mon ami Frédéric vient de son Avesnois pour taquiner les couches à vertébrés du Néogène anversois.

Nous embarquons dans la camionnette, faisons un petit arrêt "courses" au supermarché local, et on est partis.

Tellement pressés et motivés que j'en oublie même le traditionnel arrêt café à la station-service de Waarloos !

Pas grave, je suis bien reposé et avec les canettes de Coca on devrait bien s'en sortir quand les forces commenceront à décliner.

Je continue dans le trou qui était assez productif ces derniers mois, mais même si des choses pas mal continuent à en sortir, je sens que la couche tire vers la fin.

Presque plus de bulles tympaniques de dauphins, alors que j'en sortais jusque 20-30 certains jours, cela est indicatif de ce que l'on peut appeler "la fin des haricots"...

Si le matin des averses surviennent assez fréquemment, l'après-midi est nettement plus beau et permet de nous sécher.

Au total, après une dizaine d'heures de tamisage forcené de presque 1 mètre cube et demi, j'ai quand même quelques dents assez grandes, plus du plus petit matériel, deux petites vertèbres de dauphins, et, histoire de prolonger le plaisir, quasiment deux seaux de tamisat.

Il fait presque nuit quand on repart, le temps d'arriver chez moi, de changer de véhicule et Fred est reparti.


Ce dimanche, je dors une heure de plus et je peux néanmoins faire du rangement et sortir les trouvailles de la veille.

Le nettoyage des dents et le déversage d'un sac de tamisat dans le seau est fait également.

Renaud arrive nettement plus tard, le temps d'embarquer et de passer en ville chercher un pote à lui, sa copine et leur gamin, on se met en route pour Anvers.

Là, la pause café est de rigueur, on achète encore de l'eau et un petit déjeûner frugal (vu qu'il me reste des courses de la veille), puis on arrive au site anversois.

Déjà 7 voitures (!) sur place dont Frédéric, mis en appétit par ses trouvailles de la veille.

Renaud et ses amis entament un gros trou montrant de la couche en place, je m'attaque à une butte semblant prometteuse.

Si les débuts sont assez peu productifs, les bulles tympaniques sortant assez nombreuses je résiste vaillamment à l'envie de bouger.

Et je fais bien, en effet je sors deux assez grandes belles Cosmopolitodus hastalis, une jolie Anotodus retroflexus très latérale, du Galeocerdo aduncus et Notorhynchus primigenius, et une Parotodus benedeni presque complète.

Auxquelles il faut ajouter au moins 15 bulles tympaniques et périotiques de dauphins, ainsi que des périotiques de baleines.

Si l'on a indubitablement fouillé moins longtemps, j'ai tamisé nettement plus (deux bons mètres-cube au total) et totalement démonté la "colline" en creusant assez profondément en prime...

Sans ramener du tamisat cette fois, vu qu'il me reste à la maison une vingtaine de caisses de 15 kilos chacune en moyenne, je vous laisse estimer le temps qui sera nécessaire pour trier tout cela.

Le soleil radieux toute la journée commence à bien descendre, il est presque 21h quand on décide de repartir : il faut ramener les amis de Renaud au centre-ville, le gamin doit se lever tôt pour aller à l'école et on travaille le lendemain...

Il sera néanmoins largement passé 22h30 quand je peux enfin "fermer la boutique" et m'affaler dans le fauteuil ! Le nettoyage des trouvailles attendra bien quelques jours...

Les courbatures suite aux fouilles des deux jours s'annoncent dantesques, mais, malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Une petite photo qui ne date pas d'hier...

Publié le par Phil Fossil

 


J'ai de longue date collectionné et cherché des fossiles, il est plutôt normal de me retrouver, par ci-par là, sur des photos réalisées lors de prospections entre amis ou de sorties "club".

Cette prise de vue, retrouvée lors de recherches Google, permet de voir l'état de la carrière de Ciply (re-visitée il y a presque 15 jours) il y a plus de deux décennies.

En effet, j'estime la date de cette sortie du club de Bruxelles aux années 1993-1994.

Le site était déjà copieusement envahi de végétation, mais des découvertes avaient quand même été réalisées, et certaines le sont encore de nos jours.

Maintenant, le petit jeu est :

Reconnaître votre serviteur, bel et bien présent sur cette image, et ce même si plus de 23 années se sont écoulées depuis...

Merci au CMPB pour cette photo... Prise sans doute à l'époque par notre regretté président Roger Leemans.

Phil "Fossil"


 

Une petite photo qui ne date pas d'hier...

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Enfin une petite fouille... Ailleurs qu'à Anvers !

Publié le par Phil Fossil

 


Aussitôt dit, aussitôt fait, vu la saturation présente de votre serviteur en ce qui concerne les fossiles néogènes, une fouille dans d'autres étages géologiques est planifiée.


Ce dimanche 7 mai, une date ayant une certaine signification pour votre serviteur qui y fête son 54ème anniversaire, Renaud arrive avec sa copine Fati.

Le temps d'embarquer ce qui manque dans la camionnette, et de faire le plein, on est partis pour la région montoise.

Un petit arrêt café à la première station-service, étape devenue traditionnelle lors de nos sorties, et on repart pour le premier site.

Une ancienne carrière proche de Ciply, plus personnellement visitée depuis au minimum 3 années : je m'attends à y voir une jungle digne de Rudyard Kipling mais, même si l'éboulis que j'exploitais à l'époque est entièrement végétalisé, il y en a d'autres.

Je gratte parmi des blocs de craie phosphatée tombés, cassant au marteau les plus grosses pierres, et je découvre pas mal de faune maastrichtienne inférieure.

Bélemnites, huitres, bivalves divers, Pyrgopolons, même l'un ou l'autre tronçon de Baculites est engrangé.

Renaud quant à lui extrait quelques blocs à bélemnites d'une paroi, plus une Baculites et un joli gastéropode proche des Pleurotomaria.
 
Quand la totalité de l'éboulis est bien triée, on décide de changer de carrière.


L'autre est également végétalisée, mais semble avoir moins subi les outrages du temps que la première.

Après le copieux grattage d'un talus crayeux, je sors des bélemnites, bivalves, brachiopodes et même quelques oursins Cardiaster granulosus. 

Enfin quelque chose de mieux à se mettre sous la dent !


Fati étant venue avec nous, essentiellement alléchée par la perspective d'échantillonner un site à minéraux, on repart vers le plan incliné de Ronquières pour arriver à Fauquez.

Le filon à quartz daté de l'Ashgillien (Ordovicien) sera l'objet de toutes nos attentions.

Les grands travaux n'étant pas ma tasse de thé, je gratte dans les éboulis (très conséquents!) d'autres chercheurs.

Ce qui me rapporte un demi-seau de groupes cristallisés ainsi qu'un sachet de jolies petites pièces.

La nuit commence à tomber quand on se décide enfin à replier. Les 3 seaux emmenés ne sont pas de trop pour ramener les gros blocs, les brosses et les grattoirs.


Le temps de passer chez Renaud déposer les caisses de fossiles et son matériel, on rentre chez moi et ils peuvent récupérer leurs bicyclettes pour rentrer chez eux.

Il sera 22h30 bien tassé quand je pourrai enfin, épuisé, m'écrouler dans le fauteuil.

Le nettoyage attendra... Peut-être le prochain week-end ?

Mais, quoi qu'il en soit...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines

Publié le par Phil Fossil


Il y a quelques semaines déjà, je guidais des amis français dans le port anversois, à la recherche de fossiles de vertébrés néogènes.

Aline, Bruno et leur fils Valentin, venus de l'Oise en région parisienne, ont fait une moisson sympa (surtout pour une première fois !) de fossiles variés.

Votre serviteur, à coup de mètres-cubes tamisés, a bien évidemment fait de belles découvertes également !

Les photos qui suivent donnent une idée de leurs trouvailles et de l'ambiance, bon enfant s'il en est, de nos journées de fouilles.

Si d'aventure le coeur vous en dit, à l'occasion...

Phil "Fossil"

 

Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines
Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines
Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines

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Encore Anvers ! Ca commence à bien faire... LOL

Publié le par Phil Fossil


Le long week-end du 1er mai est évidemment le bienvenu pour votre serviteur, vu sa charge professionnelle.


Le samedi et le dimanche se passent à la maison, un peu de repos, des courses à faire, mais aussi m'occuper des deux grands sacs de tamisat anversois ramenés le week-end précédent.

Etaler le tout dans deux caisses en carton, en profiter pour déjà prélever les dents visibles, c'est l'affaire d'une bonne heure et demie.

Ensuite, je termine une caisse de résidu bien sec entamée il y a quelques temps déjà, les quenottes de petite taille continuent à sortir.

Dans l'après-midi, je commence une toute nouvelle caisse. Elle est plus riche en coquilles fragmentaires, il y a moins de gravier noir; mais des dents s'y trouvent encore, ainsi que des otolites de poissons téléostéens.

Ce résidu provient du tri d'un tamis de maillage 1 cm, les éléments et les dents trouvées sont de plus grande taille qu'à l'accoutumée.

La caisse terminée, je débute une troisième boite, profitant de mon incontestable entrain du jour!

Le soir commençant à tomber et la fraîcheur s'accentuant, je finis par rentrer le tout.


Après les incontournables courses au marché du dimanche matin, je reprend la caisse et elle avance pas mal. Les graviers sont plus variés en taille, c'est ce qui reste du tri de 2 maillages, 6mms et 1 cm.

Le tri prend plus de temps, il ne reste plus tellement à faire quand la nuit tombe.


Le lundi 1er mai, une fouille est programmée. En attendant Renaud, je termine allègrement la caisse !

Deux caisses et demi en un seul week-end, on n'est pas loin du record absolu...

Une fois mon camarade arrivé, on change d'idée : de la région de Mons initialement prévue, on retourne... A ANVERS !

Mais y revoir les zones argilo-graveleuses, plus visitées depuis... La fin janvier !

Il semble que l'on soit passé avant nous, néanmoins quelques dents sympas sortent, de taille moyenne. 

Outre la prospection à la vue, on gratte abondamment les zones contenant du gravier, ce qui donne encore quelques pièces.

Renaud récupère ainsi une assez grande dent de cachalot, malheureusement la couronne émaillée a été érodée. Un très beau crabe Coeloma rupeliense est également engrangé.

On repart ensuite pour un peu de prospection, une plaine à coquilles et des tas "couleur Kattendijk" sont vérifiés en vitesse.

Renaud y ramasse deux dents de Cosmopolitodus assez belles, moi surtout des coquilles.

Un troisième site qui donnait encore un peu l'an passé est malheureusement recouvert de gravats de construction, plus rien à y voir désormais... Dommage !

On finit, par dépit, à retourner à notre habituel site de tamisage. Renaud continue une couche en place et ne trouve pas des masses.

Par contre, moi qui refais un tas déjà travaillé je me régale : plusieurs hastalis jusque 3-4 centimètres, deux dents de dauphins, plusieurs bulles et périotiques de delphinidés, pas mal pour 3 heures de boulot !

Renaud vient me rejoindre et trouve un peu mieux.

La nuit tombe, en même temps que la fatique et les courbatures ! Il est grand temps d'arrêter et de redescendre au véhicule.

A part une petite pause pour grignoter un truc en vitesse, retour au bercail et juste rentrer les petits seaux contenant les trouvailles. Tout le reste est laissé dans la camionnette.

Leur nettoyage attendra quelques jours encore... Ainsi que l'étalage du sac de tamisat ramené, lequel servira très vraisemblablement à compléter les caisses en cours de séchage.

Ce qui est sûr désormais, notre future fouille sera faite ailleurs. Il faut varier les plaisirs...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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Rebecq : le musée du porphyre fait peau neuve

Publié le par Phil Fossil


Les pavés de Quenast sont partout, des Champs-Elysées à New York


Savez-vous qui sont les rompeurs ? Pourquoi ils passaient le relais aux refendeurs, avant de laisser la place aux épinceurs ? 
Une petite visite au musée du porphyre, installé à l’étage du grand moulin de Rebecq, devrait suffire à combler vos lacunes. 
Il s’agit en effet des divers métiers qui étaient exercés au fond de la carrière qui a fait les beaux jours de Quenast. 
Les rompeurs maniaient la masse – lourde de 22 kilos ! – pour briser les blocs après les tirs de mines. 
Les refendeurs formaient ensuite les tranches, avant que les épinceurs ne tirent de ces tranches un maximum de pavés. 
Et les pavés de porphyre façonnés à Quenast étaient particulièrement réputés pour leur solidité : déjà exploitée au XVIe siècle, la roche magmatique qui se trouve sous les pieds des habitants de Quenast a servi à paver les chemins des alentours mais aussi la Grand-Place de Bruxelles, les Champs Elysées à Paris, les rues de New York et on en retrouve en Egypte, en Amérique du Sud et même en Australie ! 
« Certains citent aussi la place Rouge, à Moscou », sourit Gilbert Hautenauve, du cercle d’histoire locale.

Quoi qu’il en soit, le porphyre fait partie du patrimoine local. 
À la fin du XIXe siècle, pas moins de 3.200 ouvriers travaillaient dans les carrières, produisant 300.000 tonnes de pavés chaque année. 
Ce glorieux passé était évoqué au travers d’un petit musée qui n’était plus vraiment au goût du jour, et le visiteur s’y sentait assez à l’étroit. 
Quelques milliers d’euros et le savoir-faire des ouvriers communaux ont permis de donner un sérieux coup de jeunes à cet espace : le musée du porphyre version 2017 a été inauguré vendredi soir.


http://www.lesoir.be/1494515/article/actualite/regions/brabant-wallon/2017-05-02/rebecq-musee-du-porphyre-fait-peau-neuve


Pour nous minéralogistes, la  grande carrière de Quenast, exploitée pour les granulats (notamment des lignes TGV) a fourni une incroyable variété de minéraux !

Quartz enfumé, voire morion, épidote, prehnite, calcite, pyrite, sont montrés aux visiteurs dans des vitrines.
Un filon à quartz hyalin et goethite se trouvait sur le haut de la carrière, il n'est de nos jours plus accessible.
Parfois, dans les découvertes yprésiennes du sommet de la carrière, on trouvait des fossiles éocènes : piquants et plaques d'oursins, dents de requins et de chimères, crabe fossile...

 
Phil "Fossil"

 

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Encore Anvers... Certains pourraient se lasser, mais pas moi !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce dimanche, mon nouvel ami Mathieu arrive vers 8h30.

Le temps de charger la camionnette de l'équipement qui lui manque, de faire quelques courses pour se sustenter la journée et de boire un café, on est partis pour le port anversois.

La météo va être belle, ça se sent, il y a déjà plusieurs voitures garées près du site. 

On s'équipe et on monte à l'assaut, mon trou abondamment échantillonné tout le week-end il y a 15 jours est toujours là, même s'il a sans doute grandi un petit peu...

Je commence à tamiser un des flancs, et j'y découvre des pièces sympas, en nombre raisonnable. 

Tout comme la fois précédente, les bulles tympaniques de dauphin sortent avec régularité, et 4 à 5 espèces distinctes y sont récupérées.

La journée avance, les trouvailles s'espacent et se raréfient : je décide de me déplacer de quelques mètres.

Là c'est mieux, en plus des petites espèces quelques assez grandes pièces sont ramassées dans les tamis : Isurus oxyrhynchus et Cosmopolitodus hastalis principalement.

Encore des bulles tympaniques de dauphin, jusque deux par tamis ! Mais aussi des dents de Galeocerdo aduncus, Hypoprion acanthodon, une belle antérieure de Carcharoides catticus, plusieurs dents de dauphins.

A signaler aussi une dent que je détermine comme du Poisson, mais assez grande et très creusée à la base : si elle n'était pas aussi lisse, on pourrait croire à une dent de crocodile... 

Je ne pense pas que l'on puisse attribuer une éventuelle disparition des stries à un remaniement. 

Il y a plus de 8 heures que l'on travaille comme des fous à tamiser, j'en suis personnellement à environ 2 m3 ! 

La quantité de pièces trouvées est très convenable, et à cela je peux encore ajouter l'équivalent de deux seaux de résidu de tamisage !

Mathieu ayant encore de la route pour rentrer, on part assez tôt, il est quand même passé 19h quand on a tout redescendu au véhicule, tout casé et que l'on reprend la route.

Quand il est reparti, apparemment très content lui aussi de sa journée, je trie le petit seau contenant les trouvailles, passe les meilleures à l'eau et le plateau est prêt pour le séchage.

Le tri, cela sera dans quelques semaines, j'ai encore de l'ouvrage en perspective...

En attendant, m'effondrer dans le fauteuil, histoire de reposer les muscles et les articulations mises à rude épreuve !

C'est que je travaille le lendemain, moi...

Mais, quoi qu'il en soit...

Vivement la prochaine !

Mais sans doute ailleurs, un peu de changement ne fait jamais de mal.

Phil "Fossil"


 

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Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)

Publié le par Phil Fossil

 


La détermination des fossiles trouvés, cela peut prendre un temps certain !

Il y a quelques années déjà, en août 2008 pour être précis, lors d'une visite guidée pour la SAGA de notre habituel spot du Néogène aux restes de vertébrés marins, j'avais fait une découverte peu commune.

Une dent de mammifère terrestre, voilà quelque chose qui détonne avec les habituels vestiges d'animaux marins mis au jour sur place.

Ce spécimen est sans nul doute le fragment d'une carcasse en décomposition, dépouille amenée sur place par les rivières et fleuves locaux.

si à l'époque cette dent avait été diagnostiquée comme une molaire de petit bovidé, les nombreux groupes Facebook dont je fais partie m'ont enfin amené la solution !

Il s'agirait d'un bovidé très élancé, proche des antilopes de par sa silhouette, et qui a pour petit nom : Eotragus sp. cf. sansaniensis.

Décrit dans le Gers, il provient originellement des environs de Sansan.

Il est aussi très connu dans les faluns de Touraine et d'Anjou, je vous présente deux planches créées par Jean-Marc Lhomme illustrant des exemplaires des faluns.

La dent anversoise est nettement plus fraîche, ce qui me fait penser à un spécimen pliocène... 

Même si elle pourrait aussi être strictement miocène, car des sables miocènes à coquilles conservées ont été dragués et déposés ensemble avec le Pliocène, sur ce site à l'époque.


Le lien vers l'article écrit peu après la trouvaille :

http://www.paleomania.com/article-22116362.html


Les photos des spécimens des faluns suivent.

   
Phil "Fossil"

 

 

Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)
Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)

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Deux week-ends complets à Anvers !

Publié le par Phil Fossil

 

Ces dernières semaines, mon horizon s'est dégagé au niveau professionnel, mais j'aurai également bien profité de mes week-ends.

Deux week-ends entiers consacrés à la prospection dans le Néogène d'Anvers, excusez du peu...

Le premier nous a même vus, Renaud et moi, passer la nuit sur place dans la camionnette.

Et on peut dire sans l'ombre d'un doute que dormir là-dedans n'a aucune similitude avec la nuitée dans un 5 étoiles...

Si l'on a gagné du temps en évitant deux trajets, je l'ai très vraisemblablement reperdu en ne passant qu'une nuit très courte et agitée !

M'obligeant à faire une sieste assez longue sur un tas sableux, pendant que Renaud tamisait de plus belle !

Ayant fait deux endroits très distincts, nous avons pu travailler au tamis, mais également à la vue, le vent assez fort effectuant un bon travail de dégagement.
 
Les trouvailles ont certes été au rendez-vous, surtout pour Renaud, mais je ne me suis pas trop mal débrouillé non plus.


Le deuxième week-end, la météo annoncée étant idyllique, quoique un peu chaude pour les travaux de tamisage intensif, il n'y avait aucune hésitation à avoir !

Plusieurs amis français venant goûter à nos richesses anversoises, c'était l'occasion de profiter du beau temps, en prime.


Le samedi, Frédéric arrive avant l'heure prévue, on embarque dans la camionnette et après quelques courses et une pause café on arrive sur le site.

Déjà plusieurs voitures sur place, nous devons nous parquer plus loin.

Le trou que j'ai commencé la fois précédente ne semble pas avoir bougé, j'y replonge mais les trouvailles moyennes m'obligent rapidement à changer d'endroit.

Là, c'est beaucoup mieux, il y a même d'assez grandes pièces qui sortent, en plus des jolies petites espèces.

Ce qui m'épate est le nombre incroyable de bulles tympaniques de dauphins : une bonne vingtaine sur la journée !

Sinon, de jolies Notorhynchus cepedianus (dont une supérieure collée à un galet noir) et Galeocerdo aduncus en plus des dents "communes".

La nuit commence à tomber quand on replie, il est quasiment 22h quand je peux enfin m'affaler dans le fauteuil, épuisé.

J'ai dû tamiser 2m3 comme rien, les courbatures aux genoux, bras et épaules sont là pour en témoigner. Heureusement la nuit est longue et réparatrice !


Le dimanche, Aline, Bruno et leur fils Valentin arrivent après des visites touristiques du samedi, et, comme la veille, on change de véhicule avant de démarrer pour le Port anversois.

J'ai décidé de la faire plus cool, mais je continue ma couche et les trouvailles persistent à sortir.

C'est peu après la discussion avec un hollandais de passage, qui me dit que cette couche déjà travaillée ne donnera rien, que je sors une assez jolie Hemipristis serra !

Outre celle-là, une fort belle grande Cosmopolitodus hastalis, à nouveau une bonne dizaine de bulles tympaniques de delphinidés, plusieurs dents de dauphins, une canine de Squalodon, et certainement 5 Galeocerdo aduncus en plus de petites dents d'espèces plus fréquentes constituent l'essentiel de ma récolte.

Aline met au jour un morceau de mandibule montrant 3 alvéoles dentaires, il n'est pas clair à ce stade s'il s'agit de dauphin ou de phoque. En tout cas, très intéressant !

Valentin, indubitablement motivé, trouve des dents dans chaque tamis, ou peu s'en faut.

L'après-midi est déjà bien entamé quand on décide de faire un peu de "tourisme" de l'autre côté de l'Escaut, et de trouver une taverne accueillante pour les prospecteurs assoiffés que nous sommes.

Arrivés à Doel, où le village en grande partie exproprié montre ses maisons décrépies et copieusement taguées, la brasserie du Moulin est fermée, et le bac traversant l'Escaut pour rejoindre Lillo et ses restaurants n'opère qu'en saison.

A un week-end près, c'était bon... Pas de chance !

Après une petite promenade pédestre sur la digue de l'Escaut, on repart pour le Fort Liefkenshoek, où je sais qu'une taverne nous acceptera certainement... Même en habits de fouilles !

Quelques boissons et snacks plus tard, on repart pour Bruxelles, mes nouveaux amis reprennent leur véhicule et vont loger en ville, en prévision de visites touristiques du lendemain.

Outre les courbatures qui seront vite oubliées, il me reste deux petits seaux de fossiles, et certainement 2 grands seaux de tamisat... Du travail en perspective !

En tout cas...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Un samedi dans les Ardennes françaises

Publié le par Phil Fossil

 


Depuis certainement une année, votre serviteur n'avait plus pu goûter au Jurassique du Sud de Charleville-Mézières.

Et, ça, ça commençait très fortement à lui manquer !

 

Renaud arrive à 8h, je suis déjà en train de charger la camionnette avec le matériel ad-hoc, ayant préalablement enlevé ce qui ne servirait pas.

Du genre tamis, pelles et autre matériel destiné aux sables anversois...

Première étape, faire le plein, ne sachant pas encore si ce qui reste dans le réservoir suffira pour l'aller-retour de ce jour.

Puis, chercher à manger et à boire, et enfin se mettre en route.

Faire un arrêt café sur le chemin est indispensable, j'en profite pour acheter deux vestes fluo supplémentaires et essayer de trouver les alcootests, obligatoires en France.

Pour ces derniers, malgré plusieurs arrêts dans des stations, je fais chou blanc !

 

On finit par arriver au premier site, aux alentours de midi ! Vu le fait que la camionnette n'est pas des plus rapides, et que nous avons fait pas mal d'arrêts, c'est assez normal.

Les champs à ammonites de l'Oxfordien proches de Neuvizy, montrant le Minerai de Fer des Ardennes, sont notre premier terrain de jeu.

L'un est planté, je reste donc à sa lisière ce qui ne m'empêche pas de ramasser quelques fossiles.

Le deuxième a été récolté mais pas retourné, bien nettoyé par les pluies on voit très bien malgré les morceaux de paille restés sur la terre.

J'y ramasserai peu d'ammonites, et de petite taille, mais un assez joli nautile (une rareté sur place!), des pieds de crinoïdes, quelques beaux bivalves.

Un grand morceau d'ammonite, dont certaines loges présentent des géodes de quartz, est également récupéré.

Quand je commence à fatiguer, je rentre au véhicule.

Renaud qui trouve pas mal arrive peu après, il a sorti une dizaine d'ammonites mais des belles colonies coralliennes également.

 

On repart pour un deuxième site, l'ancienne carrière de La Bascule.

On y voit affleurer la Gaize des Ardennes, Oxfordien d'un niveau inférieur à celui du Minerai de Fer.

Là je gratte dans les éboulis, sortant pas mal de bivalves mais aussi quelques ammonites fragmentaires. Elles ne sont pas des mêmes espèces que celles rencontrées dans les champs.

Renaud travaille au marteau, et sort de l'ammonite complète et quelques jolis bivalves également.

Après un pique-nique reconstituant et vite expédié, on part pour les sites à oursins, mais en ayant bien l'intention de vérifier l'accessibilité d'un champ sur le chemin !

 

Près de Faissault, je connais en effet des labours qui peuvent donner de l'Albien, dans les nodules phosphatés (coquins) du niveau de Machéroménil.

Et le champ en question est retourné et bien lavé par les précipitations de ces dernières semaines !

On commence à le parcourir, ce qui nous donne des ammonites (fragmentaires le plus souvent) dont des pièces ayant conservé leur nacre d'origine !

J'ai quand même la chance d'en sortir deux à peu près entières, ainsi qu'un morceau de bois fossile, un gastéropode et des bivalves, en plus des fragments d'ammonites parfois bien nacrés.

Quand mon sachet est assez plein et que la fatigue commence à me terrasser, je m'assied sur un talus herbeux, pour attendre que Renaud en ait marre lui aussi.

Il fait presque nuit et il ne semble pas encore avoir envie de s'arrêter, je reprend les clés et je retourne au camion pour enlever mes bottes et me reposer, assis plus confortablement.

Il finit quand même par revenir, se change, et on se remet en route.

 

Non sans une dernière tentative de ma part, à la station-service autoroutière la plus proche, pour obtenir les fameux alcootests !

La vendeuse me regarde comme un martien, me dit qu'ils ne les vendent pas...

Je leur rétorque que, pourtant, c'est obligatoire en France ???

Mais non, la loi semble-t-il a été abrogée... Merci les gars !

Rassurés, on repart, une pause "sieste" et un arrêt "souper" dans une friterie à la sortie de Charleville-Mézières, puis on roule tranquillement jusque chez moi.

Le temps de décharger un minimum le véhicule, que Renaud récupère ses affaires et reparte, je ferme "la boutique" et je m'écroule dans un fauteuil.

Il est tout juste minuit, on est partis depuis 8h, que voilà une belle journée de prospection...

Fort heureusement, le lendemain dimanche je n'ai rien de prévu et de plus, pas besoin de faire des courses !

La fatigue accumulée de la semaine et de cette journée est telle, que je n'ai même pas la force de nettoyer un minimum des trouvailles de la veille...

Entre les siestes et le repos, bien nécessaire, je me limite au strict nécessaire... Attendant que les courbatures se résorbent naturellement.

Il me faudra encore quelques jours pour en être quitte, mais malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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