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276 articles avec comptes-rendus

Bourse du CHAMP à Hannut ce dimanche

Publié le par Phil Fossil

 


Après une journée de repos ce samedi, je suis en forme pour attaquer la visite de la bourse de Hannut et de sa toujours superbe exposition.

On est 4 à embarquer dans la camionnette, juste un arrêt "café" lors d'une pause routière, puis, le plus difficile : trouver un emplacement de parking !

Il est déjà passé 10h20, tout est bourré et on doit se garer assez loin.

Arrivés à la manifestation, je commence mon petit tour.

Les achats s'enchaînent assez rapidement :

Des livres sur la faune du Cénozoïque du Bassin Parisien et sur les Ammonites du Corallien (= Oxfordien, étage fait la semaine précédente dans les Ardennes françaises) puis je commence à acquérir des fossiles.

Surtout des dents de requins du Chili, de Belgique, mais aussi une grande Cosmopolitodus hastalis du Maroc et une Alopias grandis de Caroline du Sud.

Deux sachets de dents des faluns d'Anjou, des trilobites bretons et une ammonite de l'Aalénien de l'Ile de Skye (Ecosse) clôturent ma moisson, quand le budget prévu est malheureusement épuisé...

L'exposition sur la minéralogie du Congo est fameuse, comme à chaque fois dans le cadre de cette bourse.

Il est déjà passé 17h quand je reviens au bercail, je peux étaler les pièces dans une boite et reposer un peu les pieds mis à rude épreuve depuis ce matin...

Mais...

Vivement la prochaine... Bourse ou fouille !

Phil "Fossil"

 

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Un samedi dans les Ardennes françaises

Publié le par Phil Fossil

 


Depuis certainement une année, votre serviteur n'avait plus pu goûter au Jurassique du Sud de Charleville-Mézières.

Et, ça, ça commençait très fortement à lui manquer !

 

Renaud arrive à 8h, je suis déjà en train de charger la camionnette avec le matériel ad-hoc, ayant préalablement enlevé ce qui ne servirait pas.

Du genre tamis, pelles et autre matériel destiné aux sables anversois...

Première étape, faire le plein, ne sachant pas encore si ce qui reste dans le réservoir suffira pour l'aller-retour de ce jour.

Puis, chercher à manger et à boire, et enfin se mettre en route.

Faire un arrêt café sur le chemin est indispensable, j'en profite pour acheter deux vestes fluo supplémentaires et essayer de trouver les alcootests, obligatoires en France.

Pour ces derniers, malgré plusieurs arrêts dans des stations, je fais chou blanc !

 

On finit par arriver au premier site, aux alentours de midi ! Vu le fait que la camionnette n'est pas des plus rapides, et que nous avons fait pas mal d'arrêts, c'est assez normal.

Les champs à ammonites de l'Oxfordien proches de Neuvizy, montrant le Minerai de Fer des Ardennes, sont notre premier terrain de jeu.

L'un est planté, je reste donc à sa lisière ce qui ne m'empêche pas de ramasser quelques fossiles.

Le deuxième a été récolté mais pas retourné, bien nettoyé par les pluies on voit très bien malgré les morceaux de paille restés sur la terre.

J'y ramasserai peu d'ammonites, et de petite taille, mais un assez joli nautile (une rareté sur place!), des pieds de crinoïdes, quelques beaux bivalves.

Un grand morceau d'ammonite, dont certaines loges présentent des géodes de quartz, est également récupéré.

Quand je commence à fatiguer, je rentre au véhicule.

Renaud qui trouve pas mal arrive peu après, il a sorti une dizaine d'ammonites mais des belles colonies coralliennes également.

 

On repart pour un deuxième site, l'ancienne carrière de La Bascule.

On y voit affleurer la Gaize des Ardennes, Oxfordien d'un niveau inférieur à celui du Minerai de Fer.

Là je gratte dans les éboulis, sortant pas mal de bivalves mais aussi quelques ammonites fragmentaires. Elles ne sont pas des mêmes espèces que celles rencontrées dans les champs.

Renaud travaille au marteau, et sort de l'ammonite complète et quelques jolis bivalves également.

Après un pique-nique reconstituant et vite expédié, on part pour les sites à oursins, mais en ayant bien l'intention de vérifier l'accessibilité d'un champ sur le chemin !

 

Près de Faissault, je connais en effet des labours qui peuvent donner de l'Albien, dans les nodules phosphatés (coquins) du niveau de Machéroménil.

Et le champ en question est retourné et bien lavé par les précipitations de ces dernières semaines !

On commence à le parcourir, ce qui nous donne des ammonites (fragmentaires le plus souvent) dont des pièces ayant conservé leur nacre d'origine !

J'ai quand même la chance d'en sortir deux à peu près entières, ainsi qu'un morceau de bois fossile, un gastéropode et des bivalves, en plus des fragments d'ammonites parfois bien nacrés.

Quand mon sachet est assez plein et que la fatigue commence à me terrasser, je m'assied sur un talus herbeux, pour attendre que Renaud en ait marre lui aussi.

Il fait presque nuit et il ne semble pas encore avoir envie de s'arrêter, je reprend les clés et je retourne au camion pour enlever mes bottes et me reposer, assis plus confortablement.

Il finit quand même par revenir, se change, et on se remet en route.

 

Non sans une dernière tentative de ma part, à la station-service autoroutière la plus proche, pour obtenir les fameux alcootests !

La vendeuse me regarde comme un martien, me dit qu'ils ne les vendent pas...

Je leur rétorque que, pourtant, c'est obligatoire en France ???

Mais non, la loi semble-t-il a été abrogée... Merci les gars !

Rassurés, on repart, une pause "sieste" et un arrêt "souper" dans une friterie à la sortie de Charleville-Mézières, puis on roule tranquillement jusque chez moi.

Le temps de décharger un minimum le véhicule, que Renaud récupère ses affaires et reparte, je ferme "la boutique" et je m'écroule dans un fauteuil.

Il est tout juste minuit, on est partis depuis 8h, que voilà une belle journée de prospection...

Fort heureusement, le lendemain dimanche je n'ai rien de prévu et de plus, pas besoin de faire des courses !

La fatigue accumulée de la semaine et de cette journée est telle, que je n'ai même pas la force de nettoyer un minimum des trouvailles de la veille...

Entre les siestes et le repos, bien nécessaire, je me limite au strict nécessaire... Attendant que les courbatures se résorbent naturellement.

Il me faudra encore quelques jours pour en être quitte, mais malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Pour un sacré week-end, c'était un sacré week-end !

Publié le par Phil Fossil

Pour un sacré week-end, c'était un sacré week-end !


Ces deux jours, nonobstant la météo annoncée merdique, il fallait tester la camionnette et effectuer dans le port Anversois un tamisage intensif.

Le samedi, Renaud arrive à vélo et on charge le van avec tout ce que j'ai préparé à l'entrée du garage.

Première chose, des courses afin d'avoir de quoi boire et manger sur place, puis un saut au Brico le plus proche de chez moi chercher une brouette, bien utile pour amener le matériel et le ramener, ainsi que le tamisat récupéré.

Ensuite le trajet, seulement ponctué d'une pause "café" à la station-service de Waarloos.

Une fois arrivés, on est seuls. C'est bien compréhensible, vu qu'il fait glacial, que le vent est assez fort, et qu'il neige ! Peu de gens sont assez fous pour venir prospecter par un temps pareil...

Parqués sur le site, on embarque le matériel, la nourriture et les boissons et on grimpe le talus.

Je m'installe dans un immense trou existant pour tamiser sur moyennes mailles, Renaud attaque un nouveau trou afin d'obtenir de la couche encore en place.

Si les dents personnellement trouvées sont petites et pas très nombreuses, je me console avec une bonne dizaine de belles bulles tympaniques de dauphins, une très jolie grande vertèbre de poisson, et d'autres ossements sympathiques.

Lui découvre de belles grandes dents, ainsi qu'une sensationnelle molaire de phoque, la pièce dont je rêve depuis des années... C'EST PAS JUSTE ! LOL

On quitte le site à la nuit noire, une pause à Waarloos pour souper et faire une petite sieste, décharger le minimum de la camionnette et je peux enfin m'écrouler dans mon fauteuil... 

Et surtout aller dormir tôt, vu que le lendemain, ON REMET CA !


Le dimanche, il est un peu plus tard quand Renaud est là, j'ai eu une longue nuit bien réparatrice; on charge un minimum, des petites courses pour de la nourriture et on se remet en route.

Une pause café traditionnelle à Waarloos, et on arrive. Là, on n'est plus seuls, déjà 7 voitures garées tout près ! Ca ne sent pas bon pour le trou exploité la veille par Renaud...

Même le mien a été "testé", mais semble-t-il vite abandonné. 

Je m'y installe, et je commence à travailler un autre côté sur un plus petit maillage que la veille (6-8mms) afin de récupérer du plus petit matériel.

Je sors quand même des choses sympas, rien qui dépasse 4 bons centimètres mais quelques raretés quand même : une jolie vertèbre de requin, dents de Galeorhinus contortus, Galeocerdo latidens, Squatina angeloides, Sphyrna zygaena, plus les habituelles espèces plus communes.

Renaud, lui, entame un trou gigantesque vu que la couche s'avère être très profonde ! S'il y trouve de belles pièces, elles sont plus rares que la veille. 

Il bouge assez vite quand son trou de la veille s'est libéré, et continue à trouver du beau.

Il se promène aussi, déniche une grande Cosmopolitodus hastalis en surface pas loin de mon trou. Puis, en fin de journée, sa première Hemipristis serra, petite mais jolie !

Il est quasiment 18h quand on replie, votre serviteur commençant à geler; la descente est plus dure que la montée vu que je ramène un énorme sac de tamisat en plus de tout le matériel : la brouette vient bien à point...

Une petite pause "sieste" à Waarloos, manger un petit truc au Quick pas loin de chez moi, décharger le minimum (trouvailles et fringues à faire sécher) et je peux ENFIN me reposer !!!

Epuisé, des courbatures partout, mais malgré tout :

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce samedi, mon pote Renaud arrive peu avant 10h. Le temps d'embarquer tout le matériel, de faire un arrêt pour acheter de quoi manger, et se boire un café, on prend la route.

Arrivés sur le site on s'équipe "léger", pas de tamisage prévu à cause de l'argile omniprésente et de l'humidité ambiante : seau, pot, quelques sacs et grattoir suffisent amplement.

Si je mets au jour les premières dents, petites ou plutôt incomplètes, je ne suis certes pas très enchanté de ma moisson ! Il n'y a vraiment pas de quoi rentabiliser la journée...

Pour Renaud par contre, c'est le tiercé gagnant ! D'abord une assez jolie Megaselachus chubutensis de 7 centimètres, puis quelques plaques de carapace de tortue encore en association, et pour terminer un superbe palais de chimère Edaphodon antwerpiensis.

Bien assez pour me dégoûter, ça c'est certain ! Je gratte une partie de la couche prometteuse et continue plus loin l'exploration "à vue".

Je découvre une belle bulle tympanique de cachalot (Balaenula sp.) et un périotique de baleine, plus quelques ossements de cétacés indéterminables; mais question dent, plus rien de rien...

Je termine, histoire de ne pas revenir honteusement bredouille, par un peu de prospection des "Sables d'Oorderen", ce qui me permet d'engranger un sachet de coquilles actuelles (Rangia cuneata) et pliocènes.

Ce n'est pas que je me plaigne, mais la fois passée, j'ai tamisé du résidu déjà fait par d'autres, et j'ai trouvé nettement plus...

En poids, environ DIX FOIS plus !

Et je n'ai pas encore traité le résidu de tamisage ramené dans sa totalité !!!

Phil "Fossil"


De gauche à droite :

Plaques de tortue associées;
Palais de chimère Edaphodon antwerpiensis;
Megaselachus chubutensis;
Néogène, Port d'Anvers, Belgique
Hauteur maximale : 7 centimètres.


 

Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

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Encore un week-end TRES occupé !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce vendredi, je pose mon dernier jour de congé de l'année, n'ayant aucune envie de le perdre alors que les sites fossilifères n'attendent que ma visite !

Michaël est là très tôt, 7h15, cela ne me change pas beaucoup vu qu'à cette heure là, en semaine, je termine de me préparer pour partir au bureau.

N'ayant plus la possibilité de visiter la carrière de Bierghes, nous jetons notre dévolu sur une sablière lédienne des environs de Gand.

Avant 8h, nous nous présentons au bureau, afin d'obtenir le précieux sésame et signer la décharge de responsabilité.

On y apprend que les visites à des fins de collecte de fossiles n'y seront désormais plus autorisées : la faute, à nouveau, à quelques inconscients qui travaillent à des endroits prohibés autant que dangereux, et qui, en prime, y passent en week-end alors que cela est interdit par les propriétaires !

Et, comme toujours, les chercheurs honnêtes qui jouent le jeu sont punis comme les autres !

Désirant mettre à profit ce qui est donc notre toute dernière visite, on repère avant même le lever du soleil quelques endroits prometteurs.

Je tamise une couche peu concentrée mais payante, quand Michaël m'appelle, en le rejoignant, je ramasse quelques belles dents en surface, dégagées par les précipitations.

Je vois ce qu'il veut me dire : une ravine dégagée par les pluies montre une couche riche et très étendue. Je termine le peu de couche restante avant de bouger.

On se met alors à travailler à deux, sans oublier que le front de la ravine est haut et risque à tout moment de s'ébouler.

Quand cela devient trop risqué, on fait s'effondrer des parties, avant de re-dégager de la couche et continuer.

Il est néanmoins passé 16h quand, épuisés (tous les deux) et frigorifié (moi) on repart vers la voiture.

La moisson personnelle est très convenable : une assez grande Otodus auriculatus, de belles grandes Striatolamia macrota, un palais de poisson Pycnodus toliapicus avec 4 dents rondes de couleur différente, et un élément de triturateur de chimère probable. (Le tout premier pour ce niveau, en ce qui me concerne...)

Bref, une super journée, qui contrebalance autant que faire se peut la mauvaise nouvelle de ce matin.

On rentre très fatigués, je décharge le matériel, le demi-seau de résidu de tamisage et les trouvailles, je range le tout et je m'affale dans un fauteuil.

E-P-U-I-S-E !!!

Le nettoyage attendra bien le lendemain...


Le samedi, courses diverses, je me lève très tard et j'ai juste le temps de passer à la banque avant sa fermeture. Les autres enseignes sont ouvertes plus tard, donc pas de souci.

Après deux heures de marche, je suis à nouveau content de me reposer un peu avant de ressortir pour passer les dents lédiennes à l'eau, et étaler le tamisat dans une caisse plate pour son séchage.

Cela fait, il fait quasiment noir et je rentre.


Le dimanche, on part plus tard, Renaud a prévu d'être chez moi vers 9h30, devant prendre livraison de la voiture de location avant celà.

On embarque tout le matériel, bien stocké dans de grands sacs solides afin de ne pas salir le véhicule; les boissons, les vêtements supplémentaires, tout est empaqueté.

Un arrêt rapide à notre station service de Waarloos pour un café et de quoi manger, et on repart pour le port d'Anvers.

Nous ne sommes pas les premiers, j'avise une butte intéressante et je commence à la tamiser.

Si les trouvailles sont petites, elles sont assez nombreuses et de jolies choses en sortent avec régularité.

Canine et "molaire" broyeuse de poisson sparidé, 3 dents de dauphins, une très jolie Galeocerdo aduncus, des Notorhynchus cepedianus de bonne facture, plus les petites Araloselachus vorax, Hypoprion acanthodon, Isurus oxyrhynchus et Cosmopolitodus hastalis.

A signaler aussi, une dizaine de bulles tympaniques de dauphins.

Le soir tombe assez vite, c'est d'ailleurs amplifié par la brume tenace qui s'est levée sur la zone. 

Mais ce brouillard a un effet amusant : en effet il tamise (normal pour chercher des dents dans le sable, vous me direz) la lumière des nombreux luminaires proches, ce qui donnant l'impression d'un tube fluo géant nous permet de continuer à chercher, et à trouver !

Il faut néanmoins, la fatigue et les courbatures devenant importantes, se décider à repartir.

Non sans avoir descendu les tamis, outils, seau et sac de tamisat, sans oublier les boissons, reste de nourriture et les nombreuses vidanges amenées par nous et quelques autres chercheurs indélicats qui les ont abandonnées sur place !

Quand tout a été copieusement secoué pour en faire tomber un maximum de sable, et bien emballé dans les grands sacs, on peut repartir.

Un petit arrêt à une enseigne de restauration rapide proche de mon domicile, et je peux enfin tout sortir de la voiture.

Je prends même le temps de passer les trouvailles à l'eau avant de "fermer la boutique" et de me jeter dans le fauteuil !

Plus question de faire quoi que ce soit jusqu'au lendemain, c'est certain, mais...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil".

 

Encore un week-end TRES occupé !
Encore un week-end TRES occupé !

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Quatre jours bien occupés dans le Poitou (2)

Publié le par Phil Fossil

 

Dimanche 4 décembre 2016

Après deux longues nuits de 10 à 11 heures, j'ai enfin récupéré et je me lève tôt. Le petit-dej' est toujours fixé à 7h30, c'est que nous allons avoir de la route aujourd'hui !

Notre destination est Montreuil-Bellay, où des tas de cailloux locaux avaient déjà fourni une belle moisson de Callovien en juin-juillet.

Nous ne risquons pas d'être dérangés un dimanche, même si les coups de feu d'une battue retentissent dans le lointain.

Après une exploration superficielle des tas, qui rapporte déjà pas mal de fossiles bien nettoyés, je m'attaque au grattage à l'aide de mon grand grattoir et d'une brosse pour nettoyer ce qui semble intéressant.

Cette fois les tas terreux qui donnent surtout des ammonites oxydées et souvent abîmées sont largement délaissés, au profit de tas contenant de la couche plus fraîche : oolithe blanche et grise.

Les ammonites qui s'y trouvent ont souvent gardé leur coquille en calcite, j'y ramasse aussi des bélemnites, brachiopodes, bivalves et gestéropodes.

Je découvre ainsi un très joli Conotomaria sp. tout dégagé, mais question ammonites c'est plus limité.

Vers la fin, je retourne au râteau tous les blocs d'oolithe blanche cassés par les chercheurs précédents, ce qui me donne de belles longues Melania sp. Néanmoins, beaucoup de ce matériel nécessitera un dégagement au percuteur et à la sableuse.

En mode promenade, je ramasse entre deux tas une éponge branchue crétacée, comment est-elle arrivée dans cette zône exclusivement jurassique ?

De même, Jean-Paul a mis la main sur un bois fossile silicifié très joli, mais certainement pas autochtone non plus !

Quand le soleil commence à se coucher, j'entame les voyages vers la voiture proche, transportant les nombreux sacs de trouvailles, pour finir par le seau et les outils.

Le tout une fois rangé emploiera deux caisses à melons bien remplies, mises en dessous des autres afin d'abaisser le centre de gravité de la pile de boites.

Jean-Paul arrive peu après, également fort chargé et assez content de sa première journée dans le Callovien local.

De retour au gîte, une petite pause "chauffante" sans m'endormir (il y a progrès), je me change et on est prêts pour le souper.


Lundi 5 décembre 2016

A nouveau tôt levés, le petit-déjeûner à l'heure habituelle, et on repart pour de l'exploration dans les auréoles oxfordiennes.

Cette fois, on attaque la région de Doux : mais là aussi, les champs sont tous semés, seule la lisière est parcourue; néanmoins elle est peu productive.

On arrive sur des vignes, là c'est mieux ! L'avantage est que les affleurements sont relativement permanents, l'inconvénient est qu'ils sont peu, voire pas renouvelés.

On découvre pas mal d'ammonites, des gastéropodes, bivalves et assez bien d'éponges aussi.

Notamment des espèces d'ammonites non vues jusqu'à présent, notamment des Epipeltoceras de plusieurs espèces. Par contre les espèces plates du genre Ochetoceras sont beaucoup moins représentées.

On repart vers un autre endroit, également des rangées de vignes mais nettement plus étendues : je reste à proximité du véhicule et ramasse pas mal d'ammonites, mais de très belles éponges de plusieurs espèces.

Le manque relatif de remaniement du sol fait que les pièces fragiles y sortent plus complètes.

Je mets la main sur des gastéropodes et quelques térébratules, ainsi qu'une grosse rhynchonelle.

Néanmoins la fatigue des 4 jours, et leurs inévitables courbatures commencent à se faire sentir.

C'est le moment où mon pote Yves arrive de son Anjou proche, j'en profiterai pour me reposer dans sa voiture jusqu'à ce que Jean-Paul revienne de sa prospection, éminemment fructueuse !

Je place les sacs remplis de pièces de la journée dans la quatrième caisse à fruits remplie ce séjour : deux pour le Callovien, deux pour l'Oxfordien ! Pas mal vu les conditions réduites d'accessibilité aux labours...

Après de longues discussions, on repart : l'un pour son domicile, les deux autres pour notre gîte où l'on doit récupérer les bagages. 

Il est temps en effet d'entamer la lente remontée vers la Belgique.

Elle ne sera pas aussi calme que l'aller, loin de là : en effet la traversée de Rouen se transformera bien vite en enfer pour deux belges fatigués !

Faite sur des routes constellées de ronds-points, il y a un tunnel à emprunter pour arriver sur l'autoroute remontant vers Amiens.

Vu l'heure tardive, ce tunnel est fermé pour travaux d'entretien, sans bien évidemment indiquer un quelconque itinéraire de déviation... Merci les gars !

Après avoir pas mal tourné dans la ville sans l'ombre d'une indication, nous devrons sortir dans les campagnes et les bois (où l'on sera à deux doigts de percuter un gros sanglier qui avait vraiment envie de traverser la route) afin de rattraper notre autoroute.

Cela sera au prix de pas loin d'une heure de perdue !

Une pause "souper" dans l'enseigne de restauration rapide proche d'une station service, et d'autres arrêts techniques, il sera 3 heures quand je suis rentré à la maison, avec bagages,  matériel et caisses de fossiles rentrés et rangés.

Donc, près de 4 heures du matin quand je peux enfin aller dormir ! Encore heureux que j'aie été prévoyant en prenant congé le mardi ! 

Je pourrai dormir de tout mon saoûl.
 
Mais malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Quatre jours bien occupés dans le Poitou (1)

Publié le par Phil Fossil

 


Depuis la fin juin-début juillet, votre serviteur n'avait plus eu l'occasion de taquiner les ammonites et particulièrement celles de la région de Saumur et Poitiers.

Mon pote Jean-Paul était, quant à lui, en manque depuis bien plus longtemps encore ! Janvier, pour être précis.

Une sortie conjointe, prévue de longue date, devenait indubitablement urgente...


Jeudi 1er décembre 2016

Les obligations professionnelles de Jean-Paul retardant notre départ jusqu'au tout début de l'après-midi, j'ai amplement le temps de préparer bagages, outils et autre équipement.

Il m'est même possible de nettoyer les dernières trouvailles anversoises et d'ajouter le tamisat ramené à une caisse à moitié pleine.

Tout est prêt quand il arrive. 

Le temps d'embarquer le tout, placer les caisses vides sur les sièges arrière, choisir à deux l'outillage le plus idoine, et on est partis pour 9 heures de route.

Ponctuée de quelques pauses bien nécessaires : en effet, si j'ai suffisamment de boissons, je n'ai pas grand-chose à manger, et je dévaliserai littéralement l'échoppe de la première station-service où nous nous arrêtons.

Après un voyage sans histoire, on arrive à notre gîte d'hôtes campagnard de Leugny vers 1 à 2h du matin. Un lit confortable et un environnement super-calme ne sont pas de refus.


Vendredi 2 décembre 2016

Vu l'arrivée tardive, on demande le petit-déjeûner après 9h, histoire de récupérer un minimum. Puis nous sommes changés, équipés en pulls car il gèle bien !

Le premier champ proche du gîte et accessible (car tout le reste est semé, déjà) est en friche, sa productivité est assez pauvre, seules deux petites ammonites et quelques éponges pas terribles viennent remplir nos sachets plastiques.

Ensuite Jean-Paul nous emmène jusqu'à un champ où il avait découvert de beaux bois fossiles en janvier mais il est également semé. 

Nous nous cantonnons alors à sa bordure, j'ai de la chance et ramasse, outre de rares petites ammonites, deux morceaux de bois fossile silicifié. Ca commence pas mal !

Revenant vers des champs connus de votre serviteur, ils sont également semés et donc les bords en sont copieusement épluchés. 

Les ammonites s'accumulent, quelques oursins irréguliers (Dysaster sp.) sont ramassés, je mets même la main sur deux raretés : un phragmocône de bélemnite et un joli nautile Pseudaganides ledonicus.

On repart, le champ abondamment prospecté début juillet est juste semé mais pas loin un autre est labouré et semble avoir été pas mal nettoyé par les pluies précédant notre venue.

La, la moisson est bonne, les sacs se remplissent vite, et des pièces de grande taille (pour l'Oxfordien) sont ramassées.

Il fait sombre quand je reviens à la voiture, Jean-Paul continue jusqu'à la tombée de la nuit et je suis content qu'il arrive car je commence à geler.

Arrivés au gîte tout proche, je refais le plein de chaleur, je me change, me rafraîchir en vitesse et on peut rapidement passer à table vu que nos logeurs font tables d'hôtes.

Il est extrêmement tôt, mais la fatigue cumulée des semaines précédentes et celle du voyage ont raison de mes forces : je m'endors très vite !


Samedi 3 décembre 2016

Là, on a demandé à avoir le petit-dej' vers 7h30, ce qui nous permet d'être prêts approximativement quand le soleil se lève.

Aujourd'hui on fera un peu plus de kilomètres, prévoyant d'explorer les environs de Vignolles, en espérant avoir plus de champs accessibles !

La plupart des champs sont à nouveau semés, néanmoins un seul est accessible : les tournesols ont été récoltés, les tiges couchées jonchent la parcelle.

Au départ on fait quelques trouvailles, mais on insiste et au fur et à mesure les découvertes sont de plus en plus nombreuses !

Toujours les sempiternelles ammonites, mais certaines d'une taille jamais personnellement récoltée dans l'Oxfordien poitevin, ainsi qu'un peu d'oursin irrégulier Dysaster sp. Et je termine par un gros nautile Pseudaganides ledonicus. 

Le froid piquant (le vent souffle en jolies rafales) et la faim ont raison de mon endurance : après avoir demandé la clé, je retourne à la voiture pour me mettre au chaud et y grignoter un semblant de pique-nique.

Quand Jean-Paul, très content de sa moisson, rentre à l'auto, il mange et on repart pour un peu d'exploration.

Les champs sont tous semés, mais des ammonites sont ramassées à leur lisière : à refaire dans des conditions plus propices, ça c'est sûr !

On retourne alors au champ labouré commencé la veille, avec grand intérêt : un gros sachet d'ammonites est encore engrangé et le froid piquant devient difficilement supportable avec le coucher du soleil, je me remets à l'abri dans la voiture.

Dès qu'il fait vraiment noir, Jean-Paul arrive et on rejoint le gîte.

Je prend ensuite un peu de chaleur dans mon lit, à un point tel que je m'endors... Heureusement pas très longtemps, il est hors de question de louper le souper !

Mais celui-ci expédié, je retourne au lit sans demander mon reste.

A suivre...

Phil "Fossil"


 

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Le week-end ? On a connu mieux...

Publié le par Phil Fossil

 


Ce vendredi matin, il fait dégueu. Infect, mauvais, crapuleux, les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser la météo.

Courageusement, je me lance, sortir et marcher jusqu'à mon arrêt de bus dévié plus près de la maison qu'en temps normal.

La pluie est assez forte, le parapluie n'aide pas tellement, le vent plaque les gouttes contre moi et le froid s'insinue partout.

Deux bus par heure, c'est jouable, mais ils ont sans doute décidé de faire le pont car sur plus d'une heure d'attente sans abribus, rien ne vient. 

Ni dans la direction de la ville, ni dans l'autre sens. Ca sent la grève sauvage, tout ça...

Il n'empêche que je suis complètement frigorifié et passablement détrempé, un coup à attraper la mort et sûrement pas à encore passer une heure trente dans les transports pour arriver au bureau !

Je reviens donc chez moi, histoire de me réchauffer et de couper court au rhume naissant.

Bien au chaud dans un fauteuil, avec une couverture sur moi, il faudra quasiment une petite journée et de bonnes siestes pour que ma température corporelle reprenne son niveau normal.

Moi qui, d'habitude, sors allègrement en t-shirt dès qu'il fait 15 degrés, je ne me reconnais pas, là...

Le samedi, il fait sec et presque beau, à part le froid et le vent ! Avec quelques pulls je fais un saut rapide à la Poste, histoire de récupérer un paquet juste arrivé des Philippines.

Passage obligé à la banque et au supermarché proche, histoire de ne pas devoir ressortir le lendemain et aller jusqu'au marché, fort loin de mon domicile.

Le dimanche, après une grasse matinée bien méritée, il souffle un vent de folie et il ne fait pas chaud, pas question de sortir même si la pluie annoncée n'est pas au rendez-vous.

Le travail d'intérieur est de rigueur, je m'attaque au déballage du paquet reçu la veille.

Il est très bien empaqueté, et de surcroît contient une quantité incroyable de petites dents emballée chacune dans son morceau de journal...

Pas moins de 2 bonnes heures seront nécessaires pour le déballer complètement et stocker les pièces en alvéoles dans une boite à cuberdons.

Aucune casse à signaler, tout est conforme à l'attendu ! OUF...

Je vais enfin pouvoir reprendre toutes les boites "exotiques" de ces derniers mois et trier leur contenu... Ce qui est à garder, et ce qui peut partir à l'échange.

Mais il faudra encore quelques semaines pour terminer ce travail assurément fastidieux...

Phil "Fossil"

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Fouilles, repos et bourse, tout un programme...

Publié le par Phil Fossil

 

 

Ces derniers week-ends ont été plus ou moins agités.

Samedi précédent, un saut rapide à Anvers m'a permis de continuer à tamiser une couche mal travaillée, avec quelques découvertes sympas en prime.

Malgré un crachin et une pluie intermittentes, on s'acharne. Et on est bien les seuls, au milieu de quelques adeptes du motocross...

Outre les dents plus communes, deux dents de delphinidés, une demi-douzaine de bulles tympaniques des mêmes animaux, et une jolie Somniosus microcephalus, ça ne se refuse pas. Cette dernière n'ayant plus été sortie depuis environ 2 à 3 ans, c'est une découverte plaisante.

Le dimanche, courses et puis repos. Même plus le courage de trier du tamisat dehors, ce qui de toute façon n'aurait pas été possible : il pleut.

Après une semaine fatigante, le vendredi est férié : mon week-end prolongé sera pour une visite à mon pote Tony.

Le vendredi, une bonne soupe de poisson pour se réchauffer Place Sainte-Catherine, un resto chinois typique de la rue Sainte-Catherine, puis on rentre chez lui.

Voir ses dernières acquisitions, et un max de repos sont au programme.

Le samedi, on part vers Namur visiter le salon Antica. De bien belles choses, notamment un crâne de Prognathodon du Maastichtien marocain. Une pièce impressionnante même si il y a pas mal de restauration dessus.

Bon, la "bête" est quand même un peu au dessus de mes moyens, à 60.000 euros...

Quelques courses pour se préparer un souper, et on rentre se reposer.

Une petite sieste, puis on prépare le souper, on mange et on va dormir.

Le dimanche est le grand jour, en effet on visite (pour la première fois) la bourse "fossiles" de Wijgmaal, près de Louvain. (Leuven) 

Avec quelques appréhensions (bien compréhensibles, vu les allers-retours parfois cahotiques à ou de la bourse d'Harelbeke) quant au risque de ne pas y arriver... Mais au final, tout se passe très bien, on arrive à l'heure dite sur place. 

C'est une bourse très sympa, de vente et d'échanges, avec beaucoup de matériel paléontologique notamment des Pays-Bas, et énormément de littérature géologique.

J'y acquiers deux tirés à part historiques : La faune malacologique des Sables de Wemmel, et Note sur la collection des poissons paléocènes et éocènes de l'Enclave de Cabinda, Congo.

Mais aussi une série de dents de requins miocènes de Mill-Langenboom, et quelques dents de chevaux du Miocène de l'Edisto River en Caroline du Sud, USA.

Ceci ajouté à quelques fossiles ramenés par Tony de la bourse de Wasquehal (un sensationnel moulage de crâne de Velociraptor) et quelques fossiles acquis par lui dans une bourse anglaise. (Dent de bébé mammouth du Brown Bank, Dent de pliosaure du Dorset, et grosse dent de mammifère oligocène de l'Ile de Wight)

A refaire, ça c'est certain !

Phil "Fossil"

 

Fouilles, repos et bourse, tout un programme...
Fouilles, repos et bourse, tout un programme...

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Un long week-end à Anvers, ENFIN ! (2)

Publié le par Phil Fossil

 

Lundi 31 octobre 2016

 

Levés tôt, on prend le petit-déjeuner dans un bistrot en face de l’hôtel, on fait quelques courses dans un LIDL tout proche, et on est partis.

 

On commence par une visite de chantier à Berchem, ouvert dans les sables miocènes à Glycymeris lunulata baldii.

Après les nécessaires négociations avec le chef de chantier, on peut examiner les tas sableux et autres zones aplaties récemment par les engins.

Pas de vertébré en vue, on repart pour la zone portuaire d’Anvers où l’on se gare au plus près de la partie de site que je désire travailler cette fois.

 

Dûment équipés, on attaque la butte et je m’installe à un endroit déjà travaillé, mais qui après quelques tamis s’avère peu productif.

Je bouge de quelques mètres, et c’est déjà mieux.

Je travaille donc aux tamis de 6 millimètres, en les triant sur un plus petit maillage pour récupérer un minimum de tamisat.

Au fur et à mesure que je descends, je tombe sur une concentration de galets, vestige d’un chercheur qui a trié en vitesse la couche sur du gros maillage !

Je me vois donc obligé de passer aux mailles de 10mms ce qui trie rapidement le sédiment mais me fait perdre les toutes petites dents.

Quelques belles grandes dents complètes en sortent, mais la majorité des trouvailles sont partielles à quasi complètes.

Il est 17h bien sonnées quand on repart, la nuit ne va pas tarder à tomber et l’on désire encore faire un peu d’exploration, laquelle ne donnera rien, le crépuscule n’aide certes pas à se repérer dans Anvers.

On fait un arrêt rapide à Berchem, le temps de remplir et d’embarquer deux sacs de sable à des fins de vérification à la maison, mais vu mon tamisage forcené toute cette journée, je reste dans l’auto à me reposer.  

Les principales trouvailles du jour : un joli poinçon d’hexanchidé, une superbe grande dent de delphinidé, une vertèbre de requin, plus les habituelles Cosmopolitodus, Araloselachus, Hypoprion et quelques rochers de l’oreille interne de dauphins. Plus, une très grande rareté, un moule interne phosphaté de pince de crabe, sans doute Coeloma rupeliense.

Une fois arrivé au domicile, on décharge tout : mon matériel, les victuailles, le bagage et les trouvailles, et mes amis repartent, ils ont encore une longue route !

Quand tout est rentré et rangé, je m’effondre dans un fauteuil, le nettoyage attendra bien le lendemain, jour férié.

 

Mardi 1er novembre 2016

 

Debout plus ou moins tôt, j’ai quelques courses à faire, vu la longue marche je rentre fatigué et je me repose jusqu’au début de l’après-midi.

Je ressors alors, et je passe les dents des deux sites à l’eau, elles sont mises à sécher dans des boites différentes.

Je me rends compte que le deuxième site a été, en quantité de dents trouvées, pratiquement 10 fois plus productif que celui de la veille…

Je passe également les coquilles, les ossements, les moules internes, au lavage, et je mets tout à sécher dans des caisses ad-hoc que je peux compléter.

Puis je vide précautionneusement le résidu de tamisage sur petites mailles dans une caisse plate, où il sèchera quelques semaines, le temps que j’aie avancé les caisses plus anciennes et bien déshydratées maintenant.

Un week-end loin, très loin d’être reposant, mais malgré tout…

 

Vivement la prochaine !

 

Phil “Fossil”

 

Publié dans Comptes-rendus

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