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317 articles avec classes d'organismes

Quelques petites pièces sorties ces derniers temps

Publié le par Phil Fossil

 

 

Ces derniers mois, mon agenda s'est allégé sauf au niveau des sorties à but de fouilles paléontologiques.

 

Pratiquement chaque prospection m'a apporté une ou plusieurs pièces à garder en collection.

 

Voici, par âge décroissant, les principales découvertes effectuées.

 

 

 

Jerea sp., Santonien, Paulmy, France. Hauteur 8 centimètres.

 

 

 

Echinocorys conoidea, Maastrichtien inférieur, Haccourt, Belgique. Longueur 8 centimètres.

 

 

 

Cardiaster granulosus, Maastrichtien inférieur, Ciply, Belgique. Longueur 6 centimètres.

 

 

 

Megaselachus megalodon commissurale (gauche) et Otodus angustidens (droite), Néogène, Port d'Anvers, Belgique. Plus grande dimension 4 centimètres.

 

 

 

Côte de lamantin indéterminée, Miocène, Boom, Belgique. Longueur 12 centimètres.

 

 

 

Cosmopolitodus hastalis, Pliocène, Boom, Belgique. Hauteur 6 centimètres.

 

 

Et, si d'aventure l'envie de sortir des pièces analogues vous taraude, n'oubliez pas que vous pouvez gratuitement participer à nos sorties de fouilles...

 

Phil « Fossil »

 

 

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Une moisson de fou en triant du tamisat !

Publié le par Phil Fossil



Dès mon retour de vacances, un peu de mise en ordre s'impose.

La camionnette est encore remplie des découvertes de ma première semaine de congé, il me faut donc passer de nombreuses pièces à l'eau.

Puis sortir du camion un énorme sac de tamisat anversois, contenant certainement autant que deux seaux de 10 litres, et quasiment sec.

Je l'étale précautionneusement dans deux caisses, en en retirant déjà les dents les plus visibles.

Le sable sec s'écoule comme de l'eau, les découvertes sont assez nombreuses, et, cerise sur le gâteau, intéressantes !

Une dent de Notorhynchus cepedianus, une symphysaire d'Hexanchus gigas, une supérieure de Somniosus microcephalus (ma troisième en 25 ans) et, encore plus rare,  une quenotte de Lethenia (Isurolamna) vandenbroeki.

Ce n'est, en 25 années de fouilles anversoises assidues, que la seconde !

Quand j'ai terminé, je mets les caisses à sécher, et j'attaque un seau fermé de tamisat.

Il est forcément plus humide, et je l'étale en prélevant de plus rares dents que lors du tri précédent.

N'empêche, la moisson est d'ores et déjà d'anthologie...

Quelques jours plus tard, je m'attaque au tri de la première caisse, censée être la plus sèche du lot.

En une après-midi c'est plié, tout est trié et de nouvelles dents sympathiques ont rejoint la collection.

Molaires et canine de poisson sparidé, dents et boucles dermiques de raies, mais surtout de nombreuses dents de Araloselachus, Hypoprion, quelques Squatina...

Quenottes parmi lesquelles une dent fort usée, mais encore reconnaissable, grâce à sa forme particulière.

Connue dans les faluns de Touraine, en ce qui concerne nos sables plus nordiques c'est nettement moins évident !

Il s'agit de rien de moins qu'une dent de Squalicorax, probablement S. kaupi, datant, excusez du peu, de la fin du Crétacé !!!

Si ce n'est pas une première dans nos Sables de Kattendijk, c'est assurément très bien imité.

 

A suivre...


Phil "Fossil"

 

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Enfin une petite fouille... Ailleurs qu'à Anvers !

Publié le par Phil Fossil

 


Aussitôt dit, aussitôt fait, vu la saturation présente de votre serviteur en ce qui concerne les fossiles néogènes, une fouille dans d'autres étages géologiques est planifiée.


Ce dimanche 7 mai, une date ayant une certaine signification pour votre serviteur qui y fête son 54ème anniversaire, Renaud arrive avec sa copine Fati.

Le temps d'embarquer ce qui manque dans la camionnette, et de faire le plein, on est partis pour la région montoise.

Un petit arrêt café à la première station-service, étape devenue traditionnelle lors de nos sorties, et on repart pour le premier site.

Une ancienne carrière proche de Ciply, plus personnellement visitée depuis au minimum 3 années : je m'attends à y voir une jungle digne de Rudyard Kipling mais, même si l'éboulis que j'exploitais à l'époque est entièrement végétalisé, il y en a d'autres.

Je gratte parmi des blocs de craie phosphatée tombés, cassant au marteau les plus grosses pierres, et je découvre pas mal de faune maastrichtienne inférieure.

Bélemnites, huitres, bivalves divers, Pyrgopolons, même l'un ou l'autre tronçon de Baculites est engrangé.

Renaud quant à lui extrait quelques blocs à bélemnites d'une paroi, plus une Baculites et un joli gastéropode proche des Pleurotomaria.
 
Quand la totalité de l'éboulis est bien triée, on décide de changer de carrière.


L'autre est également végétalisée, mais semble avoir moins subi les outrages du temps que la première.

Après le copieux grattage d'un talus crayeux, je sors des bélemnites, bivalves, brachiopodes et même quelques oursins Cardiaster granulosus. 

Enfin quelque chose de mieux à se mettre sous la dent !


Fati étant venue avec nous, essentiellement alléchée par la perspective d'échantillonner un site à minéraux, on repart vers le plan incliné de Ronquières pour arriver à Fauquez.

Le filon à quartz daté de l'Ashgillien (Ordovicien) sera l'objet de toutes nos attentions.

Les grands travaux n'étant pas ma tasse de thé, je gratte dans les éboulis (très conséquents!) d'autres chercheurs.

Ce qui me rapporte un demi-seau de groupes cristallisés ainsi qu'un sachet de jolies petites pièces.

La nuit commence à tomber quand on se décide enfin à replier. Les 3 seaux emmenés ne sont pas de trop pour ramener les gros blocs, les brosses et les grattoirs.


Le temps de passer chez Renaud déposer les caisses de fossiles et son matériel, on rentre chez moi et ils peuvent récupérer leurs bicyclettes pour rentrer chez eux.

Il sera 22h30 bien tassé quand je pourrai enfin, épuisé, m'écrouler dans le fauteuil.

Le nettoyage attendra... Peut-être le prochain week-end ?

Mais, quoi qu'il en soit...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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Le fossile d'un reptile marin rarissime découvert dans le Maine-et-Loire

Publié le par Phil Fossil


Le 04.05.2017 à 18h21


Le fossile d'un grand reptile marin vieux de 90 millions d'années et rarissime en Europe, récemment extrait d'une cave troglodyte privée à Tuffalun (Maine-et-Loire), a été présenté jeudi au Muséum des sciences naturelles d'Angers et salué comme une "découverte exceptionnelle".

Les ossements fossilisés de ce prédateur de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l'époque des dinosaures dans les mers et les océans, ont été retrouvés en 2013, après être tombés du plafond de la cave troglodyte de particuliers, encore emprisonnés dans du tuffeau, a expliqué Benoît Mellier, chargé des collections du Muséum d'Angers.

Ces ossements -un fémur de 51 cm de long, des "morceaux de membres d'un poignet ou d'un pied", une "série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire", mais aussi une mandibule complète d'un mètre de long- ont été extraits à l'automne et rapportés en février au Muséum d'Angers, où ils feront l'objet d'une étude paléontologique complète avant d'être présentés au grand public.

La découverte de ce spécimen angevin, qui mesurait probablement cinq à six mètres de long, est "exceptionnelle et va intéresser tous les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier", a souligné Peggy Vincent, paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, spécialiste des reptiles marins de l'ère secondaire.

"Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d'il y a 90 millions d'années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d'aussi important et d'aussi complet", a-t-elle indiqué.

Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis. 

"Le fait de savoir qu'il y en avait en Europe, cela change beaucoup de choses. (...) Ce n'est pas certain, mais c'est probable qu'il s'agisse d'une nouvelle espèce. 

Si c'est une espèce qui existe déjà, ça veut dire qu'il y a eu des migrations", a assuré Mme Vincent.

"Dans le monde, sur toute la période du Mésozoïque, c'est-à-dire de 250 millions d'années jusqu'à 65 millions d'années, on a seulement une centaine d'espèces de plésiosaures qui sont connues, c'est quasiment rien. 

Donc chaque découverte est importante pour essayer de retracer leur histoire et leur évolution, de comprendre comment ils sont apparus, comment ils ont évolué et pourquoi ils ont disparu", a mis en avant la paléontologue.


https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/le-fossile-d-un-reptile-marin-rarissime-decouvert-dans-le-maine-et-loire_112673

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/angers/tuffalun-decouverte-exceptionnelle-du-fossile-reptile-marin-rarissime-europe-1246643.html


Voilà qui devrait faire plaisir à mon ami Yves...Qui n'est pas très loin de là !

 

Phil "Fossil"


 

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Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)

Publié le par Phil Fossil

 


La détermination des fossiles trouvés, cela peut prendre un temps certain !

Il y a quelques années déjà, en août 2008 pour être précis, lors d'une visite guidée pour la SAGA de notre habituel spot du Néogène aux restes de vertébrés marins, j'avais fait une découverte peu commune.

Une dent de mammifère terrestre, voilà quelque chose qui détonne avec les habituels vestiges d'animaux marins mis au jour sur place.

Ce spécimen est sans nul doute le fragment d'une carcasse en décomposition, dépouille amenée sur place par les rivières et fleuves locaux.

si à l'époque cette dent avait été diagnostiquée comme une molaire de petit bovidé, les nombreux groupes Facebook dont je fais partie m'ont enfin amené la solution !

Il s'agirait d'un bovidé très élancé, proche des antilopes de par sa silhouette, et qui a pour petit nom : Eotragus sp. cf. sansaniensis.

Décrit dans le Gers, il provient originellement des environs de Sansan.

Il est aussi très connu dans les faluns de Touraine et d'Anjou, je vous présente deux planches créées par Jean-Marc Lhomme illustrant des exemplaires des faluns.

La dent anversoise est nettement plus fraîche, ce qui me fait penser à un spécimen pliocène... 

Même si elle pourrait aussi être strictement miocène, car des sables miocènes à coquilles conservées ont été dragués et déposés ensemble avec le Pliocène, sur ce site à l'époque.


Le lien vers l'article écrit peu après la trouvaille :

http://www.paleomania.com/article-22116362.html


Les photos des spécimens des faluns suivent.

   
Phil "Fossil"

 

 

Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)
Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)

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Un samedi dans les Ardennes françaises

Publié le par Phil Fossil

 


Depuis certainement une année, votre serviteur n'avait plus pu goûter au Jurassique du Sud de Charleville-Mézières.

Et, ça, ça commençait très fortement à lui manquer !

 

Renaud arrive à 8h, je suis déjà en train de charger la camionnette avec le matériel ad-hoc, ayant préalablement enlevé ce qui ne servirait pas.

Du genre tamis, pelles et autre matériel destiné aux sables anversois...

Première étape, faire le plein, ne sachant pas encore si ce qui reste dans le réservoir suffira pour l'aller-retour de ce jour.

Puis, chercher à manger et à boire, et enfin se mettre en route.

Faire un arrêt café sur le chemin est indispensable, j'en profite pour acheter deux vestes fluo supplémentaires et essayer de trouver les alcootests, obligatoires en France.

Pour ces derniers, malgré plusieurs arrêts dans des stations, je fais chou blanc !

 

On finit par arriver au premier site, aux alentours de midi ! Vu le fait que la camionnette n'est pas des plus rapides, et que nous avons fait pas mal d'arrêts, c'est assez normal.

Les champs à ammonites de l'Oxfordien proches de Neuvizy, montrant le Minerai de Fer des Ardennes, sont notre premier terrain de jeu.

L'un est planté, je reste donc à sa lisière ce qui ne m'empêche pas de ramasser quelques fossiles.

Le deuxième a été récolté mais pas retourné, bien nettoyé par les pluies on voit très bien malgré les morceaux de paille restés sur la terre.

J'y ramasserai peu d'ammonites, et de petite taille, mais un assez joli nautile (une rareté sur place!), des pieds de crinoïdes, quelques beaux bivalves.

Un grand morceau d'ammonite, dont certaines loges présentent des géodes de quartz, est également récupéré.

Quand je commence à fatiguer, je rentre au véhicule.

Renaud qui trouve pas mal arrive peu après, il a sorti une dizaine d'ammonites mais des belles colonies coralliennes également.

 

On repart pour un deuxième site, l'ancienne carrière de La Bascule.

On y voit affleurer la Gaize des Ardennes, Oxfordien d'un niveau inférieur à celui du Minerai de Fer.

Là je gratte dans les éboulis, sortant pas mal de bivalves mais aussi quelques ammonites fragmentaires. Elles ne sont pas des mêmes espèces que celles rencontrées dans les champs.

Renaud travaille au marteau, et sort de l'ammonite complète et quelques jolis bivalves également.

Après un pique-nique reconstituant et vite expédié, on part pour les sites à oursins, mais en ayant bien l'intention de vérifier l'accessibilité d'un champ sur le chemin !

 

Près de Faissault, je connais en effet des labours qui peuvent donner de l'Albien, dans les nodules phosphatés (coquins) du niveau de Machéroménil.

Et le champ en question est retourné et bien lavé par les précipitations de ces dernières semaines !

On commence à le parcourir, ce qui nous donne des ammonites (fragmentaires le plus souvent) dont des pièces ayant conservé leur nacre d'origine !

J'ai quand même la chance d'en sortir deux à peu près entières, ainsi qu'un morceau de bois fossile, un gastéropode et des bivalves, en plus des fragments d'ammonites parfois bien nacrés.

Quand mon sachet est assez plein et que la fatigue commence à me terrasser, je m'assied sur un talus herbeux, pour attendre que Renaud en ait marre lui aussi.

Il fait presque nuit et il ne semble pas encore avoir envie de s'arrêter, je reprend les clés et je retourne au camion pour enlever mes bottes et me reposer, assis plus confortablement.

Il finit quand même par revenir, se change, et on se remet en route.

 

Non sans une dernière tentative de ma part, à la station-service autoroutière la plus proche, pour obtenir les fameux alcootests !

La vendeuse me regarde comme un martien, me dit qu'ils ne les vendent pas...

Je leur rétorque que, pourtant, c'est obligatoire en France ???

Mais non, la loi semble-t-il a été abrogée... Merci les gars !

Rassurés, on repart, une pause "sieste" et un arrêt "souper" dans une friterie à la sortie de Charleville-Mézières, puis on roule tranquillement jusque chez moi.

Le temps de décharger un minimum le véhicule, que Renaud récupère ses affaires et reparte, je ferme "la boutique" et je m'écroule dans un fauteuil.

Il est tout juste minuit, on est partis depuis 8h, que voilà une belle journée de prospection...

Fort heureusement, le lendemain dimanche je n'ai rien de prévu et de plus, pas besoin de faire des courses !

La fatigue accumulée de la semaine et de cette journée est telle, que je n'ai même pas la force de nettoyer un minimum des trouvailles de la veille...

Entre les siestes et le repos, bien nécessaire, je me limite au strict nécessaire... Attendant que les courbatures se résorbent naturellement.

Il me faudra encore quelques jours pour en être quitte, mais malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Ammonites du Nord du Mexique à déterminer

Publié le par Phil Fossil

Ammonites du Nord du Mexique à déterminer
Ammonites du Nord du Mexique à déterminer


Après les dents de requins néogènes obtenues il y a quelques semaines déjà, j'ai acquis quelques ammonites du Mexique.

D'après les recherches faites sur Internet, il semble s'agir d'une espèce proche des Ataxioceras, datée du Kimméridgien.

Déterminée comme Schneidia lopeztichai (Cantú-Chapa) (anciennement Ataxioceras (Ataxioceras) lopeztichae sp. nov. by Cantú-Chapa, 1991), elle provient du Nord du Mexique.

Si quelqu'un parmi vous dispose de plus d'information (surtout sur la localité de découverte), ou peut modifier cette détermination, merci de réagir par un simple commentaire...

Le tiré-à-part en lien ci-après est assez instructif.


http://palaeo-electronica.org/content/2016/1485-ammonites-kimmeridgian-mexico


Phil "Fossil"

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Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce samedi, mon pote Renaud arrive peu avant 10h. Le temps d'embarquer tout le matériel, de faire un arrêt pour acheter de quoi manger, et se boire un café, on prend la route.

Arrivés sur le site on s'équipe "léger", pas de tamisage prévu à cause de l'argile omniprésente et de l'humidité ambiante : seau, pot, quelques sacs et grattoir suffisent amplement.

Si je mets au jour les premières dents, petites ou plutôt incomplètes, je ne suis certes pas très enchanté de ma moisson ! Il n'y a vraiment pas de quoi rentabiliser la journée...

Pour Renaud par contre, c'est le tiercé gagnant ! D'abord une assez jolie Megaselachus chubutensis de 7 centimètres, puis quelques plaques de carapace de tortue encore en association, et pour terminer un superbe palais de chimère Edaphodon antwerpiensis.

Bien assez pour me dégoûter, ça c'est certain ! Je gratte une partie de la couche prometteuse et continue plus loin l'exploration "à vue".

Je découvre une belle bulle tympanique de cachalot (Balaenula sp.) et un périotique de baleine, plus quelques ossements de cétacés indéterminables; mais question dent, plus rien de rien...

Je termine, histoire de ne pas revenir honteusement bredouille, par un peu de prospection des "Sables d'Oorderen", ce qui me permet d'engranger un sachet de coquilles actuelles (Rangia cuneata) et pliocènes.

Ce n'est pas que je me plaigne, mais la fois passée, j'ai tamisé du résidu déjà fait par d'autres, et j'ai trouvé nettement plus...

En poids, environ DIX FOIS plus !

Et je n'ai pas encore traité le résidu de tamisage ramené dans sa totalité !!!

Phil "Fossil"


De gauche à droite :

Plaques de tortue associées;
Palais de chimère Edaphodon antwerpiensis;
Megaselachus chubutensis;
Néogène, Port d'Anvers, Belgique
Hauteur maximale : 7 centimètres.


 

Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

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Journée de détermination des restes fossiles de phoques

Publié le par Phil Fossil

 

Elle aura lieu le 18 février 2017 au Museum d'Histoire Naturelle de Rotterdam.

Durant cette journée de détermination des phoques fossiles, les experts nationaux aussi bien qu'internationaux seront présents.

Le programme sera le suivant :

11:00h ouverture du Museum, accès gratuit, café et thé disponibles
11:30h Bienvenue
11:35h Leonard Dewaele MSc (Institut Royal Belge des Sciences Naturelles, Bruxelles):
Les phoques du Miocène inférieur à nos jours, et leur biogéographie
12:25h Dr. Morten Tange Olsen (Museum d'Histoire Naturelle du Danemark, Copenhagen):
L'ADN ancien des mammifères marins
13:10h Pause
14:00h Détermination par des scientifiques dont les conférenciers du programme ainsi que Noud Peters, Klaas Post et Dick Mol
16:00h (environ) Fin du programme

Dans le cadre de l'ajout d'un reste de phoque moine dans la faune pléistocène récente de la Mer du Nord,
nous sommes à la recherche de parties de squelettes supplémentaires appartenant à diverses espèces de phoques.
Ceci est l'occasion en or de faire déterminer vos restes de mammifères marins du fond de la Mer du Nord, par exemple découvertes à Maasvlakte2 ou à Zandmotor.
Vous êtes cordialement invités à emmener vos trouvailles côtières que vous soupçonnez d'appartenir à un mammifère marin ou des restes provisoirement déterminés comme mammifères marins surtout des phoques ou morses, afin de leur donner une détermination plus sûre.

La connaissance de l'anglais (ou du néerlandais) est indispensable pour participer aux échanges de vues.


Liens en Néerlandais.

http://www.hetnatuurhistorisch.nl/activiteiten/determinatiedag-fossiele-zeehonden.html

http://www.hetnatuurhistorisch.nl/fileadmin/user_upload/documents-nmr/Activiteiten_algemeen/Determinatiedag_fossiele_zeehonden.pdf


Phil "Fossil"

 

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Quatre jours bien occupés dans le Poitou (2)

Publié le par Phil Fossil

 

Dimanche 4 décembre 2016

Après deux longues nuits de 10 à 11 heures, j'ai enfin récupéré et je me lève tôt. Le petit-dej' est toujours fixé à 7h30, c'est que nous allons avoir de la route aujourd'hui !

Notre destination est Montreuil-Bellay, où des tas de cailloux locaux avaient déjà fourni une belle moisson de Callovien en juin-juillet.

Nous ne risquons pas d'être dérangés un dimanche, même si les coups de feu d'une battue retentissent dans le lointain.

Après une exploration superficielle des tas, qui rapporte déjà pas mal de fossiles bien nettoyés, je m'attaque au grattage à l'aide de mon grand grattoir et d'une brosse pour nettoyer ce qui semble intéressant.

Cette fois les tas terreux qui donnent surtout des ammonites oxydées et souvent abîmées sont largement délaissés, au profit de tas contenant de la couche plus fraîche : oolithe blanche et grise.

Les ammonites qui s'y trouvent ont souvent gardé leur coquille en calcite, j'y ramasse aussi des bélemnites, brachiopodes, bivalves et gestéropodes.

Je découvre ainsi un très joli Conotomaria sp. tout dégagé, mais question ammonites c'est plus limité.

Vers la fin, je retourne au râteau tous les blocs d'oolithe blanche cassés par les chercheurs précédents, ce qui me donne de belles longues Melania sp. Néanmoins, beaucoup de ce matériel nécessitera un dégagement au percuteur et à la sableuse.

En mode promenade, je ramasse entre deux tas une éponge branchue crétacée, comment est-elle arrivée dans cette zône exclusivement jurassique ?

De même, Jean-Paul a mis la main sur un bois fossile silicifié très joli, mais certainement pas autochtone non plus !

Quand le soleil commence à se coucher, j'entame les voyages vers la voiture proche, transportant les nombreux sacs de trouvailles, pour finir par le seau et les outils.

Le tout une fois rangé emploiera deux caisses à melons bien remplies, mises en dessous des autres afin d'abaisser le centre de gravité de la pile de boites.

Jean-Paul arrive peu après, également fort chargé et assez content de sa première journée dans le Callovien local.

De retour au gîte, une petite pause "chauffante" sans m'endormir (il y a progrès), je me change et on est prêts pour le souper.


Lundi 5 décembre 2016

A nouveau tôt levés, le petit-déjeûner à l'heure habituelle, et on repart pour de l'exploration dans les auréoles oxfordiennes.

Cette fois, on attaque la région de Doux : mais là aussi, les champs sont tous semés, seule la lisière est parcourue; néanmoins elle est peu productive.

On arrive sur des vignes, là c'est mieux ! L'avantage est que les affleurements sont relativement permanents, l'inconvénient est qu'ils sont peu, voire pas renouvelés.

On découvre pas mal d'ammonites, des gastéropodes, bivalves et assez bien d'éponges aussi.

Notamment des espèces d'ammonites non vues jusqu'à présent, notamment des Epipeltoceras de plusieurs espèces. Par contre les espèces plates du genre Ochetoceras sont beaucoup moins représentées.

On repart vers un autre endroit, également des rangées de vignes mais nettement plus étendues : je reste à proximité du véhicule et ramasse pas mal d'ammonites, mais de très belles éponges de plusieurs espèces.

Le manque relatif de remaniement du sol fait que les pièces fragiles y sortent plus complètes.

Je mets la main sur des gastéropodes et quelques térébratules, ainsi qu'une grosse rhynchonelle.

Néanmoins la fatigue des 4 jours, et leurs inévitables courbatures commencent à se faire sentir.

C'est le moment où mon pote Yves arrive de son Anjou proche, j'en profiterai pour me reposer dans sa voiture jusqu'à ce que Jean-Paul revienne de sa prospection, éminemment fructueuse !

Je place les sacs remplis de pièces de la journée dans la quatrième caisse à fruits remplie ce séjour : deux pour le Callovien, deux pour l'Oxfordien ! Pas mal vu les conditions réduites d'accessibilité aux labours...

Après de longues discussions, on repart : l'un pour son domicile, les deux autres pour notre gîte où l'on doit récupérer les bagages. 

Il est temps en effet d'entamer la lente remontée vers la Belgique.

Elle ne sera pas aussi calme que l'aller, loin de là : en effet la traversée de Rouen se transformera bien vite en enfer pour deux belges fatigués !

Faite sur des routes constellées de ronds-points, il y a un tunnel à emprunter pour arriver sur l'autoroute remontant vers Amiens.

Vu l'heure tardive, ce tunnel est fermé pour travaux d'entretien, sans bien évidemment indiquer un quelconque itinéraire de déviation... Merci les gars !

Après avoir pas mal tourné dans la ville sans l'ombre d'une indication, nous devrons sortir dans les campagnes et les bois (où l'on sera à deux doigts de percuter un gros sanglier qui avait vraiment envie de traverser la route) afin de rattraper notre autoroute.

Cela sera au prix de pas loin d'une heure de perdue !

Une pause "souper" dans l'enseigne de restauration rapide proche d'une station service, et d'autres arrêts techniques, il sera 3 heures quand je suis rentré à la maison, avec bagages,  matériel et caisses de fossiles rentrés et rangés.

Donc, près de 4 heures du matin quand je peux enfin aller dormir ! Encore heureux que j'aie été prévoyant en prenant congé le mardi ! 

Je pourrai dormir de tout mon saoûl.
 
Mais malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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