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Le diamant Pink Star adjugé au prix record de 61,65 millions d'euros

Publié le par Phil Fossil

 

 

Publié le 14 novembre 2013 à 06h09

 

 

Considéré comme un "véritable trésor de la nature" par les experts, le diamant rose Pink Star de 59,60 carats a été adjugé mercredi soir à Genève au prix record de 83 millions de dollars (61,65 millions d'euros).

 

David Bennett, président de la division bijouterie de Sotheby's en Europe et au Moyen Orient, a abaissé son marteau dans un hôtel genevois au terme de cinq minutes d'enchères intenses qui ont propulsé le Pink Star au rang de diamant vendu le plus cher au monde.


L'acquéreur est Isaac Wolf, un lapidaire de New York qui, en sa qualité de nouveau propriétaire de cette pierre d'exception, l'a rebaptisée "Pink Dream", a indiqué Sotheby's après la vente.


Le Pink Star a été adjugé dans la salle à un homme barbu, semble-t-il dans la soixantaine, portant une kippa, qui a refusé de s'identifier mais a indiqué qu'il ne faisait que représenter l'acheteur. Il l'a emporté contre un autre enchérisseur qui était au téléphone.


Les enchères, libellées en francs suisses, ont démarré à 48 millions de francs suisses (39 millions d'euros) et montaient d'un million à chaque enchère.


Les quelque 150 personnes présentes dans la salle ont retenu leur souffle lorsque l'enchérisseur par téléphone a annoncé 67 millions de francs suisses (sans la commission), puis ont explosé en applaudissements lorsque le fabuleux diamant a été remporté pour 68 millions de francs suisses, soit 83 millions de dollars, commission de Sotheby's incluse.


Pour saluer ce record, les notes de la "Panthère Rose" ont retenti tandis que Sotheby's offrait du champagne rosé.


Cette vente intervient alors que mardi soir un diamant orange "vivid" de 14,82 carats, le plus gros de sa catégorie, a été adjugé, à Genève par la maison concurrente Christie's, au prix de 35,54 millions de dollars : un record pour un diamant orange et un record de prix de vente par carat pour un diamant de couleur.


Mais les diamants roses 'fancy vivid pink' sont d'une extrême rareté. Aussi, "lorsque qu'ils atteignent 59,60 carats comme le Pink Star, ils ne peuvent qu?être élevés au rang de trésors naturels", a déclaré David Bennett, également expert en gemmologie.


Ce diamant, monté en bague, pèse 11,92 grammes, avait été estimé à 60 millions de dollars.


Selon M. Bennett, "ce diamant rose ovale est le plus grand au monde dans les catégories 'fancy vivid pink' et 'internally flawless'", des termes de gemmologie pour désigner la couleur la plus intense du diamant ainsi que sa pureté.


Les diamants roses sont classés en 5 couleurs, selon leur intensité, et "fancy vivid" est la couleur la plus élevée de l'échelle.


Il y a trois ans, Sotheby's avait établi le record de vente pour un diamant en vendant pour 46,2 millions de dollars (34 millions d'euros) le "Graff Pink".


"La demande au niveau international pour des diamants exceptionnels ne cesse de croître", a souligné M. Bennett pour qui les pierres de couleur "atteignent enfin des prix en relation avec leur rareté".


Le Pink Star fait deux fois la taille du Graff Pink. Il a été découvert en 1999 dans une mine de diamants en Afrique par la compagnie De Beers.


Le diamant avait été acheté par le groupe Steinmetz Diamonds, basé à Genève, qui l'a fait tailler pendant deux ans.


En 2007, il a été vendu, selon une procédure à gré à gré, par Steinmetz Diamonds à un acheteur requérant l'anonymat.


Aucune indication n'a été donnée par Sotheby's sur l'identité du vendeur, notamment si c'est celui qui l'a acheté en 2007 ou si la pierre a été revendue entretemps.


Le Pink Star a été présenté pour la première fois au public en 2003 sous le nom de Steinmetz Pink à Monaco. Le diamant a aussi fait partie de l'exposition des 7 plus importants diamants au monde présenté au musée Smithonian Institution de Washington, en 2003 également. Enfin, la pierre a été exposée à Londres au Musée d'histoire naturelle, en 2005-2006.

 

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/afp/le-diamant-pink-star-adjuge-au-prix-record-de-61-65-millions-d-euros-52845b683570aa4f7905614b

 

Phil “Fossil”

 

Publié dans Minéralogie

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Bourse Intergem d'Anvers les 16 et 17 novembre

Publié le par Phil Fossil



Minéraux et fossiles
Pierres fines et de parure
Instruments, équipement et littérature

 

Peuvent être trouvés lors de cette manifestation de deux journées.

 

INTERGEM

Au "Kinepolis EVENTCENTER", salle Hollywood, Groenendaallaan 394, Anvers.

 

Samedi 16 novembre de 12h à 18h
Dimanche 17 novembre de 10h à 17h30.


Enorme parking gratuit, terminus du tram 6.

Informations sur http://www.acam.be, info@acam.be, tel 0032 3 6586283.

Phil "Fossil"

Publié dans Annonces et Pub

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Quatre jours en Eifel, Allemagne (1)

Publié le par Phil Fossil

 

Jeudi 31 octobre 2013

 

Tout juste rentré de Champagne la veille au soir, il faudra mettre les bouchées doubles pour être prêt à repartir.

 

Vider les derniers seaux encore occupés dans des caisses, rassembler les boites vides disponibles, réarranger le bagage et préparer les outils, cela ne prendra pas plus d'une heure à l'issue de laquelle mon pote Yves arrive à la maison. Il n'est pas trop tôt, en effet en semaine le ring est généralement bouché et les heures de pointe y sont interminables. A éviter à tout prix !

 

Une fois le tout chargé dans la voiture, et après m'être assuré de n'avoir rien oublié (il y a déjà eu des précédents...) nous mettons le cap sur l'Allemagne.

 

Le trajet se fera sans histoire, pas de bouchon notable, l'après-midi sera bien entamée quand nous arrivons à Weinsheim.

 

Première surprise, de loin notre champ habituel semble dégagé, mais en nous approchant on se rend compte qu'il est recouvert de paille finement hachée et que l'odeur qui en émane n'a rien à voir avec le parfum de la violette : il vient juste d'être puriné ! HORREUR !

 

En quelques minutes on abandonne cette piste qui ne sent décidément pas très bon, et on se dirige à pieds vers un talus où les restes de trilobites étaient nombreux les années précédentes, jusqu'à ce que les autorités locales aient l'idée saugrenue d'y planter de jeunes arbustes.

 

Une partie importante est végétalisée, néanmoins celle la plus récemment plantée est bien nettoyée par les pluies, encore praticable et les fossiles se ramassent en surface : coraux branchus, rugueux, coloniaux, tiges de crinoïdes, rares brachiopodes et quatre trilobites fragmentaires.

 

Les petits arbres sont bien présents mais bizarrement n'ont plus de feuilles et semblent ne pas avoir grandi depuis deux ans, date de ma dernière visite dans le coin : on dirait vraiment que les amateurs du crû, agacé par cette végétalisation à outrance, ont décidé de les éliminer à grand renfort d'anti-herbe... Mais peut-être suis-je en train de fantasmer ???

 

La tombée de la nuit, arrivant rapidement depuis le passage à l'heure d'hiver quelques jours auparavant, nous chasse vers la voiture.

 

Il ne reste plus qu'à prendre la route vers notre hébergement où nous pourrons tranquillement nous installer et nous rafraîchir en attendant le souper.

 

Super copieux et excellent comme le plus souvent en Allemagne, on ne risque certes pas de mourir d'inanition : potage plutôt roboratif contenant plus de viande que d'eau, salade verte imposante, plat en sauce gargantuesque avec beaucoup de légumes cuits et deux accompagnements (par exemple les frites ne suffisant pas, il faut des croquettes en plus !) et un dessert heureusement pas trop lourd. Nous ne laisserons pas une seule miette... Au grand plaisir de notre hôtesse !

 

Une chance que nous n'ayions que quelques dizaines de mètres à parcourir jusqu'à notre appartement, nous pouvons rouler (pardon, marcher) tranquillement jusque là.

 

Vu qu'il est encore fort tôt, je décide de regarder un (ou plusieurs) films sur la tablette opportunément achetée quelques jours plus tôt, en Champagne. On installe un petit baffle externe et c'est parti pour la séance de cinéma.

 

Le sommeil vient très vite...

 

 

Vendredi 1er novembre 2013

 

Le repas de la veille étant apparemment passé “comme une lettre à la poste”, nous descendons pour le petit-déjeûner buffet, lui également typiquement allemand, autant que kolosssaaaal.

 

Une demi-douzaine de types de pain, une bonne dizaine de charcuteries et de fromages différents, des confitures maison, yaourts, fromage blanc, oeufs durs, céréales, le tout à volonté, voilà qui nous permettra d'attendre sereinement le souper, même si j'ai prévu de quoi nous sustenter le midi !

 

Il faut croire qu'il me restait encore de l'appétit de la veille, vu ce que j'arriverai à engloutir ! Mais vu les sites que nous avons prévu de prospecter ce jour (une dizaine en final !), cela ne sera pas de trop.

 

Nous commençons par quelques champs autour de Oberstadtfeld, réputé dans la littérature pour les fossiles coblenciens.

 

Nous y ferons joyeusement “chou blanc”, je me borne sous une bruine légère à ramasser quelques petits échantillons de roche pour nos archives lithologiques. Après quelques essais on décide de revenir aux choses sérieuses et on reprend la route vers Pelm.

 

Là, notre habituel talus argilo-calcaire de l'Eifélien a subi les agressions de la végétation et de l'érosion, il ne livre que quelques coraux en état relativement moyen, surtout des gros exemplaires de Favosites goldfussi et des fragments d'Acanthophyllum et notre première Calceola sandalina, fragmentaire. Ce que je peux à juste titre appeler une “cassée-ola sandalina” !

 

En espérant mieux, nous repartons vers Gondelsheim où nous nous étions faits éjecter avec un groupe français deux ans auparavant par un concurrent local très mauvais joueur qui, non seulement prétendait que le ramassage de fossiles est interdit dans ce länder (faux), mais que nous devions y (comprendre lui) abandonner toutes nos trouvailles précédemment faites... Ce que nous nous étions empressés de ne PAS faire avant de repartir, on n'est pas des pigeons non plus...

 

Nous nous parquons près d'un restaurant proche, c'est plus discret et moins risqué, et vu les précipitations qui ne diminuent pas je m'équipe et je pars seul arpenter le champ habituel.

 

Les trouvailles commencent mais semblent dérisoires par rapport à mes anciennes moissons sur ce site. Je mettrai néanmoins la main sur un superbe Cyrtina sp. tout dégagé, un grand Atrypa, et d'autres brachiopodes et coraux.

 

Nous repartons encore pour Weinsheim, où d'autres talus près de notre champ puriné offrent de petits coraux et tiges de crinoïdes. Vu le temps de jour restant, on explore un peu plus en détail ce zoning, et on tombe sur un gros talus nettement plus frais.

 

Là encore je le prospecte seul, s'il y a des coraux ils ne sont pas légion et nous repartons bientôt.

 

Un autre champ livrera un peu plus de coraux, et une grande et longue tige de crinoïde, mais la nuit va bientôt commencer à tomber et nous repartons pour le camp de base. Il faudra revenir...

 

Sur la route du retour un talus frais à l'entrée de Gerolstein, repéré la veille et revu le matin, nécessite un arrêt rapide. Pas grand-chose à y signaler, quelques brachiopodes écrasés qui finiront dans un sachet plastique séparés du reste.

 

Vu qu'il est encore tôt, il est envisageable de regarder un film (le début du moins) en grignotant quelques petits trucs le tout en attendant le souper.

 

Il sera à nouveau pantagruélique, nous pourrons après terminer notre film et en regarder un deuxième.

 

C'est fou ce que l'on dort bien après une journée pareille !!!

 

A suivre...

 

Phil “Fossil”

 

 

 

Publié dans Comptes-rendus

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Soyez moderne, optez pour le régime préhistorique !

Publié le par Phil Fossil


Très à la mode, même s'il repose sur des bases peu solides scientifiquement, il est censé nous permettre de rester minces et en bonne santé.

Qui souhaiterait vraiment vivre aujourd'hui comme à l'âge de pierre et se nourrir comme les hommes et les femmes de l'époque préhistorique, tributaires des produits de leur propre chasse, pêche ou cueillette ? Posée comme cela, la question ne risque pas de rencontrer un grand succès. Et pourtant, le régime dit paléolithique est à la mode depuis un certain temps déjà. Tout a commencé avec la publication du Dr Boyd Eaton, radiologiste et anthropologue américain, dans le New England Journal of Medicine en 1985. Depuis, des articles sont régulièrement consacrés à la nourriture de l'homme des cavernes. Elle est présentée comme saine (les aliments étaient évidemment en général consommés crus) et énergisante (mais à l'époque, la sédentarité n'existait pas).

Dans le dernier numéro de "Nutrinews santé", une brochure du Cerin destinée à la presse, Jean-Denis Vigne, archéologue et biologiste, directeur de recherche au CNRS, rappelle ce que l'on sait de l'alimentation dite préhistorique. Les méthodes de recherche les plus anciennes reposent sur les restes de repas conservés dans les sites archéologiques, donc les traces de plantes carbonisées et les squelettes d'animaux. "Les témoins de l'alimentation végétale sont généralement sous-représentés, sans que l'on puisse savoir si c'est lié à une faible consommation ou au fait que les déchets végétaux sont putrescibles", note-t-il. Les méthodes plus récentes donnent une meilleure idée de l'origine végétale ou animale de la nourriture. Et l'analyse des micro-usures dentaires complète les informations.

L'homme est fondamentalement omnivore

Grâce à cela, les chercheurs peuvent affirmer que les comportements alimentaires préhistoriques variaient beaucoup selon les populations (Néandertal ne mangeait pas comme Homo sapiens) et les régions. Au Proche-Orient, la consommation de légumineuses, graines et fruits était importante, alors qu'en Europe continentale certains régimes pouvaient comporter plus de 80 % de viande. "On est loin des 30 % préconisés par les tenants du régime préhistorique !" s'exclame Jean-Denis Vigne.

Le climat joue également un rôle. À la fin des périodes glaciaires (durant lesquelles on se nourrit surtout de viande et graisse provenant des grands gibiers), le réchauffement climatique permet d'abord l'éclosion de végétaux. Viennent ensuite l'avènement de l'agriculture et de l'élevage, la généralisation de la consommation de céréales et de légumineuses cultivées ainsi que l'apparition du lait dans l'alimentation humaine.

Toutes ces variations confirment que l'homme est fondamentalement omnivore. Et son adaptabilité, en fonction des ressources, a sans doute assuré le succès des deux espèces les plus récentes, les Néandertaliens et nous. Même si les scientifiques manquent encore de précisions sur l'alimentation de nos lointains ancêtres, "le mythe du régime préhistorique relève de l'imaginaire de nos sociétés", conclut le chercheur. En revanche, il est indéniable que l'excès de sucre et la consommation sans cesse croissante de produits transformés n'est pas bénéfique à la santé. Et, rien que pour cela, il serait bon de se souvenir de nos lointaines origines, donc de privilégier les aliments de saison et de les préparer de la façon la plus naturelle possible.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/soyez-moderne-optez-pour-le-regime-prehistorique-11-11-2013-1754338_57.php

Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse

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Du cétacé fossile des environs d'Anvers

Publié le par Phil Fossil

 

Yannick-Anvers-Neogene-Physeterula-dubusi-1A-11cms

 
Physeterula dubusi, Néogène, Port d'Anvers, Belgique. Longueur environ 11 centimètres.

 

 

Yannick-Anvers-Neogene-Balaena-sp-1A-30cms

 

Balaena sp., vertèbre, Néogène, Port d'Anvers, Belgique. Longueur maximale 30 centimètres.

(Photos Thierry Arteman, cliquez pour agrandir les images)

 

 

Lors de notre sortie bien (un peu trop même) arrosée d'hier, les dents de squales jouaient les abonnées absentes, ce qui n'était pas le cas des restes de cétacés !

Une belle bulle tympanique et de jolies vertèbres de dauphins et de baleines pour Thierry, quelques ossements dont un périotique pour moi, mais celui qui a indubitablement tiré son épingle du jeu était Yannick.

Outre cette assez belle dent de cachalot Physeterula dubusi, il a mis au jour cette impressionnante vertèbre de baleine Balaena sp.

Il en manque un morceau, mais c'est sans nul doute ce que l'on appelle une grosse pièce !

Phil "Fossil"

Publié dans Vos découvertes !

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Un dimanche à Anvers, ça faisait longtemps !

Publié le par Phil Fossil


Depuis trois semaines (oui, je sais, je me répète un peu, c'est l'un des effets de l'âge) je n'avais plus pu voir l'ombre d'une dent de requin fossile.

Peu probable en Champagne en effet, mais alors carrément impossible en Eifel, ce genre de découverte !

Donc, ce dimanche où la météo ne devait pas être trop mauvaise, nous voilà partis pour la zone portuaire anversoise, en espérant une moisson exceptionnelle !

Elle le fut, mais pas du tout dans ce que nous pensions...

L'arrivée déjà fut rien moins qu'épique, vu les pluies diluviennes tombées depuis plus d'une semaine, de par la faute d'une gadoue phénoménale pour accéder au site !

Le nombre de dents de requins personnellement mises au jour, entières ou non, tourne aux alentours de la dizaine,  mais de belles vertèbres de cétacés ont été ramassées, les deux plus grandes pour Yannick et Thierry.

Yannick a également mis la main sur une belle dent de cachalot Physeterula dubusi, en ce qui me concerne j'aurai fait une super moisson de coquilles diverses.

Mais ce que nous avons sans aucun doute le plus ramassé, ce furent les précipitations : bruine, pluie, grêle, vent, la seule chose qui manquait fut la neige !

Il était néanmoins passé 17 heures quand nous regagnons le véhicule, épuisés mais néanmoins pas trop mécontents de cette journée.

Vivement la prochaine... Mais moins mouillée, SVP !

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Du nettoyage de fossiles entre les pluies !

Publié le par Phil Fossil


Ces derniers temps, le nettoyage des trouvailles récentes a pris un peu de retard.

La faute en est principalement au changement d'heure, à une météo exécrable bien évidemment, mais pas uniquement.

Ces derniers mois, les fouilles ont quasiment été hebdomadaires, avec des pointes hallucinantes : 8 jours de fouilles sur 9 jours de congés (week-ends compris), à 50 ans, quelle santé !

Le tri, faisable uniquement en extérieur quand il fait clair, en a très logiquement pris un sacré coup !

Ce week-end, enfin un peu plus calme, j'ai pu samedi pas mal avancer le nettoyage. Enfin entre 10 heures du matin et 16 heures, où le ciel variait entre un bleu intégral et quelques nuages.

Outre les derniers ossements et coquillages d'Anvers, ramenés il y a bien 3 semaines déjà, j'ai pu m'attaquer aux découvertes plus récentes.

Les ammonites et tous les autres fossiles de l'Oxfordien ardennais étaient ma priorité ce jour, mais pas uniquement.

Les jolies pièces et raretés des champs du Lutétien champenois étaient également prévues parmi les nettoyages à finaliser aujourd'hui, non seulement elles ont été finies, mais j'ai pu pré-trier le seau complet de tout-venant ce qui m'a permis de tomber sur une espèce d'Athleta dont je ne disposais pas encore.

J'ai pu également nettoyer les (relativement) maigres trouvailles eifeliennes de Pelm, dans l'Eifel,  Là, par contre, rien de vraiment hors du commun à signaler parmi un petit seau de coraux...

Dans la fin de l'après-midi, le vent et la pluie ont signifié le clap de fin de cette assez longue séance, laquelle pourra reprendre lundi, car non seulement c'est férié, mais en prime il devrait faire beau...

Croisons les doigts !

Phil "Fossil"

Publié dans Billets d'humeur

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Espagne : quand ceux qui n'ont rien doivent payer 750 euros d'amende parce qu'ils essayent d'obtenir un morceau de pain

Publié le par Phil Fossil


Dès 2014, la municipalité de Madrid aux mains du Parti populaire commencera à distribuer des amendes allant de 750 euros pour une infraction telle que solliciter des services sexuels sur la voie publique, mendier aux portes des supermarchés ou dans la rue ou encore jeter ses mégots de cigarette sur le sol, rapporte le quotidien El Pais. D’autres amendes seront distribuées aux personnes ayant un comportement xénophobe ou homophobe (1.500 euros) ou qui emploient des enfants pour mendier (3.000 euros).

Plus concrètement, si un sans-abri passe la nuit sur un banc public, il encourra une amende de 750 euros. Si une personne décide de laver les pare-brise des voitures à l’arrêt en échange d’une pièce de monnaie, elle sera en infraction et devra s’acquitter d’une somme pouvant aller jusqu’à 1.500 euros.

Le projet d’ordonnance de convivialité citoyenne du gouvernement local d’Ana Botella, la maire de Madrid, dirigé par les services sociaux et de participation citoyenne interdira dorénavant les campements « sauvages » en rue (un message implicite lancé au mouvement des indignés du 15 mai 2011) ou les réunions en vue de distribuer des repas en rue sous peine d’amendes, toujours à partir de 750 euros.

Les personnes qui crachent et qui font leurs besoins sur la voie publique, qui lisent le tarot aux passants, qui jettent leur chique, leurs mégots ou leurs détritus sur le trottoir seront également sanctionnées. Par ailleurs, les paris sur la voie publique seront également interdits, tout comme les acrobaties ou démonstrations aux feux rouges mais également la pratique du skateboard ou du patin à roulettes en dehors des espaces créés à cet effet. En outre, les citoyens qui alimentent les animaux dans les parcs ou dans la rue (chien, pigeons) recevront également une amende.

Selon Ana Botella, l'épouse de l'ancien chef du gouvernement conservateur espagnol José Maria Aznar, ces sanctions seront appliquées afin « que toutes les personnes puissent réaliser leurs activités de libre circulation, de loisir, de rencontre dans le respect de la dignité et des droits des personnes et de la pluralité des expressions et des formes de vie ».

Le blog « Blogapares » rappelle que toutes ces mesures seront d’application dans un pays où une personne sur cinq est en situation de pauvreté, où 2,2 millions d’enfants ne mangent pas à leur faim et où 29,9% des foyers ne sont pas en mesure de payer leur hypothèques et se retrouvent ainsi menacés d’expulsion.

L’opposition socialiste est en désaccord avec la plupart des questions figurant dans le projet étant donné leur « transcendance sociale ». « L’ordonnance présente des mesures coercitives concrètes mais pas de mesures sociales relatives à ces questions ». D’autres membres de partis d’opposition estiment que l’ordonnance ne s'attaque pas aux racines du problème de la prostitution ou de la mendicité.

Enfin, en Hongrie, la majorité ultraconservatrice au pouvoir avait adopté une mesure similaire au début du mois interdisant dorénavant aux SDF de vivre dans les quartiers de Budapest inscrits à l'UNESCO. Les SDF pourront se voir incarcérer à tout moment s'ils enfreignent cette loi.


http://www.express.be/joker/fr/world/espagne-quand-ceux-qui-nont-rien-doivent-payer-750-euros-damende-parce-quils-essayent-dobtenir-un-morceau-de-pain/198176.htm

 

 

Après avoir distribué l'argent des contribuables pour (tenter de) sauver leurs banques, et avoir plongé plus de 20 pourcents de leur population sous le seuil de pauvreté, voilà qu'on interdit aux nouveaux pauvres de mendier ou de recevoir gratuitement à manger...

Messieurs les Politiques, si c'est une révolution sanglante que vous voulez, vous allez l'avoir ! Ce n'est plus qu'une question de temps...

Mais il ne faudra pas feindre l'étonnement, après !

Phil "Fossil"

Publié dans Coups de gueule

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Quatre jours en Champagne-Ardenne ! (2)

Publié le par Phil Fossil


Mardi 29 octobre 2013

Après le petit-déjeûner toujours aussi copieux, nous nous changeons et repartons pour le champ abandonné la veille.

La moisson sera nettement plus consistante, les raretés plus nombreuses, notamment de beaux Eopsephaea muricinus, pointes assez grandes de Campanile giganteum (rares sur un champ vu le remaniement), du Pterynotus tricarinatus, Hipponyx cornucopiae...

On fait une petite pause pour grignoter quelque chose et je repars sur le champ terminer la zone qui donnait pas mal.

Au total un seau de 10 litres de coquilles plus communes aura été engrangé sur ce seul site, sans être un record homologué c'est une performance tout-à-fait honorable.

On rentre sur notre hébergement, mais faisons un arrêt dans les vignes à Fleury-la-Rivière. Peu de coquilles dans les vignes mais nous repérons un terrier d'un gros animal (blaireau probable, ou renard?) sous lequel se trouve un cône d'éboulis sableux de plusieurs mètres-cube !

On y travaille au grattoir jusque peu avant la tombée de la nuit, avec grand profit : les coquilles sont plus fraîches que dans les champs et de belles pièces rares s'y rencontrent aussi : Leptoconus deperditus, Hipponyx cornucopiae pour moi, un Potamides d'une espèce que je n'ai pas encore et un très beau Eopsephaea frederici pour Chris.

Ce soir nos hôtes ont commandé des pizzas pour les manger en notre compagnie, ainsi que d'autres petites choses ramenées lors d'un tour rapide au magasin le midi.

Elles seront excellentes, et tellement grandes qu'il en restera pour la route du retour le lendemain.


Mercredi 30 octobre 2013

Après une nouvelle nuit réparatrice, on se lève un peu plus tôt vu qu'il faut faire nos bagages et tout ranger dans le véhicule préalablement à notre départ.

Après le petit-déjeûner, Chris travaille une bonne heure au labo pour nettoyer une partie de ses trouvailles, je décide se sortir examiner des tas de roches locales sorties au dessus d'un chantier proche.

Si les couches y sont très mélangées, notamment avec du calcaire blanc lacustre, il y a pas mal de coquilles lutétiennes dont un Eopsephaea muricina, de jolis Cepacia cepacea et d'autres raretés.

Nous repartons sur la Belgique vers midi, et ferons un petit arrêt à Couvin : pendant que Chris fait quelques courses, j'examine un talus contenant quelques fossiles des étages Eifélien et Givétien : de petits coraux, brachiopodes et crinoïdes sont engrangés.

Le reste de la route se fera sans histoire, mais nous serons contents de pouvoir nous reposer un peu jusqu'au lendemain...

Vivement la prochaine ! (Très proche, en ce qui me concerne...)

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Le plus gros diamant orange au monde aux enchères

Publié le par Phil Fossil



La maison Christie's va vendre aux enchères à Genève le 12 novembre prochain le plus gros diamant orange "vivid" au monde, pour un prix estimé entre 17 et 20 millions de dollars (14 et 16 millions d'euros).
 

"C'est une pierre exceptionnelle, un vrai +vivid+", soit une couleur particulièrement intense et captant la lumière de tous les côtés, a indiqué à l'AFP l'expert Jean-Marc Lunel, responsable de la division joaillerie de Christie's à Genève.

Ce diamant sera le lot phare de cette traditionnelle vente de haute-joaillerie organisée par Christie's à Genève en novembre. La vente aura lieu la veille de celle de la maison concurrente Sotheby's, qui, elle, propose le 13 novembre, le plus gros diamant rose au monde, pour un prix attendu de 60 millions de dollars (48,7 millions d'euros).

Le diamant orange a un poids de 14,82 carats, et sa taille se rapproche de celle d'une grosse amande.

Parmi les autres pièces rares de cette vente, figure un collier en diamants et émeraudes ayant appartenu à la princesse Fawzia d'Egypte (1923-1994), l'une des cinq soeurs du roi Farouk.

Le collier d'émeraudes proposé par Christie's porte la signature Van Cleef et est estimé entre 2,7 et 3,7 millions de dollars.

Christie's met également en vente une broche somptueuse, moderne, dessinée par une styliste chinoise de 35 ans, Anna Hu. Appelée "Côte d'Azur", cette broche est estimée entre 2,5 et 3,5 millions de dollars.  

http://www.levif.be/info/actualite/insolite/le-plus-gros-diamant-orange-au-monde-aux-encheres/article-4000439064793.htm

Phil "Fossil"

Publié dans Minéralogie

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