Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Excellente année 2017 !

Publié le par Phil Fossil

 


Chers Amis,

Je remercie tout d'abord toutes celles et ceux qui m'ont déjà adressé
leurs vœux.
J'ai fait la bêtise de vous envoyer mes vœux, mais, après consultation
d'un ami, Didier B., qui a un ami avocat, je me suis rendu compte de
l'imprudence de ma formulation d'origine...
Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité, me
soumet en effet au risque de poursuites...

Voici donc la version rectifiée de mes vœux, qui remplace celle
prévue, et qui est en conformité avec le principe de précaution
inscrit dans la Constitution.

Nouvelle formulation :


Je vous prie d'accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite
de votre part, mes vœux à l'occasion du solstice d'hiver et du premier
de l'an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs
existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la
religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect
de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs
existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux
fêtes populaires programmées.

Ces vœux concernent plus particulièrement :

- la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance
particulière de votre dossier médical, ni d'une quelconque volonté de
m'immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin
traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une
convention obsèques ;

- la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant
sur votre déclaration de revenus, de votre taux d'imposition et du
montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti ;

- le bonheur, sachant que l'appréciation de cette valeur est laissée à
votre libre arbitre et qu'il n'est pas dans mon intention de vous
recommander tel ou tel type de bonheur.

Nota Bene :
Le concept d'année nouvelle est ici basé, pour des raisons de
commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus
couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de
laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n'implique aucun
désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées
par d'autres cultures n'est absolument pas mise en cause...

Notamment :

- le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 1 Safar de l'an
1434 de l'Hégire (fuite du Prophète à Médine) ne constitue ni une
manifestation d'islamophobie, ni une prise de position dans le conflit
israëlo-palestinien ;

- le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni
un refus du droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et
reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l'humanité ;

- le fait de ne pas dater ces vœux du 3e jour (du Chien de Métal) du
11e mois (Daxue, Grande Neige) de l'année du Dragon d'Eau, 78e cycle,
n'implique aucune prise de position dans l'affaire dite "des frégates
de Taïwan" ;

- le fait de ne pas dater ces vœux du Quintidi de la 3e décade de
Frimaire de l'an 221 de la République Française, une et indivisible,
ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine
des institutions ;

- enfin, l'emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement
de valeur. Son choix tient au fait qu'elle est la seule couramment
pratiquée par l'expéditeur. Tout autre idiome a droit au respect tout
comme ses locuteurs.

Clause de non responsabilité légale :

En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure.
Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait.

Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties.
Leur reproduction est autorisée.

Ils n'ont fait l'objet d'aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une
durée d'une année, à la condition d'être employés selon les règles
habituelles et à l'usage personnel du destinataire.

À l'issue de cette période, leur renouvellement n'a aucun caractère
obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.

Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d'âge, de
genre, d'aptitude physique ou mentale, de race, d'ethnie, d'origine,
de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime
alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques,
d'appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les
destinataires.

Leurs résultats ne sont en aucun cas garantis et l'absence, totale
comme partielle, de réalisation n'ouvre pas droit à compensation.

On n'est jamais trop prudent, de nos jours...

Phil "Fossil"

 

Partager cet article

Repost 0

Excellente année 2017 !!!

Publié le par Phil Fossil

 

 

A toutes et à tous !!!

Phil "Fossil"

 

Publié dans Générale, Annonces et Pub

Partager cet article

Repost 0

Prospecter sur les plages, une bonne idée ?

Publié le par Phil Fossil

 


Les sites côtiers sont très intéressants pour nous, la mer (surtout en période de tempêtes et/ou de grandes marées) nettoie bien les affleurements côtiers ce qui permet de meilleures découvertes sans grande fatigue.

Sur les côtes européennes, une grande variété de sites à fossiles sont connus, que cela soit en Belgique (dents de requins), en France (oursins, ammonites, empreintes de pas de dinosaures, trilobites...), aux Pays-Bas (dents de requins, dents et ossements de mammifères quaternaires...), et j'en passe.

Qui n'a jamais entendu parler des sites côtiers du Royaume-Uni (être une île présente en ce domaine d'incontestables avantages!), citons en vrac : Lyme Regis, Charmouth, l'Ile de Wight, le Devon, le Yorkshire (Whitby), Folkestone, Barton-on-Sea, L'Ile de Sheppey, l'Ile de Skye en Ecosse...

L'Espagne et le Portugal sont également bien dotés en sites paléontologiques côtiers.

Les côtes maltaises sont un atout paléontologique certain, certaines plages rocheuses sont en effet constellées d'oursins miocènes et d'autres fossiles.

Ailleurs dans le Monde, de belles découvertes sont également faites sur le littoral :

Les îles fossilifères aux Philippines, où les restes de requins, raies et poissons sont monnaie courante.

L'île de Java, où les rivières et embouchures fournissent un riche éventail de vertébrés fossilisés.

Les Etats-Unis, et en particulier la Floride, les deux Caroline, la Géorgie et le Maryland, sont réputés pour les fossiles tertiaires et quaternaires.

Néanmoins, certains endroits doivent être visités avec précaution, vu que les chercheurs partagent l'environnement avec d'autres espèces, pas forcément sympathiques, amicales, ni bien intentionnées à leur égard...

(Photo de plage de Louisiane, reprise de Facebook)

Et nous nous plaignons de nos conditions de fouilles pas toujours optimales...

Phil "Fossil"


 

Prospecter sur les plages, une bonne idée ?

Partager cet article

Repost 0

Un peu plus calmes sans doute, les prochaines semaines

Publié le par Phil Fossil

 


Après la frénésie de fouilles dont a fait preuve votre serviteur en ce mois de décembre (4 jours dans le Poitou et 2 dans le Cénozoïque belge), la période des fêtes est sans conteste l'occasion d'un peu de repos.

Ce qui ne voudra pas dire une totale inactivité !

En effet, en revenant du bureau j'ai eu tout récemment le plaisir de mettre la main sur deux belles lattes en bois attendant le ramassage des ordures, et reparties aussitôt pour un recyclage assuré !

Elles tomberont, en effet, à pic pour réaliser un tamis de grande taille dont l'idée m'est venue depuis quelques temps déjà.

Les bois mesurant environ 160 et 150 centimètres, cela permettra de réaliser une surface totale de 80x75 centimètres.

Mais cela m'impose d'aller acquérir de la toile blanche plastique solide, car les chutes me restant de la dernière fabrication de tamis sont indubitablement trop réduites pour cela...

J'ai donc fait un saut rapide dans le plus grand magasin Brico de Bruxelles, ce qui m'a permis de revenir avec un rouleau d'un mètre (sur trois) de toile et une griffe de jardin rotative dont j'ai pu éprouver l'utilité lors de la dernière visite dans le Lédien.

Même si j'avais quelques appréhensions quant au trajet de retour avec tout ce matériel (à pied, en métro, en train et en bus) le tout s'est passé sans encombre et je suis même arrivé plus tôt à la maison !

Si à première vue une toile plastique peut sembler très fragile en comparaison avec son équivalent métallique, mon expérience a amplement prouvé qu'elle est plus résistante, surtout que la majorité des toiles métalliques actuelles sont soudées et donc moins aptes à supporter les quantités affolantes de sable dont je charge allègrement mes tamis.
 
Cette toile de maillage 9x11 mms permet en outre une séparation extrêmement rapide du sédiment (ce qui diminue d'autant les contraintes sur la toile), spécialement celui un peu moins riche et donc autorise le tamisage de très grandes quantités de sable dans le même temps.

Bien sûr, un tamis de cet acabit aura du mal à se laisser manipuler par une personne seule, me direz-vous.

Mais les possibilités sont multiples : ou bien on le charge, on se met à deux, chacun à un bout, pour tamiser ensemble et on récupère les trouvailles de manière alternée;

Ou bien, ce qui devrait être la solution la plus souvent utilisée, je le place incliné à l'aide d'une latte en bois supplémentaire, je jette les pelletées de sable au dessus et je laisse travailler la gravité : le résidu de tamisage descendra tout en bas, bien nettoyé !

On peut même le déposer sur deux tamis de maillage plus réduit, histoire de bien récupérer tout ce qui, d'aventure, en tomberait.

Les deux solutions seront praticables, en fonction des envies du moment...

Il me tarde déjà d'arriver au week-end, histoire de le construire... Pour le tester, il faudra encore attendre un peu ! Sans doute le tout début de 2017.

En annexe, quelques photos récupérées d'Internet pour vous donner une petite idée de ce que sera "la bête".

Phil "Fossil"

 

Un peu plus calmes sans doute, les prochaines semaines
Un peu plus calmes sans doute, les prochaines semaines

Partager cet article

Repost 0

Encore un week-end TRES occupé !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce vendredi, je pose mon dernier jour de congé de l'année, n'ayant aucune envie de le perdre alors que les sites fossilifères n'attendent que ma visite !

Michaël est là très tôt, 7h15, cela ne me change pas beaucoup vu qu'à cette heure là, en semaine, je termine de me préparer pour partir au bureau.

N'ayant plus la possibilité de visiter la carrière de Bierghes, nous jetons notre dévolu sur une sablière lédienne des environs de Gand.

Avant 8h, nous nous présentons au bureau, afin d'obtenir le précieux sésame et signer la décharge de responsabilité.

On y apprend que les visites à des fins de collecte de fossiles n'y seront désormais plus autorisées : la faute, à nouveau, à quelques inconscients qui travaillent à des endroits prohibés autant que dangereux, et qui, en prime, y passent en week-end alors que cela est interdit par les propriétaires !

Et, comme toujours, les chercheurs honnêtes qui jouent le jeu sont punis comme les autres !

Désirant mettre à profit ce qui est donc notre toute dernière visite, on repère avant même le lever du soleil quelques endroits prometteurs.

Je tamise une couche peu concentrée mais payante, quand Michaël m'appelle, en le rejoignant, je ramasse quelques belles dents en surface, dégagées par les précipitations.

Je vois ce qu'il veut me dire : une ravine dégagée par les pluies montre une couche riche et très étendue. Je termine le peu de couche restante avant de bouger.

On se met alors à travailler à deux, sans oublier que le front de la ravine est haut et risque à tout moment de s'ébouler.

Quand cela devient trop risqué, on fait s'effondrer des parties, avant de re-dégager de la couche et continuer.

Il est néanmoins passé 16h quand, épuisés (tous les deux) et frigorifié (moi) on repart vers la voiture.

La moisson personnelle est très convenable : une assez grande Otodus auriculatus, de belles grandes Striatolamia macrota, un palais de poisson Pycnodus toliapicus avec 4 dents rondes de couleur différente, et un élément de triturateur de chimère probable. (Le tout premier pour ce niveau, en ce qui me concerne...)

Bref, une super journée, qui contrebalance autant que faire se peut la mauvaise nouvelle de ce matin.

On rentre très fatigués, je décharge le matériel, le demi-seau de résidu de tamisage et les trouvailles, je range le tout et je m'affale dans un fauteuil.

E-P-U-I-S-E !!!

Le nettoyage attendra bien le lendemain...


Le samedi, courses diverses, je me lève très tard et j'ai juste le temps de passer à la banque avant sa fermeture. Les autres enseignes sont ouvertes plus tard, donc pas de souci.

Après deux heures de marche, je suis à nouveau content de me reposer un peu avant de ressortir pour passer les dents lédiennes à l'eau, et étaler le tamisat dans une caisse plate pour son séchage.

Cela fait, il fait quasiment noir et je rentre.


Le dimanche, on part plus tard, Renaud a prévu d'être chez moi vers 9h30, devant prendre livraison de la voiture de location avant celà.

On embarque tout le matériel, bien stocké dans de grands sacs solides afin de ne pas salir le véhicule; les boissons, les vêtements supplémentaires, tout est empaqueté.

Un arrêt rapide à notre station service de Waarloos pour un café et de quoi manger, et on repart pour le port d'Anvers.

Nous ne sommes pas les premiers, j'avise une butte intéressante et je commence à la tamiser.

Si les trouvailles sont petites, elles sont assez nombreuses et de jolies choses en sortent avec régularité.

Canine et "molaire" broyeuse de poisson sparidé, 3 dents de dauphins, une très jolie Galeocerdo aduncus, des Notorhynchus cepedianus de bonne facture, plus les petites Araloselachus vorax, Hypoprion acanthodon, Isurus oxyrhynchus et Cosmopolitodus hastalis.

A signaler aussi, une dizaine de bulles tympaniques de dauphins.

Le soir tombe assez vite, c'est d'ailleurs amplifié par la brume tenace qui s'est levée sur la zone. 

Mais ce brouillard a un effet amusant : en effet il tamise (normal pour chercher des dents dans le sable, vous me direz) la lumière des nombreux luminaires proches, ce qui donnant l'impression d'un tube fluo géant nous permet de continuer à chercher, et à trouver !

Il faut néanmoins, la fatigue et les courbatures devenant importantes, se décider à repartir.

Non sans avoir descendu les tamis, outils, seau et sac de tamisat, sans oublier les boissons, reste de nourriture et les nombreuses vidanges amenées par nous et quelques autres chercheurs indélicats qui les ont abandonnées sur place !

Quand tout a été copieusement secoué pour en faire tomber un maximum de sable, et bien emballé dans les grands sacs, on peut repartir.

Un petit arrêt à une enseigne de restauration rapide proche de mon domicile, et je peux enfin tout sortir de la voiture.

Je prends même le temps de passer les trouvailles à l'eau avant de "fermer la boutique" et de me jeter dans le fauteuil !

Plus question de faire quoi que ce soit jusqu'au lendemain, c'est certain, mais...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil".

 

Encore un week-end TRES occupé !
Encore un week-end TRES occupé !

Partager cet article

Repost 0

Quelques photos souvenirs...

Publié le par Phil Fossil

 

Notre cher ami Werner s'est décidé à publier de vieilles photos de nos sorties communes sur Facebook, je me vois suite à celà retomber dans une certaine nostalgie.

Celle des trouvailles pléthoriques que nous faisions ensemble, il y a pas mal d'années déjà, lorsque les travaux de dragage du Churchilldok battaient leur plein.

L'on travaillait alors au tamis, quasiment chaque week-end, des couches à gravier de la base du Pliocène afin de récupérer de nombreuses dents de requins, mais aussi des restes de dauphins, baleines, cachalots et phoques.

Si votre serviteur est encore régulièrement sur sites, les moissons n'ont plus grand-chose à voir avec ce que l'on pouvait espérer mettre au jour à l'époque...

Néanmoins, nonobstant cette quantité plus réduite, des espèces rares sont encore engrangées, certaines attendues depuis bien 10 années (Megachasma), d'autres peu courantes (Somniosus, Hexanchus symphysaire) ce qui vaut toujours la peine.

Tant qu'on trouve, on serait bien mal venu de se plaindre !

Phil "Fossil"

 

 

Quelques photos souvenirs...
Quelques photos souvenirs...
Quelques photos souvenirs...

Partager cet article

Repost 0

Quatre jours bien occupés dans le Poitou (2)

Publié le par Phil Fossil

 

Dimanche 4 décembre 2016

Après deux longues nuits de 10 à 11 heures, j'ai enfin récupéré et je me lève tôt. Le petit-dej' est toujours fixé à 7h30, c'est que nous allons avoir de la route aujourd'hui !

Notre destination est Montreuil-Bellay, où des tas de cailloux locaux avaient déjà fourni une belle moisson de Callovien en juin-juillet.

Nous ne risquons pas d'être dérangés un dimanche, même si les coups de feu d'une battue retentissent dans le lointain.

Après une exploration superficielle des tas, qui rapporte déjà pas mal de fossiles bien nettoyés, je m'attaque au grattage à l'aide de mon grand grattoir et d'une brosse pour nettoyer ce qui semble intéressant.

Cette fois les tas terreux qui donnent surtout des ammonites oxydées et souvent abîmées sont largement délaissés, au profit de tas contenant de la couche plus fraîche : oolithe blanche et grise.

Les ammonites qui s'y trouvent ont souvent gardé leur coquille en calcite, j'y ramasse aussi des bélemnites, brachiopodes, bivalves et gestéropodes.

Je découvre ainsi un très joli Conotomaria sp. tout dégagé, mais question ammonites c'est plus limité.

Vers la fin, je retourne au râteau tous les blocs d'oolithe blanche cassés par les chercheurs précédents, ce qui me donne de belles longues Melania sp. Néanmoins, beaucoup de ce matériel nécessitera un dégagement au percuteur et à la sableuse.

En mode promenade, je ramasse entre deux tas une éponge branchue crétacée, comment est-elle arrivée dans cette zône exclusivement jurassique ?

De même, Jean-Paul a mis la main sur un bois fossile silicifié très joli, mais certainement pas autochtone non plus !

Quand le soleil commence à se coucher, j'entame les voyages vers la voiture proche, transportant les nombreux sacs de trouvailles, pour finir par le seau et les outils.

Le tout une fois rangé emploiera deux caisses à melons bien remplies, mises en dessous des autres afin d'abaisser le centre de gravité de la pile de boites.

Jean-Paul arrive peu après, également fort chargé et assez content de sa première journée dans le Callovien local.

De retour au gîte, une petite pause "chauffante" sans m'endormir (il y a progrès), je me change et on est prêts pour le souper.


Lundi 5 décembre 2016

A nouveau tôt levés, le petit-déjeûner à l'heure habituelle, et on repart pour de l'exploration dans les auréoles oxfordiennes.

Cette fois, on attaque la région de Doux : mais là aussi, les champs sont tous semés, seule la lisière est parcourue; néanmoins elle est peu productive.

On arrive sur des vignes, là c'est mieux ! L'avantage est que les affleurements sont relativement permanents, l'inconvénient est qu'ils sont peu, voire pas renouvelés.

On découvre pas mal d'ammonites, des gastéropodes, bivalves et assez bien d'éponges aussi.

Notamment des espèces d'ammonites non vues jusqu'à présent, notamment des Epipeltoceras de plusieurs espèces. Par contre les espèces plates du genre Ochetoceras sont beaucoup moins représentées.

On repart vers un autre endroit, également des rangées de vignes mais nettement plus étendues : je reste à proximité du véhicule et ramasse pas mal d'ammonites, mais de très belles éponges de plusieurs espèces.

Le manque relatif de remaniement du sol fait que les pièces fragiles y sortent plus complètes.

Je mets la main sur des gastéropodes et quelques térébratules, ainsi qu'une grosse rhynchonelle.

Néanmoins la fatigue des 4 jours, et leurs inévitables courbatures commencent à se faire sentir.

C'est le moment où mon pote Yves arrive de son Anjou proche, j'en profiterai pour me reposer dans sa voiture jusqu'à ce que Jean-Paul revienne de sa prospection, éminemment fructueuse !

Je place les sacs remplis de pièces de la journée dans la quatrième caisse à fruits remplie ce séjour : deux pour le Callovien, deux pour l'Oxfordien ! Pas mal vu les conditions réduites d'accessibilité aux labours...

Après de longues discussions, on repart : l'un pour son domicile, les deux autres pour notre gîte où l'on doit récupérer les bagages. 

Il est temps en effet d'entamer la lente remontée vers la Belgique.

Elle ne sera pas aussi calme que l'aller, loin de là : en effet la traversée de Rouen se transformera bien vite en enfer pour deux belges fatigués !

Faite sur des routes constellées de ronds-points, il y a un tunnel à emprunter pour arriver sur l'autoroute remontant vers Amiens.

Vu l'heure tardive, ce tunnel est fermé pour travaux d'entretien, sans bien évidemment indiquer un quelconque itinéraire de déviation... Merci les gars !

Après avoir pas mal tourné dans la ville sans l'ombre d'une indication, nous devrons sortir dans les campagnes et les bois (où l'on sera à deux doigts de percuter un gros sanglier qui avait vraiment envie de traverser la route) afin de rattraper notre autoroute.

Cela sera au prix de pas loin d'une heure de perdue !

Une pause "souper" dans l'enseigne de restauration rapide proche d'une station service, et d'autres arrêts techniques, il sera 3 heures quand je suis rentré à la maison, avec bagages,  matériel et caisses de fossiles rentrés et rangés.

Donc, près de 4 heures du matin quand je peux enfin aller dormir ! Encore heureux que j'aie été prévoyant en prenant congé le mardi ! 

Je pourrai dormir de tout mon saoûl.
 
Mais malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

Partager cet article

Repost 0

Quelques nouvelles, du bon et du moins bon

Publié le par Phil Fossil

Quelques nouvelles, du bon et du moins bon

 

(Et cette image est de circonstance, demain je suis en congé !)


Depuis le mois de septembre, je suis officiellement en préavis.

Cette période traditionnellement dédicacée à la recherche d'un nouvel emploi, est au contraire pour moi l'occasion de me remettre fondamentalement en question.

Ai-je vraiment, VRAIMENT, encore besoin de passer 8 heures par jour à travailler, sans oublier les 2, 3, voire 4 heures (certains jours) passées dans des transports en communs totalement sclérosés et dépassés par les évènements ?

Le monde du travail de nos jours est devenu une lutte permanente, où les demandeurs d'emploi "du cru" n'ont plus aucune chance face aux personnes étrangères, de par les méfaits de la mondialisation.

Je veux parler ici en l'espèce des informaticiens indiens, travaillant de l'étranger pour un salaire bien inférieur. Et ce sans payer d'impôts ni de lois sociales, tout en envoyant les "anciens" travailleurs "locaux" au chômage...

Je ne suis donc plus très motivé à chercher un nouveau job dans ces conditions, et ça peut se comprendre... Se former, puis travailler 6 mois-un an quelque part pour ensuite former ses remplaçants indiens qui vont, osons dire les choses, voler votre job, cela fait déjà 3 fois que cela m'arrive, il est désormais plus que temps de dire stop !

A partir de la fin avril, je pourrai ENFIN me consacrer à plein temps à mes petites affaires.

Notamment la remise en ordre de la collection, les caisses s'accumulant, et surtout celles dont le matériel attend toujours un nettoyage basique... Je ne parle pas ici de dégagement des pièces !

Mais aussi de nouvelles prospections de sites ou de régions négligés jusqu'à présent, par manque de temps et fatigue post-professionnelle, laquelle m'oblige à une récupération intensive en week-end et donc limite fortement mes sorties de fouilles.

Cela implique l'acquisition d'un véhicule spacieux, multi-usages et robuste, lequel sera à 100% dédié à mes journées de prospections. L'affaire est en route, et devrait se concrétiser dans les prochaines semaines.

De plus, les recherches d'un bâtiment potentiel pouvant accueillir mon futur muséum étaient au point mort depuis pas mal de temps déjà.

Après avoir épuisé les possibilités dans le Poitou et l'Anjou, caressé un timide espoir dans le Boulonnais, une nouvelle opportunité semble se préciser dans le Rhône.

Si je n'en suis actuellement qu'aux prémices, l'implantation semble très prometteuse à plusieurs points de vue !

Je vous tiendrai naturellement informés sur ce site de l'avancement de ce projet.

Merci de votre compréhension et votre soutien !

Phil "Fossil"

 

Partager cet article

Repost 0

Des plumes de dinosaures intactes découvertes dans de l’ambre

Publié le par Phil Fossil

 


Des paléontologues ont découvert pour la première fois une queue de dinosaure portant des plumes conservées dans de l’ambre. Un spécimen exceptionnel qui éclaire l’origine du plumage des oiseaux


Il était destiné à finir dans un cabinet de curiosité ou monté en bijou. Sur le marché de Myitkyina, au nord de la Birmanie, personne n’imaginait ce qu’emprisonnait réellement ce joli morceau d’ambre. Un végétal particulièrement bien conservé? C’était en fait bien plus inhabituel. Le morceau d’ambre en question contenait une queue de dinosaure avec des plumes. «Dans l’Etat de Kachin, il existe deux marchés d’ambre approvisionnés par les mines alentour. Mes bons contacts parmi les revendeurs me préviennent quand ils voient un spécimen qui pourrait m’intéresser», raconte au «Temps» Lida Xing de l’Université des géosciences de Chine à Pékin, qui a réussi à convaincre le Dexu Institute of Palaeontology de l’acquérir en 2015.


Un échantillon jamais vu

Dans cette région dangereuse de Birmanie, en proie aux conflits armés permanents, «où il faut négocier avec des gens ne parlant ni anglais ni chinois», mettre la main sur un tel échantillon paléontologique est à peine croyable. C’est en effet la première fois qu’on retrouve un morceau de squelette de dinosaure et des plumes piégés ensemble dans de l’ambre. Jusque-là, seules des plumes isolées, dont il était difficile de savoir avec certitude si elles provenaient d’un oiseau primitif ou d’un dinosaure, avaient été retrouvées dans de l’ambre. Des paléontologues chinois et canadiens décrivent le spécimen avec une très grande précision dans la revue «Current Biology» publiée le 8 décembre.

On sait depuis longtemps que certains dinosaures sont les ancêtres des oiseaux. On sait moins qu’un grand nombre de dinosaures avait des plumes. «Depuis vingt ans, les campagnes de fouille dégagent des fossiles de dinosaures à plumes qui sont, certes complets, mais aplatis sur des dalles de roche. Les plumes sont totalement écrasées, rendant l’interprétation difficile. C’est une aubaine d’avoir accès pour la première fois à la structure en trois dimensions, explique Eric Buffetaut, spécialiste en paléontologie des vertébrés à l’Ecole Normale Supérieure de Paris. «Il est extrêmement rare qu’un vertébré, ou un morceau d’animal, soit piégé dans de la résine. Vraisemblablement, le petit dinosaure était mort quand cela s’est produit», poursuit-il.

Avant de s’intéresser aux plumes, il fallait être sûr qu’elles appartenaient à un dinosaure, et non pas un oiseau primitif, ce qui n’aurait alors pas eu le même caractère exceptionnel. Les chercheurs ont donc étudié avec précision la queue. L’échantillon a été soumis au rayonnement synchrotron. Cette méthode non invasive reposant sur la collision entre des particules élémentaires accélérées et l’objet à étudier permet d’obtenir une image révélant des détails anatomiques et structuraux très fins. C’est ainsi que les paléontologues ont révélé que la queue, longue de 3,6 centimètres, est composée de huit petites vertèbres bien individualisées. Les vertèbres des oiseaux modernes, elles, sont fusionnées pour former un os appelé le pygostyle.


Une queue de théropode

D’après Lida Xing et Ryan Mc Kellar, du Royal Saskatchewan Museum au Canada et coordinateur de ce travail, cette queue appartiendrait à un théropode, un dinosaure carnivore bipède, incapable de voler, qui foulait la terre il y a 99 millions d’années, l’âge des gisements d’ambre de la région du Kachin. Autre observation: sous les plumes, les chercheurs ont constaté une quantité importante de fer qui témoignerait de la présence de protéines spécialisées pour le transport de ce métal, telles que l’hémoglobine et/ou la ferritine. Cela correspondrait à la dégradation soit du sang soit de pigments.

Voici pour le squelette qui permet d’identifier l’individu. Qu’en est-il des plumes? Présentes en abondance de chaque côté de la queue, elles sont de couleur brun noisette du côté dorsal de la queue et plus pâles, voire blanches, côté ventral. Elles indiqueraient que l’individu était un juvénile. Mais surtout, les plumes du jeune dinosaure sont morphologiquement différentes des plumes actuelles des oiseaux. Ces dernières sont formées d’un rachis central duquel des structures partent obliquement de part et d’autre dans le même axe. Ces structures, qu’on appelle les barbes, sont parallèles entre elles, et portent des éléments plus petits, les barbules.

L’organisation globale de la plume d’oiseau fascine par son côté très structurée. Les plumes du théropode, elles, sont composées d’un rachis, ou colonne vertébrale, particulièrement court et les barbes irradient de façon assez anarchique. Leur architecture rappelle celle des coraux. Rachis et barbes sont d’ailleurs difficilement distinguables. Les auteurs soulignent que les barbes portent des barbules selon la même implantation que celle observée actuellement. Ils en concluent qu’au cours de l’évolution des plumes, les barbes possédaient déjà des barbules quand elles ont fusionné pour former le rachis central.

«Il y a toutes sortes de plumes primitives qui n’existent plus chez les oiseaux actuels, comme les plumes en ruban dont la fonction est inconnue. L’évolution n’a conservé qu’une petite partie de cette grande variété. Le spécimen décrit aujourd’hui porte des plumes qui se situent entre la protoplume, qui ressemblait à un poil, et la plume asymétrique, la plume actuelle, qui permet de voler», indique Lionel Cavin, conservateur au Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève, qui présente en ce moment «Dinosaures. La grande exposition». Reste à comprendre le rôle du plumage du dinosaure. D’après les hypothèses les plus en vogue parmi la communauté scientifique, les plumes duveteuses serviraient de protection thermique contre le froid, et les plus grandes pour la séduction.


https://www.letemps.ch/sciences/2016/12/08/plumes-dinosaures-intactes-decouvertes-lambre

http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(16)31193-9


Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse, Dinosaures

Partager cet article

Repost 0

Quatre jours bien occupés dans le Poitou (1)

Publié le par Phil Fossil

 


Depuis la fin juin-début juillet, votre serviteur n'avait plus eu l'occasion de taquiner les ammonites et particulièrement celles de la région de Saumur et Poitiers.

Mon pote Jean-Paul était, quant à lui, en manque depuis bien plus longtemps encore ! Janvier, pour être précis.

Une sortie conjointe, prévue de longue date, devenait indubitablement urgente...


Jeudi 1er décembre 2016

Les obligations professionnelles de Jean-Paul retardant notre départ jusqu'au tout début de l'après-midi, j'ai amplement le temps de préparer bagages, outils et autre équipement.

Il m'est même possible de nettoyer les dernières trouvailles anversoises et d'ajouter le tamisat ramené à une caisse à moitié pleine.

Tout est prêt quand il arrive. 

Le temps d'embarquer le tout, placer les caisses vides sur les sièges arrière, choisir à deux l'outillage le plus idoine, et on est partis pour 9 heures de route.

Ponctuée de quelques pauses bien nécessaires : en effet, si j'ai suffisamment de boissons, je n'ai pas grand-chose à manger, et je dévaliserai littéralement l'échoppe de la première station-service où nous nous arrêtons.

Après un voyage sans histoire, on arrive à notre gîte d'hôtes campagnard de Leugny vers 1 à 2h du matin. Un lit confortable et un environnement super-calme ne sont pas de refus.


Vendredi 2 décembre 2016

Vu l'arrivée tardive, on demande le petit-déjeûner après 9h, histoire de récupérer un minimum. Puis nous sommes changés, équipés en pulls car il gèle bien !

Le premier champ proche du gîte et accessible (car tout le reste est semé, déjà) est en friche, sa productivité est assez pauvre, seules deux petites ammonites et quelques éponges pas terribles viennent remplir nos sachets plastiques.

Ensuite Jean-Paul nous emmène jusqu'à un champ où il avait découvert de beaux bois fossiles en janvier mais il est également semé. 

Nous nous cantonnons alors à sa bordure, j'ai de la chance et ramasse, outre de rares petites ammonites, deux morceaux de bois fossile silicifié. Ca commence pas mal !

Revenant vers des champs connus de votre serviteur, ils sont également semés et donc les bords en sont copieusement épluchés. 

Les ammonites s'accumulent, quelques oursins irréguliers (Dysaster sp.) sont ramassés, je mets même la main sur deux raretés : un phragmocône de bélemnite et un joli nautile Pseudaganides ledonicus.

On repart, le champ abondamment prospecté début juillet est juste semé mais pas loin un autre est labouré et semble avoir été pas mal nettoyé par les pluies précédant notre venue.

La, la moisson est bonne, les sacs se remplissent vite, et des pièces de grande taille (pour l'Oxfordien) sont ramassées.

Il fait sombre quand je reviens à la voiture, Jean-Paul continue jusqu'à la tombée de la nuit et je suis content qu'il arrive car je commence à geler.

Arrivés au gîte tout proche, je refais le plein de chaleur, je me change, me rafraîchir en vitesse et on peut rapidement passer à table vu que nos logeurs font tables d'hôtes.

Il est extrêmement tôt, mais la fatigue cumulée des semaines précédentes et celle du voyage ont raison de mes forces : je m'endors très vite !


Samedi 3 décembre 2016

Là, on a demandé à avoir le petit-dej' vers 7h30, ce qui nous permet d'être prêts approximativement quand le soleil se lève.

Aujourd'hui on fera un peu plus de kilomètres, prévoyant d'explorer les environs de Vignolles, en espérant avoir plus de champs accessibles !

La plupart des champs sont à nouveau semés, néanmoins un seul est accessible : les tournesols ont été récoltés, les tiges couchées jonchent la parcelle.

Au départ on fait quelques trouvailles, mais on insiste et au fur et à mesure les découvertes sont de plus en plus nombreuses !

Toujours les sempiternelles ammonites, mais certaines d'une taille jamais personnellement récoltée dans l'Oxfordien poitevin, ainsi qu'un peu d'oursin irrégulier Dysaster sp. Et je termine par un gros nautile Pseudaganides ledonicus. 

Le froid piquant (le vent souffle en jolies rafales) et la faim ont raison de mon endurance : après avoir demandé la clé, je retourne à la voiture pour me mettre au chaud et y grignoter un semblant de pique-nique.

Quand Jean-Paul, très content de sa moisson, rentre à l'auto, il mange et on repart pour un peu d'exploration.

Les champs sont tous semés, mais des ammonites sont ramassées à leur lisière : à refaire dans des conditions plus propices, ça c'est sûr !

On retourne alors au champ labouré commencé la veille, avec grand intérêt : un gros sachet d'ammonites est encore engrangé et le froid piquant devient difficilement supportable avec le coucher du soleil, je me remets à l'abri dans la voiture.

Dès qu'il fait vraiment noir, Jean-Paul arrive et on rejoint le gîte.

Je prend ensuite un peu de chaleur dans mon lit, à un point tel que je m'endors... Heureusement pas très longtemps, il est hors de question de louper le souper !

Mais celui-ci expédié, je retourne au lit sans demander mon reste.

A suivre...

Phil "Fossil"


 

Partager cet article

Repost 0