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Bienvenue à mes amis !

Publié le par Phil Fossil

Bienvenue à mes amis fouilleurs d'Espace Paléo3J dont le blog vient d'être mis en ligne.

Ce musée privé créé par deux amateurs locaux mais infatigables voyageurs est accessible gratuitement sur simple rendez-vous et montre que, sans avoir besoin d'acheter des spécimens, il est possible pour des amateurs de se constituer une collection à la fois intéressante et didactique uniquement avec des pièces trouvées et échangées.

Et il prouve par la même occasion de manière irréfutable qu'une collection d'amateur bien rangée et exposée avec goût est cent fois plus profitable à la diffusion de la connaissance en Science géologique que la plus grande collection publique stockée en caisses au fond de caves humides...

A bientôt pour un compte-rendu de visite de cet étonnant atelier-musée !

Pour une visite virtuelle :

http://paleo3J.over-blog.net

http://www.paleontology.be

Phil "Fossil"

Publié dans Annonces et Pub

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Les géologues célèbres : Joachim Barrande

Publié le par Phil Fossil

 
Joachim Barrande (1799-1883, Tchécoslovaquie)
 
Né le 11 août 1799 dans un petit village du Gévaudan, élevé dans un milieu catholique très pratiquant, il poursuit ses études au Collège Stanislas de Paris. Entré à 20 ans à l’école polytechnique, il en sort major, choisit les Ponts-et-Chaussées, et est nommé ingénieur en 1824. Présenté au Duc d’Angoulème, ce dernier le recommande au roi Charles X comme précepteur de son petit-fils, Henri V, Comte de Chambord. Après la révolution de 1830, il suit la famille royale en exil jusqu’à Prague. Lors de la majorité du Prince, il reste en Tchécoslovaquie après le départ de la famille royale vers l’Autriche, et décide de reprendre ses activités d’ingénieur.
 
Son destin va se décider là...
 
Il a en effet découvert, près du château de Krivoklat à Skryje, une grande quantité de magnifiques fossiles, et va se consacrer jusqu’à sa mort à leur étude approfondie.
Il les cherche lui-même, ou les achète aux carriers avec lesquels il entretient des relations amicales, et qu’il a formés à l’extraction délicate des plus petites pièces.
 
Par sa connaissance des travaux de l’anglais Murchison (au départ un autre amateur !) parus en 1839, il s’avise de la grande similitude des restes découverts en Bohême centrale et ceux décrits en Angleterre. En 1840 il commence à dresser la liste des fossiles, à les décrire, à les ordonner et débute sa publication essentielle : “Le système Silurien du Centre de la Bohême”, le tome premier parait en 1852. Cet ouvrage monumental se compose de 22 volumes in-quarto, c-à-d près de 6000 pages illustrées de 1200 planches, décrivant 3600 espèces, nouvelles dans leur majorité. Une oeuvre qui n’a pas sa pareille en importance, car éditée à compte d’auteur, il surveille personnellement l’exécution des dessins. Des 250 exemplaires édités, la majorité est expédiée gratuitement aux bibliothèques. Il a néanmoins reçu des subventions de diverses sociétés et de particuliers fortunés.
 
Il a déterminé une multitude de fossiles, mais plus important encore, a découvert et correctement interprété les phases de croissance de nombreux trilobites (20 phases différentes pour Sao hirsuta !)
 
Comme il continue à s’occuper des propriétés du Comte de Chambord, il se rend régulièrement à Paris ou à Vienne, où il décède après une courte maladie en 1883.
 
Les Tchèques publieront encore deux volumes avec les notes et schémas qu’il n’a pas eu le temps d’éditer. Leur admiration pour cet homme, somme toute un étranger, est grandiose et méritée : outre le “Barrandien” qui est leur surnom donnée à la région centrale de la Bohême, une salle du Musée Narodni de Prague porte son nom (Barrandeum), ainsi qu’un quartier de Prague (Barrandov). Un buste de lui orne la façade de la maison qu’il occupait près du Théatre national. Pas mal pour un amateur !!!
 
Le moins que l’on puisse dire, est qu’il n’en a pas eu autant en France ! Une seule stèle érigée dans sa ville natale, Saugues.
 
(Inspiré par un article de Joan Deville, Minéraux&Fossiles n° 73, Février 1981)
 
Extrait de mon article sur http://www.eulasmo.com :
 
"Les amateurs et la Paléontologie : qui sont les véritables protecteurs des fossiles et des sites"
Annexe 2 : Les Amateurs qui sont devenus Professionnels. 
 
 

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Des récifs coralliens en Belgique !

Publié le par Phil Fossil

 

Phillipsastrea pentagona, Frasnien, Senzeille, Belgique. Largeur de l'image 4 centimètres.

En Belgique nous avons possédé des récifs de coraux dans la région de Couvin et de Philippeville.

Datés du Frasnien, c-à-d environ 350 millions d'années, ces récifs ont été préservés sous la forme de calcaire dur exploité dans les carrières comme "marbre" ou comme granulats.

Les sites les plus connus sont Frasnes (Carrière du Lion, carrière de l'Arche), Boussu-en-Fagnes (Carrière du cimetière), Senzeille (Carrière Beauchateau), Neuville (Carrière Victor Meyer), et bien sûr la région de Sivry-Rance.

Le calcaire marbrier était exploité par sciage au fil diamanté afin de sortir des blocs réguliers qui étaient ensuite sciés pour la fabrication de plaques de décoration.

Ces marbres ont été exportés dans le monde entier, on en retrouve même à Versailles où ils ont été utilisés pour la décoration de certaines salles.

Pour les amateurs de fossiles, les zones les plus intéressantes sont les schistes de bordure des récifs, en effet ils contiennent fréquemment des coraux (solitaires et coloniaux), brachiopodes, bivalves, gastéropodes, crinoïdes, et autres vestiges de ce lointain passé.

L'altération naturelle des schistes dégage très bien les fossiles calciteux plus résistants. Un simple grattage permet de sortir de beaux spécimens quasiment nettoyés. Les anciens crassiers (terrils)
où les exploitants déversaient les stériles de l'exploitation sont du plus haut intérêt...

Bon amusement !

Phil "Fossil"

Publié dans Sites de fouilles

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Un nouveau livre !

Publié le par Phil Fossil

 
Minéraux et Fossiles de la Carrière d'Ottange-Rumelange
 
Cet ouvrage récent (octobre 2005) illustre encore de manière magistrale la bonne collaboration qui peut, et qui DOIT régner entre les amateurs et le monde scientifique !
 
Environ 160 espèces minérales et fossiles ont été déterminées et photographiées, montrant la richesse des terrains bajociens de la zone frontalière entre la France et le Grand-duché de Luxembourg.
 
Là, à nouveau, la disponibilité et la passion des amateurs ont porté leurs fruits, l'ouverture d'esprit de scientifiques luxembourgeois et français a conduit à un ouvrage de vulgarisation extrêmement intéressant.                                               
 
Sans oublier la préservation de restes fossiles et minéraux qui, en l'absence de ces chercheurs bénévoles, auraient été passés au concasseur, sans aucun bénéfice pour la Science !
 
Les points de vue des deux «camps», exposés au début de cet ouvrage, montrent que les chercheurs professionnels aussi bien que les amateurs ont pu vaincre le clivage Scientifiques-Amateurs que quelques-uns essayent savamment d'entretenir en utilisant toute leur énergie stérile, et ce au détriment de la Paléontologie et de la Minéralogie !
 
Voir mon article sur la problématique de la protection du Patrimoine Géologique sur :
 
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Annonces et Pub

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Mammouth fossile de Russie

Publié le par Phil Fossil

 
 
Défense de Mammuthus primigenius, Quaternaire récent, Yakoutie, Russie. Longueur 76 centimètres.
 
 
Je vous ai parlé récemment des restes de mammouths dragués des fonds de la Mer du Nord, et qui grâce à un commerce actif sont collectés, préparés, préservés et intégrés dans des collections publiques et privées, et donc dans le patrimoine géologique.
 
Un autre exemple de point positif du négoce de spécimens fossiles est sans conteste l'achat de restes de mammouths provenant de Sibérie et de Yakoutie par les amateurs.                                            
 
Ces pièces sont généralement destinées au marché chinois, gros consommateur d'ivoire qui, vu l'interdiction d'utiliser de l'ivoire d'éléphant, se rabat sur de l'ivoire fossile de mammouth encore autorisé.                                                             
 
A nouveau, les amateurs de fossiles, qui achètent souvent à grands frais des défenses de mammouth russes, sont les véritables artisans de la préservation de ces restes fossiles lesquels, sinon, deviennent des statuettes et d'autres objets d'art... Ce qui passe par leur inévitable destruction !
 
Phil « Fossil »
 

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Cabinet de curiosités à échanger

Publié le par Phil Fossil

                                                                     
Etant donné que l’espace disponible chez moi arrive à un seuil critique, je me vois obligé de recentrer ma collection sur les fossiles uniquement.
 
Je dois donc me séparer de pas mal de choses, et suis prêt à les échanger contre des fossiles intéressants et de qualité, dont vous disposeriez et qui ne vous intéressent pas ou plus.
 
Les objets ci-après sont disponibles :
 
 
 
 
- Crâne actuel de grand canidé avec mandibule inférieure (longueur 22 centimètres)
 
Ce spécimen a été trouvé personnellement et préparé avec amour… Il a une grande valeur sentimentale et donc je ne m’en séparerai que contre quelque chose qui me fera réellement « flasher » !
 
- Livre "Le Peigne de Vénus" de cotation des coquillages
 
Il est très RARE, limite introuvable ! Donc je ne le lâcherai pas contre n'importe quoi.
 
- Livres divers sur les coquillages
- Timbres belges, espagnols, slovènes, grecs…
- Coquillages, coraux, oursins exotiques actuels divers
- Coquillages européens divers
- Crâne actuel de grand canidé sans mandibule inférieure (encore à préparer)
- Minéraux divers et nombreux (Belgique, Afghanistan, Roumanie…)            
 
 
 
 
- Salamandre fossile tchèque : (petite et grande)
- Crâne de pingouin chilien Spheniscus urbinai
- Poissons fossiles brésiliens
- Poissons fossiles chinois
- Dents de Platybelodon de Chine (éléphantidé fossile)
- Mandibules de Merycoidodon des USA (Oligocène)
- Dents de requins fossiles (Chili, USA, Kazakhstan, Maroc, Belgique)
- Oursins fossiles (Maroc, Belgique, France, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Malte…)               
- Trilobites (Tchéquie, Maroc, Portugal, USA)
- Ammonites (France, Allemagne, Russie, Madagascar…)
 
 
 
 
- Ammonites déroulées nacrées (Russie) RARE !
- Bois fossile (Belgique, Turquie, Madagascar)
 
- Livre "Mammouth Jarkov" (je l’ai en double…)
- Tirés-à-part sur la géologie et la paléontologie (Monde entier)
 
Et encore beaucoup d'autres choses...
 
Merci de me contacter, soit par mail à paleomaniac@hotmail.com, soit par sms ou appel au numéro de mobile +32473402582.
 
Merci d'avance de me faire des propositions correctes pour ce matériel hors du commun !
 
Phil "Fossil"
 
 

Publié dans Listes d'échanges

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L'échelle stratigraphique internationale

Publié le par Phil Fossil

 
En parcourant ce blog, vous avez certainement rencontré des termes tels que Ordovicien, Frasnien, Portlandien, Miocène, Pliocène, et d’autres encore.
 
Que représentent-ils ???
 
Très tôt dans l’histoire de la Paléontologie, les savants ont été confrontés au problème de la datation des vestiges découverts. Ils s’étaient rendus compte que dans un cas normal les couches les plus récentes recouvrent les plus anciennes, que les faunes fossiles sont différentes et que pour certains fossiles (appelés fossiles-guides) les mêmes fossiles ou associations de fossiles retrouvés même à de grandes distances indiquent des strates du même âge géologique.
Ils ont divisé les ères en époques, les époques en étages, et les étages en zones à fossiles. La zonation peut se faire sur les trilobites (au Primaire ou Paléozoïque), les ammonites ou les oursins (Secondaire ou Mésozoïque) et les mollusques (Tertiaire ou Cénozoïque). Cela permet une datation relative.
 
Actuellement on emploie plutôt des microfossiles (foraminifères, spores végétales, conodontes, acritarches) car leur petite taille et leur nombre incalculable permet aux géologues de les retrouver même dans un petit échantillon rocheux, par exemple une carotte de sondage.
 
Donc les étages ont été définis là où ils ont été étudiés pour la première fois. Le Frasnien à Frasnes-lez-Couvin (Belgique), le Portlandien dans l’Ile de Portland (GB), l’Albien dans l’Aube (France), le Rupélien à nouveau en Belgique… Alcide D‘orbigny au 19ème siècle a défini près d’une trentaine d’étages qui sont encore utilisés de nos jours. André Dumont, Géologue Belge, a également été très actif donc plusieurs étages ont été définis en Belgique.
 
Depuis la découverte de la datation radioactive par désintégration, l’on a également pu donner un âge réel à chaque ère, époque, étage et zone. C’est appelé la datation absolue.
 
L’on a donc constitué une échelle stratigraphique qui sera détaillée ci-après. Elle doit être lue de bas en haut, donc du plus ancien au plus récent.
 
 
Merci à mes amis du Cercle de Minéralogie et de Paléontologie de Belgique pour cette très belle échelle vraiment détaillée.
 
Quelques autres liens intéressants (merci à leurs auteurs) détaillant l’échelle stratigraphique ou la stratigraphie :
 
 
 
 
Je suis toujours prêt à répondre à vos questions, laissez-moi simplement un commentaire et je pourrai vous aider si nécessaire.
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des débutants

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Faut-il interdire la collecte de fossiles et de minéraux ???

Publié le par Phil Fossil

 
 
Cyrtospirifer grabaui, Frasnien supérieur, Barvaux, Belgique. Plus grande dimension 11 centimètres.
 
Des colloques sur la « Protection du Patrimoine géologique » sont régulièrement organisés par une poignée d’extrémistes protectionnistes, à des fins d’endoctrinement des chercheurs et des professionnels de la géologie.
 
Lors de ces colloques, les organisateurs essayent de faire croire que la collecte de minéraux et de fossiles est à éviter à tout prix, de plus ils jettent l’anathème sur les collectionneurs et les amateurs géologues, les accusant de tous les maux !
 
De plus en plus de professeurs, même en Belgique, semblent influencés par cette idéologie protectionniste et délibérément négative. J'en veux pour preuve ces deux anecdotes très récentes et absolument véridiques mettant en jeu des enseignants :
 
- Lors d'une excursion scolaire le long des falaises de Wimereux, dans le Boulonnais, un élève belge a eu la chance de découvrir au milieu des galets de la plage une ammonite naturellement dégagée par la mer. L'ayant montrée au professeur, celui-ci lui a "passé un savon", en lui disant qu'il n'avait pas le droit de la ramasser et de la prendre. Ce qui est à la fois totalement faux et dénué du moindre bon sens, ce site n'est pas classé, ni le ramassage ni l'extraction n'y sont interdits et le fossile commence déjà à être usé par la mer. Laisser l'ammonite sur place la condamne à une destruction certaine en l'espace de quelques semaines, première étape vers le galet informe et sans plus aucun intérêt...
 
- Ayant reçu d'un chercheur amateur de fossiles un Spirifer ramassé sur un tas d'éboulis déplacé lors des travaux de réalisation du talus du chemin de fer près de Barvaux-sur-Ourthe, un élève (9 ans) a trouvé intéressant de le montrer au reste de sa classe et à son professeur, afin de tenter de les intéresser aux Sciences de la Terre.
 
Ce fossile n'était donc plus en place lors de sa découverte, et est tellement commun que les gens locaux le découvrent même en quantité dans les chemins creux, les chantiers, les tas de cailloux et les champs labourés.
 
Son professeur lui a ici aussi fait part, de manière assez brutale et traumatisante d'ailleurs pour un jeune de son âge, de sa désapprobation, en lui disant de signaler à celui qui le lui avait donné que c'était très mal de chercher et ramasser des fossiles ! Dans ce cas également, le fossile aurait été détruit par le gel, fréquent en Ardenne belge, et serait retourné au néant au lieu d'être préservé, de servir de support de cours et de tenter de faire remonter un peu le niveau (qui devient réellement désastreux et préoccupant) des élèves en région wallonne...
 
Comme quoi il est beaucoup plus facile d'écouter et de répercuter sans réfléchir un avis négatif, même fondé sur AUCUNE base solide, que de réellement entamer par soi-même un semblant de réflexion constructive !
 
Quand on se rend compte que ce sont des professeurs, qui ont quand même la mission de former les adultes de demain en leur donnant des bases de réflexion, et qui se contentent eux-mêmes de diffuser (sans prendre la peine de vérifier) aux générations futures un ramassis d'idées fausses empreintes de stupidité, on peut réellement être attristé en s'imaginant le niveau culturel et intellectuel des moutons abêtis qui risquent prochainement de sortir de nos écoles...
 
Pour la petite histoire, l'élève dont il était question dans notre première anecdote a sagement attendu que son professeur ait "les yeux ailleurs" pour mettre l'ammonite dans son sac et donc la soustraire à son funeste destin qui n’était plus inéluctable... Ceci montre qu'un jeune peut parfois avoir plus de "jugeotte" que l'adulte "responsable" qui est censé lui montrer l'exemple !
 
Pour une étude exhaustive sur cette problématique, prière de consulter mon article en cliquant sur le lien ci-après, et de me laisser vos commentaires… La préservation des fossiles et des minéraux est l’affaire de tous !
 
 
Merci à vous.
 
Phil « Fossil »
 

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Mâchoire de requin fossile

Publié le par Phil Fossil

 
Comme vous l’avez déjà constaté, mon image de titre du blog est une mâchoire de requin fossile.
 
Elle a été assez laborieusement reconstituée à partir de dents fossilisées, lesquelles sont retrouvées isolées dans les sédiments sableux du Pliocène inférieur (5 millions d’années environ) qui recouvrent l’Argile de Boom dans l’Argilière de Sint-Niklaas, près d’Anvers.
 
Les dents ont été trouvées sur une période de 5 années, et appartiennent à des individus différents. La reconstitution est de ce fait dite « composite ».
 
Il faut savoir que les mâchoires de requins fossilisées en connexion anatomique sont une rareté suprême au niveau mondial, alors dans nos sédiments belges, qui ont tous à des degrés divers subi un remaniement plus ou moins poussé, c’est une quasi-impossibilité.
 
Les dents ont été choisies parmi celles disponibles, en fonction de la position (les mâchoires inférieure et supérieure possèdent des dents différentes) et de la taille.
 
Elles ont été fixées sur un rectangle de frigolite emballé (cousu) dans du tissu blanc. Le rectangle mesure 50 centimètres de hauteur sur un mètre de largeur. Les plus grandes dents atteignent 7 centimètres de hauteur.
 
Cela vous donne une idée de la taille de ce requin, ancêtre du grand requin blanc.
 
Certaines autres dents visibles dans mon album photo « requins-fossiles » atteignent 15 centimètres de hauteur… On peut à peine imaginer la bête qui les portait !
 
Cette mâchoire a servi à réaliser deux expositions jusqu’à présent.
 
Voilà, je pense ne rien avoir oublié !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

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Collaboration entre amateurs et Scientifiques : un Must !

Publié le par Phil Fossil

 
Comment cela se passe t'il dans un pays où les scientifiques collaborent en bonne intelligence avec les amateurs ?
 
 
Exemple de Maastricht, Pays-Bas.
 
 
Les visites à but de récolte de fossiles régulièrement organisées dans la carrière ENCI de Maastricht, et ouvertes aux paléontologues amateurs comme professionnels, portent assurément leurs fruits !
 
 
Outre la découverte exceptionnelle de Ber (le célèbre mosasauridé Prognathodon saturator) par Ruud Dortangs en 1998, deux trouvailles retentissantes autant que très récentes sont à mettre au crédit des amateurs !                                                   
 
En 2000, le collecteur amateur Frans Fonken a découvert un fragment de mâchoire inférieure du mosasauridé Carinodens belgicus.
La partie antérieure de la mandibule était mal connue, or c'est justement là où cette découverte comble les lacunes de nos connaissances !                                                        
 
 
En 2002, un autre amateur de paléontologie, Roland Meuris, a ramené des roches crayeuses à la maison afin d'y rechercher des petites dents de requins. Un ami collectionneur, Frans Smet, a reconnu une dent de mammifère dans son échantillonnage.
 
 
Il a été décrit sous le nom "Maastrichtidelphys meurismeti" en l’honneur des deux amateurs à l'origine de la découverte.
Ce spécimen est exposé sous une loupe grossissante au Muséum de Maastricht, à côté d'une reconstitution de cet animal.
 
 
C'est en effet le tout premier mammifère découvert dans les couches maastrichtiennes d'Europe, il prouve que ces animaux originaires d'Amérique du Nord ont emprunté un "pont" terrestre pour arriver chez nous.                                                                  
 
 
Pour plus d'informations (en Anglais ou en Néerlandais) :
 
 
 
 
Et cliquez sur "Start".
 
 
Phil « Fossil »
 

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