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Les fossiles remaniés, qu’est-ce que c’est ?

Publié le par Phil Fossil

 
 
Fréquemment, au cours de l’histoire géologique, des sédiments qui se sont déposés à une période donnée subissent ultérieurement une érosion et une re-sédimentation.
 
Ces couches sont généralement restées meubles quand le phénomène se passe, les grains les plus petits et légers sont emmenés au loin par les eaux, les parties les plus grosses et les plus dures, cailloux et fossiles principalement, se retrouvent rassemblées à la base de la couche géologique suivante en ce que l’on appelle un « Gravier de base ».
 
Une certaine usure peut se produire, principalement si le transport est long, du fait des chocs entre les cailloux et les vestiges fossiles. Ces derniers peuvent être principalement constitués de restes de vertébrés (dents, ossements, vertèbres) et phénoménalement concentrés. Certains graviers, par exemple, contiennent 10.000 à 20.000 dents par mètre-cube de couche.
 
Par la suite, les sédiments peuvent subir une consolidation, appelée diagenèse, qui transforme les sables en grès, ou les argiles en schistes.
 
Les principaux sédiments contenant des fossiles remaniés se rencontrent en Belgique dans le Cénozoïque, on en trouve depuis le Danien de Ciply jusqu’au Pléistocène de Merelbeke, mais il existe des niveaux plus anciens.
 
Les plus riches sont, du plus ancien au plus récent :
 
- Niveau graveleux du Campanien de Obourg ;
 
- « Poudingue de la Malogne » à la base du « Tuffeau de Ciply » du Danien ;
 
- Base du « Tuffeau de Lincent » du Paléocène ;
 
- Base des « Sables de Lede », autour de Gand et de Bruxelles ;
 
- Base des « Sables de Kattendijk » dans le Port d’Anvers ;
 
- Base du Pléistocène à Merelbeke.
 
Des fossiles remaniés nettement plus anciens sont néanmoins connus à l’étranger, on peut citer les ammonites toarciennes remaniées à la base du Bajocien en Ardennes françaises. En Belgique on peut découvrir des coraux du Carbonifère et du Dévonien dans le « Poudingue de Malmédy » du Permien.
 
Quelques autres sites étrangers à fossiles remaniés remarquables sont :
 
- Dents de requins du Bartonien du Kazakhstan ;
 
- Faluns de Touraine du Miocène (Helvétien-Vallésien) ;
 
- Niveaux sous-marins à dents de Megalodon de Nouvelle-Calédonie ;
 
- Dents de Megalodon et autres requins crétacées à miocènes dans les rivières de Caroline du Nord et de Floride.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des débutants

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Bourse de Riccione près de Rimini, Italie

Publié le par Phil Fossil

Riccione-Bourse-small.jpg

 
Vous êtes tous cordialement invités à la 10ème bourse « Jurassic », salon des minéraux et fossiles, dans le Palais du Tourisme à Riccione, les 10 et 11 novembre 2007.
 
Heures d’ouverture :
Samedi : de 8h30 à 13h et de 15h à 20h.
Dimanche : de 9h à 13h et de 15h à 19h30.
 
Entrée libre.
 
Organisation du Centre de paléontologie et minéralogie « Andrea Travaglini »
 
Sous le haut patronage de la Commune de Riccione – Fondation de la Caisse d’Epargne de Rimini.
 
Pour informations : Tél mobile +39-328/6253100 – +39-338/1862678
 
Salutations cordiales.
 
Prof. Marco Travaglini.
 

Publié dans Annonces et Pub

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Comment différencier ammonites et nautiles ?

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Lituites lituus (poli), Ordovicien, Chine. Longueur 11 centimètres.
 
 
Une question très justement posée par notre ami Calyptre77, quelles sont les caractéristiques permettant de faire la différence entre une ammonite et un nautile fossile ?
 
Il y en a un assez grand nombre, nous allons les détailler une par une.
 
Lignes de suture
 
Les lignes de suture, c à d visibles sur un moule interne les jonctions entre la paroi des loges et la coquille, sont très simples, courbe ou droite sur les nautiloïdes du Paléozoïque. Elles sont persillées chez la plupart des ammonites, plus simples mais néanmoins plus complexes que pour les nautiles chez les Ceratites du Trias ou les Tissotia du Crétacé.
 
Enroulement
 
Dans les terrains où l’on trouve des ammonites et des nautiles, à partir du Trias en tout cas, ces derniers sont toujours enroulés, tandis que les ammonites peuvent être hétéromorphes ou déroulées.
 
Ornementation de la coquille
 
L’ornementation superficielle de la coquille des nautiles se limite à des lignes relativement légères, celle des ammonites est très variable : lignes, nodules, côtes, carène externe…
 
Position du siphon
 
Tube permettant les échanges de gaz et d’eau entre les loges de la coquille, le siphon est situé au centre de chaque loge chez le nautile, mais il est ventral (vers l’extérieur) de chaque loge chez l’ammonite.
 
Taille de l’ombilic
 
L’ombilic (nombre de tours entre le centre et le dernier tour) varie de très petit, quasiment inexistant à très grand chez les ammonites, chez les nautiles il est inexistant : le dernier tour englobe tous les autres, il est dit embrassant.
 
Épaisseur relative au diamètre
 
Ce critère n’en n’est pas un, en effet certains nautiles sont relativement plats, tandis que quelques espèces d’ammonites sont globuleuses, limite sphériques.
 
N’hésitez jamais à consulter nos albums « ammonites » et « nautiloïdes fossiles » en cas de doute sur un spécimen en particulier.
  
Voir également ce travail assez complet sur les céphalopodes en paléontologie :
 
Bonne détermination !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

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Encore un week-end bien occupé !

Publié le par Phil Fossil

 
Malgré les fatigues consécutives à la Bourse de Bruxelles le week-end précédent, votre serviteur en manque de fouilles a sauté sur toutes les occasions de prendre l’air !
 
Cela a commencé ce mercredi, où un petit tour dans le Port d’Anvers a permis de ramener, outre quelques féroces courbatures dues au tamisage « extrême », une jolie moisson de dents de requins du Miocène-Pliocène. (Cosmopolitodus hastalis, Hexanchus gigas, Carcharocles megalodon, Notorhynchus primigenius, Lamna nasus, Galeocerdo aduncus, Carcharias vorax…)
 
Ce samedi, nous sommes allés rafraîchir une coupe dans une ancienne carrière ouverte dans le Lédien (Eocène) des environs de Gand : bilan presque un kilo de dents de requins typiques (Striatolamia macrota, Galeocerdo latidens, Lamna lerichei, Carcharias hopei…) et de nombreuses dents de raies (Myliobatis dixoni, Aetobatus irregulatis) et de poissons. (Pycnodus toliapicus, Albula oweni, Eotrigonodon serratus, Trigonodon sp.)
 
Dimanche, malgré quelques douleurs persistantes, un petit saut rapide à Rumst pour ramener des morceaux de septarias joliment minéralisés en pyrite irisée, dont les couleurs sont de toute beauté. Nous avons également récupéré quelques petites coquilles typiques du Rupélien argileux. (Leda deshayesiana, Astarte Kickxi, Turricula sp.)
 
Après notre retour, rangement et tri sommaire des deux seaux de tamisat ramenés mercredi et samedi, puis nettoyage des dernières trouvailles et stockage en caisses standardisées du contenu de nombreuses boites dépareillées.
 
Et en guise de conclusion, déballage et rangement en caisses standard des nombreuses acquisitions faites à la Bourse de Bruxelles (Autoworld), ce qui permettra un passage à la photo.
 
Bref, si nous sommes fatigués le lundi matin, on saura pourquoi…
 
Bonne semaine !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Billets d'humeur

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Planification d’une nouvelle sortie de fouilles

Publié le par Phil Fossil

 
Bien souvent, lorsque l’on reçoit d’autrui de l’information concernant un gîte fossilifère, en règle générale ces données sont fragmentaires ou au minimum très imprécises.
 
Il y a donc une série d’étapes à franchir entre le moment où l’information est reçue, et celui où l’on peut commencer à fouiller.
 
Le plus simple est d’essayer, dès le départ, d’obtenir une info précise, mais tout le monde n’aime pas forcément partager ses sites… Et il est nettement plus gratifiant d’arriver à retrouver un site par soi-même que de le recevoir « servi sur un plateau ».
 
Il est toujours possible de poster un message sur l’un ou l’autre forum géologique, et d’y demander plus de précisions. Celles-ci auront de grandes chances de vous parvenir en « messages privés ».
 
Dans la négative, la première démarche est de repérer un « candidat » potentiel pour le site, il s’agit parfois d’une carrière, mais cela peut également être un talus de route, de canal ou de rivière, un champ labouré, une plage ou une falaise, voire une série de trous bien cachés dans les bois…
 
Dans la plupart des cas, l’utilisation d’un outil de cartographie aérienne aide énormément, que cela soit Google Maps, Google Earth ou Géoportail, l’on peut ainsi plus facilement repérer les zones à affleurements potentiels ainsi qu’un point d’accès optimal.
 
Il ne faut pas oublier que les photographies présentées sur ces sites ont plusieurs années d’âge, la disposition des lieux peut avoir significativement changé depuis, notamment dans les carrières en exploitation ou les chantiers de lotissement.
 
La superposition des vues aériennes avec les cartes géologiques du BRGM permet de situer plus précisément les couches de l’étage stratigraphique désiré.
 
Si le site considéré se trouve en falaises ou sur une plage, il convient absolument de tenir compte de l’horaire des marées avant de démarrer la prospection, elle doit être nettement descendante.
 
La météo est à vérifier peu avant la prospection, en effet certains sites sont à faire de préférence quand il pleut ou juste après une pluie qui va, par la modification prononcée de teinte de la roche qui en découle, rendre les fossiles nettement plus visibles.
 
La plupart des sites WEB que vous serez amenés à utiliser se trouvent dans notre « Portail Paléo », rubrique « Utilitaires », le lien est le suivant :
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des pros

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Quelques fossiles du Maastrichtien d’Eben-Emael, Belgique

Publié le par Phil Fossil

Adrien-Eben-Emael-Maastrichtien-Squalicorax-pristodontus.JPG 
 
Squalicorax pristodontus, Maastrichtien supérieur, Eben-Emael, Belgique. Plus grande taille 35 millimètres.
 
Adrien-Eben-Emael-Maastrichtien-Mosasaurus-sp-1.jpg
 
Mosasaurus hoffmanni, Maastrichtien supérieur, Eben-Emael, Belgique. Hauteur 40 millimètres.
 
 
Nous en profitons ici pour accueillir dans notre communauté de collectionneurs le jeune Adrien, 14 ans, qui nous semble déjà fort prometteur…
 
Les pièces présentées plus haut ont été découvertes en surface des blocs de tuffeau grâce à la réflexion du soleil sur la surface émaillée brillante des dents, ce qui a attiré l’attention de notre jeune ami.
 
La Squalicorax avait manifestement affleuré depuis un bon bout de temps déjà lorsqu’elle fut trouvée.
 
La valeur n’attend pas le nombre des années…
 
Bravo, Adrien !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Du bon usage de ce site… Petit rappel !

Publié le par Phil Fossil

 
 
Nous avons remarqué que le nombre de nos visiteurs et de nos pages vues a significativement augmenté en quelques mois, mais il semble néanmoins que bien peu d’entre vous se donnent la peine de nous laisser des commentaires sur nos articles, ce qui ne prend pourtant que quelques petites minutes de votre temps.
 
Ce site permet une interactivité proche d’un forum de discussion, par le jeu des « questions – réponses » via les commentaires. Ne vous privez pas de le faire, cela est nettement plus motivant pour nous d’avoir des réactions au travail conséquent que représente la mise-à-jour journalière de ce site…
 
Si d’aventure vous désirez que nous traitions d’un sujet précis dans ces colonnes, n’hésitez jamais à nous le demander, par un commentaire de préférence. Il ne devrait falloir en règle générale que quelques jours pour répondre à vos demandes, néanmoins si nous sommes partis en vacances cela pourra prendre un peu plus de temps.
 
Si l’envie vous taraude, par exemple, d’un article sur « le sexe des ammonites » (pas la vie sexuelle, le dimorphisme sexuel), demandez-le nous, nous n’avons pas encore la possibilité de « sucer de notre pouce » vos désirs et vos besoins… Merci.
 
Il vous est également possible très facilement et rapidement, par simple encodage de votre adresse eMail valide dans l’onglet « Newsletter », de vous inscrire, ce qui vous permet d’être tenus au courant de la parution de nouveaux articles et de recevoir d’éventuelles futures « Newsletters » réservées à nos fidèles abonnés.
 
Un grand merci à ceux qui le font déjà, et à tous ceux qui le feront dans l’avenir.
 
Amicalement.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Générale

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Fossiles paléogènes sur la Plage de Knokke à Cadzand

Publié le par Phil Fossil

 
Striatolamia-sp-1.JPG
Striatolamia-sp-2.JPG 
Striatolamia sp., Paléocène, Knokke, Belgique. Plus grande dimension 15 millimètres.
 
 
Pour les amateurs de sites de fouilles faciles à travailler, particulièrement avec des enfants en bas-âge, nous conseillons la plage entre Knokke et le « Zwingeul », chenal qui, sortant du « Zwin », sépare la Belgique des Pays-Bas.
 
Après une tempête ou une grosse mer, il suffit d’examiner soigneusement à marée descendante les laisses de mer riches en coquilles actuelles pour découvrir des dents de requins et de raies, noires et fréquemment assez roulées, mais parfois encore bien conservées.
 
Les dents trouvées datent de l’Eocène et du Paléocène, elles sont fréquemment découvertes isolées mais il est également intéressant d’examiner avec soin sous toutes leurs faces les petits blocs calcareux grisâtres du Paléocène, riches en glauconie, qui parsèment l’estran.
 
En effet ces derniers contiennent fréquemment des coquilles, mais plus rarement des oursins du genre Echinolampas, des ophiures fossilisées, et des dents de requins ou de raies.
 
Les principales espèces de poissons que l’on peut espérer y rencontrer sont :
 
-         Raies : Myliobatis dixoni, Aetobatus irregularis
-         Requins : Striatolamia macrota, Striatolamia striata, Carcharias hopei, Lamna lerichei, Carcharias robusta, Xiphodolamia eocenica, Galeocerdo latidens, Galeorhinus lefevrei, Abdounia sp.
-         Poissons osseux : Pycnodus toliapicus, Trigonodon sp., Eotrigonodon serratus
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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A quoi ressemblaient les fossiles de leur vivant ?

Publié le par Phil Fossil

 
 
De nombreuses personnes se demandent fréquemment à quoi pouvaient ressembler les fossiles de nos albums avant leur mort et leur enfouissement, c’est une question à laquelle il n’est pas trop difficile de répondre dans la plupart des cas.
 
Dans tout les cas, le principe de base est : « Le présent est la clé du passé ».
 
Pour les mollusques, oursins, astéries et autres brachiopodes qui n’ont pas tellement évolué depuis leur origine, il suffit de contempler une collection de coquilles et autres animaux marins actuels, ou un reportage animalier consacré aux fonds marins, mais à l’opposé de nombreux organismes ont disparu ou évolué au point de ne plus avoir de représentants directs de nos jours.
 
D’autres organismes peuvent être associés, de près ou de loin, à des animaux actuels apparentés ou non :
 
-         Les cystoïdes et blastoïdes aux crinoïdes ;
-         Les trilobites à nos actuels cloportes ou aux limules (crabes des Moluques) ;
-         Les euryptérides à nos scorpions ;
-         Les ammonites aux nautiles ;
-         Les bélemnites aux seiches ou aux calmars, le rostre prenant la place de l’os de seiche ou de la « plume » des calmars ;
-         Les ichtyosaures à nos dauphins (évolution convergente) ;
-         Les mosasaures à nos actuels varans ;
-         Les dinosaures bipèdes à nos oiseaux coureurs, comme l’autruche ou l’émeu.
 
Le site que nous vous conseillons est très fréquemment mis à jour, riche en superbes photos couleur, et il permettra de vous faire une bonne idée de la reconstitution de la plupart de nos fossiles d’origine marine.
 
Il s’avère être un complément indispensable de notre site…
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des débutants

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Cherchons (anciennes) collections de fossiles, minéraux et coquillages

Publié le par Phil Fossil

 
 
Afin de préserver le patrimoine géologique et biologique de la mise à la poubelle, et également d’étoffer notre Muséum, nous vidons gratuitement les collections qui vous encombrent suite à un décès ou préalablement à un déménagement.
 
Une rétribution est éventuellement possible, en fonction de la qualité et de l’intérêt de la collection considérée.
 
Nous sommes également à la recherche de meubles de présentation de bonne qualité. (Vitrines robustes, armoires à tiroirs, étagères résistantes…)
 
Nous nous engageons à faire « revivre » la ou les collection(s) en exposant les pièces les plus intéressantes, et en échangeant ou distribuant à des débutants les pièces qui ne nous intéressent pas personnellement ou font double-emploi.
 
Toute offre de « sponsoring », quelle qu’elle soit, est bien évidemment la bienvenue.
 
Merci d’avance.
 
Phil « Fossil »
 

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