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Plus petites espèces de requins du Miocène de Lecce, Italie

Publié le par Phil Fossil


Cosmopolitodus-Galeocerdo-Hemipristis-Hypoprion.JPG 

 
De gauche à droite :
Cosmopolitodus hastalis (ancêtre du Grand Requin Blanc)
Galeocerdo aduncus (Requin-Tigre)
Hemipristis serra (Requin Emissole)
Hypoprion acanthodon (Requin-Citron)
Taille maximale 3 centimètres.
 
 
Grâce à mon cher ami Claudio, je suis désormais en mesure de vous présenter quelques-unes des plus petites espèces de requins du Miocène de Lecce, dans les Pouilles.
 
Si les dents de Carcharocles megalodon sont, grâce à leurs dimensions, plus faciles à repérer dans la roche un peu crayeuse, les plus petites espèces sont au moins aussi intéressantes.
 
Outre la Cosmopolitodus hastalis, qui semble moins fréquente que dans nos sédiments anversois, on y rencontre Hypoprion acanthodon (proche du Requin-Citron actuel), Galeocerdo aduncus (Requin-Tigre) et surtout Hemipristis serra (Requin Emissole) qui chez nous est véritablement anecdotique !
 
Cette roche n’étant pas un niveau remanié à concentration de restes de vertébrés, à comparer avec nos sédiments sableux, les pièces sont d’une fraîcheur et d’une brillance admirable…
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

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Quelques-unes de nos pièces déterminées !

Publié le par Phil Fossil

 
Suite à nos petites annonces sur ce site, et au postage de quelques pièces sur Geoforum, nous avons pu arriver à obtenir une détermination pour certaines d’entre elles.
 
Les nombreuses dents de requins crétacées, découvertes dans le port d’Anvers suite à un « déversage », proviennent bel et bien de la Somme, des terrils résidus d’une ancienne exploitation de craie phosphatée près d’Abbeville, et datent du Campanien.
 
Le joli trilobite Neseuretus tristani ordovicien sur schiste ardoisier provient des environs d’Angers ou de Trélazé, comme nous le pensions déjà. C’est actuellement une pièce assez difficile à trouver.
 
La petite ammonite semble être une Pulchellia du Barrémien de Haute-Provence.
 
Il reste encore, pour les bonnes volontés, quelques pièces qui attendent une détermination, soit au niveau du site d'origine, soit au niveau du genre et de l’espèce.
 
 
Merci à toutes et tous pour votre aide !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Générale

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Les modes de fossilisation

Publié le par Phil Fossil

 
 
Contrairement aux modes de fossilisation un peu spéciaux, survolés dans un article précédent, les types les plus classiques et les plus fréquemment vus sur le terrain sont détaillés ci-après.
 
 
Coquille conservée
 
Type de fossilisation assez communément rencontré pour les fossiles cénozoïques, les coquilles ont été préservées en totalité, parfois incluant leurs couleurs d’origine, ou en grande partie, certains composants organiques ont été dissous.
 
Parfois, de la calcite peut avoir été combler les pores du fossile, le rendant plus lourd et plus solide que la coquille de départ.
 
Les meilleures préservations sont visibles dans le Lutétien du Bassin Parisien, à Grignon, Fercourt et Damery.
 
 
Moule interne et externe
 
Plutôt typiques des fossiles plus anciens, mais néanmoins signalés dans le quaternaire de Thaïlande, par exemple, les moules internes et externes sont ce qui reste quand les eaux acides percolant dans la roche durcie ont dissous les coquilles calcaires.
 
Il est très important dans ce cas de récolter les deux, et de ne pas se contenter du moule interne seul comme on peut le voir hélas trop souvent.
 
Par simple moulage de l’empreinte externe on peut reconstituer l’aspect original de la coquille.
 
Les sites de Olloy-sur-Viroin (Coblencien), Novion-Porcien (Oxfordien), Faissault (Oxfordien), Machéroménil (Albien moyen) fournissent essentiellement des moules internes et moulages externes, parfois mélangés avec des coquilles conservées ! Dans ce cas on se rend compte que les coquilles calcitiques ont été préservées, celles en aragonite ont disparu.
 
 
Remplacement
 
Le « trou » laissé par la dissolution de la coquille peut ensuite être rempli par les substances chimiques en solution dans les eaux de percolation, et reconstituer l’apparence de la coquille elle-même. En fonction de la finesse de grain de la gangue, la copie peut être plus ou moins fidèle à l’original.
 
Les minéraux prenant part à ce processus seront détaillés plus loin.
 
 
Epigénie
 
Dans ce cas de figure, le fossile est remplacé molécule par molécule, la substance d’origine laisse sa place à un autre minéral dissous dans l’eau. La copie est très fidèle à l’original étant donné le remplacement « moléculaire ».
 
Les minéraux ci-après peuvent prendre part au processus d’épigénie :
 
Calcite : la plus connue, intervient dans la grande majorité des cas. Citons par exemple les sites bajociens du Calvados comme Feuguerolles et Fresney-le-Puceux.
 
Pyrite : indissociable des argiles et des marnes, les ammonites pyritisées sont un grand classique du Callovien des Vaches-Noires et de l’Albien de Wissant.
 
Silice : donnant fréquemment de très beaux fossiles, on rencontre ce type d’épigénie dans l’Oxfordien de Neuvizy et l’Albien supérieur de Strépy-Thieu.
 
 
Pétrification des restes de vertébrés
 
Les os et les dents sont relativement légers à l’origine, étant plus ou moins poreux. Les eaux de percolation riches en sels minéraux vont alourdir et  renforcer les fossiles, mais également en modifier plus ou moins fortement la couleur.
 
Les dents de requins par exemple, blanches au départ, peuvent devenir bleutées, rouges, vertes, roses, noires en fonction des sels minéraux présents dans l’eau. La couleur permet, avec un peu d’expérience, d’assez facilement déduire le site d’origine des dents quand on ne le connaît pas.
 
Si le phosphate de chaux est le principal, et le plus fréquent composant de cette pétrification, les ossements poreux du Port anversois peuvent voir leurs pores comblés par de la calcite.
 
 
Carbonisation
 
Type de fossilisation typique des restes végétaux, et particulièrement des fossiles du Houiller, il résulte généralement en une importante perte de volume.
 
Ce processus implique de la chaleur et une forte pression, qui vont transformer en carbone presque pur tous les restes organiques présents au départ. Un tronc ou une branche peut très bien devenir une mince pellicule charbonneuse sur du schiste ou du grès.
 
Les fougères fossiles des environs de Mons, Saint-Etienne et Valenciennes, pour citer quelques exemples, sont des spécimens appréciés des amateurs.
 
 
Inclusion dans l’Ambre
 
Rencontré dans l’Oligocène de la Baltique ou de République Dominicaine, l’ambre est une résine fossilisée, légère mais assez résistante et se polissant très bien, résine qui a fréquemment inclus de nombreux restes d’insectes. La préservation est excellente, les détails les plus fins sont conservés.
 
Des ambres sont connus depuis le Crétacé, les pièces du Nord de la France (Eocène inférieur) ont livré une faune d’insectes très intéressante.
 
Le copal de Madagascar est un autre type de résine pétrifié, géologiquement plus récent. (Pléistocène)
 
 
Inclusion dans la Glace
 
Ce type de fossilisation est uniquement rencontré dans les régions très nordiques abritant du permafrost, (Sibérie) on y retrouve des squelettes bien conservés, mais occasionnellement les parties molles le sont également.
 
Le mammouth Jarkov en est l’un des derniers exemples connus.
 
 
Inclusion dans le bitume
 
Les fosses à bitume de Rancho la Bréa, quartier de Los Angeles, étaient recouvertes d’eau où de nombreux animaux venaient boire, ils s’y enlisaient et y mouraient inexorablement. Leurs squelettes sont très bien conservés par l’asphalte et bien sûr grâce à l’absence quasi totale de charognards.
 
Dans le bitume solidifié on découvre de temps en temps des insectes fossiles, animaux rarement découverts ailleurs vu leur grande fragilité.
 
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des débutants

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Trilobite du Tournaisien de Vaulx, Belgique

Publié le par Phil Fossil

Carine-Vaulx-Tournaisien-Cummingella-belisama-1.JPG
 
Cummingella belisama et Productus sp., Tournaisien, Vaulx. Longueur du trilobite 2 centimètres.
 
 
Lors d’une sortie organisée sous l’égide du CMPB, nous avions eu l’autorisation de fouilles dans la grande carrière de Vaulx, près de Tournai. Je m’y étais rendu en compagnie de mes potes Werner et Carine.
 
Après avoir parqué les véhicules à un endroit plat et pas trop boueux, nous nous étions éparpillés à pied dans la carrière, à la recherche de fossiles tournaisiens (Carbonifère inférieur) et de calcite pour certains.
 
Nous avions à nous trois exploité une poche de dissolution du calcaire, pleine d’argile et littéralement bourrée de coraux fossiles, lorsqu’en prospectant une partie plus ancienne de la carrière Carine me présenta ce caillou portant un brachiopode Productus un peu déformé.
 
« S’il ne vaut pas la peine celui-là, je peux le jeter ? »
 
Elle n’avait visiblement pas aperçu le joli trilobite Cummingella belisama complet qui trônait au milieu de cette plaquette de roche…
 
Encore une chance qu’elle ne l’avait pas jeté sans me demander mon avis !
 
Bravo, Carine !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Encore une visite à Anvers ce dimanche !

Publié le par Phil Fossil

 
 
Une sortie planifiée de longue date, qui pour cause d’un agenda particulièrement surchargé, a finalement pu avoir lieu ce dimanche ! Le temps superbe était de la partie, la chaleur était rendue tout-à-fait supportable grâce au vent bien présent dans le Port.
 
La petite Fanny, accompagnée de ses parrain et marraine, a pu enfin chercher quelques fossiles dans le gravier de base du Pliocène anversois !
 
Elle s’est montrée particulièrement douée, utilisant les tamis, grattoirs, pelles et autres instruments de « torture » mais qui lui ont permis la découverte de dents de requins et d’ossements de mammifères marins sans oublier une riche faune de coquilles, préservées ou sous forme de moules internes.
 
N’oublions pas quelques dents de poissons sparidés de grande taille trouvées en examinant les zones sableuses bien lavées par la pluie.
 
Pour sa part, après tamisage d’un petit mètre-cube de sédiment, votre serviteur a pu mettre la main sur quelques pièces, de taille moyenne mais de rareté plus grande, qu’il est heureux de pouvoir vous présenter ici !
 
Paleoman-Doel-Pliocene-Galeocerdo-Sphyrna-Eurhinodelphis-1.JPG 
 
De gauche à droite :
Galeocerdo aduncus, requin-tigre, largeur 18 millimètres ;
Sphyrna zygaena, requin-marteau, largeur 14 millimètres ;
Eurhinodelphis cocheteuxi, dauphin, longueur 14 millimètres.
Pliocène inférieur, Port d’Anvers, Belgique.
 
Vivement la prochaine !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Billets d'humeur

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Notre site d’échanges : petit rappel !

Publié le par Phil Fossil

 
 
Comme annoncé dans ces colonnes il y a quelques jours déjà, notre site d’échange de fossiles et de minéraux est désormais en ligne, et il reçoit sa ration hebdomadaire de nouvelles photographies.
 
Prendre en photo des centaines de pièces extraites de nos boites de matériel à échanger est une tâche ardue, sans oublier de les télécharger et de les organiser correctement dans les albums disponibles, il en résulte que les soirées et les week-ends sont bien occupés.
 
Nous avons ajouté des poissons chinois, requins américains et chiliens, trilobite suédois, raies chiliennes, ammonites malgaches, stromatolithe bolivienne, larve d’insecte chinois, oursins espagnol et malgaches…
 
Ne vous privez surtout pas de le visiter et encore mieux de l’utiliser, il a été mis en ligne pour votre facilité.
 
 
A bon entendeur…
 
Phil « Fossil »
 
 

Publié dans Annonces et Pub

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Album photo des sites de fouilles

Publié le par Phil Fossil

 
Dès le début de ce site, nous vous avons présenté des sites à échantillonner, en essayant d’y ajouter une ou plusieurs photos de pièces qui y ont été découvertes.
 
Nous n’y avons pratiquement jamais inclus de photographie des sites eux-mêmes, ayant le projet longtemps différé de créer un album photo dédié incluant les principaux sites visités, gîtes fournissant des fossiles et des minéraux.
 
Ces sites sont généralement des carrières (en exploitation ou anciennes), talus de route ou de canal, falaises, plages, champs labourés…
 
Après une très (trop sans doute) longue attente, le voici enfin !
 
La structure des noms de photos est la suivante :
 
PAYS-Etage-Site-N°
 
Le PAYS est le code pays international en deux lettres (BE, FR, DE, …), l’étage est le principal étage stratigraphique accessible sur ce site, le nom du site, et enfin un numéro de séquence pour les photos multiples du même site.
 
 
Bon amusement ! Et si vous avez envie de poster un commentaire, merci de le faire.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Générale

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Superbe Squalicorax du Maastrichtien de Ciply, Belgique

Publié le par Phil Fossil

Werner-Ciply-Maastrichtien-Squalicorax-pristodontus-2.JPG
 
Squalicorax pristodontus vue labiale, Maastrichtien inférieur, Ciply. Plus grande dimension 35 millimètres.
 
Werner-Ciply-Maastrichtien-Squalicorax-pristodontus-1.JPG 
Vue linguale de la même pièce.
 
 
Malgré plusieurs sorties « intensives » à Ciply, le pelletage et le tamisage de plusieurs mètres cube de sédiment (Gravier de base du Tuffeau de Ciply altéré en sable et craie phosphatée de Ciply délitée en fragments), et la découverte d’une quantité assez importante de dents de plus petites espèces, nous n’avions jusqu’à présent pas pu mettre la main sur une dent de Squalicorax raisonnablement complète.
 
Les fragments, plus ou moins usés par le remaniement, se rencontrent de temps à autre, c'est-à-dire pas très souvent !
 
Il aura fallu la ténacité, l’œil exercé, la patience et, il faut bien le dire, une bonne dose de chance également, à notre ami Werner pour qu’il puisse dénicher dans son tamis cet exemplaire de toute beauté, d’une fraîcheur exceptionnelle, et de taille imposante de surcroît !
 
Bravo cher ami !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Encore deux pièces à déterminer… Merci !

Publié le par Phil Fossil

 
 
Ayant récupéré une collection complète lors d’un décès il y a quelques années, la mise en ordre des pièces et la sélection des spécimens intéressants m’ont ouvert la porte à quelques questions au point de vue des déterminations.
 
En effet, les étiquettes n’étaient pas toujours présentes, et celles qui l’étaient avaient fréquemment été effacées par le soleil et les années…
 
Je me retrouve donc avec quelques pièces indéterminées, et je me permets ici de vous mettre à contribution.
 

010-Tout-a-determiner-ammonite.JPG
 
Cette ammonite très spéciale a résisté jusqu’à présent à toutes mes tentatives de détermination… Quelqu’un aurait-il une idée de son genre, espèce, étage et provenance ? (Si possible)  Son diamètre est de 3 centimètres.
 

011-Tout-a-determiner-ossement.JPG
 
Cet os, vraisemblablement de mammifère, provient visiblement des faluns, de l’Anjou ou de la Touraine (sans précision) mais si un spécialiste des ossements fossiles avait la possibilité d’apporter une détermination plus précise, cela serait le bienvenu. Longueur 10 centimètres.
 
Merci d’avance !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans A déterminer SVP

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Sharktooth Hill, ou le paradis de l’amateur de requins fossiles

Publié le par Phil Fossil


Cosmopolitodus-Hemipristis-Negaprion.JPG 
 
Cosmopolitodus hastalis + Hemipristis serra + Negaprion sp, Miocène, Sharktooth Hill, Californie, USA. Longueur de la plus grande dent 4 centimètres.
 
 
Si les Etats-Unis ne sont certes pas avares en restes de requins fossiles, la Floride et les deux Caroline, ainsi que la Virginie se taillent la part du Lion en quantité de fossiles découverts.
 
La Californie est moins connue de ce point de vue, mais une colline fort intéressante est réputée pour les restes de squales et de mammifères marins du Miocène, il s’agit de la « Sharktooth Hill », la « Colline aux dents de requins », près de Bakersfield.
 
Un niveau à concentration, le « Round Mountain Silt », une fois mis au jour et fouillé scientifiquement, est littéralement « pavé » de restes de vertébrés !
 
On y découvre entre autres les espèces suivantes de requins : Carcharocles megalodon, Cosmopolitodus hastalis, Isurus planus, Negaprion sp., Hemipristis serra, Galeocerdo aduncus, Galeocerdo contortus…
 
Les fouilles n’y sont pas réservées aux scientifiques du cru, les amateurs y fouillent également, parfois assistés de scientifiques, ce qui entraine que de temps à autre quelques spécimens peuvent être obtenus par échange avec des collectionneurs locaux ayant récupéré des pièces.
 
Liens :
 
 
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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