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Quelques photos souvenirs...

Publié le par Phil Fossil

 

Notre cher ami Werner s'est décidé à publier de vieilles photos de nos sorties communes sur Facebook, je me vois suite à celà retomber dans une certaine nostalgie.

Celle des trouvailles pléthoriques que nous faisions ensemble, il y a pas mal d'années déjà, lorsque les travaux de dragage du Churchilldok battaient leur plein.

L'on travaillait alors au tamis, quasiment chaque week-end, des couches à gravier de la base du Pliocène afin de récupérer de nombreuses dents de requins, mais aussi des restes de dauphins, baleines, cachalots et phoques.

Si votre serviteur est encore régulièrement sur sites, les moissons n'ont plus grand-chose à voir avec ce que l'on pouvait espérer mettre au jour à l'époque...

Néanmoins, nonobstant cette quantité plus réduite, des espèces rares sont encore engrangées, certaines attendues depuis bien 10 années (Megachasma), d'autres peu courantes (Somniosus, Hexanchus symphysaire) ce qui vaut toujours la peine.

Tant qu'on trouve, on serait bien mal venu de se plaindre !

Phil "Fossil"

 

 

Quelques photos souvenirs...
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Quatre jours bien occupés dans le Poitou (2)

Publié le par Phil Fossil

 

Dimanche 4 décembre 2016

Après deux longues nuits de 10 à 11 heures, j'ai enfin récupéré et je me lève tôt. Le petit-dej' est toujours fixé à 7h30, c'est que nous allons avoir de la route aujourd'hui !

Notre destination est Montreuil-Bellay, où des tas de cailloux locaux avaient déjà fourni une belle moisson de Callovien en juin-juillet.

Nous ne risquons pas d'être dérangés un dimanche, même si les coups de feu d'une battue retentissent dans le lointain.

Après une exploration superficielle des tas, qui rapporte déjà pas mal de fossiles bien nettoyés, je m'attaque au grattage à l'aide de mon grand grattoir et d'une brosse pour nettoyer ce qui semble intéressant.

Cette fois les tas terreux qui donnent surtout des ammonites oxydées et souvent abîmées sont largement délaissés, au profit de tas contenant de la couche plus fraîche : oolithe blanche et grise.

Les ammonites qui s'y trouvent ont souvent gardé leur coquille en calcite, j'y ramasse aussi des bélemnites, brachiopodes, bivalves et gestéropodes.

Je découvre ainsi un très joli Conotomaria sp. tout dégagé, mais question ammonites c'est plus limité.

Vers la fin, je retourne au râteau tous les blocs d'oolithe blanche cassés par les chercheurs précédents, ce qui me donne de belles longues Melania sp. Néanmoins, beaucoup de ce matériel nécessitera un dégagement au percuteur et à la sableuse.

En mode promenade, je ramasse entre deux tas une éponge branchue crétacée, comment est-elle arrivée dans cette zône exclusivement jurassique ?

De même, Jean-Paul a mis la main sur un bois fossile silicifié très joli, mais certainement pas autochtone non plus !

Quand le soleil commence à se coucher, j'entame les voyages vers la voiture proche, transportant les nombreux sacs de trouvailles, pour finir par le seau et les outils.

Le tout une fois rangé emploiera deux caisses à melons bien remplies, mises en dessous des autres afin d'abaisser le centre de gravité de la pile de boites.

Jean-Paul arrive peu après, également fort chargé et assez content de sa première journée dans le Callovien local.

De retour au gîte, une petite pause "chauffante" sans m'endormir (il y a progrès), je me change et on est prêts pour le souper.


Lundi 5 décembre 2016

A nouveau tôt levés, le petit-déjeûner à l'heure habituelle, et on repart pour de l'exploration dans les auréoles oxfordiennes.

Cette fois, on attaque la région de Doux : mais là aussi, les champs sont tous semés, seule la lisière est parcourue; néanmoins elle est peu productive.

On arrive sur des vignes, là c'est mieux ! L'avantage est que les affleurements sont relativement permanents, l'inconvénient est qu'ils sont peu, voire pas renouvelés.

On découvre pas mal d'ammonites, des gastéropodes, bivalves et assez bien d'éponges aussi.

Notamment des espèces d'ammonites non vues jusqu'à présent, notamment des Epipeltoceras de plusieurs espèces. Par contre les espèces plates du genre Ochetoceras sont beaucoup moins représentées.

On repart vers un autre endroit, également des rangées de vignes mais nettement plus étendues : je reste à proximité du véhicule et ramasse pas mal d'ammonites, mais de très belles éponges de plusieurs espèces.

Le manque relatif de remaniement du sol fait que les pièces fragiles y sortent plus complètes.

Je mets la main sur des gastéropodes et quelques térébratules, ainsi qu'une grosse rhynchonelle.

Néanmoins la fatigue des 4 jours, et leurs inévitables courbatures commencent à se faire sentir.

C'est le moment où mon pote Yves arrive de son Anjou proche, j'en profiterai pour me reposer dans sa voiture jusqu'à ce que Jean-Paul revienne de sa prospection, éminemment fructueuse !

Je place les sacs remplis de pièces de la journée dans la quatrième caisse à fruits remplie ce séjour : deux pour le Callovien, deux pour l'Oxfordien ! Pas mal vu les conditions réduites d'accessibilité aux labours...

Après de longues discussions, on repart : l'un pour son domicile, les deux autres pour notre gîte où l'on doit récupérer les bagages. 

Il est temps en effet d'entamer la lente remontée vers la Belgique.

Elle ne sera pas aussi calme que l'aller, loin de là : en effet la traversée de Rouen se transformera bien vite en enfer pour deux belges fatigués !

Faite sur des routes constellées de ronds-points, il y a un tunnel à emprunter pour arriver sur l'autoroute remontant vers Amiens.

Vu l'heure tardive, ce tunnel est fermé pour travaux d'entretien, sans bien évidemment indiquer un quelconque itinéraire de déviation... Merci les gars !

Après avoir pas mal tourné dans la ville sans l'ombre d'une indication, nous devrons sortir dans les campagnes et les bois (où l'on sera à deux doigts de percuter un gros sanglier qui avait vraiment envie de traverser la route) afin de rattraper notre autoroute.

Cela sera au prix de pas loin d'une heure de perdue !

Une pause "souper" dans l'enseigne de restauration rapide proche d'une station service, et d'autres arrêts techniques, il sera 3 heures quand je suis rentré à la maison, avec bagages,  matériel et caisses de fossiles rentrés et rangés.

Donc, près de 4 heures du matin quand je peux enfin aller dormir ! Encore heureux que j'aie été prévoyant en prenant congé le mardi ! 

Je pourrai dormir de tout mon saoûl.
 
Mais malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Quelques nouvelles, du bon et du moins bon

Publié le par Phil Fossil

Quelques nouvelles, du bon et du moins bon

 

(Et cette image est de circonstance, demain je suis en congé !)


Depuis le mois de septembre, je suis officiellement en préavis.

Cette période traditionnellement dédicacée à la recherche d'un nouvel emploi, est au contraire pour moi l'occasion de me remettre fondamentalement en question.

Ai-je vraiment, VRAIMENT, encore besoin de passer 8 heures par jour à travailler, sans oublier les 2, 3, voire 4 heures (certains jours) passées dans des transports en communs totalement sclérosés et dépassés par les évènements ?

Le monde du travail de nos jours est devenu une lutte permanente, où les demandeurs d'emploi "du cru" n'ont plus aucune chance face aux personnes étrangères, de par les méfaits de la mondialisation.

Je veux parler ici en l'espèce des informaticiens indiens, travaillant de l'étranger pour un salaire bien inférieur. Et ce sans payer d'impôts ni de lois sociales, tout en envoyant les "anciens" travailleurs "locaux" au chômage...

Je ne suis donc plus très motivé à chercher un nouveau job dans ces conditions, et ça peut se comprendre... Se former, puis travailler 6 mois-un an quelque part pour ensuite former ses remplaçants indiens qui vont, osons dire les choses, voler votre job, cela fait déjà 3 fois que cela m'arrive, il est désormais plus que temps de dire stop !

A partir de la fin avril, je pourrai ENFIN me consacrer à plein temps à mes petites affaires.

Notamment la remise en ordre de la collection, les caisses s'accumulant, et surtout celles dont le matériel attend toujours un nettoyage basique... Je ne parle pas ici de dégagement des pièces !

Mais aussi de nouvelles prospections de sites ou de régions négligés jusqu'à présent, par manque de temps et fatigue post-professionnelle, laquelle m'oblige à une récupération intensive en week-end et donc limite fortement mes sorties de fouilles.

Cela implique l'acquisition d'un véhicule spacieux, multi-usages et robuste, lequel sera à 100% dédié à mes journées de prospections. L'affaire est en route, et devrait se concrétiser dans les prochaines semaines.

De plus, les recherches d'un bâtiment potentiel pouvant accueillir mon futur muséum étaient au point mort depuis pas mal de temps déjà.

Après avoir épuisé les possibilités dans le Poitou et l'Anjou, caressé un timide espoir dans le Boulonnais, une nouvelle opportunité semble se préciser dans le Rhône.

Si je n'en suis actuellement qu'aux prémices, l'implantation semble très prometteuse à plusieurs points de vue !

Je vous tiendrai naturellement informés sur ce site de l'avancement de ce projet.

Merci de votre compréhension et votre soutien !

Phil "Fossil"

 

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Des plumes de dinosaures intactes découvertes dans de l’ambre

Publié le par Phil Fossil

 


Des paléontologues ont découvert pour la première fois une queue de dinosaure portant des plumes conservées dans de l’ambre. Un spécimen exceptionnel qui éclaire l’origine du plumage des oiseaux


Il était destiné à finir dans un cabinet de curiosité ou monté en bijou. Sur le marché de Myitkyina, au nord de la Birmanie, personne n’imaginait ce qu’emprisonnait réellement ce joli morceau d’ambre. Un végétal particulièrement bien conservé? C’était en fait bien plus inhabituel. Le morceau d’ambre en question contenait une queue de dinosaure avec des plumes. «Dans l’Etat de Kachin, il existe deux marchés d’ambre approvisionnés par les mines alentour. Mes bons contacts parmi les revendeurs me préviennent quand ils voient un spécimen qui pourrait m’intéresser», raconte au «Temps» Lida Xing de l’Université des géosciences de Chine à Pékin, qui a réussi à convaincre le Dexu Institute of Palaeontology de l’acquérir en 2015.


Un échantillon jamais vu

Dans cette région dangereuse de Birmanie, en proie aux conflits armés permanents, «où il faut négocier avec des gens ne parlant ni anglais ni chinois», mettre la main sur un tel échantillon paléontologique est à peine croyable. C’est en effet la première fois qu’on retrouve un morceau de squelette de dinosaure et des plumes piégés ensemble dans de l’ambre. Jusque-là, seules des plumes isolées, dont il était difficile de savoir avec certitude si elles provenaient d’un oiseau primitif ou d’un dinosaure, avaient été retrouvées dans de l’ambre. Des paléontologues chinois et canadiens décrivent le spécimen avec une très grande précision dans la revue «Current Biology» publiée le 8 décembre.

On sait depuis longtemps que certains dinosaures sont les ancêtres des oiseaux. On sait moins qu’un grand nombre de dinosaures avait des plumes. «Depuis vingt ans, les campagnes de fouille dégagent des fossiles de dinosaures à plumes qui sont, certes complets, mais aplatis sur des dalles de roche. Les plumes sont totalement écrasées, rendant l’interprétation difficile. C’est une aubaine d’avoir accès pour la première fois à la structure en trois dimensions, explique Eric Buffetaut, spécialiste en paléontologie des vertébrés à l’Ecole Normale Supérieure de Paris. «Il est extrêmement rare qu’un vertébré, ou un morceau d’animal, soit piégé dans de la résine. Vraisemblablement, le petit dinosaure était mort quand cela s’est produit», poursuit-il.

Avant de s’intéresser aux plumes, il fallait être sûr qu’elles appartenaient à un dinosaure, et non pas un oiseau primitif, ce qui n’aurait alors pas eu le même caractère exceptionnel. Les chercheurs ont donc étudié avec précision la queue. L’échantillon a été soumis au rayonnement synchrotron. Cette méthode non invasive reposant sur la collision entre des particules élémentaires accélérées et l’objet à étudier permet d’obtenir une image révélant des détails anatomiques et structuraux très fins. C’est ainsi que les paléontologues ont révélé que la queue, longue de 3,6 centimètres, est composée de huit petites vertèbres bien individualisées. Les vertèbres des oiseaux modernes, elles, sont fusionnées pour former un os appelé le pygostyle.


Une queue de théropode

D’après Lida Xing et Ryan Mc Kellar, du Royal Saskatchewan Museum au Canada et coordinateur de ce travail, cette queue appartiendrait à un théropode, un dinosaure carnivore bipède, incapable de voler, qui foulait la terre il y a 99 millions d’années, l’âge des gisements d’ambre de la région du Kachin. Autre observation: sous les plumes, les chercheurs ont constaté une quantité importante de fer qui témoignerait de la présence de protéines spécialisées pour le transport de ce métal, telles que l’hémoglobine et/ou la ferritine. Cela correspondrait à la dégradation soit du sang soit de pigments.

Voici pour le squelette qui permet d’identifier l’individu. Qu’en est-il des plumes? Présentes en abondance de chaque côté de la queue, elles sont de couleur brun noisette du côté dorsal de la queue et plus pâles, voire blanches, côté ventral. Elles indiqueraient que l’individu était un juvénile. Mais surtout, les plumes du jeune dinosaure sont morphologiquement différentes des plumes actuelles des oiseaux. Ces dernières sont formées d’un rachis central duquel des structures partent obliquement de part et d’autre dans le même axe. Ces structures, qu’on appelle les barbes, sont parallèles entre elles, et portent des éléments plus petits, les barbules.

L’organisation globale de la plume d’oiseau fascine par son côté très structurée. Les plumes du théropode, elles, sont composées d’un rachis, ou colonne vertébrale, particulièrement court et les barbes irradient de façon assez anarchique. Leur architecture rappelle celle des coraux. Rachis et barbes sont d’ailleurs difficilement distinguables. Les auteurs soulignent que les barbes portent des barbules selon la même implantation que celle observée actuellement. Ils en concluent qu’au cours de l’évolution des plumes, les barbes possédaient déjà des barbules quand elles ont fusionné pour former le rachis central.

«Il y a toutes sortes de plumes primitives qui n’existent plus chez les oiseaux actuels, comme les plumes en ruban dont la fonction est inconnue. L’évolution n’a conservé qu’une petite partie de cette grande variété. Le spécimen décrit aujourd’hui porte des plumes qui se situent entre la protoplume, qui ressemblait à un poil, et la plume asymétrique, la plume actuelle, qui permet de voler», indique Lionel Cavin, conservateur au Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève, qui présente en ce moment «Dinosaures. La grande exposition». Reste à comprendre le rôle du plumage du dinosaure. D’après les hypothèses les plus en vogue parmi la communauté scientifique, les plumes duveteuses serviraient de protection thermique contre le froid, et les plus grandes pour la séduction.


https://www.letemps.ch/sciences/2016/12/08/plumes-dinosaures-intactes-decouvertes-lambre

http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(16)31193-9


Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse, Dinosaures

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Quatre jours bien occupés dans le Poitou (1)

Publié le par Phil Fossil

 


Depuis la fin juin-début juillet, votre serviteur n'avait plus eu l'occasion de taquiner les ammonites et particulièrement celles de la région de Saumur et Poitiers.

Mon pote Jean-Paul était, quant à lui, en manque depuis bien plus longtemps encore ! Janvier, pour être précis.

Une sortie conjointe, prévue de longue date, devenait indubitablement urgente...


Jeudi 1er décembre 2016

Les obligations professionnelles de Jean-Paul retardant notre départ jusqu'au tout début de l'après-midi, j'ai amplement le temps de préparer bagages, outils et autre équipement.

Il m'est même possible de nettoyer les dernières trouvailles anversoises et d'ajouter le tamisat ramené à une caisse à moitié pleine.

Tout est prêt quand il arrive. 

Le temps d'embarquer le tout, placer les caisses vides sur les sièges arrière, choisir à deux l'outillage le plus idoine, et on est partis pour 9 heures de route.

Ponctuée de quelques pauses bien nécessaires : en effet, si j'ai suffisamment de boissons, je n'ai pas grand-chose à manger, et je dévaliserai littéralement l'échoppe de la première station-service où nous nous arrêtons.

Après un voyage sans histoire, on arrive à notre gîte d'hôtes campagnard de Leugny vers 1 à 2h du matin. Un lit confortable et un environnement super-calme ne sont pas de refus.


Vendredi 2 décembre 2016

Vu l'arrivée tardive, on demande le petit-déjeûner après 9h, histoire de récupérer un minimum. Puis nous sommes changés, équipés en pulls car il gèle bien !

Le premier champ proche du gîte et accessible (car tout le reste est semé, déjà) est en friche, sa productivité est assez pauvre, seules deux petites ammonites et quelques éponges pas terribles viennent remplir nos sachets plastiques.

Ensuite Jean-Paul nous emmène jusqu'à un champ où il avait découvert de beaux bois fossiles en janvier mais il est également semé. 

Nous nous cantonnons alors à sa bordure, j'ai de la chance et ramasse, outre de rares petites ammonites, deux morceaux de bois fossile silicifié. Ca commence pas mal !

Revenant vers des champs connus de votre serviteur, ils sont également semés et donc les bords en sont copieusement épluchés. 

Les ammonites s'accumulent, quelques oursins irréguliers (Dysaster sp.) sont ramassés, je mets même la main sur deux raretés : un phragmocône de bélemnite et un joli nautile Pseudaganides ledonicus.

On repart, le champ abondamment prospecté début juillet est juste semé mais pas loin un autre est labouré et semble avoir été pas mal nettoyé par les pluies précédant notre venue.

La, la moisson est bonne, les sacs se remplissent vite, et des pièces de grande taille (pour l'Oxfordien) sont ramassées.

Il fait sombre quand je reviens à la voiture, Jean-Paul continue jusqu'à la tombée de la nuit et je suis content qu'il arrive car je commence à geler.

Arrivés au gîte tout proche, je refais le plein de chaleur, je me change, me rafraîchir en vitesse et on peut rapidement passer à table vu que nos logeurs font tables d'hôtes.

Il est extrêmement tôt, mais la fatigue cumulée des semaines précédentes et celle du voyage ont raison de mes forces : je m'endors très vite !


Samedi 3 décembre 2016

Là, on a demandé à avoir le petit-dej' vers 7h30, ce qui nous permet d'être prêts approximativement quand le soleil se lève.

Aujourd'hui on fera un peu plus de kilomètres, prévoyant d'explorer les environs de Vignolles, en espérant avoir plus de champs accessibles !

La plupart des champs sont à nouveau semés, néanmoins un seul est accessible : les tournesols ont été récoltés, les tiges couchées jonchent la parcelle.

Au départ on fait quelques trouvailles, mais on insiste et au fur et à mesure les découvertes sont de plus en plus nombreuses !

Toujours les sempiternelles ammonites, mais certaines d'une taille jamais personnellement récoltée dans l'Oxfordien poitevin, ainsi qu'un peu d'oursin irrégulier Dysaster sp. Et je termine par un gros nautile Pseudaganides ledonicus. 

Le froid piquant (le vent souffle en jolies rafales) et la faim ont raison de mon endurance : après avoir demandé la clé, je retourne à la voiture pour me mettre au chaud et y grignoter un semblant de pique-nique.

Quand Jean-Paul, très content de sa moisson, rentre à l'auto, il mange et on repart pour un peu d'exploration.

Les champs sont tous semés, mais des ammonites sont ramassées à leur lisière : à refaire dans des conditions plus propices, ça c'est sûr !

On retourne alors au champ labouré commencé la veille, avec grand intérêt : un gros sachet d'ammonites est encore engrangé et le froid piquant devient difficilement supportable avec le coucher du soleil, je me remets à l'abri dans la voiture.

Dès qu'il fait vraiment noir, Jean-Paul arrive et on rejoint le gîte.

Je prend ensuite un peu de chaleur dans mon lit, à un point tel que je m'endors... Heureusement pas très longtemps, il est hors de question de louper le souper !

Mais celui-ci expédié, je retourne au lit sans demander mon reste.

A suivre...

Phil "Fossil"


 

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La carrière de Bierghes, c'est fini

Publié le par Phil Fossil

 


Ces dernières années, nous avons pu amplement faire la visite de la grande carrière de porphyre de Bierghes, avec de belles découvertes de minéralisations à la clé.

Les quartz étant les pièces les plus impressionnantes parmi tout ce qui a été récupéré, mon bonheur a été complet car ce sont indubitablement mes minéraux préférés.

L'année passée, les possibilités de visite de la carrière se sont déjà drastiquement réduites, à une visite hivernale par an et par personne.

Néanmoins, début décembre 2015, votre serviteur et son pote de fouilles du jour ont pu réaliser ce qui restera comme la meilleure récolte personnelle à ce jour sur ce site !

Malheureusement, la gestion de plus en plus lourde pour les exploitants des visiteurs d'une journée, la surveillance de ceux qui ne respectent pas les interdictions et vont prospecter dans les parois, et sans doute d'autres soucis encore, ont eu raison de la bienveillance des exploitants.

A partir de cette année 2016, la visite de la carrière à des fins de récoltes minéralogiques n'est plus autorisée.

Si cette décision est infiniment regrettable, elle est parfaitement compréhensible !

Il nous reste à remercier les propriétaires pour ces belles années, et surtout les fructueuses prospections que nous avons pu y réaliser...

Merci pour tout.

Phil "Fossil"


    
 

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Une petite fouille ce week-end, ça vous tente ?

Publié le par Phil Fossil

 


Ce week-end annoncé sec et relativement froid (je n'ose pas encore écrire "beau", à ce stade) je n'ai rien de prévu à-priori.

Si la recherche de fossiles ou de minéraux vous démange autant que moi, il vous est possible de faire une sortie guidée.

Le samedi est préférable, dans la mesure du possible, sinon le dimanche peut se faire également.

Merci d'envoyer un message à mon adresse de contact (paleomaniac . at . hotmail . dot . com) ou via mon numéro de téléphone mobile, en n'oubliant pas de préciser vos préférences quant à ce que vous aimeriez trouver. (fossiles, minéraux, types de fossiles...)

Je dispose de suffisamment d'équipement pour plusieurs personnes. Enfants cordialement bienvenus, s'ils sont relativement calmes et motivés.

Tout peut se faire, rien n'est obligatoire, à part peut-être la bonne humeur...

A vos claviers !

Phil "Fossil"

 

Publié dans Annonces et Pub

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Mes dernières acquisitions des Philippines

Publié le par Phil Fossil

Mes dernières acquisitions des Philippines

 

Le lot complet avant emballage soigneux. Hauteur de la plus grande dent 11 centimètres.


Le lot de pièces acquises ces derniers jours est enfin arrivé, le déballage a duré une infinité de temps, mais je pense que le résultat en valait la peine.

Il faut dire que la saison des typhons est idéale, pour les chercheurs, comme pour les découvertes ! 

Même si les trajets en bateau de mon correspondant local ne sont pas une sinécure...

Outre des Megaselachus megalodon grandes, moyennes et petites, plusieurs Carcharodon carcharias, une série impressionnante d'Hemipristis, Negaprion, Carcharhinus et Galeocerdo, il y a des dents, vertèbres et palais de poissons particuliers, des restes de raies, et même une dent de crocodile.

Peu d'invertébrés ce coup-ci, par contre : un oursin, un crabe et un gastéropode "en coupe".

Phil "Fossil"

 

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Encore des bourses imminentes...

Publié le par Phil Fossil

 

Bon amusement !

Phil "Fossil"

 

 

Encore des bourses imminentes...
Encore des bourses imminentes...
Encore des bourses imminentes...

Publié dans Annonces et Pub

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Le week-end ? On a connu mieux...

Publié le par Phil Fossil

 


Ce vendredi matin, il fait dégueu. Infect, mauvais, crapuleux, les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser la météo.

Courageusement, je me lance, sortir et marcher jusqu'à mon arrêt de bus dévié plus près de la maison qu'en temps normal.

La pluie est assez forte, le parapluie n'aide pas tellement, le vent plaque les gouttes contre moi et le froid s'insinue partout.

Deux bus par heure, c'est jouable, mais ils ont sans doute décidé de faire le pont car sur plus d'une heure d'attente sans abribus, rien ne vient. 

Ni dans la direction de la ville, ni dans l'autre sens. Ca sent la grève sauvage, tout ça...

Il n'empêche que je suis complètement frigorifié et passablement détrempé, un coup à attraper la mort et sûrement pas à encore passer une heure trente dans les transports pour arriver au bureau !

Je reviens donc chez moi, histoire de me réchauffer et de couper court au rhume naissant.

Bien au chaud dans un fauteuil, avec une couverture sur moi, il faudra quasiment une petite journée et de bonnes siestes pour que ma température corporelle reprenne son niveau normal.

Moi qui, d'habitude, sors allègrement en t-shirt dès qu'il fait 15 degrés, je ne me reconnais pas, là...

Le samedi, il fait sec et presque beau, à part le froid et le vent ! Avec quelques pulls je fais un saut rapide à la Poste, histoire de récupérer un paquet juste arrivé des Philippines.

Passage obligé à la banque et au supermarché proche, histoire de ne pas devoir ressortir le lendemain et aller jusqu'au marché, fort loin de mon domicile.

Le dimanche, après une grasse matinée bien méritée, il souffle un vent de folie et il ne fait pas chaud, pas question de sortir même si la pluie annoncée n'est pas au rendez-vous.

Le travail d'intérieur est de rigueur, je m'attaque au déballage du paquet reçu la veille.

Il est très bien empaqueté, et de surcroît contient une quantité incroyable de petites dents emballée chacune dans son morceau de journal...

Pas moins de 2 bonnes heures seront nécessaires pour le déballer complètement et stocker les pièces en alvéoles dans une boite à cuberdons.

Aucune casse à signaler, tout est conforme à l'attendu ! OUF...

Je vais enfin pouvoir reprendre toutes les boites "exotiques" de ces derniers mois et trier leur contenu... Ce qui est à garder, et ce qui peut partir à l'échange.

Mais il faudra encore quelques semaines pour terminer ce travail assurément fastidieux...

Phil "Fossil"

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