Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Quelques jours en Bretagne : échanges et fouilles (2)

Publié le par Phil Fossil

 

 

Dimanche 13 juin 2010

 

Nous sommes, après le petit-déjeuner, repartis pour La Dominelais où nous allons tenter de retrouver le site recherché le vendredi. Du premier coup, nous y arrivons, en grande partie grâce à mes souvenirs, en effet la route est jalonnée de croisements et de chemins champêtres, de quoi s’y perdre 10 fois !

 

La technique là est simple mais laborieuse, dégager les éboulis de schistes (soigneusement, on ne sait jamais ce qui peut s’y cacher !), cliver les plus grosses plaques, puis commencer à attaquer le front de taille au pied de biche et vérifier les plaques enlevées, puis les cliver…

 

Cela prend du temps, mais les chances de sortir des fossiles complets sont réelles. Trilobites souvent déroulés, orthocères, gastéropodes bellérophons, et d’assez nombreuses exuvies de trilobites sont au rendez-vous.

 

Malheureusement une colonie de petites fourmis noires a élu domicile à cet endroit, on en retrouve partout (surtout sur nous) mais elles ne piquent pas, c’est déjà ça !

 

Nous allons à La Dominelais boire un café (malheureusement la cuisine de notre resto de prédilection est fermée le dimanche) et nous rejoignons la carrière montrant les schistes à nodules découverte le vendredi. Par un grattage intensif nous sortons pas mal de nodules à traces de trilobites, certains semblent même contenir un individu qui a l’air complet, mais à voir au nettoyage… Lequel sera ardu, sans aucun doute !

 

Nous rentrons ensuite au gîte, mangeons quelques conserves qui nous permettront d’attendre le repas du soir, puis lecture et un peu de repos avant de repartir pour les bords du canal Nantes-Brest à la limite de Blain où se situent de fort sympathiques gargottes : l’une d’elles nous accueillera pour le souper, lequel, sans atteindre la quantité et la qualité du menu ouvrier, sera très honorable.

 

Enfin, retour au gîte pour lire et dormir !!!

 

 

Lundi 14 juin 2010

 

 

Après le petit-déjeuner, la météo tourne aux averses, petites et très localisées. Nous repartons pour la petite carrière « aux vaches » où les pluies précédentes ont dû nettoyer le résultat de nos grattages du vendredi.

 

A part du trilobite fragmentaire et un petit orthocère, rien à signaler ! Nous repartons aux carrières à nodules, afin de vérifier leurs environs : caniveaux et talus de route qui semblaient prometteurs, et fournissent quelques exuvies.

 

Après le repas du midi au routier de La Dominelais, toujours aussi copieux, je téléphone à Patrick Catto pour passer lui dire bonjour. Ne pouvant nous recevoir avant quelques heures (Mondial de foot oblige) nous voilà repartis pour cliver des plaques dans la carrière « aux fourmis ».

 

Ces dernières ont déserté l’affleurement, pour notre plus grand plaisir.

 

Encore quelques centaines de kilos de schistes remués plus tard, nous ramenons quelques pièces complètes et de belles exuvies ! Vu la taille des plaques de schiste et leur fragilité, il n’est pas envisageable de les réduire au marteau. Il faudra attendre le retour à la maison et utiliser des scies à carrelage au fil recouvert de corindon pour les scier proprement sans risque de vibrations pouvant détruire les fossiles…

 

L’heure ayant avancé, nous partons pour Bain de Bretagne où nous tournons pas mal de temps avant de trouver sa rue et d’enfin arriver chez Catto. Il nous présente ses dernières acquisitions, trouvailles de toute beauté et préparation qui ne l’est pas moins.

 

Magnifiques gastéropodes bajociens des environs d’Evrecy (sud de Caen), des blocs à escargots burdigaliens des environs de Léognan (Bordeaux), des ammonites toarciennes et bajociennes, un tiroir rempli de dents de poissons Asteracanthus et de requins Hybodus du Bathonien normand, bref nous avons des merveilles plein les yeux !

 

Nous rêvons sur un extraordinaire trilobite Neseuretus tristani long de plus de vingt centimètres qu’il sort d’une de ses vitrines.

 

Mais il est vite l’heure de rentrer au gîte pour le souper et le repos !

 

 

Mardi 15 juin 2010

 

Nous sommes debout plus tôt aujourd’hui, en effet il est grand temps déjà de recharger le véhicule et de prendre le chemin du retour.

 

Après un petit-déjeuner rapidement expédié, nous quittons nos hôtes fort hospitaliers et entamons le trajet sous la pluie qui heureusement se calme après quelques dizaines de kilomètres.

 

Le passage de Paris se fera nettement plus vite qu’à l’aller, en tout nous prendrons une heure de moins que pour venir de Belgique !

 

Vivement la prochaine !!!

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Comptes-rendus

Partager cet article

Repost 0

Quelques minéraux acquis à la bourse de Blain, Bretagne

Publié le par Phil Fossil

 

 

Toujours à la recherche de cristallisations de quartz et autres minéraux originaires de provenances inconnues dans ma collection, j’ai pu en faire une assez abondante moisson lors de cette rencontre d’échanges du milieu du mois de juin.

 

La majorité des spécimens glanés provenaient naturellement de Bretagne, mais la Vendée et l’Auvergne n’ont pas été délaissées pour autant.

 

Certains quartz de Berrien montrent même des « fantômes ».

 

Voici un petit florilège des exemplaires marquants échangés sur place.

 

 Blain-Quartz-laiteux-Ploemeur-1-15cms

 

Quartz laiteux, Ploëmeur, Finistère. Plus grande dimension de la pièce 15 centimètres.

 

 

Blain-Quartz-hyalin-Saint-Adrien-1-5cms 

Quartz hyalin, Saint-Adrien, Finistère. Longueur maximale entre 4 et 5 centimètres.

 

 

Blain-Quartz-enfume-Berrien-2-7cms

 

Quartz enfumé, Berrien, Bretagne. Longueur du groupe 7 centimètres.

 

 

Blain-Grenat-Plelauff-1-2cms

 

Grenat, Plélauff, Finistère. Taille maximale de cristal 2 centimètres.

 

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Générale

Partager cet article

Repost 0

Beau temps pour trier du fossile !

Publié le par Phil Fossil

 

 

Après un début juin pas toujours très folichon au point de vue météorologique, l’été semble enfin avoir pris ses quartiers chez nous.

 

Il est finalement possible de travailler dehors au tri et au nettoyage bien nécessaire du contenu de centaines de caisses de fossiles et de minéraux encore en attente !

 

Certaines pièces découvertes dans la terre végétale doivent subir un trempage prolongé dans un bac d’eau de javel diluée, afin d’éliminer aisément tous les restes organiques.

 

D’autres doivent être simplement passées à la brosse et à l’eau.

 

Des sacs de matériel originaire d’un peu partout sont découverts, notamment d’Auvergne, de République tchèque, de Pologne ! Copieusement recouvert de boue séchée, après nettoyage un bon pourcentage servira sans nul doute de briquaillons !

 

Les caisses de tamisat ramené lors de nos dernières sorties dans le Kattendijk et l’Oorderen sèchent rapidement grâce à ce soleil presque inespéré.

 

Elles commencent à être triées, du moins le Gravier de base à dents, ce qui permet encore des découvertes intéressantes !

 

Mais…

 

Il reste du pain sur la planche !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Générale

Partager cet article

Repost 0

Micraster en silex du Crétacé supérieur d’Ozillac, France

Publié le par Phil Fossil

 

 

Ozillac-Cretace-superieur-Micraster-sp-1-5cms 

Micraster sp., Crétacé supérieur, Ozillac, Charentes, France. Longueur du plus grand exemplaire 5 centimètres.

 

 

Les Charentes sont une terre d’exception pour les oursins fossiles, on en rencontre en effet très couramment depuis le Jurassique supérieur jusqu’au Bartonien.

 

Le Crétacé est néanmoins la période qui en fournit le plus.

 

La région d’Ozillac, en Saintonge près de Saintes et de Cognac, permet la découverte d’exemplaires préservés en moules internes silicifiés.

 

Le plus petit exemplaire ici présenté montre les figures typiques des fossiles silicifiés.

 

Le terroir d’Ozillac est d’une grande importance pour la confection du vin, un cru montre même sur ses étiquettes les fossiles typiques de la région, à savoir les Micraster.

 

Il paraîtrait même que ces derniers donnent un goût particulier à ces vins locaux !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Sites de fouilles

Partager cet article

Repost 0

Site d’une association d’étude des mammifères quaternaires

Publié le par Phil Fossil

 

 

Pour les aficionados des grands animaux pléistocènes, notamment mammouths, rhinocéros laineux, bisons, rennes, etc. l’association WPZ (Pays-Bas) est particulièrement active.

 

Leur site est réalisé en néerlandais, mais certaines pages sont traduites en anglais.

 

http://www.pleistocenemammals.com/new/?page_id=462

 

Ils proposent une détermination d’ossements et de dents via leur site.

 

http://www.pleistocenemammals.com/

 

Bon amusement !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Liens WEB

Partager cet article

Repost 0

Dent de poisson Pycnodus du Lutétien de Gisors, France

Publié le par Phil Fossil

 

 

Etant ado, j’ai eu l’occasion lors de vacances de prospecter l’ancienne carrière proche de Gisors, Haute-Normandie, et d’y mettre au jour une série de fossiles du Cuisien et du Lutétien locaux.

 

Parmi ceux-ci, le gastéropode Velates schmiedelianus est certainement l’un des plus communs sur place.

 

Il y a un an et demi, lors de la sauvegarde d’une collection d’un amateur de Beauvais, pas mal d’exemplaires de ce fossile ont été récupérés et attendaient un nettoyage minimal.

 

 

Gisors-Lutetien-Velates-schmiedelianus-1A-7cms 

Velates schmiedelianus (face dorsale), Cuisien, Gisors, France. Largeur du fossile 7 centimètres.

 

 

Une Nummulites proche sans doute de N. laevigatus s’est collée sur le fossile après le remaniement, mais ce n’est pas cette association qui a justifié mon intérêt pour cet exemplaire en particulier.

 

En le retournant, nous y voyons déjà plus clair.

 

 

Gisors-Lutetien-Velates-schmiedelianus-1B-7cms

 

Velates schmiedelianus, (face ventrale), Cuisien, Gisors, France. Largeur 7 centimètres.

 

 

On peut observer un objet d’une couleur très différente de la gangue sur le bas du côté droit du fossile.

 

Il s’agit d’une dent broyeuse de poisson pycnodontidé, fréquent dans l’Eocène européen, notamment dans nos sites belges d’Oosterzele et de Balegem.

 

 

Gisors-Lutetien-Pycnodus-toliapicus-1A-11mms

 

Gisors-Lutetien-Pycnodus-toliapicus-1B-11mms

 

Pycnodus toliapicus, Cuisien, Gisors, France. Longueur de la partie visible 11 millimètres.

 

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Vos découvertes !

Partager cet article

Repost 0

Une prospection dans les Sables d’Oorderen, Anvers, Belgique

Publié le par Phil Fossil

 

 

Virtuellement abandonnés par votre serviteur ces sables à coquilles, au contraire de notre ami CarchaDOrias qui en a fait son terrain de fouilles belge quasiment exclusif, un passage rapide autant que récent dans la zone portuaire de la rive gauche de l’Escaut avait permis de glaner de nombreuses coquilles, ainsi qu’une petite série de restes de vertébrés, sans aucune dent malheureusement.

 

Ayant par la même occasion repéré du sable à coquilles présent en quantité suffisante et assez compact pour justifier une séance de tamisage, dans la foulée d’un test réalisé in illo tempore par ce même CarchaDOrias, votre serviteur est venu ce samedi y effectuer un test au tamis.

 

Deux jours avant le début officiel de l’été météorologique, nous nous estimions en droit d’espérer une météo un peu moins « dantesque » (comprenez pluvieuse) que ce que nous avons malencontreusement « dégusté »…

 

Il en faut certes plus pour décourager les fouilleurs acharnés que nous sommes, nous avons donc commencé le tamisage sur deux tailles de mailles : un 13 mms pour garder les pièces les plus grandes, dont le contenu a été systématiquement trié, et un maillage entre 1 et 2 mms dont le rejet a été systématiquement déversé dans deux grands seaux.

 

Le passage au deuxième niveau à un maillage plus gros (5 à 6 mms) a assez vite été nécessité, de par l’humidité ambiante. (Euphémisme délicat… pour une bonne douche !)

 

Vu la fatigue, un peu de prospection « à vue » a permis de clôturer la (courte) journée par quelques trouvailles « de fainéants » non négligeables.

 

Le bilan des découvertes a été relativement mitigé, vu le volume travaillé, c à d entre un et deux mètres-cube, quand même.

 

Outre les coquilles archi-fréquentes, lesquelles ont quand même été recueillies systématiquement, les restes de vertébrés ont été nettement moins communs :

 

Trois vertèbres de poisson, dont sans doute une Melanogrammus conjunctus

Deux boucles dermiques de raie Raja clavata

Une demi-douzaine de supports de mâchoires de Melanogrammus conjunctus

 

Mais quelques invertébrés moins fréquents ont également été récupérés :

 

Trois éléments de pinces de crustacés

Un gastéropode Diodora, plutôt peu commun

Un joli gastéropode Gemmula antwerpiensis

Deux gastéropodes juvéniles Galeoda bicatenata

 

Si la séance de tamisage forcené n’a pas permis la mise au jour de dents de squales, il n’en reste pas moins vrai qu’il s’agit d’une expérience à renouveler, de temps à autre néanmoins.

 

Vivement la prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Billets d'humeur

Partager cet article

Repost 0

Anahoplites splendens de l’Albien de Folkestone, UK

Publié le par Phil Fossil

 

Blain-Anahoplites-splendens-Albien-Folkestone-1-5cms

 

Anahoplites splendens, Albien, Folkestone, Angleterre. Diamètre 5 centimètres.

 

 

Les falaises et platiers argileux proches de la ville de Folkestone montrent des couches albiennes, lesquelles sont équivalentes, en plus épais, à l’Albien du Cap Blanc-Nez.

 

Les meilleures récoltes sont effectuées lors des grandes marées et des grosses mers hivernales, qui dégagent le plus grand nombre de pièces fossilisées.

 

Les fossiles y sont également connus sous forme phosphatée, pyritisée et/ou nacrée, la nacre présente une couleur nettement plus intense que les spécimens boulonnais.

 

Il est néanmoins obligatoire de vernir ces spécimens, la dégradation de la pyrite étant sinon presque inéluctable.

 

Le site Web de référence sur l’Albien de Folkestone (en Anglais) :

http://www.gaultammonite.co.uk/

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Classes d'organismes

Partager cet article

Repost 0

Quartz de Berrien, Finistère, France

Publié le par Phil Fossil

 

 

Le Kaolin est l’une des matières premières prédominantes en Bretagne, les grandes carrières de Ploëmeur et de Berrien en assurent le principal approvisionnement.

 

Indirectement, elles sont la source de jolies cristallisations de quartz, lesquelles peuvent atteindre des tailles importantes.

 

Malheureusement, je n’ai pas encore eu l’occasion de prospecter personnellement dans ces sites mythiques.

 

Mais cela me démange de plus en plus.

 

Cela viendra bien un jour !

 

Le quartz breton ne Berrien pour attendre !!!

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Le coin du Phil'osophe

Partager cet article

Repost 0

Quartz enfumé de Combronde, Puy de Dôme, France

Publié le par Phil Fossil

 

Blain-Quartz-enfume-Combronde-1-5cms 

Quartz enfumé, Combronde, Puy de Dôme, France. Diamètre de la druse 5 centimètres.

 

 

Ce site, personnellement non encore échantillonné malgré mes visites relativement nombreuses dans cette région attirante, est très réputé pour certains minéraux, notamment le quartz et le gypse.

 

Le quartz y présente les faciès hyalin, laiteux, enfumé, voire améthyste.

 

Les collectionneurs travaillent majoritairement dans le bois, néanmoins cette pièce et de nombreuses autres ont été découvertes dans une prairie, où les vaches les avaient apparemment dégagées.

 

Quelques spécimens ont été obtenus par échanges à la bourse de Blain, Loire-Atlantique.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Minéralogie

Partager cet article

Repost 0