Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Nouveaux quartz de Saint-Jacques-d’Ambur, France

Publié le par Phil Fossil

 

France-La-Barre-Quartz-hyalin-2-8cms 

Quartz hyalin, Carbonifère, La Barre, Saint-Jacques-d’Ambur, Puy-de-Dôme, France. Taille du bloc 8 centimètres.

 

 

Nos dernières vacances auvergnates du mois de mars auront permis, outre la participation à la bourse d’échanges d’Eymoutiers, la visite de quelques sites à quartz habituellement prospectés.

 

Dans un bois près du village de La Barre, le grattage dans la terre fournit généralement des résidus de l’exploitation et de la taille des roches, parmi lesquels localement de nombreuses druses et géodes présentant des cristaux hyalins. Des améthystes n’y sont même pas rares !

 

Le nettoyage de ces spécimens se fait à la brosse et à l’eau, mais le fait de plonger ensuite les pièces quelques heures dans de l’eau du robinet additionnée d’un quart d’eau de javel permet l’élimination des derniers restes terreux et organiques.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Minéralogie

Partager cet article

Repost 0

Producteur et scénariste de film

Publié le par Phil Fossil

 

Pour occuper les longues soirées d’été, je regarde sur l’écran 24 pouces de mon iMac des DVDs.

 

Voir certains films, en revoir d’autres, voici une bonne détente après une journée de travail en plein air !

 

Tout récemment, je me suis ainsi revu avec grand plaisir le classique de la Sci-Fi : TOTAL RECALL.

 

En parcourant le générique, un nom me sauta aux yeux : celui du producteur et scénariste, Ronald Shusett.

 

Quoique ce brave homme cultive la discrétion, il est venu à mes oreilles qu’il possédait un frère jumeau.

 

Il était inévitable qu’ils soient deux.

 

Et ils se devaient d’être bien assortis en prime…

 

C’est rigoureusement indispensable, pour former une bonne paire de Shusett !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Le coin du Phil'osophe

Partager cet article

Repost 0

Brachiopodes du Maastrichtien de Ciply, Belgique

Publié le par Phil Fossil

 

Ciply-Maastrichtien-Trigonosemus-pectiniformis-1A-15mms 

Trigonosemus pectiniformis sur silex, Maastrichtien inférieur, Ciply, Belgique. Longueur du fossile 15 millimètres.

 

 

La craie phosphatée de Ciply, véritable corne d’abondance de restes fossilisés, offre une quantité peu commune et une riche variété de brachiopodes de la fin du Crétacé.

 

On peut notamment y rencontrer Trigonosemus elegans, Trigonosemus pectiniformis, Cretirhynchia limbata, Cyclothyris depressa, Crania ingnabergensis, Isocrania costata, Ancistocrania parisiensis, Carneithyris carnea, Terebratulina chrysalis, Thecidea papillata.

 

On les découvre dans la craie brune elle-même, mais également dans la base du Danien qui remanie une grande quantité d’organismes.

 

Le degré d’usure de certaines pièces (notamment les Thecidea papillata) permet de déduire qu’elles sont en réalité maastrichtiennes.

 

On peut même découvrir certaines espèces dans le « Poudingue de la Malogne » sous la forme de moules internes en phosphate brun, mais là leur détermination est rendue plutôt difficile.

 

Pour une récolte optimale, il est conseillé de tamiser sur deux granulométries de mailles (1 centimètre et 3 millimètres) le sédiment crayeux réduit en sable par l’altération, et de trier le plus petit résidu à la maison après lavage et séchage.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Classes d'organismes

Partager cet article

Repost 0

Excursion de l’Ascension du CHAMP en Champagne-Ardenne (1)

Publié le par Phil Fossil

 

 

Etant très récemment rentré de l’expédition germano-luxembourgo-française, nous repartons trois jours plus tard pour la Champagne, afin de rejoindre les amis du club de Hannut pour leur traditionnelle sortie de l’Ascension.

 

 

Jeudi 13 mai 2010

 

Départ relativement tôt pour Châlons en Champagne, vu la distance quelques petites pauses routières seront nécessaires afin de se dégourdir les jambes.

 

Histoire de les occuper au mieux, nous ferons des arrêts sur des endroits paléontologiquement intéressants autant qu’exploitables en quelques minutes.

 

Premier de ces arrêts, l’ancienne carrière du Lion à Frasnes, où, juste armé d’un sachet, nous ramasserons à même le talus d’éboulis quelques fossiles du Frasnien : Atrypa, colonies d’Hexagonaria, des petits coraux solitaires et tiges de crinoïdes.

 

La pause suivante se fera sur l’aire des Ardennes, où le talus sur lequel est posé Woinic (le sanglier géant) sera fait en quatrième vitesse : il vient d’être re-taluté, donc chou blanc pour les fossiles !

 

Les indications pour arriver sur le site à visiter par les membres du club ayant été données téléphoniquement, nous les rejoindrons directement sur place. Il s’agit de l’ancienne carrière de Trépail, fournissant du gypse en rosettes et en cristaux isolés.

 

Vu la fatigue de votre serviteur et les kilomètres parcourus, je me limiterai à un ramassage en surface et à un grattage dans les éboulis des autres chercheurs, qui me livrera quand même un joli sac de cristaux isolés.

 

On y trouve également des silex blanchâtres et translucides, quelques beaux rognons sont également ramassés sur le chemin d’accès et dans les vignes proches.

 

Nous reprendrons ensuite le chemin vers notre hôtel, situé dans la périphérie de Chalons en Champagne.

 

Après le décrassage de rigueur, nous allons manger au Restaumarché tout proche, qui s’avère être une enseigne fort sympathique et tenue par quelqu’un qui l’est encore plus ! Le patron, surnommé « Biloute » (il est d’origine nordique) et son adorable chienne Cybèle nous prennent directement en amitié.

 

Nous y ferons bonne chère durant les trois soirées de ce trip champenois.

 

 

Vendredi 14 mai 2010

 

 

Nous partons pour Grauves rejoindre notre guide local, lequel nous emmène directement dans les hauteurs afin d’échantillonner l’ancienne carrière.

 

Là, les plus hardis taperont directement dans le front de taille, les plus « calmes » (dont je fais partie) examineront paisiblement les éboulis précédents et zones fraîchement retournées.

 

Cela permettra de glaner quelques belles cristallisations de calcite « chocolat » et de l’incolore également, mais aussi de la calcite massive bien colorée en marron foncé.

 

De là, nous repartirons après le pique-nique pour l’ancienne carrière de Monthelon, proche d’Epernay.

 

Grattant dans le cuisien deltaïque du faciès « Sables à unios et térédines », quelques restes de vertébrés seront engrangés. Ayant cette fois eu la prévoyance d’emmener des tamis, le tri du sédiment en sera facilité d’autant.

 

Outre les tubes de Teredina personata et les coquilles fragiles d’Unio truncatosus, quelques plaques de la carapace de tortues seront mises au jour. Le plus intéressant étant une dent de requin et deux canines fragmentaires de mammifères découvertes par des participants, je me contenterai d’une dent de raie, une dent de crocodile et une petite molaire de mammifère. Un exploit pour le temps somme toute réduit passé sur place !

 

L’après-midi n’étant encore que modérément entamée, nous décidons sur base d’anciennes brochures géologiques de prospecter les environs de Vertus, où une ancienne carrière permet (en théorie) de trouver des dents de squales du Dano-Montien.

 

Arrivant au lieu prévu, rien n’est visible, mais peu importe, j’ai prévu un « plan B » ! Nous repartons donc jusqu’au Mont Août tout proche, où une crayère permettait la découverte de fossiles du Campanien.

 

Vu que cela fait une dizaine d’années que je n’y suis plus passé, je m’attends au pire ! On finit néanmoins par la trouver, et même si elle est abandonnée et relativement dégradée, nous nous égaillons dans l’ancienne carrière.

 

Très vite on se rend compte que c’est « en haut que ça se passe ». En grattant dans les éboulis crayeux, les coquilles et les bélemnites finissent par sortir en relative abondance.

 

La couche en place est difficile d’accès et il est un peu tard pour les grands travaux de dégagement. Il faudra revenir, et y passer toute une journée…

 

Par contre, nous sommes proche d’une nationale rapide qui nous ramène à l’hôtel. Là, direction la douche, un peu de repos, puis le souper.

 

 

Samedi 15 mai 2010

 

Les choses sérieuses vont commencer, pour certains participants qui désiraient échantillonner les fameuses coquilles du Lutétien champenois ! Nous partons pour Epernay et Fleury-la-Rivière où nous atteignons le bois qui sera notre terrain de jeu pour la journée.

 

Les participants s’égaillent et commencent à gratter dans les déblais laissés par les chercheurs de cérithes géants.

 

M’installant sur un tas déjà travaillé, je le passe au tamis, ce qui permet une moisson d’espèces moyennes à petites. Qu’importe, il m’en manque encore pas mal !

 

Les véhicules seront regagnés pour un pique-nique minimal, il ne m’est pas totalement indispensable vu que le pantagruélique buffet petit-déjeuner à l’hôtel me permet de tenir jusqu’au repas du soir…

 

Puis l’on continue nos travaux de terrassement et de tamisage, les pots et les sacs se remplissent un maximum.

 

Peu avant 16 heures, il est temps de revenir aux voitures pour se passer un bon coup de brosse afin d’éliminer le sable heureusement sec des habits. En effet il va être l’heure de repartir pour la Cave aux Coquillages, nos amis Anne et Patrice nous attendant pour la visite guidée.

 

Vu la taille du groupe, une double visite sera nécessaire, clôturée comme il se doit par la dégustation du Champagne « millésime 1997 » d’excellente cuvée.

 

Entre les papotages, les achats de champagne et de livres géologiques, le temps passera tellement vite que nous devrons téléphoner à notre restaurant habituel afin de faire retarder notre repas un tantinet. Nous prendrons quand même une douche rapide, indispensable pour l’élimination du sable lutétien accumulé durant cette journée…

 

A suivre…

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Comptes-rendus

Partager cet article

Repost 0

Bourse d’échanges de Blain les 12 et 13 juin 2010

Publié le par Phil Fossil

 

 

Organisée depuis une décennie par nos amis bretons de la Ferme de l’Orme (entre Rennes et Nantes), cette 11ème bourse d’échanges assurément sympa se déroule traditionnellement à la mi-juin.

 

Plus axée sur les minéraux que sur les fossiles, elle bénéficie néanmoins de la présence de paléontologues amateurs locaux et même d’autres régions françaises.

 

Organisée sous de grandes tentes, les mètres de tables sont gratuits, et pour toute réservation une visite du Musée de la Mine sera offerte en prime !

 

Pour les afficionados du camping en tente, il est possible de la planter sur place.

 

Pour toutes informations et réservations, prière de consulter les liens qui suivent :

 

http://www.geoforum.fr/index.php?showtopic=16625

 

http://www.gralon.net/tourisme/loisirs-culturels/info-musee-mines-et-mineraux---la-ferme-de-l-orme-blain-3200.htm

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Annonces et Pub

Partager cet article

Repost 0

Dent de raie Aetobatus arcuatus du Pliocène d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 

Aetobatus-arcuatus-Pliocene-Anvers-4A-3cms 

Chevron d’Aetobatus arcuatus, Pliocène, Port d’Anvers, Belgique. Largeur 3 centimètres.

 

 

Lors de notre dernière visite dans le Néogène anversois, le tamisage intensif a surtout fourni des dents de requins, aucune pièce dentaire de raie ne fut découverte.

 

Seules de petites bouches dorsales de raies, au demeurant encore plus difficiles à dénicher que leurs dents dans le sable, furent extraites.

 

Ce ne fut que lors d’une courte pause promenade que cet exemplaire de grande taille et de toute beauté fut mis au jour.

 

Comme quoi la recherche à l’œil sur les surfaces sableuses battues par les vents n’est pas à négliger…

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Vos découvertes !

Partager cet article

Repost 0

Enfin une petite fouille aux requins fossiles !

Publié le par Phil Fossil


 

Plutôt mis « au régime » récemment, question de recherche de squales fossilisés en tout cas, votre serviteur a en effet été occupé par diverses activités nécessaires autant que rébarbatives.

 

Des travaux dans la maison devenant urgents ont été exécutés à l’aide de mon pote Tony. Ce qui a permis de les terminer avec une confortable avance, libérant ce vendredi pour un petit saut dans le port anversois avec Julien, fanatique de requins fossiles.

 

Redoutant une éjection rapide, nous avons eu la surprise de n’être pas les seuls, quelques autres véhicules de collectionneurs étaient déjà stationnés aux environs immédiats du chantier.

 

Copieusement chargés d’un équipement plus que suffisant, nous tombâmes rapidement sur une couche prometteuse.

 

Elle nous délivra toute la journée de jolies quenottes de requins, quelques rochers auriculaires de dauphins, boucles de raies mais peu de matériel en mammifère.

 

De petites pauses au milieu du tamisage intensif, passées à examiner les étendues sableuses bien nettoyées par le vent, ont permis également la récolte de quelques fossiles sympathiques.

 

La redescente à la voiture fut un peu plus laborieuse, vu les deux seaux de résidu de tamisage, archi-combles et pesant très lourd. Voilà qui risque de nous réserver de bonnes surprises en soirées…

 

Vivement la prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Générale

Partager cet article

Repost 0

Le Miocène des environs de Rabat, Maroc

Publié le par Phil Fossil

 

Rabat-Miocene-Cosmopolitodus-hastalis-2A-3cms 

Cosmopolitodus hastalis, Miocène, Rabat, Maroc. Longueur de la partie de dent affleurante 3 centimètres.


 

Régulièrement vue en bourses depuis quelques années seulement, la faune miocène des environs de Rabat change des habituelles dents yprésiennes et maastrichtiennes des phosphates de Kouribgha inondant littéralement ce genre de manifestations.

 

La faune est très proche de celle des faluns de Touraine, on y trouve Megaselachus megalodon, Cosmopolitodus hastalis, Carcharodon carcharias, Isurus desori…

 

Elle n’est pas tellement éloignée de notre faune miocène anversoise, à part la présence régulière de Negaprion kraussi et d’Hemipristis serra qui sont des espèces à affinités plus méridionales.

 

Cette dent, acquise à la bourse de Gand (Gent) est encore partiellement incluse dans sa gangue, laquelle, tout en étant un niveau graveleux à coquilles, est nettement plus indurée que nos sédiments anversois…

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Sites de fouilles

Partager cet article

Repost 0

Un thermomètre pour dinosaures

Publié le par Phil Fossil

 

Par © AFP, eosmagazine.eu, Mise à jour: 25/05/2010

 

La température corporelle des animaux disparus peut être déterminée à partir de leurs dents ou de leurs os.

 

Des scientifiques ont développé un système capable de déterminer si les dinosaures étaient des animaux à sang froid ou à sang chaud. Une technique qui pourrait bien aider les chercheurs à connaître le climat qui régnait sur Terre il y a plusieurs millions d’années.

 

Des scientifiques ont annoncé, dans les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS), avoir développé la première méthode de mesure de la température corporelle moyenne d’animaux disparus. Une technique qui permettra de déterminer si les dinosaures, qui vivaient sur Terre il y environ 65 millions d’années, étaient des animaux à sang froid, comme les reptiles, ou à sang chaud, comme les oiseaux.

 

La méthode consiste à analyser les concentrations d’isotopes rares, le carbone 13 et l’oxygène 18, des isotopes qui s’agglomèrent en fonction de la température. A des températures élevées, les isotopes s’agglomèrent beaucoup tandis qu’à de basses températures l’effet inverse se produit. L’étude du taux d’agglomération se fait grâce à la concentration de la biopatite, un minéral à l’origine de la formation des os et des dents et qui peut être préservé pendant des millions d’années.

 

Pour vérifier leur technique, les chercheurs ont analysé la température corporelle d’éléphants, de crocodiles et de requins vivants. Les chercheurs ont ainsi établi une relation entre le taux d’agglomération des isotopes et leur température corporelle. La technique s’est révélée précise à un ou deux degrés près.

 

Les scientifiques se sont alors tournés vers les fossiles. Ils ont analysé le taux d’agglomération des isotopes dans des dents de mammouth sibérien et d’un cousin disparu du crocodile, un animal à sang froid, ayant vécu il y a 12 millions d’années. Dans le cas du reptile, les chercheurs ont constaté que sa température était d’environ six degrés inférieurs à celle de ses descendants.

 

La création d’un paléothermomètre permettra aux chercheurs de regarder loin dans le temps afin de mieux comprendre la physiologie  des espèces animales éteintes ainsi que d’offrir un outil capable de jauger les températures environnementales passées aux scientifiques. Cette technique permettra également d’expliquer pourquoi l’évolution favorise les organismes à sang chaud alors que ceux-ci ont besoin de plus d’énergie. (dl)  

 

Merci à Eric Cordemans !

 

Publié dans Revue de presse

Partager cet article

Repost 0

Troncs de Calamites sp. du Westphalien de Boussu

Publié le par Phil Fossil

 

Calamites-sp-Westphalien-Boussu-1-8cms

 

Calamites-sp-Westphalien-Boussu-2-8cms 

Calamites sp., Westphalien, Boussu. Longueur de chaque fragment 8 centimètres.

 

 

Lors de notre passage dans la région montoise, nous avions ramassé en surface du terril bien lessivé par les pluies quelques pièces végétales intéressantes.

 

Peu de feuilles, les morceaux de troncs sont les plus communs sur ce site, mais Calamites n’est pas la forme la plus souvent rencontrée malgré tout.

 

Certains exemplaires ont gardé leur volume, mais le plus fréquemment ils sont plus ou moins compactés par le processus de diagenèse de la roche et le poids des sédiments qui les ont recouverts.

 

Les spécimens préservés dans des nodules de grès ou en sidérite sont souvent les moins déformés par la pression, ceux dans les schistes sont les plus aplatis et, de surcroît, le schiste résiste très mal aux chocs thermiques et éclate en petits fragments ce qui détruit irrémédiablement les fossiles...

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Classes d'organismes

Partager cet article

Repost 0