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LES OBLIGATIONS MUTUELLES ENTRE AMATEURS DE FOSSILES ET PALEONTOLOGUES ACADEMIQUES

Publié le par Phil Fossil

DATTILO, Benjamin, Department of Geosciences, Indiana University Purdue University Fort Wayne, 2101 E. Coliseum Blvd, Fort Wayne, IN 46805-1499 and FREEMAN, Rebecca L., Department of Earth & Environmental Sciences, University of Kentucky, Lexington, KY 40506, dattilob@ipfw.edu

Les paléontologues non-académiques, incluant les collectionneurs occasionnels, les hobbyistes dédiés, et les négociants-collectionneurs de fossiles ont toujours apporté des contributions importantes à l'éducation et à la recherche sur le terrain.

Cependant l'importance de cette relation a été, récemment, de plus en plus éclipsée par des préoccupations comme quoi tous les fossiles sont si rares qu'ils nécessitent une protection spéciale, ce qui résulte en des restrictions sur la collecte des fossiles avec des limitations supplémentaires sur le commerce des fossiles.

Dans les environs de Cincinnati on peut noter qu'après 150 ans de collecte intensive, les fossiles sont toujours communs à très communs. L'idée que les fossiles ont universellement besoin de protection est exagérée. Vu que, de loin, la vaste majorité des fossiles sont vendus, non-reconnaissables et à la tonne, comme composants majeurs des pierres taillées, roches de remblai, granulats, ciment, argile de remplissement, calcaire pour l'agriculture, etc., nous pensons que les gens qui extraient, dégagent et vendent des fossiles en tant que fossiles—et qui vont amener des spécimens uniques à notre attention—sont un indubitable atout pour cette discipline.

En tant que paléontologues académiques qui travaillons avec des enthousiastes non-académiques dans la région de Cincinnati et ailleurs, nous voulons mettre en lumière les manières démontrées selon lesquelles les hobbyistes contribuent, et comment les académiques peuvent aider les hobbyistes. Nous utilisons les exemples des clubs de roches et fossiles, spécialement les Dry Dredgers, autour de Cincinnati, ainsi que l'exemple de la famille Gunther dans l'Utah.

Une des principales contributions des amateurs paléontologues est qu'ils passent au crible tellement de roches et de fossiles. Par la force du nombre, les heures de recherche dédiée, et les liens communautaires, ils réalisent, et de loin, beaucoup plus de travail de terrain que les académiques. Ils conduisent des opérations de sauvegarde sur des affleurements temporaires, et identifient les fossiles qui mériteraient une étude. Durant ce processus ils acquièrent une connaissance pratique des unités fossilifères, et peuvent aider les chercheurs en découvrant des fossiles d'intérêt particulier et en signalant des localités qui sont les plus à même de mériter une visite.

Dans l'environnement d'un club de fossiles ou d'une association, les amateurs avancés peuvent partager leurs connaissances avec un groupe de personnes, depuis les enfants jusqu'aux adultes. Ces organisations sont les plus efficaces quand des paléontologues académiques leur dédient le temps nécessaire pour héberger les réunions du club, parler aux membres, et travailler avec les collectionneurs les plus avancés comme avec des collègues. Décourager cette fructueuse collaboration signifie accélérer la disparition de la paléontologie, aussi bien en tant que science, que comme un hobby.

THE MUTUAL OBLIGATIONS BETWEEN FOSSIL ENTHUSIASTS AND ACADEMIC PALEONTOLOGISTS

DATTILO, Benjamin, Department of Geosciences, Indiana University Purdue University Fort Wayne, 2101 E. Coliseum Blvd, Fort Wayne, IN 46805-1499 and FREEMAN, Rebecca L., Department of Earth & Environmental Sciences, University of Kentucky, Lexington, KY 40506, dattilob@ipfw.edu

Non-academic paleontologists, including casual collectors, dedicated hobbyists, and commercial fossil collectors have consistently made important contributions to education and research in the field. However the importance of this relationship recently has been increasingly overshadowed by concerns that all fossils are so rare as to need special protection, resulting in restrictions on fossil collecting with particular restrictions on trade in fossils.

In the Cincinnati area we note that after 150 years of intensive collecting, fossils are still plentiful—very plentiful. The idea that fossils are universally in need of protection is overblown. Given that by far the vast majority of fossils are sold, unrecognized and by the ton, as major components of facing stone, landscaping stone, crushed rock, cement, landfill clay, agricultural lime, etc., we believe people who quarry, extract and sell fossils as fossils—and who will bring unique specimens to our attention—are an asset to the discipline.

As academic paleontologists who work with non-academic enthusiasts in the Cincinnati region and elsewhere, we highlight the demonstrated ways that hobbyists contribute, and how academics can support hobbyists. We use examples from rock and fossil clubs, especially the Dry Dredgers, in the Cincinnati region, as well as the example of the Gunther family in Utah.

One of the principle contributions of amateur paleontologists is that they sift through so much rock and so many fossils. By force of numbers, hours of dedicated search, and community connections, they do far more field work than academics. They conduct salvage operations at temporary exposures, and identify fossils worthy of study. In the process they acquire a working knowledge of fossil bearing units, and may help researchers by retrieving fossils of particular interest and by pointing out localities most worth visiting.

In the environment of a fossil club or association advanced amateurs can pass on their knowledge to a range of people from children through adults. These organizations work best when academic paleontologists dedicate the time to host club meetings, speak to members, and work with more advanced collectors as colleagues. To discourage this fruitful collaboration is to hasten the demise of paleontology as both a science and a hobby.

https://gsa.confex.com/gsa/2016SE/webprogram/Paper273761.html

Phil "Fossil"

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Dans la toundra russe, deux chiots préhistoriques et une question: étaient-ils domestiqués ?

Publié le par Phil Fossil


Les chasseurs de défenses de mammouths avaient été attirés dans cette zone reculée de la toundra russe par la recherche de vieux squelettes. Au lieu de ça, ils ont découvert un museau dépassant du permafrost, qui les y attendait depuis la dernière période glaciaire.

Cinq ans ont passé depuis la découverte dans le nord de la Iakoutie, dans l'Extrême Orient russe, de ce chiot parfaitement préservé et vieux de quelques 12.460 années, mais l'intérêt pour ce canidé n'a pas faibli chez les scientifiques du monde entier.

Le premier averti par les chasseurs en 2011 a été Sergueï Fedorov, chercheur à l'université de Iakoutsk et responsable du musée du Mammouth. Il est immédiatement parti à la recherche du chiot fossilisé, dans une zone reculée à près de 130 kilomètres de la mer de Laptev.

Après cette première découverte, le scientifique y est retourné l'été dernier pour des fouilles plus poussées et a découvert un deuxième chiot tout aussi bien préservé quelques mètres plus loin.

"Découvrir des mammifères carnivores intacts avec la peau, la fourrure, les organes internes... Ce n'est jamais arrivé dans l'Histoire", s'enthousiasme Sergueï Fedorov, qui a présidé mi-mars au retrait du cerveau du deuxième chiot, "une première mondiale".

"Il est très rare de trouver des chiots bien préservés car ils ont des os fins et des crânes très fragiles", explique-t-il. Les deux canidés ont été nommés chiots de Toumat, d'après le village le plus proche du site de leur découverte.

Un examen préliminaire des restes de mammouths retrouvés sur le site suggère que certains ont été découpés et soumis au feu, indiquant la présence probable de l'Homme dans les environs.

Il n'est toutefois pas certain que les chiots avaient été domestiqués.

La réponse à cette question, qui doit être déterminée après une longue reconstruction du génome des deux chiots, sera une contribution non négligeable au débat enflammé entre scientifiques sur les origines des chiens.

"Jusqu'ici, la lignée de loups qui a probablement été à l'origine des chiens n'a pas été découverte et il est possible que ces chiots soient de cette lignée", s'enthousiasme le biologiste Greger Larson, l'un des participants d'un projet qui ambitionne de découvrir comment les chiens sont devenus la première espèce à être domestiquée par l'Homme.

Nous ne savons pas si les chiens ont été domestiqués à un seul endroit du globe ou à plusieurs simultanément, et si le processus a commencé avec des chiots adoptés par l'Homme, ou avec des loups qui ont rejoint des zones d'activité humaine à la recherche de nourriture.

- Secrets du permafrost -

Les cerveaux des deux chiots doivent être analysés, comparés avec ceux de chiens et de loups modernes, tout comme les parasites retrouvés sur leur corps et dans le contenu de leur estomac.

"Lorsque nous leur avons ouvert l'estomac, nous étions très surpris. Celui du second chiot était rempli de branches et d'herbe", assure M. Fedorov. Le chiot était-il affamé ou simplement omnivore ?

Les scientifiques regrettent toutefois que le matériel biologique ait mit plus de six mois à arriver jusqu'à un laboratoire approprié en raison notamment des contraintes financières.

"Les tissus des animaux de cette période perdent un peu de leur structure à chaque seconde qui passe, même dans le congélateur", regrette M. Fedorov.

Le permafrost de l'Extrême Orient russe devrait quant à lui laisser apparaître de nouveaux secrets en raison de sa fonte, accélérée ces dernières années par un climat plus chaud et plus humide.

A mesure que les déplacements sont facilités dans la région et que la technologie appropriée devient abordable, les habitants se lancent de plus en plus dans des expéditions dans les coins les plus reculés de Sibérie. Ces recherches sont devenues pour les habitants une forme d'activité économique.

"Nos terres sont coincées dans le permafrost. Mais celui-ci commence à révéler ses secrets, petit à petit", s'enthousiasme Sergueï Fedorov.


http://www.msn.com/fr-be/actualite/technologie-et-sciences/dans-la-toundra-russe-deux-chiots-pr%c3%a9historiques-et-une-question-%c3%a9taient-ils-domestiqu%c3%a9s/ar-BBr131k?li=BBqiJuZ&ocid=mailsignoutmd


Phil "Fossil"

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In Memoriam

Publié le par Phil Fossil


Nous avons appris avec une immense tristesse le décès, ce 24 mars 2016, de notre ami Hellin de Wavrin.

Grand naturaliste réputé pour ses documents sur les plantes et les animaux, aussi bien qu'un estimé collectionneur, il s'était de-facto spécialisé dans la faune glaciaire de Belgique et des Pays-Bas.

Il était toujours prêt à acquérir chez les pêcheurs hollandais les restes osseux fossiles de mammouths, rhinocéros, bisons et autres animaux récupérés dans leurs filets sur les hauts-fonds du Doggerbank.

On pouvait le rencontrer dans de nombreuses bourses, en Belgique comme à l'Etranger, sa sympathie comme sa bonhomie étaient devenues légendaires.

Tu vas nous manquer, Hellin...

Phil "Fossil"

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Publié le par Phil Fossil

Condoléances aux familles des victimes.

Et un immense merci aux très doués auteurs de ces dessins !

Phil "Fossil"

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Publié dans Coups de gueule

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En première mondiale : les photos des nouveaux tamis !

Publié le par Phil Fossil


Grâce à mon coéquipier Renaud, voici quelques photos du matériel utilisé ce samedi sur un site anversois à restes de vertébrés néogènes.

La dernière prise de vue montre ses plus grandes trouvailles, lesquelles ont été faites en partie par prospection "à vue", en partie par tamisage.

Mes propres découvertes ne sont pas encore nettoyées, ce qui ne saurait plus tarder.

Phil "Fossil"

En première mondiale : les photos des nouveaux tamis !
En première mondiale : les photos des nouveaux tamis !
En première mondiale : les photos des nouveaux tamis !
En première mondiale : les photos des nouveaux tamis !

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Test des nouveaux tamis à Anvers

Publié le par Phil Fossil

Ce samedi, est enfin arrivé le grand jour !

On va finalement savoir si le travail du week-end précédent et de la semaine a porté ses fruits...

Renaud arrive, on embarque tout l'équipement et on part faire nos courses routinières afin d'avoir tout ce qu'il nous faut sur le site : nourriture et boissons.

Grâce aux nouveaux sacs de transport, et à un choix judicieux des tamis emmenés, la montée sur le site est moins pénible. Je m'installe à un endroit et je commence à tester le nouveau matériel, d'abord les grands tamis 60x60 centimètres, pendant que Renaud prospecte à vue, une méthode qui lui a toujours rapporté des pièces sympas.

Grâce au maillage plus grand (9x11mms) et à la taille des tamis, le sable disparaît bien plus vite, et vu que je trie les tamis sur un autre de plus petites mailles, de nombreuses petites dents sont malgré tout récupérées dans ce dernier.

Je passe ensuite aux deux tamis plus petits, moins ardus à manipuler et qui recouvrent mieux le tamis rond qui réceptionne ce qui tombe lors du tri.

Renaud commence à tamiser en utilisant les nouveaux tamis 60x60 centimètres, vu la vitesse à laquelle le sable s'évacue il a vite fait un trou imposant et trouvé pas mal de jolies choses.

Lui n'utilise pas la technique du deuxième tamis, car il désire surtout de plus grandes pièces, mais je ne vais pas tarder à lui démontrer qu'il a tort : en triant le tamis de plus petit maillage (tous les 5 à 10 tamis, grosso-modo) je tombe sur une dent d'Hemipristis serra !

Une des plus grandes raretés belges, cela est quand même la deuxième pour ce début d'année...

Quand je vois la taille du trou et du tas de sable que j'ai tamisé, je me rends compte que j'ai traité quasiment le double d'une journée habituelle et que la fatigue commence à se faire sentir.

Renaud me remplit un des deux grands tamis, alors que la nuit commence à tomber, cela me donne quelques petites pièces.

On redescend à la voiture et après avoir mangé un petit morceau, on repart : il fait nuit noire.

Bilan de la journée : une Hemipristis, une très belle Anotodus retroflexus très fraîche, quelques Cosmopolitodus hastalis de taille moyenne, une Isurus oxyrhynchus antérieure, quelques Notorhynchus cepedianus.

Mais surtout de bien belles courbatures et une grosse fatigue, vu le volume travaillé... Ce qui ne m'empêche pas de proclamer haut et fort :

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Une nouvelle expo à voir...

Publié le par Phil Fossil

Une nouvelle expo à voir...

Et une bourse d'échanges, en prime !

(enfin, si vous arrivez à lire les coordonnées, le fichier jpeg n'étant pas top top...)

Phil "Fossil"

Publié dans Annonces et Pub

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Une petite soirée bien occupée...

Publié le par Phil Fossil

Aujourd'hui est une journée pas trop dure au point de vue professionnel.

Je fais donc quelques courses au Brico proche du bureau sur le temps de midi, où je découvre des grands sacs pratiques et solides qui seront bien utiles pour le transport des tamis ce week-end.

Le soir, je repars très tôt, histoire de ne pas rater mon train puis mon bus, et d'arriver chez moi largement avant le coucher du soleil.

C'est que j'ai de l'ouvrage à terminer avant qu'il fasse noir !

Ajouter des agrafes aux premiers tamis terminés ce week-end, puis finaliser le dernier tamis juste commencé le dimanche après-midi.

C'est à dire découper la toile, la clouer au bas, ajouter des agrafes, puis agrafer copieusement les 4 côtés.

J'en profite pour vérifier les tamis faits le week-end et ajouter des agrafes en suffisance. Ce week-end, ça doit tenir !

Le soleil se couche quand je peux tout rentrer et enfin me reposer...

Phil "Fossil"

Publié dans Générale

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Quelques futures bourses...

Publié le par Phil Fossil

Si, d'aventure, vous avez la bougeotte les prochains week-ends !

(Et qu'il fait mauvais...)

Phil "Fossil"

Quelques futures bourses...
Quelques futures bourses...
Quelques futures bourses...

Publié dans Annonces et Pub

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Plus que quelques mois à tenir...

Publié le par Phil Fossil

Plus que quelques mois à tenir...

Ca me rappelle furieusement certains moments de mes vacances en Aveyron l'an passé, tout ça...

LOL

Phil "Fossil"

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