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Découverte d'un cimetière de fossiles unique à la Côte belge: "C'est remarquable"

Publié le par Phil Fossil

 

 

Une concentration unique d'ossements fossilisés de mammifères décédés il y a des milliers d'années a été découverte dans les eaux côtières belges, rapporte jeudi l'Institut flamand de la mer (VLIZ). Ce cimetière d'un genre particulier est localisé dans le chenal appelé "Het Scheur", face à Zeebrugge.

"Il s'agit d'une découverte remarquable", selon le VLIZ. Ces 25 dernières années, des os avaient déjà été retrouvés par hasard dans l'estuaire de l'Escaut occidental, notamment par des pêcheurs néerlandais qui ont attiré l'attention de paléontologues associés au Musée d'histoire naturelle de Rotterdam. Ces paléontologues ont alors inspecté le chenal Het Scheur pour effectuer des recherches complémentaires. En juillet dernier, ces experts et ceux du VLIZ ont effectué deux missions conjointes avec le navire de recherche du VLIZ, RV Simon Stevin.

Ils ont confirmé la présence de centaines de fossiles appartenant à au moins 50 morses du Pléistocène (de -2,58 millions d'années à -11.700 ans). C'est la colonie de morses située la plus au sud parmi celles du Pléistocène connues.

Des matériaux analysés en pronfondeur

Depuis 1996, plusieurs restes de divers mammifères marins de l'Eocène ont également été retrouvés dans le chenal, probablement d'une espèce encore inconnue. Ils dateraient d'il y a 40 millions d'années.

Les recherches effectuées avec le navire RV Simon Stevin ont permis de dégager en outre huit restes de morses, des fragments d'os de chevaux sauvages, d'aurochs, de bisons des steppes et d'un chevreuil, sans compter les coquillages et un cône de conifère.

Tous ces matériaux vont bien entendus être analysés plus en profondeur. Des forages ciblés sont notamment prévus pour se faire une meilleure idée de la composition géologique et de l'étendue des couches où ont été trouvés les fossiles.

http://www.rtl.be/info/magazine/science-nature/decouverte-d-un-cimetiere-de-fossiles-unique-a-la-cote-belge-c-est-remarquable--945102.aspx

 

Phil "Fossil"

 

 

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Paleoman se repose. Vraiment ???

Publié le par Phil Fossil

Paleoman se repose. Vraiment ???

 

 

Depuis le début de juin, je suis enfin en vacances, prolongées de surcroît.

 

Ce qui ne veut pas dire que je passe mon temps à glander ou à dormir !

 

En effet, le rythme de mes sorties aux fossiles s'est drastiquement accru.

 

Avant, je travaillais 5 jours par semaine et je fouillais 1 ou 2 jours certains week-ends.

 

Maintenant, c'est plutôt 3 à 4 jours de fouilles en semaine, et repos-tri-nettoyage de fossiles le week-end !

 

Ce qui m'a permis de refaire avec plaisir quelques sites un tantinet "oubliés" ces dernières années.

 

Parmi ceux-ci, le Coblencien de Roy, le Frasnien de Marche et Barvaux, les Bathonien, Callovien et Portlandien du Boulonnais, les Campanien et Maastrichtien de Haccourt, le Maastrichtien terminal de Vroenhoven, le Thanétien de Hoegaarden, et les Néogène, Quaternaire et Actuel de Cadzand-Bad.

 

En plus, naturellement, des classiques sites néogènes du Port d'Anvers, la "pole position" incontestée en ce qui concerne mes sorties de fouilles !

 

Auxquelles il faut encore ajouter de nouveaux endroits, comme le Rupélien de Eckelsheim.

 

Ainsi que des sites faits une ou deux fois par an : Le Callovien de Montreuil-Bellay, les Cénomanien, Santonien et Miocène de Pauvrelay, le Miocène des environs de Channay-sur-Lathan.

 

Rassurez-vous, ceci me laisse quand même encore du temps pour nettoyer et trier des fossiles, trier des caisses de tamisat anversois... Entre deux averses !

 

Mais surtout, SURTOUT, me reposer !

 

Phil "Fossil"

 

 

 

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Anvers, encore Anvers...Au risque de se lasser ? (fin)

Publié le par Phil Fossil

 

Le mardi, le départ est prévu après 14h.

Cela me laisse le temps de me lever plus tard, de nettoyer les dents de la veille à l'eau et d'étaler le seau de tamisat dans une caisse. 


Vu la chaleur, je la place dans le camion, une véritable étuve quand les vitres sont fermées, le séchage n'en sera que plus rapide.

Renforcer le nouveau tamis un peu abîmé la veille, et je termine mon attente en triant une partie de caisse de tamisat.

Après 15h, Renaud et ses amis arrivent enfin. Le temps d'attacher les 6 vélos à un réverbère, de placer tout le monde dans le camion, et on s'en va.

Nous sommes quand même 7, dont 2 jeunes enfants !

Des courses rapides s'imposent, plus pour les boissons (mises à mal la veille) que la nourriture.

On file ensuite directement sur Anvers, pas besoin de pause café vu l'heure.

Une fois sur place, on se répartit la charge des outils, tamis, sacs, seaux et autres pour monter le talus et je décide de tester un autre endroit que la veille.

Je tourne sur 3, puis bientôt 5 tamis, de maillages 6 et 10 mms. Triés comme il se doit sur un autre tamis à maillage de 3-4 millimètres, afin d'alimenter mon seau de tamisat avec tout ce qui tombe.

Les dents sont un peu plus présentes que la veille, dont quelques raretés relatives : Galeocerdo aduncus, Notorhynchus cepedianus, une assez jolie Cosmopolitodus inférieure très fraîche, une grande dent broyeuse ovale de poisson sparidé, quelques bulles tympaniques de dauphins, mais aucune de leurs dents cette fois.

A un moment, je sors une dent très particulière, ressemblant assez fort mais en plus grand à Diplodus (Sargus) jomnitanus des faluns.

Si c'est vraiment le cas, cela risque d'être une première !

Peu de temps après, une autre dent spéciale : j'hésite entre le cétacé odontocète (gros dauphin ou petit cachalot?) et le crocodile.

Vu que l'on reste plus longtemps que la veille, il n'est plus question de changer de rive et d'aller se baigner, les jeunes enfants devront aller au lit et tous ont encore un assez long trajet à vélo !

Néanmoins tous les participants sont contents de leur journée, tout comme la veille, d'ailleurs...

Vu la tombée de la nuit, le nettoyage des trouvailles et la mise en caisse du tamisat sera pour le lendemain.

En tout cas :

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Anvers, encore Anvers... Au risque de se lasser ?

Publié le par Phil Fossil



Ce lundi, après une pause de près d'un mois, les fouilles anversoises reprennent enfin.

Préalablement, j'ai mis de l'ordre dans la camionnette et enlevé tout ce qui est inutile : on risque d'être nombreux !

Renaud et son pote arrivent à vélo, on part à Tour et Taxis chercher 3 jeunes amateurs de recherche de fossiles.

Enfin en route pour la zone portuaire, on se gare et on emmène le matériel près des trous précédemment faits.

Je continue un trou précédemment productif, et je déniche de petites choses mais quand même sympas : 4 dents de dauphins, des dents de Notorhynchus, une vertèbre de phoque, un petit seau de résidu de
tamisage.

En faisant une petite pause midi, mon pied repousse et sort un objet brillant du sable : ma plus jolie dent de Notorhynchus cepedianus de la journée !

Les jeunes sont apparemment moins motivés que nous par les fouilles, et ont assez vite envie de bouger.

On repart de l'autre côté de l'Escaut, afin que je leur montre les nouveaux docks et les immenses navires porte-conteneurs.

Après un très long embouteillage sur le ring d'Anvers, et une plus courte séance de photos, on repart pour un dock peu fréquenté.

Là, les jeunes seront en relative sécurité pour se baigner ! Et Renaud et moi passons vite en revue les tas sableux, ce qui nous donne quelques petites dents supplémentaires.

L'heure de repartir arrive vite, on embarque tous dans le camion et on reprend la route...

Non sans se payer un nouvel embouteillage, heureusement plus court, sur le ring anversois !

On re-dépose les jeunes à Tour et Taxis, puis on revient chez moi où mes deux amis récupèrent leur vélo pour rentrer chez eux.

A suivre...

Phil "Fossil"

 

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Une moisson de fou... Suite.

Publié le par Phil Fossil

 


Le lendemain, il pleut.

Je fais une tentative lors d'une éclaircie : j'ai à peine installé le tout dehors que les premières gouttes commencent à tomber et que je dois tout rentrer.

Deuxième essai, rebelote : je rentre le tamisat et je nettoie à l'eau le contenu d'une caisse restante de notre sortie, datant de quelques mois déjà, dans les Ardennes françaises.

Les coraux et bivalves nettoyés et mis au séchage dans une caisse plate, le temps s'est enfin mis au beau et je peux sortir le tamisat.

Toute l'après-midi y passe, les trois quarts de la caisse sont faits, et à nouveau des découvertes pas mal : une jolie Galeocerdo, une dent de chimère, quelques Araloselachus de toute beauté, et... Une Somniosus inférieure !

Le lendemain, je termine la caisse après avoir étalé un fond de seau de tamisat retrouvé dans la camionnette.

Encore des dents sympas qui sont engrangées : Squatina, dents de sparidés, dents et boucles de raies...

Et une deuxième dent de chimère !

Décidément, ce grand sac valait le coup !

 

Phil "Fossil"

 

 

 

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Une moisson de fou en triant du tamisat !

Publié le par Phil Fossil



Dès mon retour de vacances, un peu de mise en ordre s'impose.

La camionnette est encore remplie des découvertes de ma première semaine de congé, il me faut donc passer de nombreuses pièces à l'eau.

Puis sortir du camion un énorme sac de tamisat anversois, contenant certainement autant que deux seaux de 10 litres, et quasiment sec.

Je l'étale précautionneusement dans deux caisses, en en retirant déjà les dents les plus visibles.

Le sable sec s'écoule comme de l'eau, les découvertes sont assez nombreuses, et, cerise sur le gâteau, intéressantes !

Une dent de Notorhynchus cepedianus, une symphysaire d'Hexanchus gigas, une supérieure de Somniosus microcephalus (ma troisième en 25 ans) et, encore plus rare,  une quenotte de Lethenia (Isurolamna) vandenbroeki.

Ce n'est, en 25 années de fouilles anversoises assidues, que la seconde !

Quand j'ai terminé, je mets les caisses à sécher, et j'attaque un seau fermé de tamisat.

Il est forcément plus humide, et je l'étale en prélevant de plus rares dents que lors du tri précédent.

N'empêche, la moisson est d'ores et déjà d'anthologie...

Quelques jours plus tard, je m'attaque au tri de la première caisse, censée être la plus sèche du lot.

En une après-midi c'est plié, tout est trié et de nouvelles dents sympathiques ont rejoint la collection.

Molaires et canine de poisson sparidé, dents et boucles dermiques de raies, mais surtout de nombreuses dents de Araloselachus, Hypoprion, quelques Squatina...

Quenottes parmi lesquelles une dent fort usée, mais encore reconnaissable, grâce à sa forme particulière.

Connue dans les faluns de Touraine, en ce qui concerne nos sables plus nordiques c'est nettement moins évident !

Il s'agit de rien de moins qu'une dent de Squalicorax, probablement S. kaupi, datant, excusez du peu, de la fin du Crétacé !!!

Si ce n'est pas une première dans nos Sables de Kattendijk, c'est assurément très bien imité.

 

A suivre...


Phil "Fossil"

 

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Les vacances, ça fait un bien FOU !!!

Publié le par Phil Fossil



Après une année entière sans prendre plus que quelques jours isolés de congé, voire l'un ou l'autre week-end prolongé, votre serviteur avait atteint un niveau de fatigue presque indescriptible.

Ceci et d'autres facteurs ont fait que j'ai un tantinet délaissé ce site, j'espère que vous voudrez bien m'en excuser.

La fin de mon contrat au début de juin a signifié de-facto le début de longues, mais vraiment loooonnngguues vacances !

Lesquelles ont commencé par une semaine complète quasi totalement émaillée de sorties : deux fois le Néogène du port d'Anvers, le Maastrichtien de Haccourt et Vroenhoven, le Thanétien de Hoegaarden, le Callovien de Le Wast et Alincthun, Le Portlandien de Wimereux et le Frasnien remanié dans la digue de Boulogne-sur-Mer.

Et tout ceci avant même le démarrage "officiel" de mes vacances, prévues en Allemagne, Alsace, Anjou-Poitou et Touraine.

Là, les sorties ont continué de plus belle : Rupélien de Eckelsheim, Toarcien de Dotternhausen en ce qui concerne l'Allemagne.

L'Alsace a été plus "calme" : visites de la Bourse de Sainte-Marie, sous une chaleur caniculaire qui s'est estompée en gros au moment de repartir pour la région de Saumur.

Là, les fouilles reprennent de plus belle : Montreuil-Bellay, Channay-sur-Lathan, Pauvrelay, Doué-la-Fontaine, Langeais sans oublier la visite des musées du Grand-Pressigny et de Savigné-sur-Lathan.

Depuis mon retour (en bus Eurolines) je me suis un peu reposé, mais j'ai également entamé le nettoyage des trouvailles récentes ainsi que le traitement de tamisat anversois bien sec.

Néanmoins, il faut bien dire que les fouilles (re)commencent à me manquer...

Je vous propose une (voire plusieurs) journée(s) de recherche de fossiles en semaine ou en week-end, les sites sont à choisir; l'outillage est disponible en relative quantité pour plusieurs personnes.

Vu la saison des vacances, si vous n'avez pas prévu de partir pour le moment, pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable ? A savoir, découvrir des fossiles tout en vous aérant et vous changeant les idées.

N'hésitez pas à me contacter via mon site ou mon compte Facebook.

A très bientôt ?

Phil "Fossil"

 

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Un long week-end sans fouilles, ça change !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce long week-end de l'Ascension, je suis enfin 4 jours à la maison.

Pas de fouille prévue, juste quelques courses et du repos. BEAUCOUP DE REPOS !

Enfin, ça c'est la théorie, on sait qu'il y a toujours une différence entre la théorie et la pratique...


Le jeudi étant férié, les magasins sont fermés : pas de marche à pieds prévue, je me contente de trier une caisse de tamisat d'Anvers.

Même si sa productivité n'est pas la meilleure connue, les petites pièces sortent assez souvent.

Quand elle se termine, il reste encore des heures de jour : je vais chercher une nouvelle caisse sur la (haute) pile de boites de tamisat qui sèche.

La granulométrie est supérieure au résidu précédemment trié, il résulte du tamisage sur 6 et 10 mms en alternance. Les fossiles sont par voie de conséquence de plus grande taille.

Il en résulte que le tri est plus rapide, la deuxième caisse est terminée avant le coucher du soleil.

La nuit commence à tomber, je peux enfin rentrer avec le sentiment du devoir accompli.


Le vendredi quelques courses pour le long week-end sont indispensables, et je dois passer à la pharmacie récupérer les pots et petits seaux qui serviront pour les fouilles.

Mais à peine rentré, je me change et j'entame une troisième caisse. Elle sera terminée à la fin de la journée, vu la "grande" taille des graviers cela va très vite.


Le samedi est la plus belle journée du week-end.

Je profite du temps sec et très chaud, caniculaire même, pour étaler dans une des caisses récupérées le tamisat resté dans un seau le week-end précédent.

Il prendra du temps pour sécher, vu qu'il a quand même "encaissé" les averses répétées du samedi...

La caisse une fois remplie, elle est laissée au soleil : autant laisser la nature faire le boulot !

Ce qui ne m'empêche pas de la rentrer à la tombée de la nuit : il ne faudrait pas que l'un ou l'autre des nombreux chats du voisinage trouve ce résidu à son goût... En tant que litière à déjections !

J'entame une nouvelle caisse, mais vu que les graviers sont plus petits cela prend nettement plus de temps à trier. 


Le dimanche, un orage et une averse d'anthologie me réveille. Il n'est pas l'heure de sortir !

Une fois prêt, je suis en route pour le marché et le boulanger, les courses sont expédiées et je rentre.

Après un peu de repos et le dîner, je me change et je ressors pour trier le reste de la dernière caisse entamée.

En guise de pauses, je transfère les graviers triés, lesquels occupent deux grands bacs plastiques et un seau en voie de saturation, sur le chemin dans le jardin.    

Vers 17h, la 4ème caisse est terminée, je peux rentrer le tout, content de l'ouvrage abattu !

4 caisses faites, entre 60 et 80 kilos de tamisat trié et évacué, et, cerise sur le gâteau, de chouettes trouvailles !

Deux triturateurs de chimères, une belle Somniosus microcephalus, des Galeocerdo aduncus, Notorhynchus cepedianus, Squatina angeloides, en plus des dents de raies et de poissons actinoptérigiens.

Pas mal pour un long week-end... DE REPOS !

Phil "Fossil"

 

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Une nouvelle analyse bouleverse nos connaissances sur la naissance de l'humanité

Publié le par Phil Fossil

 

AFP  Publié le  lundi 22 mai 2017 à 22h40  - Mis à jour le  lundi 22 mai 2017 à 22h40


La divergence dans l'évolution entre les grands singes et les humains se serait produite plus tôt qu'estimé sur le continent européen et non pas en Afrique, selon une nouvelle analyse de deux fossiles d'hominidés datant de 7,2 millions d'années mis au jour dans les Balkans.

Cette découverte, objet de deux études publiées lundi dans la revue américaine PLOS One, vient étayer davantage la théorie selon laquelle la lignée humaine s'est séparée de celle des chimpanzés dans l'est du bassin méditerranéen, et non pas sur le continent africain comme on le pense généralement.

Les chimpanzés sont les cousins vivants les plus proches des humains, dont ils partagent plus de 95% des gènes.

Retrouver dans l'évolution le dernier ancêtre commun aux deux espèces est la question centrale et la plus débattue en paléoanthropologie.

Les scientifiques avançaient jusqu'alors l'hypothèse selon laquelle les deux lignées ont divergé dans une période remontant de cinq à sept millions d'années et que le premier pré-humain est apparu en Afrique.

Mais de nouvelles analyses avec des technologies sophistiquées de ces deux fossiles connus depuis plusieurs décennies d'hominidés "Graecopithèque freybergi" -la partie inférieure d'une mâchoire trouvée en Grèce et une prémolaire supérieure mise au jour en Bulgarie- ont conduit les chercheurs à conclure qu'ils appartiendraient à une espèce d'hominidé pré-humain.


Plus ancien


Recourant à la tomographie informatisée, une nouvelle technique d'imagerie, cette équipe internationale de recherche a pu visualiser les structures internes des deux fossiles et démontré que les racines des prémolaires étaient en partie fusionnées.

"Alors que chez les grands singes les deux ou trois racines des molaires sont nettement séparées ou divergent, chez le Graecopithèque elles convergent et sont partiellement fusionnées, une caractéristique typique chez les humains modernes et anciens et plusieurs hominidés pré-humains, dont l'Ardipithèque et l'Australopithèque", explique Madelaine Böhme, professeur au Centre Senckenberg sur l'évolution humaine à l'Université de Tübingen en Allemagne, une des principales auteures de ces recherches.

"Nous avons été surpris de ces résultats alors que les hominidés pré-humains connus jusqu'alors avaient été trouvés seulement en Afrique sub-saharienne", relève Jochen Fuss, un chercheur à l'Université de Tübingen qui a mené une partie de l'étude.

De plus, le Graecopithèque est plus ancien de plusieurs centaines de milliers d'années que le plus vieux des autres hominidés potentiellement pré-humains découvert au Tchad, le Sahelanthropus datant de six à sept millions d'années au plus.

Les chercheurs ont daté les sédiments des sites en Grèce et en Bulgarie où ont été mis au jour les deux fossiles du Graecopithèque à 7,24 et 7,17 millions d'années respectivement.

"Cette datation nous permet de situer la séparation entre les humains et les chimpanzés dans la région de la Méditerranée", relève David Begun, professeur de paléoanthropologie à l'Université de Toronto, un des principaux co-auteur de ces travaux.


Bouleversement de l'environnement


Ces scientifiques notent aussi que l'évolution des hominidés pré-humains pourrait avoir résulté de bouleversements de l'environnement.

L'équipe menée par la professeur Böhme a également montré que la formation du désert du Sahara remonte à plus de sept millions d'années.

"Ces données indiquent pour la première fois une propagation du Sahara il y a 7,2 millions d'années alors que les tempêtes dans le désert transportaient déjà la poussière salée rouge vers la côte nord de la Méditerranée, comme c'est toujours le cas aujourd'hui", expliquent les chercheurs de l'Université de Tübingen.

Ils ont également déterminé qu'à cette même époque de formation du Sahara, un écosystème de savane a émergé en Europe.

"Cet écosystème correspond parfaitement aux fossiles de girafes, de gazelles, d'antilopes et de rhinocéros mis au jour avec ceux du Graecopithéque", pointent ces scientifiques.

"La formation d'un désert en Afrique du Nord il y a plus de sept millions d'années et la propagation de la savane dans le sud de l'Europe pourraient avoir joué un rôle dans la divergence entre la lignée humaine et celle des chimpanzés", suppute la professeur Böhme.


http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/une-nouvelle-analyse-bouleverse-nos-connaissances-sur-la-naissance-de-l-humanite-59234cc8cd702b5fbebb4a29


Phil "Fossil"

 

 

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Et encore un week-end COMPLET à Anvers...

Publié le par Phil Fossil


Ce samedi, mon ami Frédéric vient de son Avesnois pour taquiner les couches à vertébrés du Néogène anversois.

Nous embarquons dans la camionnette, faisons un petit arrêt "courses" au supermarché local, et on est partis.

Tellement pressés et motivés que j'en oublie même le traditionnel arrêt café à la station-service de Waarloos !

Pas grave, je suis bien reposé et avec les canettes de Coca on devrait bien s'en sortir quand les forces commenceront à décliner.

Je continue dans le trou qui était assez productif ces derniers mois, mais même si des choses pas mal continuent à en sortir, je sens que la couche tire vers la fin.

Presque plus de bulles tympaniques de dauphins, alors que j'en sortais jusque 20-30 certains jours, cela est indicatif de ce que l'on peut appeler "la fin des haricots"...

Si le matin des averses surviennent assez fréquemment, l'après-midi est nettement plus beau et permet de nous sécher.

Au total, après une dizaine d'heures de tamisage forcené de presque 1 mètre cube et demi, j'ai quand même quelques dents assez grandes, plus du plus petit matériel, deux petites vertèbres de dauphins, et, histoire de prolonger le plaisir, quasiment deux seaux de tamisat.

Il fait presque nuit quand on repart, le temps d'arriver chez moi, de changer de véhicule et Fred est reparti.


Ce dimanche, je dors une heure de plus et je peux néanmoins faire du rangement et sortir les trouvailles de la veille.

Le nettoyage des dents et le déversage d'un sac de tamisat dans le seau est fait également.

Renaud arrive nettement plus tard, le temps d'embarquer et de passer en ville chercher un pote à lui, sa copine et leur gamin, on se met en route pour Anvers.

Là, la pause café est de rigueur, on achète encore de l'eau et un petit déjeûner frugal (vu qu'il me reste des courses de la veille), puis on arrive au site anversois.

Déjà 7 voitures (!) sur place dont Frédéric, mis en appétit par ses trouvailles de la veille.

Renaud et ses amis entament un gros trou montrant de la couche en place, je m'attaque à une butte semblant prometteuse.

Si les débuts sont assez peu productifs, les bulles tympaniques sortant assez nombreuses je résiste vaillamment à l'envie de bouger.

Et je fais bien, en effet je sors deux assez grandes belles Cosmopolitodus hastalis, une jolie Anotodus retroflexus très latérale, du Galeocerdo aduncus et Notorhynchus primigenius, et une Parotodus benedeni presque complète.

Auxquelles il faut ajouter au moins 15 bulles tympaniques et périotiques de dauphins, ainsi que des périotiques de baleines.

Si l'on a indubitablement fouillé moins longtemps, j'ai tamisé nettement plus (deux bons mètres-cube au total) et totalement démonté la "colline" en creusant assez profondément en prime...

Sans ramener du tamisat cette fois, vu qu'il me reste à la maison une vingtaine de caisses de 15 kilos chacune en moyenne, je vous laisse estimer le temps qui sera nécessaire pour trier tout cela.

Le soleil radieux toute la journée commence à bien descendre, il est presque 21h quand on décide de repartir : il faut ramener les amis de Renaud au centre-ville, le gamin doit se lever tôt pour aller à l'école et on travaille le lendemain...

Il sera néanmoins largement passé 22h30 quand je peux enfin "fermer la boutique" et m'affaler dans le fauteuil ! Le nettoyage des trouvailles attendra bien quelques jours...

Les courbatures suite aux fouilles des deux jours s'annoncent dantesques, mais, malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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