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Le fossile d'un reptile marin rarissime découvert dans le Maine-et-Loire

Publié le par Phil Fossil


Le 04.05.2017 à 18h21


Le fossile d'un grand reptile marin vieux de 90 millions d'années et rarissime en Europe, récemment extrait d'une cave troglodyte privée à Tuffalun (Maine-et-Loire), a été présenté jeudi au Muséum des sciences naturelles d'Angers et salué comme une "découverte exceptionnelle".

Les ossements fossilisés de ce prédateur de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l'époque des dinosaures dans les mers et les océans, ont été retrouvés en 2013, après être tombés du plafond de la cave troglodyte de particuliers, encore emprisonnés dans du tuffeau, a expliqué Benoît Mellier, chargé des collections du Muséum d'Angers.

Ces ossements -un fémur de 51 cm de long, des "morceaux de membres d'un poignet ou d'un pied", une "série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire", mais aussi une mandibule complète d'un mètre de long- ont été extraits à l'automne et rapportés en février au Muséum d'Angers, où ils feront l'objet d'une étude paléontologique complète avant d'être présentés au grand public.

La découverte de ce spécimen angevin, qui mesurait probablement cinq à six mètres de long, est "exceptionnelle et va intéresser tous les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier", a souligné Peggy Vincent, paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, spécialiste des reptiles marins de l'ère secondaire.

"Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d'il y a 90 millions d'années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d'aussi important et d'aussi complet", a-t-elle indiqué.

Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis. 

"Le fait de savoir qu'il y en avait en Europe, cela change beaucoup de choses. (...) Ce n'est pas certain, mais c'est probable qu'il s'agisse d'une nouvelle espèce. 

Si c'est une espèce qui existe déjà, ça veut dire qu'il y a eu des migrations", a assuré Mme Vincent.

"Dans le monde, sur toute la période du Mésozoïque, c'est-à-dire de 250 millions d'années jusqu'à 65 millions d'années, on a seulement une centaine d'espèces de plésiosaures qui sont connues, c'est quasiment rien. 

Donc chaque découverte est importante pour essayer de retracer leur histoire et leur évolution, de comprendre comment ils sont apparus, comment ils ont évolué et pourquoi ils ont disparu", a mis en avant la paléontologue.


https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/le-fossile-d-un-reptile-marin-rarissime-decouvert-dans-le-maine-et-loire_112673

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/angers/tuffalun-decouverte-exceptionnelle-du-fossile-reptile-marin-rarissime-europe-1246643.html


Voilà qui devrait faire plaisir à mon ami Yves...Qui n'est pas très loin de là !

 

Phil "Fossil"


 

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Encore Anvers ! Ca commence à bien faire... LOL

Publié le par Phil Fossil


Le long week-end du 1er mai est évidemment le bienvenu pour votre serviteur, vu sa charge professionnelle.


Le samedi et le dimanche se passent à la maison, un peu de repos, des courses à faire, mais aussi m'occuper des deux grands sacs de tamisat anversois ramenés le week-end précédent.

Etaler le tout dans deux caisses en carton, en profiter pour déjà prélever les dents visibles, c'est l'affaire d'une bonne heure et demie.

Ensuite, je termine une caisse de résidu bien sec entamée il y a quelques temps déjà, les quenottes de petite taille continuent à sortir.

Dans l'après-midi, je commence une toute nouvelle caisse. Elle est plus riche en coquilles fragmentaires, il y a moins de gravier noir; mais des dents s'y trouvent encore, ainsi que des otolites de poissons téléostéens.

Ce résidu provient du tri d'un tamis de maillage 1 cm, les éléments et les dents trouvées sont de plus grande taille qu'à l'accoutumée.

La caisse terminée, je débute une troisième boite, profitant de mon incontestable entrain du jour!

Le soir commençant à tomber et la fraîcheur s'accentuant, je finis par rentrer le tout.


Après les incontournables courses au marché du dimanche matin, je reprend la caisse et elle avance pas mal. Les graviers sont plus variés en taille, c'est ce qui reste du tri de 2 maillages, 6mms et 1 cm.

Le tri prend plus de temps, il ne reste plus tellement à faire quand la nuit tombe.


Le lundi 1er mai, une fouille est programmée. En attendant Renaud, je termine allègrement la caisse !

Deux caisses et demi en un seul week-end, on n'est pas loin du record absolu...

Une fois mon camarade arrivé, on change d'idée : de la région de Mons initialement prévue, on retourne... A ANVERS !

Mais y revoir les zones argilo-graveleuses, plus visitées depuis... La fin janvier !

Il semble que l'on soit passé avant nous, néanmoins quelques dents sympas sortent, de taille moyenne. 

Outre la prospection à la vue, on gratte abondamment les zones contenant du gravier, ce qui donne encore quelques pièces.

Renaud récupère ainsi une assez grande dent de cachalot, malheureusement la couronne émaillée a été érodée. Un très beau crabe Coeloma rupeliense est également engrangé.

On repart ensuite pour un peu de prospection, une plaine à coquilles et des tas "couleur Kattendijk" sont vérifiés en vitesse.

Renaud y ramasse deux dents de Cosmopolitodus assez belles, moi surtout des coquilles.

Un troisième site qui donnait encore un peu l'an passé est malheureusement recouvert de gravats de construction, plus rien à y voir désormais... Dommage !

On finit, par dépit, à retourner à notre habituel site de tamisage. Renaud continue une couche en place et ne trouve pas des masses.

Par contre, moi qui refais un tas déjà travaillé je me régale : plusieurs hastalis jusque 3-4 centimètres, deux dents de dauphins, plusieurs bulles et périotiques de delphinidés, pas mal pour 3 heures de boulot !

Renaud vient me rejoindre et trouve un peu mieux.

La nuit tombe, en même temps que la fatique et les courbatures ! Il est grand temps d'arrêter et de redescendre au véhicule.

A part une petite pause pour grignoter un truc en vitesse, retour au bercail et juste rentrer les petits seaux contenant les trouvailles. Tout le reste est laissé dans la camionnette.

Leur nettoyage attendra quelques jours encore... Ainsi que l'étalage du sac de tamisat ramené, lequel servira très vraisemblablement à compléter les caisses en cours de séchage.

Ce qui est sûr désormais, notre future fouille sera faite ailleurs. Il faut varier les plaisirs...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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Rebecq : le musée du porphyre fait peau neuve

Publié le par Phil Fossil


Les pavés de Quenast sont partout, des Champs-Elysées à New York


Savez-vous qui sont les rompeurs ? Pourquoi ils passaient le relais aux refendeurs, avant de laisser la place aux épinceurs ? 
Une petite visite au musée du porphyre, installé à l’étage du grand moulin de Rebecq, devrait suffire à combler vos lacunes. 
Il s’agit en effet des divers métiers qui étaient exercés au fond de la carrière qui a fait les beaux jours de Quenast. 
Les rompeurs maniaient la masse – lourde de 22 kilos ! – pour briser les blocs après les tirs de mines. 
Les refendeurs formaient ensuite les tranches, avant que les épinceurs ne tirent de ces tranches un maximum de pavés. 
Et les pavés de porphyre façonnés à Quenast étaient particulièrement réputés pour leur solidité : déjà exploitée au XVIe siècle, la roche magmatique qui se trouve sous les pieds des habitants de Quenast a servi à paver les chemins des alentours mais aussi la Grand-Place de Bruxelles, les Champs Elysées à Paris, les rues de New York et on en retrouve en Egypte, en Amérique du Sud et même en Australie ! 
« Certains citent aussi la place Rouge, à Moscou », sourit Gilbert Hautenauve, du cercle d’histoire locale.

Quoi qu’il en soit, le porphyre fait partie du patrimoine local. 
À la fin du XIXe siècle, pas moins de 3.200 ouvriers travaillaient dans les carrières, produisant 300.000 tonnes de pavés chaque année. 
Ce glorieux passé était évoqué au travers d’un petit musée qui n’était plus vraiment au goût du jour, et le visiteur s’y sentait assez à l’étroit. 
Quelques milliers d’euros et le savoir-faire des ouvriers communaux ont permis de donner un sérieux coup de jeunes à cet espace : le musée du porphyre version 2017 a été inauguré vendredi soir.


http://www.lesoir.be/1494515/article/actualite/regions/brabant-wallon/2017-05-02/rebecq-musee-du-porphyre-fait-peau-neuve


Pour nous minéralogistes, la  grande carrière de Quenast, exploitée pour les granulats (notamment des lignes TGV) a fourni une incroyable variété de minéraux !

Quartz enfumé, voire morion, épidote, prehnite, calcite, pyrite, sont montrés aux visiteurs dans des vitrines.
Un filon à quartz hyalin et goethite se trouvait sur le haut de la carrière, il n'est de nos jours plus accessible.
Parfois, dans les découvertes yprésiennes du sommet de la carrière, on trouvait des fossiles éocènes : piquants et plaques d'oursins, dents de requins et de chimères, crabe fossile...

 
Phil "Fossil"

 

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Encore Anvers... Certains pourraient se lasser, mais pas moi !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce dimanche, mon nouvel ami Mathieu arrive vers 8h30.

Le temps de charger la camionnette de l'équipement qui lui manque, de faire quelques courses pour se sustenter la journée et de boire un café, on est partis pour le port anversois.

La météo va être belle, ça se sent, il y a déjà plusieurs voitures garées près du site. 

On s'équipe et on monte à l'assaut, mon trou abondamment échantillonné tout le week-end il y a 15 jours est toujours là, même s'il a sans doute grandi un petit peu...

Je commence à tamiser un des flancs, et j'y découvre des pièces sympas, en nombre raisonnable. 

Tout comme la fois précédente, les bulles tympaniques de dauphin sortent avec régularité, et 4 à 5 espèces distinctes y sont récupérées.

La journée avance, les trouvailles s'espacent et se raréfient : je décide de me déplacer de quelques mètres.

Là c'est mieux, en plus des petites espèces quelques assez grandes pièces sont ramassées dans les tamis : Isurus oxyrhynchus et Cosmopolitodus hastalis principalement.

Encore des bulles tympaniques de dauphin, jusque deux par tamis ! Mais aussi des dents de Galeocerdo aduncus, Hypoprion acanthodon, une belle antérieure de Carcharoides catticus, plusieurs dents de dauphins.

A signaler aussi une dent que je détermine comme du Poisson, mais assez grande et très creusée à la base : si elle n'était pas aussi lisse, on pourrait croire à une dent de crocodile... 

Je ne pense pas que l'on puisse attribuer une éventuelle disparition des stries à un remaniement. 

Il y a plus de 8 heures que l'on travaille comme des fous à tamiser, j'en suis personnellement à environ 2 m3 ! 

La quantité de pièces trouvées est très convenable, et à cela je peux encore ajouter l'équivalent de deux seaux de résidu de tamisage !

Mathieu ayant encore de la route pour rentrer, on part assez tôt, il est quand même passé 19h quand on a tout redescendu au véhicule, tout casé et que l'on reprend la route.

Quand il est reparti, apparemment très content lui aussi de sa journée, je trie le petit seau contenant les trouvailles, passe les meilleures à l'eau et le plateau est prêt pour le séchage.

Le tri, cela sera dans quelques semaines, j'ai encore de l'ouvrage en perspective...

En attendant, m'effondrer dans le fauteuil, histoire de reposer les muscles et les articulations mises à rude épreuve !

C'est que je travaille le lendemain, moi...

Mais, quoi qu'il en soit...

Vivement la prochaine !

Mais sans doute ailleurs, un peu de changement ne fait jamais de mal.

Phil "Fossil"


 

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Un long week-end de Pâques assez chahuté... Mais productif !

Publié le par Phil Fossil

 


Après nos deux week-ends complets de fouilles à Anvers, le temps est venu de se reposer un peu.

Un repos forcé en prime, vu que votre serviteur est en pleine lutte (inégale s'il en est) avec les pollens qui, cette année, semblent particulièrement agressifs !

Un petit saut chez le docteur me confirme la chose, mais indique également qu'une sinusite en a profité pour venir se greffer sur mes allergies, déjà pénibles seules...

Je suis donc plusieurs jours dans un état qui m'interdit toute activité, à fortiori à l'extérieur !

Pour un long week-end de 4 jours, ce n'est assurément pas une bonne nouvelle...

Les médicaments prescrits, s'ils n'ont pas une efficacité redoutable, me permettent malgré tout de me sentir progressivement un peu mieux.

Le lundi de Pâques il fait beau et assez chaud, je peux m'attaquer au premier grand sac de tamisat, celui du samedi précédent. Il pèse un poids hallucinant, et contient pas beaucoup moins de l'équivalent de deux seaux de 10 litres !

Trouver une caisse en carton suffisamment grande, y placer du papier journal pour l'étanchéiser, et commencer à y étaler le gravier pour séchage, voilà qui me prendra une bonne heure au minimum.

Les petits cailloux étant soigneusement étalés à la main en épaisseurs fines de quelques millimètres, tout objet brillant est quasi immédiatement repéré, et récupéré.

Pareil pour d'autres pièces dont la forme indique, qui une dent de raie, qui une dent de poisson, qui une boucle dermique de raie.

La moisson est importante pour une opération qui est très loin de constituer le tri exhaustif du tamisat !

Le top est quand même atteint quand, après avoir étalé de nouveaux graviers, je trouve deux dents super-rares l'une à quelques centimètres de l'autre...

Une petite dent supérieure d'Hemipristis serra, et une dent supérieure de Somniosus microcephalus !

La première ne se trouve en moyenne, pour un fouilleur acharné comme moi, pas plus d'une fois par an en moyenne... Il n'empêche que, en ayant découverte une le dimanche, et ce tamisat ayant été constitué le samedi, ça m'en fait deux le même week-end !!!

La deuxième est encore nettement plus rare : les dents inférieures de Somniosus sont déjà peu fréquentes mais les supérieures sont carrément anecdotiques !

Pour info, sur 25 années de prospection anversoises (soit 300 à 350 journées au total) j'ai dû sortir 22 Hemipristis serra... Pour 2 ou 3 supérieures de Somniosus microcephalus !

Ajoutons à cela un beau fond de pot de dents moins rares, je n'ai pas perdu ma journée... Enfin l'heure et demie passée à étaler ce tamisat.

Mais, bon, ça ne vaut pas une bonne journée de fouilles sur site !

AVIS AUX AMATEURS...

Phil "Fossil"

 

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Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)

Publié le par Phil Fossil

 


La détermination des fossiles trouvés, cela peut prendre un temps certain !

Il y a quelques années déjà, en août 2008 pour être précis, lors d'une visite guidée pour la SAGA de notre habituel spot du Néogène aux restes de vertébrés marins, j'avais fait une découverte peu commune.

Une dent de mammifère terrestre, voilà quelque chose qui détonne avec les habituels vestiges d'animaux marins mis au jour sur place.

Ce spécimen est sans nul doute le fragment d'une carcasse en décomposition, dépouille amenée sur place par les rivières et fleuves locaux.

si à l'époque cette dent avait été diagnostiquée comme une molaire de petit bovidé, les nombreux groupes Facebook dont je fais partie m'ont enfin amené la solution !

Il s'agirait d'un bovidé très élancé, proche des antilopes de par sa silhouette, et qui a pour petit nom : Eotragus sp. cf. sansaniensis.

Décrit dans le Gers, il provient originellement des environs de Sansan.

Il est aussi très connu dans les faluns de Touraine et d'Anjou, je vous présente deux planches créées par Jean-Marc Lhomme illustrant des exemplaires des faluns.

La dent anversoise est nettement plus fraîche, ce qui me fait penser à un spécimen pliocène... 

Même si elle pourrait aussi être strictement miocène, car des sables miocènes à coquilles conservées ont été dragués et déposés ensemble avec le Pliocène, sur ce site à l'époque.


Le lien vers l'article écrit peu après la trouvaille :

http://www.paleomania.com/article-22116362.html


Les photos des spécimens des faluns suivent.

   
Phil "Fossil"

 

 

Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)
Dent de bovidé du Port d'Anvers (Suite et fin)

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Deux week-ends complets à Anvers !

Publié le par Phil Fossil

 

Ces dernières semaines, mon horizon s'est dégagé au niveau professionnel, mais j'aurai également bien profité de mes week-ends.

Deux week-ends entiers consacrés à la prospection dans le Néogène d'Anvers, excusez du peu...

Le premier nous a même vus, Renaud et moi, passer la nuit sur place dans la camionnette.

Et on peut dire sans l'ombre d'un doute que dormir là-dedans n'a aucune similitude avec la nuitée dans un 5 étoiles...

Si l'on a gagné du temps en évitant deux trajets, je l'ai très vraisemblablement reperdu en ne passant qu'une nuit très courte et agitée !

M'obligeant à faire une sieste assez longue sur un tas sableux, pendant que Renaud tamisait de plus belle !

Ayant fait deux endroits très distincts, nous avons pu travailler au tamis, mais également à la vue, le vent assez fort effectuant un bon travail de dégagement.
 
Les trouvailles ont certes été au rendez-vous, surtout pour Renaud, mais je ne me suis pas trop mal débrouillé non plus.


Le deuxième week-end, la météo annoncée étant idyllique, quoique un peu chaude pour les travaux de tamisage intensif, il n'y avait aucune hésitation à avoir !

Plusieurs amis français venant goûter à nos richesses anversoises, c'était l'occasion de profiter du beau temps, en prime.


Le samedi, Frédéric arrive avant l'heure prévue, on embarque dans la camionnette et après quelques courses et une pause café on arrive sur le site.

Déjà plusieurs voitures sur place, nous devons nous parquer plus loin.

Le trou que j'ai commencé la fois précédente ne semble pas avoir bougé, j'y replonge mais les trouvailles moyennes m'obligent rapidement à changer d'endroit.

Là, c'est beaucoup mieux, il y a même d'assez grandes pièces qui sortent, en plus des jolies petites espèces.

Ce qui m'épate est le nombre incroyable de bulles tympaniques de dauphins : une bonne vingtaine sur la journée !

Sinon, de jolies Notorhynchus cepedianus (dont une supérieure collée à un galet noir) et Galeocerdo aduncus en plus des dents "communes".

La nuit commence à tomber quand on replie, il est quasiment 22h quand je peux enfin m'affaler dans le fauteuil, épuisé.

J'ai dû tamiser 2m3 comme rien, les courbatures aux genoux, bras et épaules sont là pour en témoigner. Heureusement la nuit est longue et réparatrice !


Le dimanche, Aline, Bruno et leur fils Valentin arrivent après des visites touristiques du samedi, et, comme la veille, on change de véhicule avant de démarrer pour le Port anversois.

J'ai décidé de la faire plus cool, mais je continue ma couche et les trouvailles persistent à sortir.

C'est peu après la discussion avec un hollandais de passage, qui me dit que cette couche déjà travaillée ne donnera rien, que je sors une assez jolie Hemipristis serra !

Outre celle-là, une fort belle grande Cosmopolitodus hastalis, à nouveau une bonne dizaine de bulles tympaniques de delphinidés, plusieurs dents de dauphins, une canine de Squalodon, et certainement 5 Galeocerdo aduncus en plus de petites dents d'espèces plus fréquentes constituent l'essentiel de ma récolte.

Aline met au jour un morceau de mandibule montrant 3 alvéoles dentaires, il n'est pas clair à ce stade s'il s'agit de dauphin ou de phoque. En tout cas, très intéressant !

Valentin, indubitablement motivé, trouve des dents dans chaque tamis, ou peu s'en faut.

L'après-midi est déjà bien entamé quand on décide de faire un peu de "tourisme" de l'autre côté de l'Escaut, et de trouver une taverne accueillante pour les prospecteurs assoiffés que nous sommes.

Arrivés à Doel, où le village en grande partie exproprié montre ses maisons décrépies et copieusement taguées, la brasserie du Moulin est fermée, et le bac traversant l'Escaut pour rejoindre Lillo et ses restaurants n'opère qu'en saison.

A un week-end près, c'était bon... Pas de chance !

Après une petite promenade pédestre sur la digue de l'Escaut, on repart pour le Fort Liefkenshoek, où je sais qu'une taverne nous acceptera certainement... Même en habits de fouilles !

Quelques boissons et snacks plus tard, on repart pour Bruxelles, mes nouveaux amis reprennent leur véhicule et vont loger en ville, en prévision de visites touristiques du lendemain.

Outre les courbatures qui seront vite oubliées, il me reste deux petits seaux de fossiles, et certainement 2 grands seaux de tamisat... Du travail en perspective !

En tout cas...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Encore un gros changement en vue...

Publié le par Phil Fossil


Il y a quelques mois, je me suis retrouvé en préavis, n'étant pas exagérément "stressé" financièrement, et faisant contre mauvaise fortune bon coeur, je m'étais dit que c'était enfin l'opportunité que j'attendais de me consacrer à mes activités extra-professionnelles.

Comprenez : la recherche et la collecte de fossiles, la préparation de tonnes de matériel en attente, le rangement de ma collection et de ses annexes, et une série d'autres projets, indéfiniment retardés jusque ici par manque de temps et de libertés.

C'est dans cette optique que j'ai acquis la camionnette et du matériel de fouilles adapté... Et que je n'ai donc pas réellement cherché un autre job, laissant les choses en l'état.

Or, le terme approche à grands pas, la fin avril étant la limite ultime et donc mon dernier jour de travail.

Mais, comme souvent, rien ne se passe comme on le désirerait... Et c'est tant mieux, du moins en ce qui me concerne !

Il y a quelques semaines, un recruteur a pris contact avec moi, me proposant une opportunité, du genre de celles que l'on ne peut décemment pas refuser !

A savoir, (re)travailler dans le domaine bancaire, sous un contrat d'indépendant cette fois.

Si les contraintes ne sont pas les mêmes, ma nouvelle situation devrait néanmoins présenter pas mal d'avantages pour votre serviteur !

Tout d'abord une rémunération significativement meilleure, mais le principal est le fait d'être indépendant : plus de possibilités de congés et donc de libertés.

La demande étant réelle et surtout pressante, je me vois même obligé d'abréger mon délai de préavis.

Il en résulte qu'à partir de lundi 27 mars, je devrais avoir pris mes quartiers chez mon nouvel employeur.

Mais, je tiens à vous rassurer : une bonne partie de mes week-ends seront toujours disponibles pour d'éventuelles sorties de fouilles, avec un guidage ou non.  

Et il y aura sans doute pas mal de jours de congés en prime, ce qui ne sera pas du luxe vu que mes dernières "vacances" datent, déjà, du début de décembre dernier !
 
Donc...

Avis aux amateurs !

Phil "Fossil"

 

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Une fouille d'enfer ce week-end ?

Publié le par Phil Fossil


Ce week-end, la météo est annoncée belle, 15 degrés en journée, c'est le temps idéal pour taquiner les fossiles du néogène anversois.

Je pense que, assisté par mon pote Renaud, nous nous dirigeons vers de très longues et extrêmement intenses séances de tamisage forcené !

J'emmènerai les lampes frontales et une série de piles électriques de rechange, on ne sait jamais... Des fois que nous ne soyons pas totalement exténués à la tombée de la nuit !

Sinon, deux longues journées sur place, voilà qui devrait recharger (Ou pas ?) nos accus.

En espérant y faire une moisson d'anthologie !

Phil "Fossil"

 

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L'arbre généalogique des dinosaures remis en cause

Publié le par Phil Fossil

 

AFP 22/03/2017
                

Va-t-on devoir corriger les manuels scolaires ? Des chercheurs remettent en cause la classification plus que centenaire des dinosaures et militent pour une révision complète de leur généalogie, selon une étude publiée mercredi dans Nature.

Pendant très longtemps, on a considéré que tous les dinosaures étaient des "reptiles géants". Puis la quantité de fossiles augmentant largement avec le temps, les chercheurs ont pris conscience de la grande diversité morphologique des dinosaures. Ils n'étaient pas tous des reptiles et pas tous géants. Ils ont alors décidé de les répartir en deux grands groupes: les Saurischiens et les Ornithischiens, une classification qui perdure depuis plus de 100 ans.

Leur appartenance à l'une ou l'autre des familles dépend notamment de la forme de leur bassin. Les Saurischiens ont un "bassin de reptile" avec un pubis dirigé vers le bas et vers l'avant. Ils comptent parmi eux, les théropodes (dont les dinosaures bipèdes carnivores et le fameux T.Rex) et les sauropodomorphes (qui comptent dans leur rang les quadrupèdes herbivores au long cou).

Les autres, les Ornithischiens ont un "bassin d'oiseau" (mais sans pour autant avoir de lien de parenté avec eux), leur pubis est également dirigé vers le bas mais plutôt vers l'arrière.

Mais des chercheurs de l'Université de Cambridge et du Musée d'Histoire Naturelle à Londres viennent de chambouler ce bel arbre évolutif, selon cette étude de la revue britannique. "Nous avons déconstruit l'ancienne représentation des relations de parenté entre les dinosaures en examinant un très large échantillon de très anciens dinosaures", explique à l'AFP Matthew Baron de l'Université de Cambridge et coauteur de l'étude.

Par exemple, selon leurs observations, les théropodes seraient de la même famille que les dinosaures "à bassin d'oiseau". Une nouvelle famille que les chercheurs appellent Ornithoscelida. Une forme de bassin différente ne serait plus un élément rédhibitoire pour former une famille.

L'étude suggère également que les dinosaures seraient apparus il y a environ 247 millions d'années - environ 10 millions d'années plus tôt que prévu - et dans l'hémisphère nord plutôt qu'au sud.
"Cette découverte a été un choc car elle est contraire à tout ce que nous avions appris", admet Matthew Baron.

Pour ces chercheurs, les ancêtres des oiseaux modernes, les théropodes, et les dinosaures à "bassin d'oiseau" formeraient une même famille.


https://www.lorientlejour.com/article/1042329/larbre-genealogique-des-dinosaures-remis-en-cause.html


Phil "Fossil"


 

Publié dans Revue de presse, Dinosaures

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