Une prospection dans les Sables d’Oorderen, Anvers, Belgique

Publié le par Phil Fossil

 

 

Virtuellement abandonnés par votre serviteur ces sables à coquilles, au contraire de notre ami CarchaDOrias qui en a fait son terrain de fouilles belge quasiment exclusif, un passage rapide autant que récent dans la zone portuaire de la rive gauche de l’Escaut avait permis de glaner de nombreuses coquilles, ainsi qu’une petite série de restes de vertébrés, sans aucune dent malheureusement.

 

Ayant par la même occasion repéré du sable à coquilles présent en quantité suffisante et assez compact pour justifier une séance de tamisage, dans la foulée d’un test réalisé in illo tempore par ce même CarchaDOrias, votre serviteur est venu ce samedi y effectuer un test au tamis.

 

Deux jours avant le début officiel de l’été météorologique, nous nous estimions en droit d’espérer une météo un peu moins « dantesque » (comprenez pluvieuse) que ce que nous avons malencontreusement « dégusté »…

 

Il en faut certes plus pour décourager les fouilleurs acharnés que nous sommes, nous avons donc commencé le tamisage sur deux tailles de mailles : un 13 mms pour garder les pièces les plus grandes, dont le contenu a été systématiquement trié, et un maillage entre 1 et 2 mms dont le rejet a été systématiquement déversé dans deux grands seaux.

 

Le passage au deuxième niveau à un maillage plus gros (5 à 6 mms) a assez vite été nécessité, de par l’humidité ambiante. (Euphémisme délicat… pour une bonne douche !)

 

Vu la fatigue, un peu de prospection « à vue » a permis de clôturer la (courte) journée par quelques trouvailles « de fainéants » non négligeables.

 

Le bilan des découvertes a été relativement mitigé, vu le volume travaillé, c à d entre un et deux mètres-cube, quand même.

 

Outre les coquilles archi-fréquentes, lesquelles ont quand même été recueillies systématiquement, les restes de vertébrés ont été nettement moins communs :

 

Trois vertèbres de poisson, dont sans doute une Melanogrammus conjunctus

Deux boucles dermiques de raie Raja clavata

Une demi-douzaine de supports de mâchoires de Melanogrammus conjunctus

 

Mais quelques invertébrés moins fréquents ont également été récupérés :

 

Trois éléments de pinces de crustacés

Un gastéropode Diodora, plutôt peu commun

Un joli gastéropode Gemmula antwerpiensis

Deux gastéropodes juvéniles Galeoda bicatenata

 

Si la séance de tamisage forcené n’a pas permis la mise au jour de dents de squales, il n’en reste pas moins vrai qu’il s’agit d’une expérience à renouveler, de temps à autre néanmoins.

 

Vivement la prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Billets d'humeur

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