Un saut rapide dans le Boulonnais

Publié le par Phil Fossil


Ce vendredi, Denis et moi sommes partis tôt pour le Boulonnais, lequel n'a plus été personnellement visité depuis longtemps.

Le séjour se limite à deux journées, étant donné la proximité du congé de Pâques nous ne pourrons loger qu'une nuitée, donc nous essayerons de faire un maximum sur cette courte période.

Nous arrivons à Audinghen où nous déposons les bagages à l'hôtel, buvons un café bien nécessaire vu notre départ très tôt, et arrivons au Nord de Wimereux où nous descendons sur la plage.

La marée est déjà presque haute, nous ne pourrons donc chercher qu'une petite heure et ne trouverons pas grand-chose.

Nous repartons pour Le Wast et nous garons la voiture à côté d'un champ, semblant retourné. Le propriétaire est là, nous dit qu'il a été semé mais que vu la sécheresse atmosphérique présente pas de problème pour y gambader, et ramasser les fossiles.

Je sors une belle bélemnite Hibolites et de grandes Gryphaea sublobata, un bivalve Pleuromya du Callovien, mais aussi quelques grandes térébratules et un corail Chomatoseris orbulites du Bathonien.

Les parties du champ habituellement riches en fossiles bathoniens ne donnent strictement rien, nous migrons pas loin de là, pour échantillonner un talus ouvert dans le Bathonien mais pas mal végétalisé déjà.

D'autres brachiopodes et bivalves bathoniens sont ramassés, notamment un groupe de plusieurs térébratules assez esthétique, et quelques trigonies plus ou moins belles et complètes.

Un autre champ pressenti pour la fouille est semé depuis pas mal de temps, sans pouvoir contacter le propriétaire nous nous abstenons d'y chercher.

Nous tournerons un peu dans les alentours, vérifions des travaux récents et des champs, sans rien trouver.

Nous allons faire quelques courses à un Intermarché local, puis tombons sur un talus rocheux callovien : une véritable lumachelle de Gryphaea sublobata qui sera échantillonnée comme il se doit.

Après un pique-nique rapidement expédié, nous repartons pour Wimereux (Sud), où la marée baisse mais est encore fort haute. Des terrassements assez récents sont vérifiés et donnent un peu de tout : coquilles, serpules actuelles, une dent de mammifère, un corail semblant dévonien, une huître portlandienne ayant grandi sur une ammonite...

La marée n'est pas encore très basse, donc après avoir cherché un peu dans les galets, je m'assieds sur un rocher pour attendre que certains niveaux soient accessibles.  

Quand ils ont enfin apparu, je regarde mais rien ne sort. Rien de rien ! Il fait de plus en plus froid, on finit par rentrer à l'hôtel, histoire de reprendre des calories et se rafraîchir en attendant le souper. Non sans écluser un (petit) apéro bien mérité.

Le souper sera super bon : soupe de poisson au pain grillé à la rouille et crevettes roses en entrée, moules marinières ou à la crème en plat principal. Et nous n'aurons plus la moindre place pour un dessert, même minimaliste...

A suivre...

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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