Auvergne, tu vas me manquer… (2ème partie)

Publié le par Phil Fossil

 

 

Après une journée de repos et être retournés chez l’ami Jacques pour y papoter copieusement, ainsi que refaire un plein supplémentaire d’exemplaires de son ouvrage sur la Mine du Beix, nous repartons en chasse du côté de La Barre.

 

Nous jetterons ce coup-ci notre dévolu sur un grand filon à quartz laiteux, perdu dans un bois épais, filon qui donne également de l’améthyste, plus claire que sur le site précédent mais les cristaux peuvent y être nettement plus gros.

 

L’accès se fait au prix d’une marche assez longue, suivie d’une petite escalade : heureusement que le temps sec évite les glissades sur de la terre autrement mouillée !

 

L’attaque directe du filon décamétrique est un défi rigoureusement insurmontable pour notre équipement d’amateurs raisonnables, autant que pour notre manque d’énergie. Si certains amateurs locaux y travaillent avec du matériel lourd, cela ne sera certes pas notre cas.

 

Comme à mon habitude, je me cantonne à un grattage de zones de déblais, très (trop) mal vérifiés par les adeptes de gros travaux.

 

Si les améthystes bien cristallisées sont très rares, de temps à autre on en met au jour, mais le plus souvent on découvre des druses de quartz laiteux dont les arêtes des pyramides peuvent atteindre 4 à 5 centimètres ! La fluorine sera uniquement massive, loin des jolis cubes bleu ciel dénichés l’année précédente. Quelques quartz hyalins, parfois montrant des fantômes, ne sont pas à négliger non plus.

 

De gros blocs montrant des cristaux laiteux de plusieurs centimètres seront abandonnés sur place, il est nécessaire de penser à la descente un peu « casse-pipe » vu le chargement des sacs à dos…

 

La fatigue de la journée, conjuguée avec la nécessité de se coucher tôt en vue du départ précoce du lendemain pour Limoges, feront que nous nous coucherons avec les poules… Afin de pouvoir se lever au chant du coq.

 

Le réveil est réglé sur 6 heures (bon sang, c’est plus tôt que pour partir au boulot !) mais à 5h20 plus moyen de se rendormir ! Une douche et un café corsé permettront de prendre la route qui s’annonce longue, dans de bonnes conditions heureusement.

 

Aucun brouillard n’est à déplorer, le trajet presque idyllique sur de petites routes de campagne fréquemment en lacets durera 2h30. On a déjà connu bien pire !

 

Arrivés à la bourse, nous déchargeons les caisses, préparons le stand et commençons dare-dare à échanger. La pile de bouquins sur le Beix connaîtra un succès inespéré, ceux qui ne seront pas vendus seront échangés contre des pièces m’intéressant directement. Entre autres des quartz fumés et morions d’Echassières, très brillants et de toute beauté, une pièce de quartz morions provenant des travaux de l’autoroute A89 près de Gelles, et deux quartz spéciaux des carrières de Ploëmeur dans le Finistère. Deux autres quartz bizarres des carrières de Berrien, toujours en Bretagne, seront engrangés de la même manière. Ainsi que pour terminer, un beau morion des pegmatites de Vénachat (Monts d’Ambazac) et un gros quartz fumé du Massif du Mont-Blanc.

 

Je pourrai de surcroît me défaire d’une grosse baryte roumaine, jolie mais fichtrement encombrante, contre de beaux quartz alpins enfumés. Rien qu’au poids économisé au retour, je gagne au change ! Cela faisait bien 10 années que je tentais de la négocier contre quelque chose m’intéressant un peu plus…

 

Nous repartons assez tôt de la bourse, afin de pouvoir faire la route dans de bonnes conditions et trouver de quoi dîner en route. La fatigue d’une telle journée rend peu désirable la cuisine et la vaisselle…

 

Heureusement, le lendemain nous permettra un repos dominical bien mérité.

 

A suivre…

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Comptes-rendus

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