En passant par la Lorraine… Avec mes râteaux ! (1ère partie)

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Le titre ci-avant doit être pris comme un hommage à une chanson archi-classique, mais il possède indubitablement sa raison d’être.

 

Il matérialise le fait que sur quatre jours de fouilles, je suis arrivé à ne pas sortir une seule fois mon marteau de géologue de mon sac à dos… Me consacrant uniquement à un ramassage et à un grattage des éboulis, champs et autres affleurements naturels !

 

Le trip prévu pour le long week-end de la fête nationale belge avait comme destination la Lorraine, survolée en vitesse lors de notre voyage à Sainte-Marie-aux-Mines. Ce nouveau voyage étant effectué à des fins touristiques, gastronomiques et bien évidemment géologiques, afin de garder un indispensable côté pluridisciplinaire à cette sortie…

 

 

Samedi 18 juillet 2009

 

Partis relativement de bonne heure, nous voyons au début de l’autoroute des ardennes un message indiquant un accident et de longs embouteillages sur la E411, nous avons juste le temps d’emprunter la Nationale 4 histoire de ne pas nous retrouver coincés.

 

Nous effectuerons une première pause routière au niveau de Marche-en-Famenne ce qui nous permettra de ramasser un sac de Spirifers sur un talus schisteux du Frasnien, histoire de se mettre en appétit. Cyrtospirifer verneuilli sera le plus commun, accompagné de Cyrtospirifer grabaui, Cyrtospirifer lobatus et d’une Camarotoechia sp.

 

Rejoignant l’autoroute après le bouchon, nous traversons le Grand-Duché de Luxembourg, puis la Lorraine française. Sortant de l’autoroute, nous passerons au milieu de quelques champs labourés.

 

Le deuxième arrêt « cailloux » se fera à la sortie du village de Gorze, les pierrailles prometteuses délivreront quelques bivalves parfois assez gros, mais surtout de nombreux brachiopodes. Essentiellement des térébratules mais également de plus rares rhynchonelles.

 

En l’absence de fossiles véritablement caractéristiques, nous ne pouvons pas d’emblée préciser l’étage stratigraphique, nous estimons qu’il doit se situer "quelque part" entre le Domérien et le Bajocien… Affaire à suivre !

 

Arrivée ensuite à notre hôtel, confortable et cosy à souhait. Ce qui n’est pas du luxe pour se reposer des fatigues de cette première journée…

 

 

Dimanche 19 juillet 2009

 

Le temps sec de la veille vire au gris humide, des panneaux annonciateurs d’une brocante proche de notre hébergement nous ayant attiré, nous visitons dans le bourg de Woël cette braderie "vide greniers". 

 

Sous quelques averses parfois assez fortes, nous prospectons les nombreux étals où nous acquerrons quelques livres, cartes postales anciennes, et même des fossiles et minéraux. Un joli trilobite du Cambrien marocain, un bois fossile malgache et un quartz brésilien un peu rosé seront engrangés.

 

Vers la fin de la bourse une pelle sera même achetée, elle sera fort utile pour nos prochaines expéditions anversoises…

 

En déambulant dans le village nous repérons un tas de cailloux jouxtant un chantier, pas question de partir sans l’examiner ! Quelques fossiles, apparemment oxfordiens seront glanés, piquant de Paracidaris, corail Thecosmilia et autre térébratule seront au rendez-vous.

 

L’après-midi étant plus sec, nous poussons une pointe jusqu’au village de Jaulny afin d’y photographier le château du XIème siècle, puis d’examiner les champs proches de la ligne TGV qui avait été si prolixe en fossiles bajociens il y a quelques années.

 

Malheureusement ils sont cultivés, le froment ne nous laissera que la lisière à échantillonner. De nombreux bivalves et quelques Clypeus plotii fort abîmés se laisseront ramasser, faute de mieux…

 

Sur le chemin du retour, la petite ville de Thiaucourt et d’autres champs labourés ne délivreront pas grand-chose, quelques lamellibranches sans doute également du Bajocien seront récupérés.

 

A suivre…

 

Phil « Fossil »

 

 

Publié dans Comptes-rendus

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