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Sous un ciel gris et un froid typiquement belges, les premiers participants commencent à arriver au point de rendez-vous le samedi matin tôt. Quelques autres semblent un tantinet paumés dans les environs, le manque de GPS se fait assurément sentir !
Quelques dizaines de minutes et plusieurs appels téléphoniques plus tard, enfin tous réunis, nous partons en caravane pour la zone portuaire d’Anvers.
Arrivés sur place, on s’équipe, c’est fou le matériel que l’on peut transporter pour ramener un petit pot de dents de requins ! Tamis, pelles, grattoir, râteau, seau, pots, sacs, pique-nique, boissons, deviennent vite une torture à porter quand on doit marcher un bon kilomètre sur du sable plutôt mou.
Arrivés à une couche très prometteuse, riche en galets noirs et en coquilles, on se met à gratter, pelleter et tamiser. Les premières dents sortent rapidement, en quantité plutôt restreinte eu égard à la quantité de graviers présents !
Néanmoins elles sont belles, souvent complètes et feront notre bonheur. Habitués aux faluns de Touraine, les participants sont agréablement surpris par la quantité, la fraîcheur et la taille des fossiles découverts.
Après un pique-nique très agréable, agrémenté de muscadet et d’un café chaud confectionné sur un petit réchaud de camping, on tamise de plus belle dans cette couche épaisse.
Les trouvailles s’espacent de plus en plus, ce qui me décide à déménager vers une couche plus noire mais moins graveleuse, bientôt rejoint par nos amis français.
Là les dents sortent en plus grande quantité, des pièces complètes assez grandes voient le jour et se rassemblent dans nos récipients.
Le jour masqué par les nuages gris baisse déjà, nous rassemblons le matériel et regagnons les voitures, sauf les deux participants lillois qui repartent le soir même pour rentrer chez eux.
Le trajet vers l’hôtel commence facilement, grâce aux GPS, mais l’encombrement du ring, les chantiers et nombreux sens interdits autour de notre hébergement nous causeront quelques soucis.
Après avoir pris réception des chambres, une bonne douche régénératrice, et nous partons à pied pour un restaurant près du Meir.
Les plats et desserts de qualité seront unanimement appréciés, malgré une attente que nous qualifierons somme toute de raisonnable.
Le retour, toujours à pied, nous permettra une promenade digestive non superflue, nous ne tarderons pas à rejoindre notre lit et à nous y écrouler, presque épuisés.
Le lendemain, nous prenons le petit-déjeuner tôt, afin d’être vers 9h sur le chantier pour laisser le temps de chercher convenablement aux participants qui veulent quitter le site vers 15h. Ce qui leur permettra d’aborder plus sereinement les 5 heures de route vers leur logis…
Quelques belles dents seront encore mises au jour, les « glaneurs » et « glaneuses » ramassant les pièces en surface obtenant un score supérieur (en taille et en qualité) à celui des « tamiseurs fous ». Marion et surtout Frédérique découvrant quelques belles grandes dents complètes, Cosmopolitotus, Isurus, mais surtout une Hexanchus gigas de toute beauté.
Le crachin est de plus en plus présent, mouille abondamment à travers les nombreuses couches de vêtements, et, conjugué avec la fatigue du tamisage intensif et la raréfaction des trouvailles, entrainera le départ plus tôt que prévu vers les voitures.
Après le rechargement des outils dans les véhicules, certains changent de vêtements, enfin un pique-nique rapidement improvisé se fera sous les odeurs peu ragoûtantes de l’incinérateur d’ordures pas tellement éloigné, puis nous reprendrons la route.
Merci à Marion, Frédérique, Michel, Nicolas, Philippe et aux deux participants lillois, Olivier et Jean-Paul.
Phil « Fossil »
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