Trucs supplémentaires pour les usagers de sableuse

Publié le par Phil Fossil

 

Les utilisateurs de la limaille de fer doivent savoir que cela implique que les fossiles doivent être bien secs et même dessalés pour ceux provenant de platiers en front de mer. Le poids important de la limaille lui assure une bonne efficacité.

La poudre de dolomie fait un travail plus délicat sur les fossiles de la craie, par exemple.

D'autres types de "sables" sont assez faciles à se procurer gratuitement lors de vos sorties, même si cela demande un peu de travail personnel pour en obtenir une quantité utilisable : craie ou tuffeau pilé et criblé, coquilles fossiles fragmentaires en calcite...

 

Pour cela, ramener quelques dizaines de kilos de sédiment, lequel est généralement le résidu de préparation de blocs de craie/tuffeau fossilifères ou le tamisat coquillier après tri et récupération des pièces complètes.

 

Broyer la craie/tuffeau à l’aide d’un rouleau à pâtisserie et la cribler pour garder la granulométrie désirée. Ce qui est trop gros doit repasser au broyage/criblage autant de fois que nécessaire.

 

Ramener de préférence une craie blanche pour éviter les problèmes de « coloration » des fossiles…

 

Certains produits légers (comme de la pouzzolane noire par exemple) pourraient après broyage donner un bon résultat, mais les effets colorants sur les fossiles blancs ne me sont pas connus. A essayer, comme toujours sur des fossiles fragmentaires !


Pour les coquilles fossiles, les séparer sur place par tamisage sur deux niveaux, afin d’éliminer le sable et les grosses pièces. Trier le tamisat obtenu à la maison, éventuellement après lavage à l’eau et séchage. Tous les déchets coquilliers peuvent être broyés par la technique du rouleau à pâtisserie et criblés jusqu’à obtention d’une quantité suffisante de « sable ».

 

L’avantage des coquilles pilées est l’irrégularité du granulat obtenu, ce qui le rend nettement plus abrasif. A utiliser avec toutes les précautions d’usage sur les fossiles fragiles !


Un autre truc pour "moduler" la pression, éloigner le "stylo sableur" du fossile ou le rapprocher, ou changer l’orientation (angle) par rapport à la surface du fossile. Mais toujours travailler parallèlement aux épines (oursins, ammonites...) et non perpendiculairement, sinon il peut y avoir de la casse.

Concernant la cabine de sablage, il s’y trouve généralement un trou dans lequel l'embout d'un aspirateur entre tout juste, c'est indispensable car dans le cas de la limaille de fines poussières ferreuses restent en suspension et cela peut colorer les fossiles ou minéraux blancs (oursins de Novion, quartz laiteux auvergnats p.ex.) qui deviennent gris.

Des essais effectués avec des sables glauconieux verdâtres anversois (le résidu de tamisat bien sec et criblé) ont amené à l'abandon de ce produit, les oursins se dégageaient impeccablement mais devenaient jaunâtres...

Pour les "sables" blancs le problème de transfert de coloration ne se pose pas, mais la poussière restant en suspension dans la cabine rend la visibilité précaire. Donc l'aspiration n'est pas une option, surtout pour de longues séances de préparation...

Pour rappel, les articles :

 

Le nettoyage des fossiles et des minéraux par sablage
http://www.paleomania.com/article-6038739.html

Le sablage : tests sur les fossiles
http://www.paleomania.com/article-6039061.html

Le sablage : tests sur les minéraux
http://www.paleomania.com/article-6039109.html

 


Bon sablage.

Phil "Fossil"

 

Publié dans Le coin des pros

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