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Bois fossile et tubes de Teredo agatisés, Santonien, La Calamine, Belgique. Plus grande dimension du bois 22 centimètres.
S’il est un organisme qui peut à juste titre être qualifié de « fossile vivant », il s’agit bien du taret, dont le nom latin est Teredo.
Ce bivalve fore dans le bois, grâce à une minuscule partie calcifiée qui se situe sur la tête de l’animal. Le reste n’est protégé que par le bois qu’il perfore, et occasionnellement par un tube
calcifié secrété par le mucus extérieur de l’animal.
Il grandit en avançant, ce qui lui interdit toute marche arrière !
Les bois fossiles affublés de perforations de tarets sont connus depuis le Jurassique et deviennent
nombreux au Crétacé inférieur, on en découvre notamment sur les sites et dans les étages ci-après :
Albien moyen du Cap Blanc-Nez, France
Albien supérieur de Strépy-Bracquegnies, Belgique
Santonien de La Calamine,
Belgique
Yprésien de l’Ile de
Sheppey, UK
Cuisien des
environs d’Epernay, France
Parfois le bois a disparu, on ne retrouve alors qu’un tube calcifié dont le diamètre et l’épaisseur
augmentent vers l’avant, là où se situe la partie bivalve.
A l’époque de la marine en bois, ils posaient de graves problèmes aux armateurs, ce qui les obligeait à
doubler de métal les coques de bois…
Phil « Fossil »
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