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Quatre jours en Boulonnais et Picardie (2)

Publié le par Phil Fossil

 

 

Lundi 24 mars 2014

 

Ce matin, on a prévu de faire le Nord de Wimereux, la marée est suffisamment basse pour y prospecter à notre aise. Le ciel est encore plus dégagé que la veille, presque pas de vent et une douceur inespérée !

 

Malheureusement les fossiles n'y sont assurément pas légion, je dirais même que c'est tristounet ! A part quelques huitres Deltoideum expansa, d'autres bivalves Myophorella sp., Protocardium corallinum et Integricardium pellati, l'un ou l'autre tube de ver Glomerula gordialis, pas trace d'un oursin ou d'un reste de vertébré jurassique.

 

La marée n'est pas encore très haute, mais dégoûtés nous changeons de crêmerie.

 

On prend l'autoroute A16 jusqu'aux environs de Hesdin, où j'avais prospecté il y a bien 15 ans dans des petites carrières de craie coniacienne, assez riches en oursins irréguliers.

 

Celle que nous repérons de la voiture est assez grande, même si abondamment végétalisée : on grimpe jusqu'à un front de taille, pas trop élevé, pour fragmenter les blocs éboulés et détacher ceux qui menacent de tomber.

 

Le bilan est plutôt maigre, quelques Echinocorys et Micraster dont le test s'est détaché, et quand même un beau Spondylus double.

 

On repart vers Boulogne, et faisons un arrêt à Widehem où un talus crayeux du Turonien m'avait livré quelques années auparavant de beaux oursins Micraster et des marcasites. Je vérifie le talus en vitesse et ramasse un Echinocorys dans un bloc et une grosse marcassite oxydée mais bien cristallisée : à voir ce qui en ressortira après sablage !

 

L'heure avançant, on rentre sur l'hébergement pour un petit décrassage, une courte sieste, et le souper, bienvenu vu les fatigues et le grand air de la journée !

 

Au lieu de prendre deux plats et un dessert, je me “contenterai” de deux entrées et un plat. Un duo de terrines, 6 escargots de Bourgogne et un duo de poissons, copieux et succulent ! Après ça, plus de place pour un dessert, quel qu'il soit.

 

Un petit film sur la tablette, et on dort comme des chérubins.

 

 

Mardi 25 mars 2014

 

On est déjà à la fin de notre trip, mais pas encore au bout de nos prospections.

 

Après quelques hésitations, je me décide à refaire le Kimméridgien de Boulogne, plus vu depuis au moins 15 ou 20 années !

 

On se gare près du Nausicaa, vu le crachin tenace je suis seul à partir, Yves reste à la voiture pour faire un Sudoku.

 

J'examine au passage les gros enrochements de blocs de calcaire frasnien, les moins résistants d'entre eux ont souffert de l'hiver et des grosses mers, des plaques à coraux qui en ont été détachées ne sont pas rares !

 

Je ramasse presque sans effort des blocs très esthétiques présentant Hexagonaria hexagona, Disphyllum coespitosum, Alveolites suborbicularis, Thamnopora sp., Acanthophyllum sp., parfois plusieurs espèces en association !

 

Je n'ai fait qu'une fraction de la “digue”, après moins d'une heure mon seau est archi-plein et très lourd. Je rentre à l'auto pour vider le produit de mes fouilles dans des caisses, et on reprend le chemin du sud de Wimereux.

 

Ce coup-ci, pas question de traîner en route ! J'avance seul à marche forcée jusqu'au cap de la Crèche, afin de tenter de mettre au jour des dents de poissons dans le grès rose-orange. J'y fais “chou blanc”, mais en revenant doucement en arrière je commence à découvrir quelques fossiles parmi les galets.

 

D'abord un joli petit gastéropode Ampullina athleta, puis un gros Integricardium pellati double, un autre Ampullina, et ENFIN un oursin Hemicidaris purbeckensis un peu déformé mais pas trop usé.

 

Je tourne longuement à cet endroit, examinant soigneusement les graviers, les étalant avec mon râteau à tête étroite, et je suis peu après rejoint par Yves qui a profité de l'arrêt des précipitations pour venir jusqu'à moi.

 

Je sors encore une petite ammonite Pavlovia sp. prise dans un rocher, puis ne trouvant plus rien on reprend le chemin des pannes explorées l'avant-veille.

 

Rien grand-chose à signaler non plus, juste un Pleurotomaria rozeti assez grand ramassé au milieu des galets.

 

La fatigue des 4 jours étant la plus forte, on repart pour l'hébergement récupérer les bagages et on en profite pour se restaurer avant le retour : une copieuse entrecôte beurre maitre d'hôtel avec des frites nous calera convenablement, suivie d'un café pour que je puisse rester éveillé durant le trajet.

 

La route se parcourt presque sans histoire, puis il reste à décharger tout le matériel et ranger le tout; il est presque 20h quand je peux enfin me laisser tomber dans un fauteuil, absolument exténué !

 

Mais, même malgré cela :

 

Vivement la prochaine !

 

Phil “Fossil”

 

 

Publié dans Comptes-rendus

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Phalange de plésiosaure du Jurassique anglais

Publié le par Phil Fossil

 

Sutton-Courtney-Kimmeridgien-Kimmerosaurus-trochanterius-1A

 

Colymbosaurus (Kimmerosaurus) trochanterius, remanié du Kimméridgien, Jurassique supérieur, Sutton Courtney, Abingdon, Oxfordshire, Royaume-Uni. Longueur entre 6 et 6 centimètres.

(Un petit click sur l'image pour l'agrandir)

 

 

Les ossements de reptiles marins généralement retrouvés sont des vertèbres et des fragments de côtes, mais on ne peut passer sous silence les phalanges des palettes natatoires qui sont représentées en assez grand nombre.

 

En effet, ces membres doivent présenter une surface importante pour être efficaces; ils sont donc très logiquement caractérisés par une hyperdactylie (un très grand nombre de doigts) et une hyperphalangie. (un nombre de phalanges important)


 

Les plus nombreux sont les ossements des phalanges des ichthyosaures, mais les plésiosaures ne sont pas les moins “dotés” en ce domaine.

 

Ce spécimen provient du Jurassique anglais, mais je ne désespère pas d'en trouver à l'occasion sur mes terrains de chasse boulonnais ou normands...

 

Phil “Fossil”

Publié dans Classes d'organismes

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Un beau samedi de tri

Publié le par Phil Fossil


Après une courte semaine suite à notre petit trip côtier du week-end précédent, un peu de tri s'avère bien nécessaire.

Il faut en effet nettoyer et ranger dans des caisses "définitives" les nombreuses trouvailles faites sur les sites.

Le matin on expédie quelques courses bien nécessaires, qui me permettent indirectement de glaner des caisses en carton qui serviront au rangement des pièces nettoyées.

Après le dîner, je commence par le Frasnien de Boulogne, dont les coraux occupent une grande caisse plate. Après leur passage à l'eau ils sèchent en quatrième vitesse grâce au radieux soleil.

Je continue avec les fossiles et plus rares coquillages actuels de Wimereux : bivalves, gastéropodes, bois fossiles, tubes de vers et autres.

Le nettoyage des gryphées des environs de Le Wast prend nettement plus de temps vu leur nombre. Je n'ai pas le temps de tout faire, vu que je m'occupe en parallèle du tri de tamisat anversois effectué par Chris.
 
Une grosse partie de ces mollusques doit sécher car à part un passage à la sableuse, rien ne doit y être fait.

Bien après 17h, la caisse de tamisat est terminée, je rentre tout et place à un peu de repos.

Phil "Fossil"

Publié dans Billets d'humeur

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Un week-end de tri, ça doit se faire !

Publié le par Phil Fossil

 

 

Ces derniers temps, les fouilles n'ont pas été rares et espacées, il en résulte que l'accumulation des caisses commence à prendre beaucoup de place.

 

Ces quatre jours passés récemment dans le Nord de la France ont été assez productifs, il faudra donc tenter de tout nettoyer à l'eau et de ranger les pièces dans des caisses un minimum optimisées pour séchage.

 

Du tri de tamisat serait également une bonne chose, histoire de libérer une ou plusieurs caisses...

 

D'autre part, la météo annoncée pour la fin de la semaine et le début de la prochaine semble idyllique, un soleil généreux, peu de vent, et des températures autour des 20 degrés pourraient nous encourager à envisager une journée de fouilles du côté d'Anvers.

 

Vu que cela fera déjà juste 3 semaines sans dents de requins et autres restes de vertébrés, la chose me semble fort tentante et donc assez probable...

 

Wait and see !

 

Phil “Fossil”

 

 

 

Publié dans Générale

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Quatre jours en Boulonnais et Picardie (1)

Publié le par Phil Fossil

 

 

En manque depuis presque deux années de la chouette région fossilifère du Nord-Ouest, j'ai décompté les jours, puis les heures, me séparant de ces quatre jours d'évasion.

 

 

Samedi 22 mars 2014

 

Arrivé un peu moins tôt que prévu de par la faute des embouteillages sur la route de Hal, Yves m'aide à embarquer les outils, caisses, seaux, boissons, nourriture et autres sacs de bagage. Nous prenons ensuite la route qui s'avèrera bien dégagée jusqu'à Wimereux, malheureusement la mer est déjà trop haute pour y prospecter dans de bonnes conditions.

 

Il fait gris, pas de pluie, en tout cas c'est mieux que ce que les prévisions météo nous promettaient...

 

Nous nous rabattons alors sur l'intérieur des terres, après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous commençons par un talus callovien à Alincthun.

 

Si la faune n'y est pas extrêmement variée, on met la main sur de nombreux exemplaires “frais” de Gryphaea sublobata, des brachiopodes Thurmannella thurmanni et de plus rares térébratules. Seul un fragment d'ammonite sera engrangé.

 

On repart vers Le Wast où un champ non encore cultivé est prospecté, il donne un peu de Callovien à Gryphaea sublobata, mais aussi du Bathonien à brachiopodes et oursins. Ce dernier s'avère vraiment pauvre, et nous abandonnons l'endroit très vite !

 

Un autre talus bathonien pas très loin est très soigneusement examiné et donne des brachiopodes, bivalves dont des trigonies et de belles Limatula sp., et surtout deux oursins réguliers Acrosalenia et irréguliers Nucleolites : un de chaque type pour chacun de nous !

 

Mais la fatigue de la route et l'heure qui avance nous force à rentrer sur l'Auberge, pour un peu de repos, lequel en ce qui me concerne est constitué d'une bonne sieste de deux heures avant le souper.

 

Ce dernier est copieux et succulent, crevettes cocktail sur crudités en entrée, et des moules à la crème en plat. Je n'ai même plus la place pour un dessert...

 

On se regarde un film sur la tablette, puis au dodo ! Le sommeil (re)vient rapidement...

 

 

Dimanche 23 mars 2014

 

Vu l'heure des marées près d'une heure plus tardive que la veille, nous avons nettement le temps de prospecter les plages et falaises du Jurassique supérieur.

 

Le ciel est tout bleu au réveil, un peu plus nuageux quand on part.

 

Juste un arrêt au syndicat d'initiative de Wimereux pour récupérer les horaires des marées, et nous nous parquons près de la station de biologie marine, pour nous équiper et partir vers le sud.

 

Les pannes sont fortement ensablées, mais je ramasse quand même quelques fossiles, bivalves Deltoideum expansa et gastéropodes Pleurotomaria sp. dans leur majorité.

 

Un gros morceau de poterie, médiévale probable d'après Yves, est délicatement extrait d'un amas de graviers et de moules pour être emballé précautionneusement.

 

Je découvre un peu de bois fossile ligniteux, du Jurassique supérieur, et un ossement de bassin de mammifère, sub-récent celui là.

 

Une série d'huitres Deltoideum expansa est mise au jour, la plus belle est double et montre du xénomorphisme : une partie de spire d'ammonite, sur laquelle l'huitre était “collée”, a été répliquée exactement sur l'autre valve ! Une pièce très didactique et intéressante.

 

Mais ce n'est pas vraiment ce que je suis venu chercher ici ! Heureusement, après avoir examiné une zone à graviers, je repart vers mon seau et c'est là que je vois dépasser du sable une petite moitié d'un oursin régulier Hypodiadema koenigii, en bon état et quasiment tout dégagé ! Il reste seul, mais me satisfait amplement.

 

La marée montant assez vite, on regagne le véhicule, assez fatigué par le vent et un début de mal au crâne qui me gagne. Il est encore tôt, mais on se repose à l'hôtel, un petit film d'abord puis je m'offre une sieste phénoménale qui me fera arriver en douceur au souper !

 

Le vent du large m'a ouvert l'appétit, il me faudra deux plats et un dessert pour me rassasier ! Une cassolette de la mer suivie d'une entrecôte sauce au maroilles, et on finit par une mousse au chocolat ! Après cela, c'est sûr, je vais bien dormir !

 

Je me recouche, puis au cours de la nuit je suis réveillé par la douleur à la tête qui s'est amplifiée : malheureusement les médicaments sont restés dans la voiture ! Heureusement qu'il me reste quelques antalgiques dans mon bagage, ils tombent à point.

 

Je les prends, et n'arrivant pas à rester couché je m'assieds sur le lit et regarde un film le temps que les médicaments fassent effet.

 

Il est 6h du matin quand je m'endors, pas pour très longtemps vu que le réveil sonne à 7h30...

 

A suivre...

 

Phil “Fossil”

 

 

Publié dans Comptes-rendus

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Poisson-épée de l'Eocène de Sheppey, Angleterre

Publié le par Phil Fossil

 

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Poisson épée Xiphiorhynchus priscus, Eocène, Yprésien, Minster, Ile de Sheppey, Kent, Royaume-Uni. Longueur du bloc 6 centimètres.
(Cliquez pour agrandir les images)

 

 

L'Eocène inférieur anglais est réputé pour ses beaux restes de vertébrés, l'Ile de Sheppey est l'endroit le plus prolifique car ses plages et falaises sont jonchées d'argile yprésienne.

La Formation de l'Argile de Londres de l'Eocène inférieur (52 millions d'années) fournit des crabes, mais aussi des restes osseux et plus souvent dentaires de poissons, requins et raies.

C'est néanmoins la première fois que je vois des vertèbres de poisson-épée de cette localité, cette pièce m'a été ramenée d'une bourse anglaise par mes amis Tony et Nico.

Phil "Fossil"

Publié dans Classes d'organismes

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Enfin un peu de vacances !

Publié le par Phil Fossil

 

 

Mes dernières vraies vacances datant déjà du mois de décembre de l'année dernière, il devient urgentissime de “décrocher” quelques jours.

 

Ce n'est pas que j'aie été particulièrement en manque de fouilles ces derniers temps, vu les nombreuses sorties anversoises assez productives que j'ai effectuées. Et j'en oublierais presque mes virées dans l'Eifel, la Champagne-Ardennes, la Normandie...

 

Néanmoins étant désormais en manque grave de plages, falaises, Jurassique et Crétacé, une destination un peu plus éloignée s'impose tout naturellement.

 

Lorsque vous lirez ces lignes, je serai en vadrouille dans le Nord de la France, entre Boulonnais et Picardie, en espérant faire une moisson convenable de fossiles sympas.

 

Et accessoirement refaire le plein d'air pur, de repas comportant des fruits de mer, et surtout d'heures de repos, assurément un peu trop rares ces derniers temps.

 

Cela me permettra de revoir mon pote Yannick, cette fois-ci sur “ses terres”, l'Audomarois, et sans doute de lui montrer quelques endroits qu'il ne connait pas encore...

 

Même si je pense emmener une tablette, la disponibilité plus qu'incertaine d'un réseau WIFI sur place fait que je devrais être relativement “isolé” de la blogosphère.

 

J'espère avoir pu, avant mon départ, pré-poster un nombre suffisant d'articles, dans la négative je sollicite votre patience. De même d'ailleurs en ce qui concerne la lecture de mes mails et la modération de mes commentaires, même si ces derniers deviennent fort rares et espacés ces derniers temps...

 

A très bientôt, en tout cas.

 

Phil “Fossil”

 

 

Publié dans Générale

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Quartz de Wardin, Gaume, Belgique

Publié le par Phil Fossil

 

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Quartz hyalin, Wardin (Bastogne), Gaume, Belgique. Longueur du grand cristal 45 millimètres.

(Cliquez sur les images pour les agrandir)

 

 

Il y a quelques semaines déjà, votre serviteur et Jean, un fidèle lecteur de ce site, avons prospecté dans les environs de Bastogne pour découvrir des sites à quartz encore accessibles.

 

Quelques localités des environs permettent d'étudier la fameuse “Faille de Wardin”, laquelle abrite un gros filon de quartz riche en oxyde de fer, lequel a connu des exploitations artisanales de minerai il y a pas mal de temps déjà.

 

Du côté de Marvie, nous avons mis au jour dans un bois d'assez nombreuses pièces cristallisées, de taille petite à moyenne. Et ceci en surface, sans faire de gros travaux : les collectionneurs précédents et les précipitations abondantes de notre hiver très doux ayant fait de l'excellent travail !

 

Toujours à l'affût de quartz belges de localités non encore représentées dans ma collection, j'ai pu par la suite acquérir lors de la bourse de Hannut le premier dimanche de mars cette pièce provenant de Wardin.

 

Les cristaux sont indiscutablement plus imposants que les pièces trouvées, même si on y tient, à ses petites trouvailles personnelles...

 

Phil “Fossil”

Publié dans Minéralogie

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Ca avance... Doucement mais ça avance !

Publié le par Phil Fossil

 

 

Ces derniers temps, les nouvelles acquisitions se suivent et ne se ressemblent pas forcément.

 

Trouvailles anversoises ou d'ailleurs, tri de tamisat, achats en bourses ou chez d'autres potes collectionneurs, tri et nettoyage de pièces anciennement ramenées, les fossiles et minéraux continuent d'entrer régulièrement dans la collection.

 

Le seul “hic”, le fait que quand je rentre le soir il fait nuit noire (ou peu s'en faut), ce qui rend toute tentative de tri ou de nettoyage de pièces à l'extérieur très difficile.

 

Vous me direz qu'avec le stock de lampes frontales et de piles dont je dispose, je pourrais même y passer toutes les nuits...

 

Mais bon, la fatigue d'un “temps plein” fait que ce n'est pas envisageable.

 

Et je ne parle pas des “extras”, par exemple un “shopping” de caisses plastiques empilables que je fais deux soirs par semaine auprès des maraichers de tout un quartier, afin de reconstituer mon stock de boites mis à mal par les trouvailles de ce dernier semestre.

 

Ce qui me fait rentrer au bercail entre 20h30 et 21h ces soirs-là... Avec les transports en commun, pas de miracle !

 

Le plus embêtant à cette tombée précoce de la nuit, est le fait que passer des spécimens à la photo ne peut pas se faire à la lumière naturelle, avec tous les désagréments que cela implique ! Et les week-ends sont bien trop chargés pour y caser une longue séance photo, également tributaire de la météo.

 

Une bonne chose toutefois, on approche de la fin mars, ce qui signifie que le passage à l'heure d'été est imminent, avec son corollaire inéluctable : il fera clair une heure de plus en soirée !!!

 

Très bonne nouvelle pour moi donc, à un petit bémol près : on va devoir se lever une heure plus tôt par rapport à l'heure d'hiver !

 

Voilà qui ne devrait pas arranger mon état de fatigue...

 

Enfin, on ne peut pas tout avoir !

 

Phil “Fossil”

 

 

 

Publié dans Billets d'humeur

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Cosmopolitodus et Megaselachus du Pliocène anversois

Publié le par Phil Fossil

 

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Megaselachus megalodon (gauche) et Cosmopolitodus hastalis (droite), Pliocène, Port d'Anvers, Belgique. Plus grande dimension 5 centimètres.

(Un petit clic pour agrandir les images)

 

 

Les sédiments portuaires, dragués puis étendus plus loin pour stockage, ont de tout temps été une mine de fossiles de vertébrés néogènes.

 

Distinguer les dents de squales miocènes et pliocènes s'avère en pratique assez simple : la fraîcheur de la couronne et surtout de son tranchant, la netteté des serrulations dans le cas de Megaselachus, le fait que la racine et la couronne soient infiniment plus claires que dans la majorité des pièces trouvées, sont de bons indicateurs.

 

Ces deux pièces sont indiscutablement pliocènes, et leur origine est sans nul doute à chercher dans la “coquina” du sommet des Sables de Kattendijk. Ce niveau coquillier assez riche en restes dentaires est souvent retrouvé mélangé avec le gravier de base après draguage, ce qui donne des dents remaniées à des degrés très divers.

 

Si les Cosmopolitodus hastalis “fraîches” car provenant du Pliocène sont encore assez courantes, c'est très très loin d'être le cas pour les exemplaires de Megaselachus megalodon...

 

Est-il envisageable que le megalodon était déjà en cours d'extinction au début du Pliocène, au contraire de Cosmopolitodus dont la disparition a très vraisemblablement été plus tardive ?

 

Phil “Fossil”


Publié dans Classes d'organismes

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