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Valanginites du Valanginien d'Allemagne

Publié le par Phil Fossil

 

Valanginites-sp-Valanginien-Twiehausen-1A-55mms

 

Nucléus de Valanginites sp., Crétacé inférieur, Valanginien, Twiehausen, Allemagne. Diamètre 55 millimètres.

(Cliquez pour agrandir)

 

 

La variabilité des ammonites est toujours impressionnante pour les amateurs, celles du Crétacé peut-être encore plus que du Jurassique.

Cette espèce particulière, datée du début du Crétacé, ne se trouve qu'en Allemagne.

Comme elle manquait encore à ma collection, je l'ai acquise à la bourse de Sainte-Marie fin juin, chez un amateur allemand.

Phil "Fossil"

Publié dans Classes d'organismes

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Un petit saut à Sint-Gillis-Waas ce dimanche ?

Publié le par Phil Fossil


Dimanche 1er septembre, la bourse aux fossiles de Sint-Gillis-Waas se déroule dans le parc communal.

Une bourse sans minéraux, bijoux, et autres schmucks, c'est véritablement le rêve !

Il est aussi possible d'y (re)visiter la "Maison de l'Evolution", extraordinaire collection du club local.

Si j'ai déjà contemplé cette collection quelques fois, et qu'il est plus que probable que je m'abstiendrai ce coup-ci, la visite de la bourse devrait se faire, mais sans doute assez vite, en espérant vous y rencontrer nombreux.

Il faudra néanmoins que je fasse le plein de fossiles anglais, allemands ou américains, plus sans doute quelques pièces belges qui, d'aventure, manqueraient à ma collection.
 
Car après, une petite sortie de prospection anversoise n'est pas exclue.

Il faut en profiter, les deux endroits ne sont pas très éloignés l'un de l'autre...

Vivement ce week-end !

Phil "Fossil"

Publié dans Billets d'humeur

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Bulle tympanique du Néogène anversois

Publié le par Phil Fossil

 

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Balaenula sp., Néogène, Port d'Anvers, Belgique. Longueur 10 centimètres.
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

 

Lors de notre visite "historique" de la fin juillet, qui nous avait permis la découverte de pièces assez sympathiques, quelques autres fossiles ont été ramassés en surface.

Ce n'est pas parce que nous n'avions pas emmené de tamis que la moisson n'avait pas été exceptionnelle !

Cette bulle tympanique est l'une des autres découvertes faites cette journée-là.

Elle est dans un état meilleur que celui de la majorité des exemplaires découvert lors des années précédentes.

Phil "Fossil"

Publié dans Classes d'organismes

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Arrêté Préfectoral sur Saint-Jouin-Bruneval

Publié le par Phil Fossil

 

Nous avons reçu de notre contact Yves Lepage (Sciences et Géologie Normandes) le texte de l'arrêté Préfectoral régissant l'accès à la falaise.

 

Il est accessible via le lien ci-après :

 

 

http://ddata.over-blog.com/0/28/02/25/Documents/Arrete_Saint-Jouin_2013.pdf


 

Nous vous en souhaitons une bonne lecture.

 

Phil "Fossil"

 

Publié dans Législation

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Archéologie : l’homme préhistorique mangeait épicé

Publié le par Phil Fossil



Les épices sont un compagnon discret mais cependant important de l'histoire de l'homme. Pendant longtemps, contrôler les routes des épices était synonyme de richesse et ces plantes ont pour partie conduit au développement des grandes explorations des XVe et XVIe siècles, à la découverte des Amériques et, aussi, à la colonisation des contrées lointaines par les grandes puissances européennes. Mais le commerce et l'usage des épices sont nettement plus anciens que ces épisodes devenus des classiques des livres d'histoire.

 

Si l'on remonte dans le temps, on trouve les traces de ces échanges dans l'Antiquité romaine, avec la présence d'épices exotiques dans le nord-ouest de l'Europe. Plus loin encore dans le passé, des archéologues ont découvert des clous de girofle dans la Mésopotamie du XVIIIe siècle avant notre ère, ce qui implique une circulation au long cours de ces ingrédients précieux étant donné que le giroflier ne poussait à l'époque que dans l'archipel des Moluques (actuelle Indonésie). Pour les archéologues, la question est désormais de savoir depuis quand notre espèce assaisonne et relève sa cuisine.

 

Grâce à une étude publiée le 21 août par PLoS ONE, la réponse est : depuis bien plus longtemps qu'on ne le croyait. Il est particulièrement ardu de mettre en évidence l'usage de plantes lorsque les objets récupérés ont plusieurs milliers d'années, puisque les éventuels éléments végétaux (pollens, graines, morceaux de feuilles) ont très bien pu arriver par accident sur les lieux de fouille. C'est pourquoi les auteurs de cet article ont choisi de travailler sur des tessons de poterie préhistoriques mis au jour sur trois sites datant d'environ six mille ans, au Danemark et en Allemagne. Ils se sont d'abord assurés que la matière incrustée dans ces tessons  provenait bien de restes de nourriture. La réponse a été positive puisqu'il s'agissait de graisses cuites provenant soit de poissons soit de ruminants.

 

Puis ils ont recherché dans ces dépôts d'éventuels phytolithes, c'est-à-dire des micro-fossiles de cellules végétales. Leur patience a été récompensée car sous le microscope sont apparus plusieurs débris, morceaux de feuilles ou de graines. A chaque fois il s'agissait d'alliaire officinale, aussi connue sous le nom d'herbe à ail, une plante au goût d'ail un peu poivré, avec laquelle on peut aussi confectionner de la moutarde (d'où son nom anglais de "garlic mustard"). L'alliaire officinale n'ayant pas de valeur nutritionnelle particulière, les chercheurs en concluent que les hommes préhistoriques de la région s'en servaient pour relever le goût de leurs aliments, ce qui en fait la plus ancienne épice jamais utilisée en Europe. Ainsi que le souligne Hayley Saul, archéologue à l'université d'York (Royaume-Uni) et première signataire de l'étude, cette découverte "conteste l'idée que les chasseurs-cueilleurs et les premiers agriculteurs exploitaient les plantes uniquement pour leurs besoins en énergie et non pas aussi pour leur goût".

 

L'article de PLoS ONE s'interroge également sur l'origine de cette cuisine. A-t-elle été inventée sur place, en Europe du Nord , ou bien faut-il y voir l'influence de la culture proche-orientale, laquelle est à l'époque en train de transmettre dans la région sa toute dernière invention, l'agriculture ? L'enjeu est de comprendre si, en important l'idée de mettre dans leurs assiettes des céréales et des légumineuses cultivées, avec de la viande issue de l'élevage, ces hommes de la fin du Ve millénaire avant notre ère ont également importé des pratiques culinaires venues d'ailleurs. Il n'est pour le moment pas possible de répondre à la question car les datations ne sont pas suffisamment précises pour déterminer avec certitude si les poteries et leurs restes de nourriture sont antérieurs ou postérieurs à l'apparition de l'agriculture dans la région. Il ne faut peut-être pas non plus exclure la possibilité que l'alliaire officinale ait aussi été utilisée pour ses vertus thérapeutiques, dont son nom français témoigne. Quoi qu'il en soit, en montrant par une méthodologie robuste, que l'utilisation des épices remontait à plus de 6 000 ans, cet article ouvre une nouvelle voie dans l'étude de la préhistoire, celle de l'archéologie gastronomique !

 

Pierre Barthélémy

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/08/25/archeologie-homme-prehistorique-mangeait-epice/

Phil "Fossil"

Publié dans Archéologie

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Bloc à nummulites de l'Yprésien d'Ixelles

Publié le par Phil Fossil

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Jean-Paul-Ixelles-Ypresien-Nummulites-planulatus-1B

 

 

Nummulites planulatus probable, Yprésien, Ixelles, Bruxelles, Belgique.
(cliquez sur les photos pour les agrandir)

 

 

Lors de nos trop rares visites au chantier d'Ixelles, (une seule en fait) nous avions pu récolter de nombreuses nummulites isolées mais aussi de petits blocs incluant plusieurs spécimens.

Jean-Paul a pu, en ce qui le concerne, mettre la main sur de plus grands blocs riches en Nummulites planulatus.

Elles semblent avoir été remaniées de l'Yprésien dans le Bruxellien (Lutétien), on peut voir des traces de corrosion et d'usure sur certains exemplaires.

Mais il s'agit sans conteste d'une jolie pièce, surtout pour la région bruxelloise...

Phil "Fossil"

Publié dans Vos découvertes !

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Et un dimanche à Anvers !

Publié le par Phil Fossil

 


Après avoir pris rendez-vous avec Yannick et sa compagne, originaires de Saint-Omer, et l'arrivée de Thierry, nous partons en caravane vers le Port anversois.

Après un petit sandwich en guise de petit-dej', nous nous rendons au site.

Peu de dents sont ramassées en surface, un peu plus en tamisant sur des mailles de 13 millimètres, notamment une Notorhynchus primigenius.

Une petite pause permettra d'engranger un demi-seau de belles coquilles.

Vers 15h, nos amis de Saint-Omer nous quittent, ayant un souper prévu. Non sans nous montrer leur pièce de la journée, une jolie petite Megaselachus megalodon de 6 centimètres de hauteur.

Nous explorons des tas de sable, certains contenant des cailloux noirs et ils sont donc tamisés systématiquement aux grandes mailles.

Une grosse dent de Physeterula dubusi est ramassée presque en surface, elle est suivie par un crabe et de jolis exemplaires de Cosmopolitodus hastalis, Isurus desori, et, à ma surprise, un beau spécimen d'Otodus auriculatus remanié du Lédien.

Il sera 19h30 lorsque nous quittons le site, non sans mal étant chargés comme les proverbiales mules, et rejoignons le véhicule où le dîner (plutôt tardif !) sera avalé avant de reprendre la route.

Quand le matériel et les trouvailles sont déchargées, les dents passées à l'eau, l'outillage remis en place, il sera largement passé 20h30.

Encore une journée "hard" comme on les aime !

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Un samedi à Bernissart...

Publié le par Phil Fossil



Depuis une ou deux années maintenant, je n'avais plus eu l'occasion de visiter la bourse de Bernissart.

Si elle n'est pas la plus grande de Belgique, elle est néanmoins intéressante de par d'assez nombreux fossiles présentés.

Malheureusement, comme dans de nombreuses manifestations de ce type, il me faut bien constater la progression, lente mais constante, des stands présentant de la bijouterie, des colliers et autres schmuck de peu d'intérêt pour les véritables collectionneurs.

J'en ai, je vous l'avoue, surtout profité pour saluer de nombreux amis et collègues "de fouilles", car mes acquisitions sont restées plutôt limitées : une poignée de dents de squales américaines, une jolie Scaphites malgache, un quartz également malgache d'un habitus que je ne possédais pas, quelques boites de minéraux belges (surtout des quartz) et des livres anciens de paléontologie et d'archéologie.

Avec la saison des bourses qui reprend, et les tentations de plus en plus grandes pour les sorties de fouilles, je sens que les week-ends vont être de plus en plus occupés...

J'adore !

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Début printemps 2016, quelque part dans le port d’Anvers…(2ème partie)

Publié le par Phil Fossil

 

 

- Assieds-toi.

 

De toute évidence, Paleoman s’amusait follement de cette situation pour le moins - de mon point de vue en tout cas - surréaliste.

 

- Je ne te propose pas une bière, puisque tu ne bois pas, alors : coca, eau minérale, pétillante ou plate, jus de fruit, thé, café ?

 

Alliant le geste à la parole, il avait ouvert un haut frigo qu’un rapide coup d’œil m’avait indiqué être rempli à ras bord de victuailles de toute nature.

 

Autour de nous régnait une atmosphère feutrée que rien ne pouvait laisser présager de l’extérieur. Un petite table basse pour les repas, dont il restait quelques reliefs abandonnés la veille, à côté d’une autre sur laquelle trônait un large ordinateur portable qui m’avait tout l’air d’être un modèle tout frais sorti de l’usine. Une icône apparut soudain sur l’écran, annonçant l’arrivée d’un mail. Sur le flanc opposé à la fenêtre, une kitchenette affichait tout ce que l’on était en droit d’attendre d’elle, tandis que le fond de la cabine semblait constitué d’un salon - téléviseur écran plat, s’il-vous-plaît -dont le confort, quoique spartiate dans l’absolu, paraissait excessivement luxueux dans de telles circonstances. Plusieurs grandes armoires étaient fixées aux murs, dont une me paraissait légèrement surdimensionnée, tandis qu’une porte étroite sur le côté masquait ce que j’aurais parié sans hésitation être les toilettes.

 

Cachant mal mon étonnement grandissant, j'avais opté pour la dernière proposition.

Mais je n'étais pas au bout de mes surprises.

 

- Filtre ? Senseo ? Nespresso ?

 

- Nespresso, ça me convient très bien merci, mais comment peux-tu...

 

- Lait, sucre, édulcorant ?

 

- Zwart.

 

Après quelques autres civilités de circonstances, nous nous étions retrouvés attablés face à face sur la banquette, dans un espace plutôt exigu quoique confortable, devant une boite de biscuits prestement ouverte et dans laquelle Paléoman commença à plonger la main avec l’appétit qui faisait sa réputation au-delà des frontières.

J’attendis poliment qu’il ouvre les hostilités.

 

- Ainsi donc, tu m'as finalement trouvé !

 

- Pas sans ton aide, tout de même...

 

- Oui, cela faisait déjà un bon moment que je t'observais.

 

- Mais pourquoi ne m'as-tu pas appelé tout de suite ?

 

- Je devais vérifier que tu étais bien seul. Et que tu n'avais pas été suivi. On ne sait jamais.

 

- C'est à ce point-là ?

 

- Oui, ma présence doit rester confidentielle disons… (une hésitation) encore pour quelque temps.

 

- Pourquoi "encore" ? Cela fait combien de temps que tu t'es… installé ici?

 

- Bientôt quatre ans déjà. Le temps passe vite.

 

- QUATRE ans ? Mais comment as-tu fait pour... ? Et pourquoi ?

 

Paléoman esquissa un petit sourire entendu.

 

- Tu te souviens de tes écarts à mon propos, sur la prison d'Anvers ?

 

- Un peu, que je m'en souviens, je m'étais même défoulé sur ton dos à l'époque !

 

- Oui, j'avais bien rigolé sur le moment, mais cela m'avait donné quelques idées.

 

- Explique.

 

- Parlons-en justement, de tes délires sur mes démolitions programmées dans le chantier de l'écluse…

 

- C'était juste un prétexte spectaculaire pour amener l'histoire de la cellule en sous-sol et de ta "non-évasion" volontaire pour cause de fouilles furieuses.

 

- Je comprends bien, mais cela m'avait fait réfléchir, et je m’étais souvenu de nos autres fantasmes - cela remonte très loin - quand nous parlions d'aménager un mobilhome pour venir exploiter les sites, avec une trappe dans le plancher pour accéder directement à la couche, ni vu ni connu.

 

- Oui, juste pour déconner. J'avais aussi imaginé une sorte de moissonneuse-batteuse qui ramasserait les sédiments à l'avant, qui les laverait et les trierait, avec les dents de requin qui ressortiraient à l'arrière déjà calibrées et emballées pour le transport.

 

- Il ne manquait plus que l'étiquette ! Mais l'idée d'être en permanence sur place n'était pas pour me déplaire. Alors que tout le site du chantier de l'écluse allait à l'évidence être clôturé et cadenassé d'une telle manière que tout accès resterait impossible pour les chercheurs durant plusieurs années.

 

- Je suis bien placé pour le savoir...

 

- Oui, donc il me fallait trouver une solution me permettant d'être sur place pour prospecter, mais sans trop attirer l'attention.

 

- Sans éveiller les soupçons.

 

- Surtout ! Encore un café ?

 

J'avais cette fois décliné silencieusement de la tête, attendant la suite bien que je commençais vaguement à comprendre.

 

- Alors, toute cette mise en scène n'est qu'une gigantesque… couverture ?

 

- Précisément, elle m'a permis de profiter du site, été comme hiver, sans jamais être dérangé et surtout sans jamais attirer l'attention.

 

- Mais COMMENT as-tu réussi à amener une telle installation sans te faire remarquer ? C'est virtuellement impossible.

 

- Réfléchis : tu auras noté que nous sommes situés sur une portion fort éloignée du chantier de l'écluse, en dehors de toute la zone des travaux proprement dits.

 

- Maintenant que j'y pense, oui. Mais de là à franchir les barrières, avec une telle remorque, même un week-end ou en pleine nuit, tu risquais d’avoir de sérieuses explications à donner !

 

- Mais pas du tout, puisque c'était déjà installé avant.

 

- Tu veux dire : AVANT le tout début des travaux ?

 

- Exactement : souviens-toi, cette zone était complètement inexploitée, laissée à l'abandon, et bien à l'écart du futur emplacement de l'écluse. Je savais d'avance que mon installation ne gênerait personne.

 

- Donc tu as tout amené sur place... euh...

 

- ... en sachant que mon abri serait intégré dans la zone interdite, « naturellement » si j’ose dire, mais loin en dehors du champ de manœuvre. Crois-moi : le simple fait de la distance relative, plus toutes les inscriptions officielles que tu as vues ont été largement suffisants pour me garantir une tranquillité absolue. Personne ne s'est jamais vraiment intéressé à cette baraque d'apparence respectable, qui appartenait à une sombre administration travaillant pour des opérations importantes, mais fort obscures. Le port d'Anvers, c'est une grande administration, tu sais...

 

- Bon, admettons. Mais, après le… disons « clôturage », comment faire par la suite ?

 

- Rien de plus facile : nous sommes juste à côté des bassins intérieurs du Waaslandhaven.

 

- Tu veux dire : par BATEAU ?

 

- N'exagérons rien, mais une petite embarcation affrétée pour l'occasion, qui m'apporte du ravitaillement une fois par mois environ, selon mes besoins. J'ai un accord avec un batelier du coin. Un lointain arrière-arrière-cousin, très sympa. Pas trop gourmand et surtout très discret.

 

- Et pour l'électricité ?

 

- Pas compliqué : à l'arrivée, tu installes un compresseur dans un grand trou, que tu recouvres d’un épais plancher, lui-même caché sous vingt centimètres de sable. Un tuyau accessible à partir du quai pour effectuer les pleins, peu fréquents d'ailleurs : bonne machine, faible consommation, pas bruyante pour un sou ! Du matériel de pointe à un prix raisonnable. En plus, tu as remarqué sur la toiture plate ?

 

- Pas fait attention...

 

- Panneaux solaires. Juste sous le rebord, pour la discrétion, mais largement suffisants pour mes besoins courants d'alimentation domestique.

 

- Et pour le chauffage ?

 

- Petits convecteurs électriques, matériel céramique conçu pour l’espace. Mais de toute façon, j’ai très peu de besoins en matière de chaleur.

Bizarrement, je n’avais pas cru bon de relever cette réponse plutôt énigmatique !

 

- Et la télévision, Internet et tout ça ?

 

- Clef USB et parabole intégrée sous le toit, invisible de l’extérieur, me dit-il en me montrant alors une armoire carrée qui descendait du plafond dans un coin de la pièce.

Mais plus Paléoman poursuivait la description systématique de ses aménagements intérieurs, moins je percevais leur pertinence, au regard de l'objectif qu'il était supposé poursuivre. Toutes ses explications appelaient autant de nouvelles questions, tant la situation paraissait incroyable, irréelle.

 

- Je veux bien croire que tu aies réussi à t'implanter ici incognito, d'une manière totalement discrète, mais comment fais-tu pour tes prospections ? Tu te déguises en ouvrier ? Sans jamais te faire prendre ?

 

- Pas du tout. D’abord, n'oublie pas que je travaille aussi à temps plein. Je ne pouvais venir que les week-end et jours fériés, ou pendant les congés. Il me fallait trouver autre chose....

J'attendis patiemment la fin de ses explications, mais j'en restai cette fois pour mes frais.

 

- Suis-moi.

 

Il s'était brusquement levé, comme si toute discussion était devenue inutile avant que je n'aie vu ce qu'il avait apparemment à me montrer.

La suite allait toutefois prendre une tournure encore plus surréaliste : Paleoman s'était approché de cette grande armoire que j'avais vaguement remarquée à mon arrivée, et en avait ouvert la porte à deux battants, les tirant vers lui avant de reculer prestement d'un pas tout en me faisant un signe de la main que j'étais loin de prévoir :

 

- Entre là-dedans...

 

A suivre…

 

 

Publié dans Ecarts de CarchaDOrias

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Bourse Minéraux-Fossiles de Bernissart ces 24 et 25 août 2013

Publié le par Phil Fossil


Ce week-end, aura lieu dans le Hall Omnisport du Préau, à Bernissart, la 26ème édition de leur bourse internationale.

Elle a lieu de 10 à 18h.

Exposition thématique sur les micro-minéraux de Blaton, Belgique.

Je compte y faire un petit saut samedi. En espérant vous y voir nombreux...

Pour plus d'infos :

Tél. +32/65.78.10.21

http://www.c-g-h.be

Phil "Fossil"

Publié dans Annonces et Pub

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