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Petite chatte écaille de tortue trouvée à Schaerbeek

Publié le par Phil Fossil


Aux Refuges pour Animaux,
Aux Associations de protection des Animaux,
Aux voisins-amis (Agnès, Marie-Ange et Nathalie),
A mes amis qui aiment les chats,

 

 

Chat-04-1

 

Nous avons trouvé devant la porte de notre maison, Avenue Voltaire 43, une petite chatte Écaille de Tortue.
Elle n'a aucune identification.
Ma vétérinaire l'a examinée, elle est en bonne santé, pèse 2kg700
Elle a entre 6 mois et un an.
Sage, propre et très affectueuse.

Nous recherchons ses propriétaires ou une famille d'adoption car nous ne pouvons la garder chez nous, ayant déjà 9 chats (+3 à l'étage).
Elle est installée dans ma salle de bain et souffre de solitude malgré les soins et l'attention que j'essaye de lui donner.

Nous l'avons recueillie il y a 2 semaines.
Elle vivait dans un jardinet voisin depuis environ 3 semaines, nourrie par de très gentils enfants.
Je viens d'apprendre qu'elle a aussi fait un passage de quelques semaines dans la cour de l'école de la rue Eenens.

MERCI pour votre aide à retrouver ces maîtres ou une nouvelle famille d'adoption.

Bonne journée à tous,

Jeannine Peirels-Dumortier
Avenue Voltaire 43
1030 Schaerbeek

02/ 242 34 69
0477/ 61 05 05

 

 

PS. Elle ressemble à ma petite Sigourney...

 

Phil "Fossil"

 

Publié dans A adopter SVP

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Opération commando à Anvers (7)

Publié le par Phil Fossil

 

D’abord manger…

Comme à son habitude, Paleoman s'était levé très tôt, pour enfiler à son aise et méthodiquement le copieux petit-déjeuner qui venait de lui être servi.

Toujours à la même heure, parce qu'il détestait par-dessus tout perdre du temps, mais aussi selon des spécifications toutes personnelles, car il avait besoin de sa ration d'énergie journalière, ne pouvant se permettre la moindre faiblesse par la suite, au cours du lourd et harassant travail auquel il était astreint tous les matins.

Certes, au début, avoir exprimé de tels desiderata alimentaires dans un établissement pénitentiaire avait paru plutôt incongru, mais les très bonnes relations qu'il avait immédiatement suscitées, puis savamment entretenues avec le personnel de surveillance avaient grandement facilité les choses. D'abord, les gardiens avaient tous leurs petites faiblesses, dont il avait su vite déceler la nature, ensuite pu habilement tirer parti. Et puis, la plupart d’entre eux avait fini par comprendre la signification de la tâche hautement importante qui l'attendait, acceptant plus facilement toutes ces légères entorses au règlement intérieur.

Evidemment, Paleoman avait été contraint de composer avec les principales obligations de la vie carcérale, mais il l'avait accepté cet inconvénient avec d'autant plus de bonne volonté qu’elles n’étaient somme toute que très accessoires, combien minimes par rapport à son objectif final, à savoir ce qu’il se prenait désormais à qualifier mentalement de « hold-up du siècle » dans la paléontologie.

Après ses aventures mouvementées dans le chantier de construction de la nouvelle écluse qui devait desservir le Deurganckdok en le reliant directement aux bassins intérieurs, les choses avaient été plus que rondement menées. A sa grande mais secrète satisfaction, les policiers n’avaient pas traîné pour le soustraire aux éventuelles velléités vengeresses des ouvriers du port, le faisant rapidement grimper dans leur confortable combi, un abri dont il avait même apprécié toute cette chaleur qui lui avait manqué durant les heures précédentes.

Après un démarrage plutôt rapide - conduite du véhicule par l’énergique jeune policière oblige - Paléoman avait lancé un coup d’œil en arrière, vers les lieux de ses derniers exploits, observant pensivement le quasi chaos qu’il venait modestement d’engendrer. Mais bien perplexe aurait été un autre passager, s’il y en avait eu un, qui aurait surpris le sourire qu’il affichait de plus en plus, du coin des lèvres, au fur et à mesure que la direction de leur voyage parut comme évidente : le centre de la ville d’Anvers.

Arrivés devant leur destination finale, les policiers s’étaient d’ailleurs montrés fort étonnés d’apercevoir cette mine franchement réjouie qu’arborait leur « client » lorsqu’ils s’étaient immobilisés devant une haute façade faite tout de pierres et de vieilles briques, d’architecture fort ancienne et dont l’apparence austère voire l’aspect militariste semblait fort peu sympathique de par sa nature.

Pour l’avoir maintes fois examinée dans les moindres détails au cours de ses précédents repérages, Paleoman savait qu’il avait devant lui l’entrée principale de la « maison d’arrêt », un bâtiment construit au beau milieu du dix-neuvième siècle. Les yeux fermés, il se remémora la disposition exacte des bâtiments, tels qu’il les imaginait se prolonger devant lui : une architecture cellulaire, basée sur un modèle en étoile, avec un noyau central d'où partaient trois ailes, dont deux contenaient des cellules sur trois niveaux et une aile des cellules sur quatre niveaux.

Avec un brin d’ironie, il s’était même un jour aperçu que - vue du dessus - la forme générale de la prison d’Anvers n’était pas sans rappeler celle d’un trident.

Ou plutôt d’une griffe !

D’un grattoir…

Fort d’un tel heureux présage, et sur base des recherches faites auprès de spécialistes en la matière, Paleoman savait que la suite de son parcours allait répondre à une chronologie très stricte et une procédure quasiment immuable : la consultation de plusieurs éminents avocats du barreau local, puis les précieux conseils prodigués par le pote Carchadorias quant à la faisabilité pratique de l’opération, avaient été à cet égard déterminants pour lever ses moindres doutes sur les risques encourus, et pour dissiper ses dernières craintes de dérapage excessif.

Après tout, pour spectaculaires qu’ils aient été, les quelques faits dont il s’était rendu coupable paraissaient comparativement bénins au regard de toute cette actualité sordide quotidiennement étalée dans les médias, à défaut pour lui d’avoir porté atteinte à qui que ce soit en termes d’intégrité physique.

Les quelques ouvriers qu’il avait copieusement arrosés ou bousculés sans ménagement en seraient quittes pour une blessure d’amour propre, dont chacun sait qu’elle ne sera jamais mortelle.

La suite de la procédure d’incarcération allait ainsi être rondement menée, dont il n’avait cependant pas compris toutes les subtilités juridiques, pour peu qu’elles aient eu la moindre importance pratique.

Au boulot ! lança alors à voix haute un Paléoman rassasié, bien qu’il fut tout seul dans sa cellule…

(à suivre)


Publié dans Ecarts de CarchaDOrias

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Un cimetière de marsupiaux géants disparus mis au jour en Australie

Publié le par Phil Fossil

 

Wombat

 

MaxiSciences - le 26 juin 2012

Dans une région isolée du Queensland, à l'est de l'Australie, des chercheurs ont mis au jour un site abritant les squelettes d'une vingtaine de marsupiaux géants. Ces très grands wombats, dont le poids pouvaient atteindre près de trois tonnes, ont vécu dans le pays pendant plusieurs milliers d'années, avant que l'Homme n'apparaisse.


 

Une vingtaine de squelettes de marsupiaux géants a été découverte en Australie, dans une région isolée de l'Etat du Queensland, à l'est du pays. Ces restes appartiennent à des wombats extrêmement imposants, également appelés diprotodons, pouvant peser jusqu'à trois tonnes, et qui après avoir vécu dans le pays pendant des milliers d'années en Australie, ont disparu lorsque l'Homme est apparu.

 

Dans ce cimetière, un spécimen a particulièrement attiré l'attention des chercheurs. Très grand, et parmi les mieux préservés du cimetière, il possédait une mâchoire de quelque soixante-dix centimètres de long. Les scientifiques qui l'ont découvert et étudié l'ont baptisé Kenny, a indiqué à l'APF Scott Hocknull, un chercheur du musée du Queensland, à Brisbane, qui dirige l'équipe à l'origine de cette découverte.

 

Le site mis au jour est selon lui le plus riche en fossiles de wombats géants jamais mis au jour en Australie. Ce cimetière, espère-t-il, devrait offrir aux chercheurs des données précieuses quant à ces animaux et à la façon dont ils ont vécu, et les raisons de leur extinction. "Quand nous avons commencé à fouiller, j’ai été complètement renversé par la concentration des fragments" abrité par le site, raconte Scott Hocknull à l’AFP avant de préciser que ce cimetière est vieux de 100.000 à 200.000 ans.



Les plus grands marsupiaux ayant jamais existé

 

"C’est une mine d’or pour les paléontologues, on peut vraiment voir ce que ces animaux de la mégafaune faisaient, comment ils vivaient" s'enthousiasme le chercheur. "Avec autant de fossiles, on a une occasion unique de voir ces animaux dans leur environnement. On peut en quelque sorte le reconstruire" affirme-t-il. Les diprotodons sont des marsupiaux très impressionnants, décrits comme un "croisement entre le wombat d’aujourd’hui et un ours, le tout de la taille d’un rhinocéros". Leur poche ventrale était si grande qu'elle pourrait aujourd'hui abriter un homme, souligne M. Hocknull.

 

Ces animaux ayant vécu voilà deux millions d’années, jusqu’à il y a la fin de l'ère du Pléistocène, il y a 50.000 ans, sont les plus grands marsupiaux ayant jamais existé. C'est lorsque les toutes premières tribus indigènes se sont installées en Australie que l'espèce a disparu. Mais aujourd'hui les raisons de cette extinction sont encore floues et débattues au sein de la communauté scientifique, même si l'apparition des humains est considérée comme l'origine la plus probable de la fin de l'espèce.

 

Les diprotodons ont toutefois laissé derrière eux une importante descendance, représentée notamment par les koalas et les wombats d'aujourd'hui. Ceux-ci ont vu leur taille considérablement réduite. Les petits animaux vivant actuellement dans le sud-est de l'Australie, en Tasmanie ainsi que dans une réserve protégée du Queensland, ne mesurent en effet plus qu'un mètre de long, et leur poids varie entre 20 et 35 kilos seulement.

Merci à Yves Devalckeneer !

Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse

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La faune exhaustive de l'Eocène de Fürstenau

Publié le par Phil Fossil


Le site fossilifère de Fürstenau a été détaillé dans un article précédent, illustré par quelques photos de pièces en sélaciens.

Un gravier fossilifère y contient une quantité importante de restes de poissons, analogue à ce que l'on trouvait en Belgique sur les sites de Balegem et d'Oosterzele.

Lors de recherches sur la toile, je suis tombé sur cette documentation, incluant les textes explicatifs (en anglais) et des photos de sites et des pièces découvertes, ainsi que les légendes permettant leur détermination.

http://www.hindawi.com/journals/ijog/2012/565326/

Phil "Fossil"

Publié dans Liens WEB

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De retour... Les vacances sont trop courtes !

Publié le par Phil Fossil


Après 6 jours en Alsace, il est temps de rentrer, vu que demain on reprend le boulot.

Le compte rendu détaillé de cette super sortie suivra, étant donné que cela fait près de 10 heures que nous sommes en route, ponctuées par quelques courtes pauses, et un arrêt plus long pour chercher des fossiles.

En résumé télégraphique, quelques chiffres :

Une journée pour descendre jusqu'à notre logement près de Sainte-Marie aux Mines

Trois jours à la bourse, et un nombre indéterminable de kilomètres à pieds

Une demi-journée pour revoir le château du Haut-Koenigsbourg, encore beaucoup de marche et des escaliers en pagaille

Une journée en Allemagne dans une carrière de calcaire pour chercher des ammonites

Une journée pour remonter et faire un arrêt aux oursins de la Meurthe-et-Moselle.

Rentré ici peu avant 20h, ce qui ne m'a pas empêché de passer tous les fossiles du site à oursins à la brosse et à l'eau, ainsi qu'une partie substantielle des ammonites allemandes.

Maintenant, un peu de repos pour être en forme demain !

Phil "Fossil"

Publié dans Générale

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18 juin 1858. Le jeune naturaliste Wallace souffle la théorie de l’évolution à Darwin

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 18/06/2012 à 00:01 - Modifié le 18/06/2012 à 09:29

 

Charles Darwin reçoit un manuscrit exposant "sa théorie" avant qu'il ne le fasse lui-même. Beau joueur, il le fait publier.

 

 

Frédéric LEWINO et Gwendoline DOS SANTOS

 

Charles Darwin est un impossible maniaque. Cela fait vingt ans qu'il peaufine sa théorie de la sélection naturelle. Vingt ans qu'il en discute avec ses amis, vingt ans qu'il accumule les faits, vingt ans qu'il écrit. Cette lenteur va faire qu'un jeune naturaliste lui coupe l'herbe sous le pied. Le 18 juin 1858, le facteur livre à Charles Darwin un gros paquet venant de Bornéo, expédié par Alfred Russel Wallace, 35 ans, naturaliste, géographe, explorateur, anthropologue et biologiste britannique. Depuis quelques mois, les deux savants échangent, par-dessus les océans, une correspondance sur l'évolution et la sélection naturelle. Tous deux partagent sensiblement la même explication quant à l'engendrement des espèces. Seulement Wallace n'utilise pas l'expression "sélection naturelle" et en attribue le mécanisme aux pressions environnementales, tandis que Darwin en fait porter la responsabilité à une compétition entre les individus d'une même espèce. La différence est infime.

Charles Darwin est bien embêté. L'énorme ouvrage qu'il a entrepris depuis plusieurs années pour exposer sa théorie est loin d'être achevé. Que faire du manuscrit de Wallace ? Le jeter dans un puits ? Non, Darwin ne pratique pas le darwinisme à la maison. Même si le jeune naturaliste ne lui demande pas expressément de le publier, il s'en sent le devoir moral. Cela tombe mal, car la scarlatine fait rage dans le coin d'Angleterre où il habite, et son dernier-né en est atteint. Il va même en mourir.

Idée révolutionnaire

Aussi Darwin transmet-il le document d'Alfred Wallace à son ami, le géologue britannique Charles Lyell, en lui demandant de faire le nécessaire. Il l'accompagne d'une lettre où il note : "Je n'aurais pas pu faire meilleur résumé !" Finalement, la décision est prise de présenter les travaux de Wallace à la Linnean Society of London sous le titre Sur la tendance des espèces à former des variétés et sur la perpétuation des variétés et des espèces par les moyens naturels de la sélection. Le manuscrit est finalement publié, mais accompagné d'écrits inédits et anciens de Darwin pour marquer son antériorité. Rusé.

Pour autant, les partisans de Darwin lui font comprendre qu'il faut passer le braquet supérieur, accélérer son travail de rédaction. Darwin abandonne donc sa grande oeuvre pour rédiger une sorte de Reader's digest. La rédaction de ce "résumé" lui prend quand même treize mois d'un travail acharné, d'autant que la santé du grand naturaliste est chancelante. Le 22 novembre 1859, Darwin publie enfin son ouvrage fondateur : Sur l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races les meilleures dans la lutte pour la vie. Pour le grand public, la théorie de la sélection naturelle reste associée à Darwin. Mais le jeune naturaliste ne s'en formalise pas. Il sait qu'il ne possède pas la carrure pour porter sur ses seules épaules cette idée révolutionnaire bousculant les fondements de la religion. Darwin et lui resteront unis à jamais.

 

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/18-juin-1858-le-jeune-naturaliste-wallace-souffle-la-theorie-de-l-evolution-a-darwin-18-06-2012-1474635_494.php

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Revue de presse

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Eopsephaea muricina du Lutétien de Damery

Publié le par Phil Fossil

 

Damery-Lutetien-Eopsephaea-muricina-2A-7cms

 

Eopsephaea muricina, Lutétien moyen, Damery, Champagne, France. Longueur de la coquille 7 centimètres.

 

 

Grande coquille typique du Lutétien de Champagne, Eopsephaea muricina est l'une des plus belles et des plus joliment ornementées.

Les champs en donnaient pas mal d'exemplaires, souvent abîmés et laissés sur place.

Cette coquille provient du chantier de lotissement visité en octobre dernier, et a été le seul spécimen ramassé cette fois-là.

Vivement que l'on refasse un petit saut dans la région...

Phil "Fossil"

Publié dans Classes d'organismes

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Opération commando à Anvers (6)

Publié le par Phil Fossil

 

Je suis cerné…

Paléoman observait les poursuivants qui arrivaient lentement à sa hauteur.

Avec amusement, il remarqua qu’ils arboraient tous un regard plutôt inquiet, qu’ils lançaient dans une direction dont il savait que c’était derrière lui, vers le groupe hydrophore, celui qui restait encore fixé sur le bulldozer à côté duquel lui-même se tenait debout. Instinctivement, après sa folle cavalcade dans le sable, il eut envie de leur faire un geste d’apaisement, comme pour les rassurer, mais ce n’était pas du tout dans son programme.

Que du contraire !

Comme s’il venait soudain à consulter une banale liste de courses, Paléoman sortit de sa poche un petit calepin et commença à biffer des mentions qui étaient inscrites d’une écriture fine et précise.

Récapitulons...

« Vol avec effraction », c’est fait. « Conduite sans permis », c’est fait aussi. « Destruction de biens publics », c’est fait. « Violation de propriété privée », itou. « Refus d’obtempérer ». Bin oui, il fallait bien. « Entrave méchante à la circulation ». Curieux ça, comme formulation, pour avoir écrabouillé une de leurs voitures.

Et… ah ZUT !  

Paléoman venait d’effectuer un rapide calcul, une simple addition dont le résultat semblait pour le moins contrariant : une telle énumération était certes impressionnante, mais elle risquait de ne pas être suffisante pour atteindre la cible qu’il s’était fixée.

Tant pis : on y va…

C’était d’ailleurs le moment idéal : derrière le personnel de chantier tout en casque-et-ciré-jaune-assorti approchaient plusieurs silhouettes en uniformes dont il n’eut aucun mal à reconnaitre le bleu clair de la police locale : juste à point nommé pour lui permettre de réaliser la dernière épreuve de son parcours.

C'était le moment de porter l'estocade finale !

Poussant un rugissement dont il ne se serait jamais cru capable, Paléoman se lança en avant, au pas de course, fonçant tête baissée dans le premier rang comme s’il s’était agi d’un match de rugby, bousculant tout sur son passage.

Un coup d'épaule à droite, un autre encore plus violent à gauche, puis un autre et encore un autre, et quatre pantins en ciré jaune étaient tombés en arrière, s'étalant lourdement dans la boue, ce qui lui ouvrait une voie royale dans la haie humaine. Un cinquième ouvrier qui se tenait debout juste derrière fit bien mine de s'interposer, mais il eut encore moins de chance que ses acolytes puisqu'il plongea sous le choc, de tout son long, dans une flaque d’eau dont la couleur oscillait entre le cacao et le café au lait.

Avec très peu de lait…

Sans se retourner, pour ne pas perdre la moindre seconde de cet avantage décisif qu'il venait de prendre sur ses adversaires, Paleoman accéléra dans la direction des véhicules de police.

C'était la plus élémentaire mesure de prudence, car il ne souhaitait pour rien au monde tomber entre les mains de tous ces « hommes de la mer » ou assimilés, dont le sens de l'humour devait certainement avoisiner le zéro absolu, surtout en de telles circonstances.

Et qui pourraient avoir la très mauvaise envie de lui infliger une bonne leçon.

Comprendre « correction »...

Son salut était donc paradoxalement dans les uniformes de l’autorité publique, portés par des fonctionnaires dont il savait qu'ils allaient appliquer leur manuel d'interpellation à la lettre. Rassuré en outre de ne pas voir apparaître de ce côté la moindre arme, et certain qu'aucun d'entre eux ne le mettrait soudain en joue, il poursuivit sa course jusqu'à arriver à leur hauteur, le moment précis qu'il avait choisi pour marquer la fin définitive des hostilités.

« Je me rends », leur cria-t-il alors dans les trois langues nationales, en levant les bras en l'air et en s'arrêtant pile devant eux.

Ses prévisions s'avérèrent aussi exactes que les précédentes : deux policiers l'entourèrent rapidement de part et d'autre, tandis que leurs collègues dépassaient sa position pour aller stopper net le mouvement précipité de ses poursuivants. Dévoués corps et âmes au maintien de l'ordre, ils ne manquèrent pas de conserver par la suite une distance rassurante entre les deux parties, tandis que Paleoman se laissait désormais « faire » sans esquisser le moindre geste de rébellion.

La chose allait se révéler d'autant moins désagréable qu'un des représentants de l'ordre public était en réalité une policière, petite et bien charpentée, visiblement très jeune, blonde et ma foi fort mignonne, avec une longue queue de cheval qui ne parvenait pas à lui donner cette apparence stricte qu'exigeait théoriquement sa fonction.

Les mains posées bien à plat sur le toit de la voiture et les jambes loin en arrière, Paléoman ne fit dès lors aucune difficulté à subir la fouille corporelle, se laissant sans résistance palper à pleines mains par la tonique policière, en se gardant bien de lui certifier qu'il n'avait caché aucune arme...

Cette fois, le compte est bon… pensait-il avec satisfaction.

(à suivre)

Publié dans Ecarts de CarchaDOrias

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Paleoman de retour sur Skype !

Publié le par Phil Fossil

  

Il y a bien plus d’une année déjà, j’avais installé Skype sur mon ancien PC laptop. Les résultats n’avaient pas été grandioses, en effet malgré avoir acheté un casque ad-hoc je ne suis jamais arrivé à communiquer correctement avec mes correspondants, le son de mon côté n’était jamais transmis à son destinataire.

 

Lorsque je suis passé à l’iMac, les débuts sur Internet ont été laborieux, et la connexion plutôt épisodique, ce qui fait que l’installation du programme Skype en version Mac n’a certes pas été une priorité.

 

Depuis quelques temps déjà, les problèmes d’accès au Web ayant été éliminés, je n’avais pas encore trouvé le temps d’installer Skype sur ma « nouvelle » machine.

 

C’est désormais chose faite, et ce qui est plus encourageant est que les problèmes de son semblent enfin résolus ! En prime, la caméra intégrée semble correctement envoyer l’image également.

 

Ne vous privez donc pas de me contacter et de m’envoyer vos demandes d’ajout de contact, sur mon adresse Skype : Paleoman63.

 

Mais prière d’attendre que je sois revenu d’Alsace, c-à-d en début de la semaine prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Générale

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Enfin quelques jours de congé !

Publié le par Phil Fossil


A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai reparti une petite semaine en Alsace-Lorraine, et je passerai quelques jours à la bourse de Sainte-Marie aux Mines, comme simple visiteur.

On en profitera pour faire quelques arrêts à but de prospection sur le trajet aller et peut-être retour également.

La Lorraine, mais également la zone frontalière allemande, seront pour quelques jours notre terrain de chasse.

J'emmènerai l'iPad afin d'avoir une connexion Internet sur place, en espérant avoir du réseau WIFI cette fois...

Phil "Fossil"

Publié dans Générale

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