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Bonne année 2012 !!!

Publié le par Phil Fossil

 

New Year 2012

 

Happy New Year 2012 !!!

 

Phil "Fossil"

 

 

Publié dans Générale

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Très beau site sur l’Evolution et les Fossiles

Publié le par Phil Fossil

 

Nos pérégrinations sur Internet nous ont permis tout récemment de découvrir cette perle, superbe site traitant des fossiles et de l’Evolution.

 

http://evolution.biologique.free.fr/

 

Bonne visite !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Liens WEB

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Une semaine en Normandie (1)

Publié le par Phil Fossil



Suite à une année particulièrement pauvre en congés (en ce qui me concerne, en tout cas), mon pote Jean-Paul et moi avions convenu de la possibilité d’une semaine normande peu avant les fêtes de Noël.

Cela tombera bien, cela fait en effet près de 4 années que je n’ai plus eu l’occasion de trainer mes guêtres dans cette région particulièrement fossilifère…

Les conditions climatiques de la semaine précédant notre départ se sont avérées dantesques, des intempéries carabinées jointes à une grosse tempête, juste ce qui faut pour bien remuer les rochers, nettoyer les platiers, les champs et le bas des falaises tout en libérant de nombreux nouveaux fossiles… Je sens que nous allons nous régaler !


Samedi 17 décembre 2011

Après une matinée riche en courses diverses et visite à la banque, je peux enfin terminer mes nombreux préparatifs : bagages, outils, seaux, caisses en carton, provisions de bouche et boissons à gogo.

Notre départ, fixé le samedi en fin de matinée-début d’après-midi, nous permet de dévorer la route et d’arriver à notre gîte d’hôtes en tout début de soirée. Le repas du soir, réservé en tables d’hôtes, s’avère copieux, varié et excellent.

Denis, notre hôte, s’avèrera au fil des jours être un excellent cuisinier.


Dimanche 18 décembre 2011 


Debout un peu plus tard que prévu, les fatigues des semaines précédentes ont un peu de mal à s’estomper, nous prenons chez notre sympathique logeur le petit-déjeuner qui s’avère aussi bon que le souper de la veille.

Nous enfilons nos tenues de fouilles, et n’oublions pas les couches isolantes multiples ainsi qu’une écharpe, vu la fraîcheur de l’air, la grisaille et le vent encore fort en falaises.

Nous sommes partis pour notre premier site, la plage et la petite falaise de Bénerville.

Par rapport à mon souvenir, l’enrochement de la digue a fortement progressé, les zones argileuses soumises à l’attaque de la mer se sont réduites comme peau de chagrin. Je n’imagine pas trouver beaucoup, mais quelques pièces sont néanmoins engrangées, notamment un bel oursin Nucleolites scutatus de l’Oxfordien et deux gastéropodes Ooliticia meriani et Ooliticia oxfordensis en plus de quelques coraux et les omniprésents bivalves Gryphaea dilatata et Rastellum gregareum.

Je ramasserai également un assortiment coquet de coquilles actuelles, à des fins de comparaison.

La technique dite du « ramping », fréquemment utilisée sur place sur les zones à coquilles et petits graviers, ne sera pas particulièrement productive par rapport à ce que j’ai déjà connu quelques années auparavant.

Mais, pour une « mise en jambes », le résultat n’est pas trop mal !

La marée monte assez vite, ce qui nous pousse à retourner au véhicule, nous passerons tout juste une pointe quasiment inondée puis prendrons un pique-nique bien mérité à la voiture, alors qu’il commence à pleuvoir.

Désirant mettre à profit la journée, et vu que la marée bien montante nous gênera d’autant sur les autres sites côtiers, nous partons pour le sud de Caen où nous espérons mettre la main sur un site fossilifère dans le Jurassique inférieur ou moyen.

La carrière de Fresney-le-Puceux, complètement interdite, dûment clôturée et garnie tous les 20 mètres de panneaux parfaitement explicites « ACCES INTERDIT » n’est absolument pas une option. Il ne nous reste alors qu’à tenter de trouver aux alentours un champ non clôturé, labouré et non cultivé où nous pourrons assouvir notre soif de recherches.

Les premières tentatives ne sont pas très intéressantes, les derniers labours s’avèrent nettement plus payants mais, malheureusement, la nuit commence à tomber.

Nous resterons jusqu’à la dernière minute et des fossiles sortiront jusqu’à l’ultime limite : des bivalves, gastéropodes et ammonites du Bajocien seront engrangés.

Il fait alors parfaitement noir, ce qui ne nous laisse que l’option de rentrer au gîte pour un petit décrassage, un peu de repos et un excellent souper, suivis d’une longue nuit de sommeil enfin réparateur.

A suivre...

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Cosmopolitodus pathologique du Néogène d'Anvers

Publié le par Phil Fossil

 

Cosmopolitodus-hastalis-Miocene-Anvers-1A-2cms

 

Cosmopolitodus hastalis, dent pathologique, Miocène probable, Port d'Anvers, Belgique. Hauteur maximale 2 centimètres.

 

 

Si les dents pathologiques représentent une fraction négligeable des spécimens retrouvés, elles n'en sont pas moins présentes en plus grand nombre dans nos graviers de base, lesquels sont des niveaux à concentration de dents et autres vestiges de vertébrés.

Ce petit exemplaire a été découvert par Werner lors de l'une de ses visites anversoises.

La pointe a subi une torsion importante lors de la formation de la dent, due sans doute à un aiguillon barbelé de raie fiché dans la mâchoire du squale.

Phil "Fossil"

Publié dans Fossiles pathologiques

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La récolte de boites touche à sa fin...

Publié le par Phil Fossil


Après un long mois dédicacé à des visites régulières au marché de Noël, le stock de boites engrangé est pratiquement définitivement fixé.

Outre une longue semaine normande où un passage journalier n'est naturellement pas envisageable, tout comme la majorité des week-ends d'ailleurs, j'aurai été nettement moins assidu à la récolte que l'an passé.

Les soirs de pluie ou de fatigue excessive auront été zappés, pour d'évidentes raisons.

Mais rassurez vous, je devrais quand même approcher les 250 boites sur la totalité du Marché de Noël...

A ajouter aux 400 de l'an passé, cela me laisse un peu de marge !

Phil "Fossil"

Publié dans Générale

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Comment faire avaler une pilule à un chat

Publié le par Phil Fossil

 

 

1. Prenez le chat dans son panier et bercez-le sur votre bras comme un bébé, sa tête dans votre main. Positionnez votre pouce et votre index de chaque cote de sa tête et appliquez une légère pression aux joues pour que la bouche s'ouvre. Tenez la pilule dans l'autre main et lorsque le chat ouvre la bouche, placez la pilule dans la bouche, laissez le chat refermer la bouche et avaler. (conseil avise du vétérinaire)

 

2. Ramassez la pilule sur le plancher et récupérez le chat sur le sofa. Bercez le chat et répéter le processus.

 

3. Allez chercher le chat dans la chambre et jetez la pilule détrempée qui est sur le plancher.

 

4. Prenez une nouvelle pilule, bercez encore le chat dans vos bras. Maintenez fermement les pattes de derrière, forcez l'ouverture de la mâchoire et enfoncez la pilule au fond de la gorge avec l'index. Maintenez sa bouche fermée et comptez jusqu'à dix.

 

5. Repêchez la pilule dans l'aquarium et faites descendre le chat de la tablette supérieure de la garde-robe. Appelez votre conjoint pour obtenir de l'aide.

 

6. En position agenouillée, coincez fermement le chat entre les genoux. Tenez les pattes avant et arrière fermement. Ignorez les grognements sourds de l'animal. Demandez à votre conjoint de lui maintenir la tête avec une pression suffisante d'une main et d'enfoncer une règle en bois jusqu'au fond de la gorge de l'autre. Faites glisser la pilule le long de cette règle et frottez vigoureusement la gorge du chat.

 

7. Arrachez le chat des rideaux. Laissez la vieille pilule sous le congélateur. Prenez une nouvelle pilule. Notez d'acheter une nouvelle règle et de nouveaux rideaux.

 

8. Enroulez le chat dans une grande serviette et demandez à votre conjoint de se coucher sur le chat de façon a ne laisser dépasser que la tête sous l'avant-bras. Placez la pilule au bout d'une grosse paille, forcez l'ouverture de la bouche a l'aide d'un crayon et soufflez la pilule au fond de la gorge avec force.

 

9. Vérifiez sur l'emballage des pilules qu'elles ne sont pas nocives pour les humains. Buvez un grand coup pour faire passer le gout. Appliquez du mercurochrome sur l'avant-bras de votre conjoint. Frottez les taches de sang sur le tapis avec du savon noir.

 

10. Récupérez le chat sous la véranda du voisin, prenez une nouvelle pilule, placez le chat dans l'armoire et fermez la porte de façon a ce que la tête dépasse. Forcez l'ouverture de la bouche avec une cuillère, lancez la pilule dans la gorge avec une fronde.

 

11. A l'aide d'un tournevis, replacez la porte de l'armoire dans ses gonds. Appliquez une compresse d'eau froide sur les joues et vérifiez la date de votre dernier vaccin contre le tétanos. Jetez votre chandail et mettez en un autre (vieux cette fois).

 

12. Appelez les pompiers pour aller chercher votre chat en haut du poteau téléphonique. Prenez la dernière pilule, attachez les pattes du chat aux pieds de la table de la cuisine. Allez chercher une paire de gants d'amiante, enfoncez la pilule dans la bouche du chat suivie d'un gros morceau de viande (de cheval). Maintenez la tête en position verticale et versez 1 litre d'eau pour faire passer le tout.

 

13. Demandez à votre conjoint de vous conduire d'urgence à l'hosto, demeurez calme pendant que le médecin vous fait quelques points de suture et extirpe les restes de la pilule de votre oeil. Appelez votre marchand de meubles pour commander une nouvelle table de cuisine.

 

14. Communiquez avec le bureau de la SPA le plus proche pour qu'ils viennent chercher votre chat.

 

 15. Achetez des hamsters ou des petits lapins.

 

Merci à Dominique Van Espen !

 

Phil « Fossil »

 

 

PS. Ceci est une blague, le broyage de la pilule mélangée à du haché de boeuf fonctionne en général très bien...

 

 

Publié dans Pour se détendre

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Les plus vieux rongeurs d'Amérique latine ont 41 millions d’années

Publié le par Phil Fossil

 

Il s'agit d'animaux particulièrement petits, originaires d'Afrique

 

  

Dans une étude publiée par les Proceedings of the Royal Society B, une équipe internationale comprenant des chercheurs de plusieurs équipes du CNRS décrit la découverte des plus anciens rongeurs d'Amérique du Sud, datés de 41 millions d'années.

 

Ces nouveaux spécimens reculent de plus de 9 millions d’années le registre fossile du groupe sur ce continent austral en le faisant passer de -32 millions d'années à -41 millions d'années.

Allant de la taille de la souris à celle du rat (de 20 à 120 grammes), ces animaux étaient remarquablement petits par rapport aux autres rongeurs sud-américains, présents ou passés : à titre de comparaison, les capybaras actuels, qui sont les plus gros rongeurs de la planète, atteignent souvent les 60 kg, tandis que certains caviomorphes fossiles, comme Phoberomys ou Josephoartigasia, dépassaient allègrement les 500 kg.

Les rongeurs décrits dans les Proceedings of the Royal Society B vivaient dans une forêt tropicale humide et luxuriante, en compagnie de tatous, de petits marsupiaux arboricoles, d’une grande diversité de mammifères herbivores aujourd’hui éteints et de prédateurs, comme les crocodiles terrestres ou des poissons carnassiers.

L’âge reculé de ces caviomorphes montre par ailleurs que leur arrivée et leur diversification précoce en Amérique du Sud sont intervenues autour de l’optimum climatique de l’Eocène moyen, une période très chaude du Tertiaire, alors qu'on les croyait jusqu'alors liées à l’épisode de glaciation de la limite Eocène-Oligocène (34 millions d’années).

Dernier élément, important dans le débat sur l'origine des rongeurs sud-américains qui oppose tenants de la «filière» africaine et partisans de la piste asiatique, la morphologie des dents des cinq nouvelles espèces décrites dans l’article permet de réaffirmer l’origine africaine des caviomorphes. Cette découverte soutient l’hypothèse d’une dispersion transatlantique fortuite de ces minuscules mammifères pendant l’Eocène moyen, une période pendant laquelle les côtes africaine et brésilienne étaient à moins de 1 000 km l’une de l’autre.

Source: CNRS

 

http://actualite.fr.be.msn.com/science/les-plus-vieux-rongeurs-dam%c3%a9rique-latine-ont-41-millions-d%e2%80%99ann%c3%a9es

 

Merci à Stéphanie Bousselaire !

 

Phil “Fossil”

 

Publié dans Revue de presse

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Nautilus bouchardianus de l'Albien de Wissant

Publié le par Phil Fossil


Matt-Wissant-Albien-Nautilus-bouchardianus-1A-3cms
Nautilus bouchardianus, Albien, Wissant. Diamètre environ 3 centimètres.

 

 

Lors de leur dernière visite boulonnaise, Nath et Matt ont mis au jour quelques jolis fossiles de l'Albien.

Ce nautile Nautilus bouchardianus n'est pas la pièce la plus fréquente découverte sur ce site.

En de très nombreuses visites sur place, et à une période où l'ensablement était moins généralisé qu'aujourd'hui et l'argile nettement mieux affleurante, je n'ai pas eu personnellement l'occasion d'en sortir plus que quelques exemplaires convenables.

Donc, dans les conditions actuelles, c'est une pièce plutôt intéressante à découvrir !

Phil "Fossil"

Publié dans Vos découvertes !

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De retour de Normandie !

Publié le par Phil Fossil


Après une semaine qui a passé décidément bien trop vite, nous voilà tout juste rentrés au bercail.

Le séjour se sera passé de manière superbe, la météo annoncée comme cataclysmique sera restée globalement sèche, le gîte d'hôtes ainsi que son repas du soir étant exceptionnels, mais alors les découvertes...

Je m'étais dit que j'essayerais de me limiter au point de vue des trouvailles en ne ramenant que des petites choses que je n'avais pas encore découvertes, mais dans ce domaine, c'est raté.

Ma première visite aux Vaches noires m'aura permis de ramasser au milieu des galets un gros nautile de plus de 25 centimètres, débutant une série de gros spécimens.

Un petit saut à la falaise de Trouville m'aura fourni, toujours au milieu des rochers, un gros morceau de bois fossile de plusieurs dizaines de kilos, bien pénible à ramener sur une plage de sable juste après une Pinna assez grande toute dégagée et une belle éponge cénomanienne... Mais un exemplaire que l'on ne peut pas observer, même dans le nouveau musée paléontologique de Villers-sur-Mer, le Paleospace.

Encore quelques gros blocs à Lopha marshii ou à ammonite Euaspidoceras douvillei plus tard aux Vaches-Noires, et le dos soumis à rude épreuve en les ramenant à la voiture.

Le dernier jour de fouilles aura permis le ramassage à même un champ de plusieurs sacs d'ammonites, nautiles et autres fossiles du Bajocien.

En ce qui concerne les pièces plus petites, citons des éponges oxfordiennes Romulospongia floriceps, un plus petit bois fossile de l'Albien-Aptien des Vaches-Noires, un petit bloc de deux Exogyra silicifiées du Cénomanien, deux belles Myophorella clavellata du Callovien
 
Pour un compte-rendu un peu plus détaillé, je sollicite votre patience... Je commence à fatiguer !

Phil "Fossil"

Publié dans Générale

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Le plus ancien atelier de fabrication de pigments a 100 000 ans

Publié le par Phil Fossil

 

Par © Eos Sciences, eosmagazine.eu, Mise à jour: 17/10/2011

 

Les artisans disposaient déjà d'un sérieux savoir-faire

 

Comment les hommes préhistoriques fabriquaient-ils leurs pigments ? Une collaboration internationale, vient d'apporter, pour la première fois, des renseignements sur les recettes et les techniques élaborées par les artisans, il y a 100 000 ans, soit 60 000 avant les peintures de la grotte de Chauvet.

 

Cette reconstitution a été possible grâce à l'analyse de restes de peinture préservés dans des grands coquillages et sur des outils datant d'il y a 100 000 ans, découverts dans la grotte de Blombos en Afrique du Sud. Il s'agit du plus ancien témoignage d'une production et d'une conservation de matières colorantes. Ces travaux, publiés dans Science, révèlent une complexité comportementale et des capacités de planification insoupçonnées jusqu'à présent.

Les pigments rouges, jaunes et noirs, le plus souvent constitués d'oxydes de fer, ont été utilisés par l'homme préhistorique en Afrique et en Europe depuis au moins 200 000 ans. Jusqu'à présent, la préparation et le stockage des pigments avant le Paléolithique supérieur (40 000-10 000 ans) étaient méconnus.

En 2008, deux ensembles d'outils et de fragments de matière colorante ont été découverts à la grotte de Blombos (3), en Afrique du Sud, dans des niveaux âgés de 100 000 ans. Le premier se compose d'un grand coquillage, plus précisément une coquille d'ormeau, recouvert d'une matière colorante rouge de 5 mm d'épaisseur et contenant également un fragment de matière colorante utilisé ainsi qu'un éclat de quartzite (roche constituée de cristaux de quartz). Un galet, portant des traces de percussion, préservait le contenu de ce coquillage.

Ce premier ensemble comprend également une plaquette de quartzite et des éclats de quartz qui comportent des résidus de pigment et des traces d'utilisation comme meules et broyeurs. Enfin, un os allongé, sans doute employé pour mélanger ou appliquer le pigment, une omoplate de phoque et une vertèbre d'herbivore accompagnaient cet ensemble.

Le second ensemble est constitué d'un ormeau recouvert également en son fond d'une couche de pigment. Il contient aussi un petit bloc de quartzite taillé, enduit de pigment, ainsi qu'un fragment de minéral rouge portant des traces d'abrasion et de taille.

En étudiant de manière approfondie les fragments de colorants ainsi que les résidus présents sur les outils et dans les coquillages mis au jour, les chercheurs ont notamment mis en évidence l'utilisation délibérée de trois types de roches riches en deux minéraux, l'hématite et la goethite, des oxydes de fer parmi les plus répandus. Les artisans de l'époque ont produit une poudre colorante soit en débitant puis en broyant ces roches, soit en les abrasant contre des me les en quartzite. La découverte de fragments d'os spongieux suggère que la moelle osseuse devait être utilisée comme liant. De plus, la présence d'une trace circulaire, formée après séchage des pigments sur la paroi du coquillage le mieux conservé, révèle que le mélange colorant était liquide. Enfin, les coquillages ont été utilisés en tant que contenants à plusieurs reprises pour mélanger et stocker du pigment.



Cet atelier constitue le plus ancien témoignage d'une production et d'une conservation de matières colorantes. Sa découverte permet d'enrichir considérablement nos connaissances dans ce domaine. La complexité des techniques mises en œuvre implique des capacités cognitives permettant la planification et l'exécution de tâches complexes, comme la combinaison de matières premières de différentes natures et origines, l'utilisation du feu pour faciliter l'extraction de moelle osseuse, l'emploi de coquillages en tant que récipients ou palettes de couleur. Les artisans disposaient déjà, il y a 100 000 ans, d'un savoir-faire concernant les propriétés colorantes de différents minéraux, notamment les oxydes de fer.

 

Source: CNRS

 

http://actualite.fr.be.msn.com/science/le-plus-ancien-atelier-de-fabrication-de-pigments-a-100-000-ans

 

 

Merci à Stéphanie Bousselaire !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Archéologie

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