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Les mesures d’austérité sont une supercherie !

Publié le par Phil Fossil

 

Voilà longtemps que nous pensions que les « crises » (et leur soi-disant nécessaire cortège d’austérités) dont on nous rabat les oreilles depuis des lustres sont créées artificiellement par le grand capital et ses séides, autrement dit nos gouvernants, mais voici un texte qui devrait vous en apporter la preuve.

 

A lire avec attention, pour bien comprendre comment on se fait rouler dans la farine…

 

A nos dirigeants : après le Printemps arabe, prenez garde à l’Automne européen… Cela vous pend au nez si vous continuez à vous payer notre tête !

 

“Les mesures d'austérité sont une supercherie”

Olivier le Bussy

 

Mis en ligne le 22/10/2011

 

Pour le politologue Eric Toussaint, les actuelles politiques conduites en Europe pour éponger les dettes publiques servent d’abord les intérêts des créanciers privés. Et bafouent les droits sociaux et économiques des citoyens.

Docteur en sciences politiques des Université de Liège et de Paris VIII et président de la branche belge du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), Eric Toussaint a coécrit et codirigé (avec le Français Damien Millet) un ouvrage intitulé “La dette ou la vie”. A l’aune de l’expérience de la problématique de la dette des pays du Sud, les auteurs livrent une analyse critique de politiques mises en œuvre au Nord, notamment dans la zone euro.

 

Selon vous, telle qu'elle a été conçue, la zone euro était condamnée à connaître une telle crise…

 

Le drachme, la peseta, l’escudo ont été surévalués par rapport aux autres monnaies, et notamment au deutsche mark, lors de la conversion en euro. Ce qui a donné un avantage compétitif aux pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Belgique,… par rapport aux pays de la périphérie. De plus, il n’y a pas de mécanismes de compensations importantes pour réduire les asymétries entre les économies européennes. Enfin, les banques nationales des pays de l’UE et la Banque centrale européenne (BCE) ne peuvent pas accorder de crédits directement aux Etats (comme peut le faire la Réserve fédérale aux Etats-Unis, NdlR), ce qui laisse ce monopole aux banques privées.

On en est arrivé à une situation où la BCE a prêté à un taux de 1 %, jusqu’avril 2011, aux banques privées. Qui, elles, prêtaient à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande à du 4 ou 5 % pour des obligations à six mois ou à un an. Ce fonctionnement a abouti à des dérives terribles. La BCE prête à court terme à des institutions privées, qui à leur tour prêtent à long terme sur le marché obligataire et se retrouvent confrontées, tôt ou tard, à des problèmes de liquidités. Ce qui amène, par exemple, à un deuxième sauvetage de Dexia par les Etats belges et français.

 

Vous estimez que la Grèce serait en droit de remettre en cause le remboursement d’une partie de sa dette souveraine...

 

En commençant à rebours, on pourrait dire que les prêts de la troïka (Commission européenne, BCE, Fonds monétaire international) à la Grèce sont des prêts odieux parce que ces institutions, avec derrière elles les gouvernements allemand et français, profitent d’une situation de détresse de la Grèce –qui depuis mai 2010 n’a plus accès à des emprunts dépassant un an –pour prêter à Athènes à du 5,5%. En contrepartie, ils exigent de la Grèce qu’elle mette en œuvre une batterie de mesures d’austérité. Mesures qui dans certains cas sont des violation des droits économiques et sociaux reconnus par l’Organisation internationale du travail, par exemple. Et, de plus, ces mesures ont un effet contraire à l’objectif officiel recherché, c’est-à-dire une amélioration de la situation économique rendant soutenable le paiement de la dette. Or, on constate que cela crée une récession qui réduit les recettes fiscales et conduit à de nouvelles mesures d’austérité. Lesquelles ne permettront de toute façon pas à la Grèce de dégager dans son budget des marges suffisantes pour rembourser des montants grevés de taux d’intérêts trop élevés.

Avant cela, on a eu toute une série d’institutions financières françaises, allemandes, belges, qui au début de la crise financière se finançaient à des taux de 0,25% auprès de la Fed ou de 1% auprès la BCE puis qui prêtaient très massivement à la Grèce ­- on constate une augmentation de 80 à 120 milliards d'emprunts, soit 50% en pleine période de crise. Là, il y a des marques d’illégitimités parce que les fonds qui étaient prêtés aux banques ne devaient pas servir à cela mais à éviter un credit crunch, que ces banques n’ont pas respecté les règles de prudence en matière de solvabilité des emprunteurs, et pire les ont encouragés à se sur endetter.

 

Et si on retourne encore plus loin, on rappellera que les JO devait coûter à la Grèce 1,4 milliard et en ont coûté près de 20. Or, il y a des entreprises étrangères, comme Siemens –qui font l’objet de poursuites judiciaires –qui ont versé des pots-de-vin énormes aux autorités politiques de l'époque. Enfin, il y a les dépenses militaires énormes de la Grèce, qui représentent 4% du PIB. Les Américains, les Allemands et les Français sont les principaux fournisseurs militaires, et dans un premier temps, on a seulement demandé à la Grèce de couper dans les dépenses sociales, parce qu’il fallait qu’elle honore les commandes militaires à Berlin et à Paris. C'était tellement scandaleux que les choses sont en train de changer.

 

Les actuelles politiques d’austérité sont justifiées par la nécessité de préserver notre modèle social. Ce que vous contestez…

 

Ceux qui sont privilégiés, ce sont les créanciers privés qui sont partie du problème. Le second objectif c’est de pousser plus loin l’offensive néolibérale lancée il y a 30 ans par (le président américain Ronald) Reagan et (le Premier ministre britannique Margaret) Thatcher. On assiste à un détricotage de ce qui caractérisait les “30 glorieuses” qui ont suivi la Seconde guerre mondiale: augmentation des salaires, du bien-être, quasi-plein-emploi… De 1980 à 2010, on a détricoté le pacte social, caractérisé par des politiques keynésiennes, qui ont été remplacées par le néolibéralisme qui le remet en cause et déréglemente la législation bancaire et financière, avec les dérives que l’on connaît. C’est une supercherie de dire que ces mesures visent à consolider le modèle social européen.

 

En faisant appel au FMI, les Européens ont introduit le loup dans la bergerie, peut-on lire dans votre ouvrage...

 

Le FMI, c’est quelque part une sorte d’alibi pour les dirigeants européens, qui leur permet de justifier les politiques d'austérité en disant “Vous voyez, il n'y a pas que nous. Une institution internationale, basée à Washington, neutre le dit aussi”. Mais pendant 30 ans, le FMI a dicté les politiques qui sont aujourd’hui à l’œuvre chez nous en Amérique latine, en Afrique et en Asie, avec des résultats tout à fait négatifs. Si l’Amérique latine va mieux depuis une dizaine d’années, c’est parce qu’après 20 ans, les électeurs ont dit : “On n'en veut plus”. Les gouvernements ont remboursé anticipativement le FMI et on rompu avec les recettes qu’ils nous appliquent. Les économistes et les dirigeants latino-américains ne cachent pas leur étonnement de nous voir appliquer des formules qui ont échoué ailleurs.

 

Parce qu’il est le premier poste budgétaire de nombreux Etats, le remboursement de la dette peut aller à l’encontre des droits humains, écrivez-vous…

 

Je suggère que la part qui va au service de la dette publique dans le budget ne dépasse pas 5 % des recettes. On pourrait mettre une autre règle d’or : les dépenses qui vont à la garantie de droits économiques et sociaux, donc de droits humains, ne peuvent pas être comprimées. On dit: priorité aux créanciers, dont le comportement est délictueux dans une série de cas. Pour correspondre à l’esprit de la charte des Nations unies de 1948, il faudrait inverser les valeurs: les Etats ont une dette sociale à l’égard de leurs citoyens. Ce sont eux qui ont donné un mandat aux dirigeants politiques. Pas les banques, ni les fonds de pension, ni les marchés financiers.

 

Le politique a perdu la main?

 

C’est très inquiétant. Dans cette crise, on marginalise le choix des électeurs. En Irlande, où le nouveau gouvernement doit appliquer le plan négocié par le précédent, d'une autre couleur politique. Mais aussi en Grèce où à l’origine, le Pasok (socialiste, au pouvoir) voulait rompre avec la politique de la Nouvelle Démocratie (droite). Le pouvoir législatif est mis entre parenthèses. Le Parlement portugais provoque en mars la démission du gouvernement de José Socrates mais cet exécutif démissionnaire conclut quand même un accord avec la troïka sur un plan d’austérité dont le Parlement ne voulait pas. On pourrait aussi parler de la Belgique qui rachète Dexia pour 4 milliards. Les actionnaires sont satisfaits, mais on n’a pas demandé l’avis des parlementaires ni des citoyens belges.

 

Vous proposez des alternatives, mais on peut douter qu’elles trouvent un écho chez les actuels dirigeants politiques…

 

Le changement viendra de la prise de conscience des citoyens qui demanderont une rupture radicale avec le système. Le signal que ça commence ce sont les centaines de milliers d’Indignés espagnols, dont le mouvement a essaimé en Grèce, au Portugal, en Italie et à Bruxelles. plus enclins à se dire que ça ne marche pas et qu’il faut un changement, ce sont les jeunes européens. C’est important que les autres générations rompent aussi avec la résignation. Comme l'on fait les citoyens islandais en refusant de payer pour la faillite de la banque Icesave (et que leur gouvernement rembourse le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui avaient garanti les dépôts de leurs ressortissants chez Icesave, NdlR)

Ça a pris 20 ans aux citoyens d’Amérique latine de pousser à une rupture, j’espère que ce sera moins long pour les Européens.

 

http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/695142/les-mesures-d-austerite-sont-une-supercherie.html

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Coups de gueule

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Melanogrammus conjunctus du Pliocène supérieur d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 

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Melanogrammus conjunctus, Pliocène supérieur, Sables d’Oorderen, Port d’Anvers, Belgique. Longueur environ 7 centimètres.

 

 

Cet os particulier, servant de support à la mandibule inférieure d’un poisson du genre de l’aiglefin, est assez régulièrement mis au jour dans les sables à coquilles du Pliocène supérieur.

La structure « striée » de ces ossements est typique, et elle est particulièrement visible sur cet exemplaire.

Ce spécimen a été découvert en tamisant les sables à coquilles sur un maillage de 8 millimètres.

D’autres pièces nettement plus petites ont été ramassées en surface également, mais leur fréquence est bien moins importante que ce qui a été rencontré sur d’autres sites portuaires aujourd’hui disparus : je me souviens d’une petite journée (il y a une bonne décennie déjà) où un demi-seau de ces ossements avait été récolté en surface du sable au même endroit…

Phil « Fossil »

Publié dans Vos découvertes !

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Bourse d’échanges de Harelbeke le 4 décembre 2011

Publié le par Phil Fossil


Cette bourse assurément sympathique tranche avec l’habituel lot de manifestations se déroulant chez nous.

Tout d’abord, seuls les minéraux et fossiles « naturels » y sont tolérés, ce qui ferme la porte à tout un ramassis de schmuck et de bijouterie sans intérêt pour la majorité des collectionneurs.

Mais en prime, aussi bien la visite que la participation comme exposant sont gratuites !

De plus l’échange y est encouragé, même si achat et vente n’y sont pas prohibés.

On y rencontre majoritairement des amateurs, souvent passionnés, et le matériel que l’on peut y contempler (ou acquérir) change beaucoup des habituels spécimens standardisés (et parfois trafiqués) du Brésil, de Madagascar ou du Maroc…

Elle aura lieu au Centre Culturel Het Spoor, proche de la gare, le dimanche 4 décembre 2011.

http://www.lithos-harelbeke.org/_fr/indexfr.html

En espérant vous y rencontrer nombreux…

Phil « Fossil »

Publié dans Annonces et Pub

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Negaprion frequens du Priabonien de Dakhla

Publié le par Phil Fossil

 

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Negaprion frequens, Eocène, Priabonien, Dakhla, Maroc. Largeur maximale 15 millimètres.

 

 

Voici maintenant une espèce de sélacien que l’on ne rencontre pas à notre connaissance dans les couches cénozoïques de notre petit pays.

Le genre Negaprion, proche des actuels « requins citrons », est connu du Miocène de régions plus méridionales comme les faluns de Touraine et d’Anjou, la région de Rabat au Maroc, la Floride et autre Californie. Là, Negaprion kraussi est l’espèce la plus représentative.

L’Eocène belge et Kazakh n’en renfermant pas, il faut se rabattre sur le Priabonien de Dakhla pour en obtenir des spécimens, l’espèce Negaprion frequens y portant bien son nom.

Phil « Fossil »

Publié dans Sites de fouilles

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Enfin des congés… Ca urge !

Publié le par Phil Fossil


Lorsque vous lirez ces lignes, nous serons partis nous reposer quelques jours en Champagne-Ardenne, en espérant pouvoir un tantinet effacer les fatigues consécutives à un an de boulot presque sans vacances !

Fini pour une petite semaine de se lever à 5h30, même si nous comptons bien récupérer des forces, nous ne resterons certes pas inactifs : des visites de sites émaillerons nos journées, en espérant pouvoir encore découvrir des espèces dont nous ne disposons pas, ce qui devient assurément difficile mais reste possible.

Il est vraisemblable que nous disposerons cette fois-ci d’une connexion Internet sur place, cela sera le test en vraie grandeur et le « baptême du feu » de mon iPad 2 « flambant neuf ». (je ne crois pas si bien dire d’ailleurs, le bloc chargeur ayant connu une surchauffe fatale autant que fumante peu après mon achat, mais il a été fort heureusement remplacé tout de suite…)

Un compte-rendu de nos sorties sera bien naturellement publié sur ce site, avec l’avantage qu’il pourra sans doute être encodé « à chaud », lors de nos longues soirées.

Phil « Fossil »

Publié dans Générale

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Megaselachus chubutensis du Miocene de la Cooper River

Publié le par Phil Fossil

 

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Megaselachus chubutensis, Miocène, Cooper/Morgan River, Caroline du Sud, USA. Longueur maximale 5 centimètres.

 

Nous avions illustré il y a quelques semaines un exemplaire de Megaselachus chubutensis du Miocène péruvien.

Cette espèce se rencontre naturellement aux Etats-Unis, notamment en Floride et dans les deux Caroline.

Le fond des rivières en fournit régulièrement, elles sont plus petites et plus difficiles à repérer au milieu de la boue et de l'eau trouble que les grandes Megaselachus megalodon, mais on en trouve.

Il y en a également chez nous, même si ce n'est pas non plus la dent la plus commune...

Phil "Fossil"

Publié dans Classes d'organismes

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La pointe d'une flèche confirme une colonisation plus ancienne de l'Amérique

Publié le par Phil Fossil


La pointe d'une flèche retrouvée avec des ossements d'un mastodonte fait remonter les premiers habitants de l'Amérique du Nord à au moins 14.000 ans et porte un nouveau coup à la théorie longtemps acceptée d'une colonisation moins ancienne de ce continent.


La datation de cette pointe de flèche retrouvée avec les ossements d'un mastodonte, un gros mammifère de l'ère glaciaire, prouve que des hommes chassaient sur ces lieux au moins mille ans plus tôt qu'estimé, selon cette étude publiée jeudi aux Etats-Unis dans la revue Science.

 

"Je suis sûr que cette découverte va faire particulièrement plaisir aux Amérindiens car elle constitue une nouvelle preuve que des hommes se trouvaient en Amérique du Nord plus tôt qu'on ne le pensait", souligne le professeur Eske Willerslev, directeur du Centre de géogénétique du Musée d'Histoire naturelle danois à l'université de Copenhague, et principal responsable de ces travaux.

 

Ainsi, "la théorie des premiers peuplements des Amériques, dite de +la culture Clovis+ par laquelle de nombreux scientifiques juraient encore il y a quelques années est finalement enterrée par les conclusions de cette étude", juge-t-il.

 

Selon cette théorie désormais sérieusement remise en question, les hommes ayant appartenu à cette culture --caractérisée par une technique très particulière de taille des pointes de silex bifaces-- seraient venus d'Asie il y a environ 13.000 ans par le détroit de Béring durant les glaciations. Ils se seraient ensuite répandus sur tout le continent jusqu'à atteindre le sud de l'Amérique du Sud.

 

La pointe de flèche qui mesurait au moins 27 centimètres et fabriquée à partir d'un os de mastodonte, a été découverte sur le site de Manis dans l'Etat de Washington (Nord-Ouest) quand des archéologues ont excavé le squelette d'un mastodonte à la fin des années 1970. Mais il a fallu attendre 30 ans pour que des chercheurs puissent identifier et dater cette pointe plantée dans une des côtes de l'animal.

 

Pour ce faire ils ont, entre autres, utilisé une analyse de l'ADN des protéines retrouvées dans l'os, un scanner, la datation au carbone-14 ainsi que des comparaisons avec d'autres restes de mastodontes découverts en Amérique du Nord comme par exemple dans le Wisconsin.

 

Les premières traces de chasse au mastodonte en Amérique du Nord avaient été jusqu'à présent attribuées à des membres de la culture Clovis considérée comme les ancêtres communs de toutes les tribus indiennes depuis la découverte de plusieurs sites en 1932 contenant de nombreux vestiges.

 

Le professeur Willerslev et son équipe de recherche avait déjà établi il y a trois ans que les premières traces d'humains en Amérique remontaient approximativement à 14.340 ans. Ces archéologues avaient aussi déterminé que les Amérindiens sont les descendants de peuplades venues d'Asie. Ces découvertes avaient été faites avec des datations au carbone-14 et des analyses d'ADN de restes humains découverts dans des cavernes situées dans l'Oregon (Nord Ouest).

 

D'autres sites dont notamment au Texas, à "Debra L. Friedkin" --à une soixantaine de km d'Austin-- contient des milliers de vestiges datant de 15.500 ans. Cette découverte a fait l'objet d'une communication dans la revue Science datée du 25 mars 2011. Les chercheurs mentionnent aussi un site dans le Wisconsin (nord) datant de 14.200 à 14.800 ans et les cavernes de Paisley dans l'Oregon (14.100 ans) ainsi que Monte Verde en Amérique du Sud (14.500 ans).

http://lifestyle.fr.be.msn.com/beaute-mode/la-pointe-dune-fl%c3%a8che-confirme-une-colonisation-plus-ancienne-de-lam%c3%a9rique


Phil "Fossil"

Publié dans Archéologie

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Macrorhizodus praecursor du Priabonien de Dakhla, Maroc

Publié le par Phil Fossil

 

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Macrorhizodus praecursor, Priabonien, Dakhla, Maroc. Hauteur maximale des dents 25 millimètres



Nos sites belges du Néogène fournissent de nombreux exemplaires de dents des requins Cosmopolitodus hastalis et Isurus oxyrhynchus (=desori), mais combien savent que ces deux squales partagent un ancêtre commun ?

Macrorhizodus praecursor est assez rarement découvert dans notre Eocène, Lédien ou Bruxellien, mais on le rencontre plus couramment à Dakhla.

Une espèce proche, Macrorhizodus americanus se découvre dans le Bartonien kazakh ou américain. (d’où son nom de genre)

Ce n’est que durant l’Oligocène que les deux formes présentes se mettent à diverger ; Isurus desori reste une forme grêle tandis que Isurus flandricus est devenue une espèce plus plate et large qui annonce déjà clairement Cosmopolitodus hastalis.

A partir de là, les tailles commencent à augmenter de manière substantielle, aussi bien pour Isurus que pour Cosmopolitodus qui devient vraiment énorme, les dents de 7 à 8 centimètres sont connues.

Phil « Fossil »

Publié dans Classes d'organismes

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Petite prospection luxembourgeoise ce dimanche

Publié le par Phil Fossil


Comme prévu, étant donné le peu de possibilités fossilifères anversoises, nous "changeons de crèmerie" afin de pouvoir encore effectuer quelques découvertes.

Nullement effrayés par la perspective de trajets alternatifs pour pallier la fermeture de l'autoroute E411 (suite à la démolition d'un pont) et de déviations autour du rond-point Schuman (grâce à un sommet européen), nous mettons le cap sur le Luxembourg.

Avec mon ami Jean-Paul, nous avons donc profité d'une météo exceptionnelle et effectué quelques recherches sur différents sites au Grand-Duché afin de vérifier leur actuelle accessibilité et les trouvailles encore possibles.

Le Toarcien des environs de Dudelange n'est pas extrêmement productif, nous avons malgré tout pu mettre la main sur des bélemnites domériennes, de petites huîtres Plicatula spinosa du même âge, et même une jolie ammonite Dactylioceras tenuicostatum toarcienne pour Jean-Paul.

Je me serai "gavé" de bélemnites, mais aussi de quelques morceaux de septarias du Toarcien à bivalves, bélemnites et petites ammonites.

Plusieurs endroits dans les environs, plus ou moins récemment remués, permettent de mettre au jour des bélemnites domériennes mais quelques ammonites Pleuroceras spinatum ont également été trouvées.

Jean-Paul a même pu découvrir de nombreux petits bivalves et brachiopodes, au milieu des omniprésentes bélemnites, sur un chantier.

Nous avons terminé par Bascharage, où la végétation a pas mal repris ses droits; cela ne nous a pas empêché de ramasser quelques sacs de bélemnites, en plus de quelques bivalves Pleuromya, des Plicatula spinosa, et pour Jean-Paul un beau gros gastéropode Pleurotomaria, le tout du Domérien.

Cela ne sera qu'à la nuit tombée que nous reprendrons la route afin de rentrer au bercail !

Vivement la prochaine...

Phil "Fossil"
 

Publié dans Comptes-rendus

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Hemipristis curvatus du Priabonien de Dakhla

Publié le par Phil Fossil

 

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Hemipristis curvatus, Priabonien, Dakhla, Maroc. Plus grande dimension 12 millimètres.

 

 

Hemipristis est une espèce classique du Miocène à l'Actuel, sa présence dans notre Eocène belge n'est  pas recensée.

Il vaut dire que dans notre Néogène, Miocène et Pliocène, elle est déjà plutôt anecdotique... Alors dans l'Eocène !

Par contre l'Eocène marocain en donne régulièrement, elles sont de nettement plus petite taille que les espèces plus tardives. Les eaux y étaient plus chaudes que chez nous, ce qui convient aux représentants du genre Hemipristis.

Phil "Fossil"

Publié dans Classes d'organismes

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