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Comment mangeaient les vertébrés quand la mâchoire n’existait pas encore ?

Publié le par Phil Fossil


Info rédaction, publiée le 29 mai 2011

Les premiers vertébrés ne disposaient pas de mâchoires. Pour manger, une langue dentée, mue par un système de "poulies" leur permettait de mâcher, révèle une étude suisse publiée dans la revue des PNAS.
 
Les biologistes ne savent pas exactement  quand et comment les mâchoires ont fait leur apparition au cours de l’évolution animale. Certains éléments de réponses viennent d’être apportés par l’étude de fossiles d’animaux marins, les conodontes. De très petite taille (parfois moins d’un millimètre), ces vertébrés qui s’apparentaient à des anguilles se sont éteints à la fin du Trias, il y a 200 millions d’années.
 
Ces animaux préhistoriques très fragiles ont pu être étudiés au Synchroton de Grenoble qui a permis de reconstituer leur bouche et a montré comment ils mangeaient, rapporte Sciences et Avenir. Le modèle 3D animé, mis au point grâce aux données fournies par le Synchroton et grâce aux fossiles articulés présentant une configuration particulière, montre que les conodontes possédaient deux lèvres supérieures. Chacune d’elle était munie d’une espèce de croc, leur langue étant couverte de dents pointues ou en forme de peigne. Celle-ci était déplacée d’avant en arrière grâce à un système musculaire organisé autour de son support cartilagineux, un peu à la façon d’une poulie.
 
Les conodontes se nourrissaient donc  en se servant de leur langue et de leurs lèvres. Deux paires de dents plus importantes ont également été retrouvées à proximité du pharynx, tout au fond de la gorge. Elles auraient quant à elles permis de découper ou de mâcher les aliments. Aussi curieux que cela puisse paraître, les lamproies actuelles se nourrissent encore de cette façon de nos jours. Cette découverte a donc également confirmé le fait que les conodontes étaient très certainement les vertébrés primitifs les plus proches des lamproies.
 
Pour l'article original :
http://www.maxisciences.com/m%e2choire/comment-mangeaient-les-vertebres-quand-la-machoire-n-existait-pas-encore_art14771.html

Merci à Stéphanie Bousselaire !

Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse

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Quartz rosé de La Barre, 63

Publié le par Phil Fossil


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Quartz rosé, La Barre, Puy de Dôme, France. Taille du plus gros cristal 4 centimètres.

 

 

Familier maintenant des sites à quartz entourant le village de La Barre, dans le Puy de Dôme,
de par les nombreuses trouvailles que j'y ai faites au fil de mes vacances dans la région, je suis toujours à la recherche de quartz d'autres variétés que celles personnellement trouvées.

Je n'hésite pas pour cela à parcourir les bourses d'échanges, voire commerciales, et aussi à participer à des sorties guidées par des amateurs locaux.

Ce groupe de quartz de teinte variant entre le rose et l'améthyste clair a été obtenu par échange avec un grand collectionneur régional.

La taille des pointes en est particulièrement imposante.

Vivement mon prochain séjour dans les environs...

Phil "Fossil"

Publié dans Minéralogie

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Un beau week-end pour avancer le tri

Publié le par Phil Fossil


Grâce à la météo exceptionnelle que nous connaissons depuis quelques mois déjà, la motivation permet de travailler à l'extérieur le plus longtemps possible.

Ce week-end aura permis d'avancer le tri de nombreuses trouvailles en souffrance depuis de trop longs mois.

Commençant par quelques seaux de gravier de base du Tuffeau de Lincent, une vérification rapide du contenu de ces récipients aura donné un petit pot de dents du Thanétien supérieur.

Quelques caisses contenant du matériel nettoyé et sec depuis pas mal de temps ont pu être récupérées, les spécimens à donner étant regroupés par provenance et par espèce dans des sachets stockés dans des caisses à des fins de distribution.

Il aura été également nécessaire de nettoyer un bac situé à l'extérieur et contenant (anciennement) de l'eau de javel, afin de pouvoir mettre à tremper dans la javel diluée différents fossiles et minéraux sortis d'une terre végétale plutôt tenace. Après trempage quelques heures dans cette solution, il faut sortir les spécimens et les mettre à rincer dans un autre bac contenant de l'eau claire.

Un troisième bac, contenant de l'eau pure également, sert au nettoyage de coquilles du Pliocène supérieur anversois, mais aussi à un premier décrassage des quartz auvergnats dont une caisse complète, reliquat des vacances d'été 2010, attendait encore que l'on s'en charge.

Une cagette complète de tamisat de Sables d'Oorderen (probable), découverte avec Jean-Paul Herremans, devait aussi, maintenant que son contenu était bien sec, se voir triée. N'espérant pas trop y découvrir de dents de squales, je pus mettre la main sur quelques boucles de raies, dont deux avec un départ d'épine, mais surtout sur une petite Hexanchus griseus presque complète.

Pour ne pas perdre la main, j'embraye dès les graviers d'Oorderen terminés, sur une grande caisse de tamisat de Sables de Kattendijk. Le début s'annonce plutôt prometteur, une très belle dent de poisson Sparus ainsi qu'une dent de Squatina angeloides sortent dans les premières minutes du tri.

Nous n'aurons véritablement pas eu le temps de nous ennuyer...

Phil "Fossil"

Publié dans Billets d'humeur

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Gastéropodes lacustres du Lutétien de Damery

Publié le par Phil Fossil

 

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Limnea sp., Lutétien, Damery, France. Longueur de la coquille 3 centimètres.

 

 

La région champenoise de Damery, près d'Epernay, est réputée pour ses belles coquilles marines du Lutétien.

Mais ce qui est moins connu, est que certains bancs de calcaire lacustre renferment des coquilles d'eau douce.

Ce n'est que lors de mes toutes premières visites dans la région que j'ai eu l'opportunité d'échantillonner ce niveau.

Il est vrai que, paradoxalement, les fossiles d'eau douce sont nettement plus rares que les fossiles marins...

Phil "Fossil"

Publié dans Vos découvertes !

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Un prédateur des mers "géant" a vécu bien plus longtemps que prévu

Publié le par Phil Fossil


Info rédaction, publiée le 26 mai 2011

 

 

Une étude révèle que des fossiles découverts au Maroc ont permis de retrouver un prédateur des mers "géant" qui aurait vécu bien plus longtemps qu’on ne le pensait jusque-là.
 
Il y a 540 à 500 millions d’années, la biodiversité s’est énormément accrue. Au cours de cette "explosion cambrienne", les prédateurs qu’étaient les anomalocaridide (ou "étrange crevette") étaient peut-être les plus gros animaux de toute la planète. C’est un modèle fossile particulièrement bien conservé qui vient d’être retrouvé au Maroc, indique l’AFP. Long d’un mètre (alors que les fossiles d'anomalocaridides retrouvés jusqu'à présent ne dépassaient pas les 60 centimètres de long), il a permis de découvrir que ce spécimen avait vécu à une période bien plus récente que ne le croyaient jusque-là les scientifiques.
 
Les anomalocaridides auraient également vécu à l’Ordovicien, soit 30 millions d’années de plus qu’estimé auparavant, indique l’étude que publie la revue scientifique Nature. "La nouvelle découverte faite au Maroc montre que des animaux caractéristiques du Cambrien, comme les anomalocaridides, ont continué d'avoir un impact considérable sur la biodiversité et l'écologie des communautés marines bien des millions d'années plus tard", indique Peter Van Roy, de l’université belge de Gand.

Merci à Stéphanie Bousselaire & Dominique Van Espen !

 http://www.carchadorias.be/

Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse

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Ca, c'est de la météo !

Publié le par Phil Fossil



Les conditions météorologiques extrêmement agréables que nous connaissons depuis quelques mois déjà ont presque tout pour plaire aux amateurs géologues tels que nous.

Bien sûr pour la réalisation de sorties, où la pluie bien belge n'est jamais la bienvenue, mais également pour d'autres raisons chères à votre serviteur en particulier, qui par manque criant d'espace se voit obligé de trier et nettoyer des spécimens à l'extérieur.

Ce qui sous la neige ou la pluie perd beaucoup de son charme, il faut bien le dire...

C'est néanmoins une tâche incontournable, car elle représente le passage obligé vers la confection de nouvelles caisses de matériel à donner.

Ce qui est le seul espoir d'un jour pouvoir retrouver un semblant de place disponible dans mon habitation !

D'ici quelques semaines des caisses seront gratuitement mises à la disposition de celles ou ceux qui en veulent, à la seule condition de venir les chercher sur place.

Un avis sera alors publié sur ce site.

Restez à l'écoute...

Phil "Fossil"


Publié dans Générale

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Ceratites nodosus du Muschelkalk d'Alsace-Lorraine

Publié le par Phil Fossil


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Ceratites nodosus, Trias, Muschelkalk, Sarrebourg, Lorraine, France. Diamètre 10 à 11 centimètres.

 

 

Un étage stratigraphique peu représenté chez nous, le Trias montre en Alsace et en Lorraine quelques affleurements intéressants.

Si le moindre talus ou caniveau creusé dans cette couche peut fournir des fossiles, comme par exemple ceux de certaines aires de repos de l'autoroute Metz-Strasbourg, les sites les plus courus sont les carrières, anciennes ou en exploitation.

La petite ville de Wasselonne abrite l'une de ces carrières, mais la plus grande ainsi que la plus fréquentée est sans conteste celle de Sarrebourg.

Les fossiles les plus communs dans cette dernière sont les bivalves Hoernesia socialis, les Ceratites de diverses espèces, mais il est également possible d'y découvrir des ossements et dents de reptiles, ainsi que des restes de poissons et de requins.

Cet exemplaire de Ceratites provient de la collection de mon pote Tony. Les lignes de sutures de type cératitique sont bien visibles.

Phil "Fossil"

Publié dans Sites de fouilles

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Une mandibule de requin de 300 millions d'années trouvée dans une mine du Kentucky

Publié le par Phil Fossil



L'os de la mandibule d'un requin vieux de 300 millions d'années est à comparer à un grand requin blanc et l'animal pesait probablement plusieurs tonnes, ont déclaré les experts.

La mâchoire a été découverte le 25 février par Jay Wright, 25 ans, de Dixon dans le Kentucky, un mineur à plein temps de la compagnie Webster County Coal.

Wright a signalé à ABC news qu'il remplaçait un collègue malade ce jour-là, renforçant le plafond à 700 pieds sous la surface dans la mine Dotiki, quand une roche épaisse d'un demi-pouce s'est détachée du toit. En regardant vers le haut il a vu le fossile.

"J'ai pu voir une série de dents et quelque chose de similaire à une mandibule, " a-t-il déclaré. "C'était gris et brillant."

Wright a précisé que l'os de la mâchoire pendait du plafond, il s'en est emparé. Il a enlevé plus de roche et a trouvé deux morceaux supplémentaires de la mandibule. Il y en avait plus, mais inaccessible. Cette zone de la mine a depuis été scellée, d'après Wright.

Encore en sous-sol, il l'a montré à plusieurs personnes de son unité avant de la stocker dans sa boite à outils.

"Ils étaient surpris, ils n'ont jamais rien vu de pareil", a-t-il déclaré.

Craignant que ses jeunes enfants ne brisent le fossile s'il le ramenait à la maison, Wright l'a laissé dans un bureau près de la mine.

Un mois plus tard, Jerry Weisenfluh, directeur adjoint du Service Géologique de l'Université du Kentucky a rencontré Wright pour voir le fossile après que l'un des collègues de Wright lui ait envoyé des photos par eMail.

La mâchoire appartient à un requin du genre Edestus, a déclaré Weisenfluh. Il a précisé qu'il y avait un immense intérêt de la part du campus et du public, ce dernier peut observer le fossile dans le bâtiment abritant le musée des mines et minéraux du collège.

La portion principale de mandibule mesure 18 pouces, les deux autres font 5 à 6 pouces. L'os est courbé, et les dents mesurent 2 pouces de large à la base et une hauteur de 2 à 2,5 pouces. La longueur totale devait être d'environ 30 pouces. Les dents ainsi que leur alignement sont bien préservés.

Au contraire des requins modernes, qui perdent leurs dents durant toute leur vie, Edestus possédait une série dentaire permanente, un peu comme les humains. Sa diète consistait sans doute en poissons à corps mou et son milieu de vie a évolué d'un marais abritant d'immenses arbres à une mer peu profonde similaire au Golfe du Mexique actuel.

Le Grand requin blanc moderne

Weisenfluh s'est dit très impressionné par les spécimens, tout comme les autres chercheurs. Il a déclaré à ABC News que vu la taille des dents, cet animal devait être d'une taille comparable à un grand requin blanc moderne, pesant plusieurs tonnes. Cela devait être un gros animal.

Bien que 4 ou 5 fossiles d'Edestus ont été découverts dans les mines souterraines de la région depuis les années 50, ils étaient beaucoup plus petits, aussi bien au point de vue des dents que des os des mâchoires. Il pense que ces tailles représentent différents âges de l'Edestus et que cette pièce récente provient apparemment d'un adulte ayant acquis sa taille définitive.

"C'est une découverte très peu fréquente", a-t-il dit. On découvre de nombreux fossiles dans les mines souterraines, mais c'est très rare pour nous.

Avant que le fossile ne lui soit rendu dans un mois, Wright a donné la permission aux chercheurs d'analyser la structure osseuse. Weisenfluh dit qu'il compte bien profiter de cette opportunité unique d'étudier ce fossile.

"Ceci peut aider à comprendre à quoi ressemblait cet animal il y a 300 millions d'années.", a-t-il déclaré.

Wright dit qu'il a été contacté par des collectionneurs privés intéressés par l'achat du fossile. Pour l'instant il n'a aucun projet concernant ce spécimen. Il pense le montrer dans la pharmacie tenue par sa femme.

"Je pourrais le vendre un jour", a-t-il dit. "Il y a tellement de possibilités."

Pour l'article original et les photos :
http://abcnews.go.com/Technology/300-million-year-shark-jawbone-found-kentucky-mine/story?id=13349467&sms_ss=email&at_xt=4ddab64ffed7ea9b%2C0

Merci à Dominique Van Espen !

Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse

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Amaltheus margaritatus du Pliensbachien de Lixhausen, Alsace

Publié le par Phil Fossil


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Amaltheus margaritatus, Pliensbachien-Domérien, Lixhausen, Alsace, France. Diamètre environ 8 centimètres.

 

S'il est un type d'ammonite qui m'a toujours plu énormément, il s'agit certainement des amalthées, nom courant pour le genre Amaltheus.

Différentes formes existent, depuis les Amaltheus subnodosus très noduleuses, jusqu'aux Amaltheus margaritatus plus plates, et aux Pseudoamaltheus engelhardti, très grandes et presque lisses sur le dernier tour.

On les trouvait assez régulièrement dans les nodules calcaires de l'argilière de Lixhausen, pas très loin de Bouxwiller et de Haguenau.

Encore un bel exemplaire provenant de la collection de mon pote Tony.

Phil "Fossil"

Publié dans Classes d'organismes

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Un tronc d'arbre de 12 millions d'années découpé à Amblève

Publié le par Phil Fossil


vendredi 20 mai 2011 17h33

 

AMBLÈVE - Un tronc d'arbre âgé d'environ 12 millions d'années a été en partie scié vendredi matin à Wereth, dans la commune d'Amblève, a indiqué Franz-Joseph Mertes, gérant de la scierie, confirmant ainsi une information de la BRF.

 

Le tronc de près de 10m de long et de 80 cm de diamètre a été découvert dans une mine de lignite à Garzweiler en Allemagne. La découverte de fossile aussi important est extrêmement rare. 

Le tronc d'arbre a été rapatrié en Belgique et a été en partie découpé, vendredi matin, par la scierie Mertes à Wereth. "Les rondelles seront mises à la disposition des chercheurs et des musées", a précisé le gérant de la scierie.

 

Ou... Comment on protège le patrimoine paléontologique !

 

Merci à Yves Devalckeneer !

 

Phil « Fossil »

 

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