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Calices de crinoïdes Encrinus liliiformis du Trias lorrain

Publié le par Phil Fossil

 

Encrinus liliiformis, Muschelkalk, Lorraine. Diamètre des pièces entre 10 et 25 millimètres.

 

 

Notre correspondant Gilles nous a envoyé tout récemment la photo de ces pièces découvertes ce vendredi, les calices sont particulièrement rares et leur grande fragilité fait que les récupérer intacts en les extrayant de blocs durs est un exploit.

 

Ils ont en effet survécu à 250 millions d’années de fossilisation, de mouvements tectoniques, d’érosion, aux pelleteuses et bulldozers pour se retrouver extraits avec précautions et mis en valeur.

 

Merci à lui pour avoir alimenté cette rubrique, à laquelle vous aussi pouvez participer en nous envoyant des photos de vos trouvailles et un petit texte explicatif.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Vos découvertes !

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Le tueur de dinosaures enfin découvert ?

Publié le par Phil Fossil

 

Alors que de nouvelles études montrent que l’impact de la météorite de Chixhulub s’est produite 300.000 ans avant l’extinction de masse de la limite K/T, de nouvelles découvertes en Inde semblent toucher au but.

 

Un cratère d’impact géant vient d’être étudié par Sankar Chatterjee de l’Université Technique du Texas et une équipe de chercheurs. Ils ont regardé de près le Bassin Shiva, une dépression massive et submergée à l’ouest de l’Inde, zone intensivement exploitée pour ses ressources en pétrole et en gaz. Certains cratères complexes sont en effet parmi les sites les plus productifs en hydrocarbures de la planète.

 

Chatterjee va présenter ses recherches durant la réunion annuelle de la Société Géologique US à Portland, Oregon.

 

« Si nous avons vu juste, il s’agit du plus grand cratère connu sur Terre, » a déclaré Chatterjee. « Un bolide de cette taille, probablement 40 kilomètres de diamètre, crée sa propre tectonique. »

 

Par contraste, l’objet ayant frappé la Péninsule du Yucatan, responsable généralement reconnu de la disparition des dinosaures, était large de 8 à 10 kilomètres.

 

Un tel cataclysme est difficile à imaginer. Mais si l’équipe a raison, l’impact Shiva a vaporisé la croûte terrestre au point de collision, ne laissant plus que du matériel ultra-chaud provenant du Manteau terrestre à sa place. Il est très probable que cet impact ait boosté les éruptions volcaniques causant les Trapps du Deccan qui ont recouvert une bonne partie de l’Inde occidentale. De plus l’impact a scindé les Iles Seychelles de la plaque tectonique indienne et les a envoyées dériver vers l’Afrique.

 

Les preuves géologiques sont impressionnantes. Le talus externe de Shiva forme un anneau brut et faillé de 500 kilomètres de diamètre, encerclant le pic central connu comme « Bombay High » surmontant le fond océanique de près de 4,5 kilomètres. (la hauteur approximative du Mont McKinley)

 

La majorité du cratère est submergé sur le plateau continental indien, mais là où il émerge il est caractérisé par de hautes falaises, des failles actives et des sources chaudes. L’impact semble avoir plié, voire détruit, la plupart des 45 kilomètres d’épaisseur de granite de la côte ouest de l’Inde.

 

L’équipe espère se rendre en Inde plus tard dans l’année pour examiner les carottes de forage provenant du centre du cratère présumé, afin d’acquérir les évidences que cet étrange bassin a bien été produit par un impact colossal.

 

« Les roches extraites du fond du cratère nous montreront les signes distinctifs de l’évènement d’impact par des roches-cibles mélangées et fondues. Nous voulons également voir s’il y a des brèches, des quartz choqués et une anomalie en iridium. » a déclaré Chatterjee. Les astéroïdes sont riches en iridium, et ce genre d’anomalie est considéré comme l’empreinte digitale d’un impact.

 

Pour infos, en anglais :

http://www.sciencedaily.com/releases/2009/10/091015102246.htm

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Revue de presse

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Vacances géologiques et paléontologiques dans le Sud-Est de la France

Publié le par Phil Fossil

 

 

À l’occasion de mon quatrième article publié sur ce blog (une goutte d’eau dans l’océan de productivité philfossilien …), je vous livre une petite bafouille reprenant quelques temps forts géologiques et/ou paléontologiques de mes dernières vacances. Une façon comme une autre de se replonger dans l’ambiance estivale qui commence tout doucement à ne plus être qu’un lointain souvenir ...

 

Ayant la chance de disposer de deux pied-à-terre dans le Sud-Est de la France, le premier dans les Alpes-de-Haute-Provence (merci papa) et le second sur la Côte d’Azur (merci belle-maman et beau-papa), mes vacances du mois d’août dernier se sont tout naturellement déclinées en deux temps : une grosse semaine passée « en haut », suivie de deux petites semaines « en bas ».

 

La première partie de mes vacances fût essentiellement consacrée à randonner en famille, au cœur de paysages montagneux de toute beauté.

Parmi ces randonnées, j’épinglerai l’ascension du Mont Pelat (3050 m) et une randonnée jusqu’au refuge de Boules (1698 m), avec à la clef une nuit passée dans ce même refuge. L’ascension du Mont Pelat, déjà réalisée par votre serviteur il y a près de 20 ans, fût l’occasion de revoir de très beaux affleurements d’un flysch calcaréo-gréseux (Eocène supérieur probable) riche en ichnofossiles (en l’occurrence, pistes et terriers laissés par divers invertébrés, essentiellement des oursins et des vers). La nuit passée au refuge de Boules fût, quant à elle, mémorable, essentiellement de par la nature tout à fait unique de l’endroit (Fig. 1) : un abri sous roche, en grande partie naturel, aménagé au cœur d’un magnifique anticlinal calcaire !

 

 

Figure 1. Le refuge de Boules (hameau de la Valette, Thorame-Basse, Alpes-de-Haute-Provence). Situé à flanc de montagne, à près de 1700 m d’altitude, ce refuge géré par l’O.N.F. est aménagé au cœur d’un anticlinal affectant des calcaires du Crétacé supérieur. Photo prise le 5 août 2008.

 

 

Les activités durant la seconde partie de mon séjour estival furent plus variées et, surtout, plus riches du point de vue paléontologique.

C’est ainsi qu’à l’occasion d’une visite de Monaco et de son célèbre musée océanographique, j’ai eu la chance de rencontrer Anna. Ne cherchez pas, Anna n’est pas une star du grand ou du petit écran, encore moins une « ex » retrouvée par hasard. Anna est le surnom donné à un fossile d’Ophtalmosaurus, issu d’une collection privée et exposé pour une durée d’un an au premier étage du musée. Le squelette, découvert dans des niveaux du Jurassique supérieur du Kansas (U.S.A.), est complet à près de 80%. Il est tout simplement impressionnant (Fig. 2) !

 


 

Figure 2. Anna l’Ophtalmosaurus (Jurassique supérieur, Kansas, U.S.A.), musée océanographique de Monaco. Photo prise le 13 août 2008 (à l’aide d’un GSM, la batterie de mon appareil photo numérique ayant malencontreusement rendu l’âme).

 

Quelques virées paléontologiques en solitaire furent également organisées au départ de mon camp de base azuréen. La première des ces sorties consista en une longue promenade dans les marnes hauteriviennes des environs de Peyroules, promenade au cours de laquelle me fût donnée l’occasion de ramasser quelques fossiles dégagés naturellement par l’érosion (essentiellement des rostres de bélemnites, dont le magnifique exemplaire de Duvalia illustré ci-dessous ; Fig. 3).

 


 

 

Figure 3. Rostre de Duvalia gr. dilatata (Blainville, 1827), ramassé dans les Marnes à Bélemnites (Hauterivien) de Peyroules (Alpes-de-Haute-Provence, France). Photo prise le 14 août 2008.

 

Bravant les températures caniculaires de la seconde moitié de ce mois d’août, j’ai également fouillé à deux reprises les marnes pliocènes exposées dans cette ancienne carrière creusée dans les collines niçoises, dont je vous avais déjà entretenu dans un précédent article (http://www.paleomania.com/article-23929609.html). A l’occasion de ces deux sorties, pas moins de 450 petites coquilles fossiles (essentiellement des gastéropodes et des lamellibranches) furent engrangées (Fig. 4).

 

 

Figure 4. Quelques mollusques du Plaisancien basal, récoltés dans les environs de Nice (Alpes-Maritimes, France), les 11 et 18 août 2009. Les fossiles sont issus de niveaux marneux intercalés dans la formation des Poudingues du delta du Var. (a) Anadara diluvii (Lamarck, 1805) (à noter : les deux valves jointives, soudées par une concrétion de limonite) ; (b) Comitas dimidiata (Brocchi, 1814) ; (c) Mitrella nassoides (Grateloup, 1827) ; (d) Sveltia lyrata (Brocchi, 1814) ; (e) Cancilla planicosta (Bellardi, 1887) ; (f) Nassarius bisotensis (Depontailler, 1879) ; (g) Conus (Conolithes) antidiluvianus (Bruguière, 1872) ; (h) Gemmula (Unedogemmula) contigua (Brocchi, 1814) ; (i) Archimediella spirata (Brocchi, 1814). Les déterminations sont données avec les réserves d’usage pour les coquilles d, e, f et i.

 

 

Sans vouloir plagier qui que ce soit, je terminerai ce compte-rendu en disant simplement « vivement les prochaines (vacances) » !

 

 

Olivier

Publié dans Vos Articles

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Auvergne, tu vas me manquer… (3ème partie)

Publié le par Phil Fossil

 

 

Le surlendemain, lundi, nous partons pour les environs presque immédiats de notre logement, où un filon quartzeux dans un bois proche de Giat nous avait livré de sympathiques druses de quartz hématoïde l’année précédente.

 

Les amateurs travaillant ce site ont bien avancé sur un an, rebouchant le trou au fur et à mesure de leur progression et en en laissant un autre à plus de 10 mètres de distance !

 

Nous nous relayerons dans cette fosse, pliés en quatre, car il n’y a pas de place pour deux ! Ce qui permettra de découvrir quelques belles cristallisations bien brillantes de quartz hyalins, enfumés et certains même un peu améthystes.

 

Le lendemain, nous retournerons près de La Barre afin de vérifier l’état des bois proches des anciennes mines de fluorine.

 

Pas grand-chose à y signaler, hormis des aboiements de chiens qui approchent, et quelques coups de feu ! Le peu de choses affleurantes, et la chasse qui s’y déroule nous encouragent à aller voir ailleurs. En remontant nous rencontrons deux personnes qui désiraient y fouiller avec deux jeunes enfants, ce qui n’est à ce moment-là vraiment pas conseillé ! Nous les emmenons tous au filon à quartz hyalin proche, qui sera plus facile pour les enfants et leur permettra de ramasser des quartz en pagaille ! A commencer par ceux laissés en abondance lors de notre dernière visite.

 

Ils y seront enchantés, découvrant de tous côtés des cristallisations, souvent un peu trop encombrantes pour être ramenées ! Leur enthousiasme les fera rester encore bien après notre départ du site pour le retour à la casa.

 

Le lendemain, nous avons prévu une sortie nettement plus loin de notre « camp de base », un site à quartz Morion près de Manzat. N’y étant plus allés depuis 3 ou 4 années, nous nous demandons ce que nous allons découvrir sur place et redoutons le pire !

 

Nous arrivons sans peine au site, mais au premier abord impossible de reconnaître le point minéralisé ! la nature y a repris tous ses droits, des genêts plus grands que nous recouvrent le monticule où l’on découvrait, après force grattage dans le granite pourri, des druses de cristaux de quartz morion très brillants.

 

Après un pique-nique vite expédié, le chemin creux sera examiné soigneusement et délivrera quelques petites minéralisations, nous le descendrons et si de petites pièces sont découvertes elles seront à cent lieues de nos attentes ! Tant pis, nous repartons.

 

En arrivant dans le gros bourg proche, des travaux importants seront repérés par nos yeux bien affûtés, je vais discuter avec les ouvriers, examiner les énormes tas rocheux déversés plus loin : du granite massif, pourri mais sans la moindre trace de filon quartzeux. Dommage ! Il ne nous reste plus qu’à rentrer au bercail.

 

Nous ferons au retour un arrêt rapide à Sauterre, où le roc de Basalte, vestige d’un ancien lac de lave, montre des nodules d’olivine verdâtre. Notre nouvelle massette achetée quelques jours auparavant viendra bien à point pour éviter de ramener un bloc énorme.

 

La fin du séjour sera plus calme, elle se passera à effectuer quelques travaux indispensables à la maison, des courses en vue du retour, des balades aux champignons (chou blanc !) l’une ou l’autre visite touristique (Ussel), et surtout énormément de lecture.

 

C’est en soirée que je prendrai goût à certains romans policiers, littérature dont je ne suis pourtant pas friand d’habitude. Ces livres, de Fred Vargas pour la citer, je les dévorerai jusqu’au dernier assidûment chaque soir jusqu’aux petites heures de la nuit tant ils sont prenants ! Il faut véritablement une archéologue de profession pour rédiger de tels petits chefs-d’œuvre…

 

Le retour sera (presque) sans histoire, nous trouverons même le temps de faire un saut à la bourse de Namur pour saluer les copains et procéder à quelques petites acquisitions bien anecdotiques.

 

Mais d’ores et déjà, on peut le dire :

 

Vivement l’année prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Comptes-rendus

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Pourquoi les collectionneurs… Collectionnent !

Publié le par Phil Fossil

 

Si en examinant vos milliers de spécimens ou vos centaines de caisses envahissant une partie substantielle de votre habitation, vous vous posez quelques questions, c’est normal, il est nécessaire de lire ce qui suit.

 

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les collectionneurs et leur collectionnite, vous pourrez le trouver sur ce site.

 

http://membres.lycos.fr/spirales/collect.html

 

Bonne lecture !

 

Merci à Géoforum !

 

Phil “Fossil”

 

Publié dans Générale

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Exposition : Les Alpes s'invitent à Namur

Publié le par Phil Fossil


Publié dans Annonces et Pub

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Découverte de nouveaux reptiles volants

Publié le par Phil Fossil

 

Des chercheurs chinois et anglais déclarent avoir découvert les fossiles provenant de nouveaux types de reptiles volants ayant vécu il y a plus de 160 millions d’années.

 

La découverte a été nommée Darwinopterus, d’après Charles Darwin.

 

Les experts prétendent qu’elle fournit pour la première fois une évidence claire d’une idée controversée appelée « évolution modulaire ».

 

Les 20 nouveaux fossiles découverts en Chine du Nord-Est montrent des similitudes avec à la fois les ptérosaures (ou reptiles volants) les plus primitifs, et les plus avancés.

 

L’article a été publié dans le journal « Proceedings of the Royal Society B ».

 

Chainon manquant

 

Les ptérosaures étaient des reptiles volants, florissants entre 65 et 220 millions d’années avant notre Ere.

 

Jusque ici, les scientifiques connaissaient deux groupes distincts de ces créatures : les plus primitifs à queue longue, et les plus avancés, à queue courte. Ils étaient séparés par un hiatus dans les enregistrements fossilifères.

 

Mais la découverte de plus de 20 nouveaux squelettes dans le Nord-Est de la Chine comble ce trou dans la chaîne évolutive.

 

Darwinopterus est un reptile ressemblant à un faucon, possédant une tête et un cou analogue aux ptérosaures les plus avancés, tandis que le reste du squelette ressemble aux formes plus primitives.

 

Les chercheurs pensent que cela pourrait prouver ce qu’ils appellent l’évolution modulaire – la sélection naturelle forçant une série de caractères à changer au lieu d’un seul.

 

« Darwinopterus a été un choc pour nous » a déclaré le Dr David Unwin, de l’Université de Leicester, UK.

 

« Nous espérions toujours un chaînon intermédiaire montrant des caractéristiques moyennes, comme une queue de longueur modérée, ni courte, ni longue. »

 

« Le plus étrange avec Darwinopterus est que la tête et le cou sont ceux des formes avancées, tandis que le reste du squelette, dont la très longue queue, est identique à celui des formes primitives. »

 

Grâce à ses longues mandibules et rangées de dents aiguës, ces créatures étaient idéales pour la capture et la mise à mort d’autres espèces volantes.

 

Ces fossiles ont été mis au jour dans des roches vieilles de 160 millions d’années, ce qui leur donne un âge supérieur de près de 10 millions d’années à celui de l’Archaeopteryx.

 

Le Dr Urwin a collaboré sur l’étude avec des chercheurs de l’Institut Géologique de Pékin, Chine.

 

Le texte original, en anglais :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8306060.stm

 

Merci à Eric Cordemans !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Revue de presse

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Un homonyme en Allemagne ?

Publié le par Phil Fossil

 

Cela fait quelques années maintenant que j’ai adopté ce pseudonyme de Phil « Fossil ».

 

En surfant sur le Net, j’ai eu tout récemment la surprise de constater que je possède un « homonyme » allemand.

 

Certaines mauvaises langues n’hésiteront sans doute pas à prétendre que notre carrure est similaire, surtout au niveau du bas-ventre…

 

Grand chercheur de fossiles, mais aussi commerçant (personne n’est parfait), son site présente quelques-unes de ses pièces.

 

http://www.philfossil.de

 

Bonne visite !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Liens WEB

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Pseudoaluco filifer du Lutétien moyen de Courtagnon, France

Publié le par Phil Fossil


 

Pseudoaluco filifer, Lutétien moyen, Courtagnon, France. Hauteur 7 centimètres.

 

 

L’une des espèces les plus rares du Lutétien, et anciennement connue sous le nom spécifique de Cerithium filiferum, il n’est certes pas assuré d’en découvrir un exemplaire à chaque sortie effectuée dans la région de Damery.

 

Le spécimen précédemment trouvé date déjà d’une année, étant découvert à la surface d’un champ il était dans un état de conservation nettement moins remarquable que cet exemplaire.

 

Celui-ci a été mis au jour en grattant précautionneusement dans un gros tas de sable calcareux à coquilles, sa forme triangulaire et les nodules bien visibles ont permis de le repérer alors qu’il était complètement recouvert de sable.

 

Il était en grande partie recouvert de petites huîtres, mais leur fragilité a fait que la majorité d’entre elles se sont détachées lors du brossage précautionneux de ce gastropode.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Vos découvertes !

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Auvergne, tu vas me manquer… (2ème partie)

Publié le par Phil Fossil

 

 

Après une journée de repos et être retournés chez l’ami Jacques pour y papoter copieusement, ainsi que refaire un plein supplémentaire d’exemplaires de son ouvrage sur la Mine du Beix, nous repartons en chasse du côté de La Barre.

 

Nous jetterons ce coup-ci notre dévolu sur un grand filon à quartz laiteux, perdu dans un bois épais, filon qui donne également de l’améthyste, plus claire que sur le site précédent mais les cristaux peuvent y être nettement plus gros.

 

L’accès se fait au prix d’une marche assez longue, suivie d’une petite escalade : heureusement que le temps sec évite les glissades sur de la terre autrement mouillée !

 

L’attaque directe du filon décamétrique est un défi rigoureusement insurmontable pour notre équipement d’amateurs raisonnables, autant que pour notre manque d’énergie. Si certains amateurs locaux y travaillent avec du matériel lourd, cela ne sera certes pas notre cas.

 

Comme à mon habitude, je me cantonne à un grattage de zones de déblais, très (trop) mal vérifiés par les adeptes de gros travaux.

 

Si les améthystes bien cristallisées sont très rares, de temps à autre on en met au jour, mais le plus souvent on découvre des druses de quartz laiteux dont les arêtes des pyramides peuvent atteindre 4 à 5 centimètres ! La fluorine sera uniquement massive, loin des jolis cubes bleu ciel dénichés l’année précédente. Quelques quartz hyalins, parfois montrant des fantômes, ne sont pas à négliger non plus.

 

De gros blocs montrant des cristaux laiteux de plusieurs centimètres seront abandonnés sur place, il est nécessaire de penser à la descente un peu « casse-pipe » vu le chargement des sacs à dos…

 

La fatigue de la journée, conjuguée avec la nécessité de se coucher tôt en vue du départ précoce du lendemain pour Limoges, feront que nous nous coucherons avec les poules… Afin de pouvoir se lever au chant du coq.

 

Le réveil est réglé sur 6 heures (bon sang, c’est plus tôt que pour partir au boulot !) mais à 5h20 plus moyen de se rendormir ! Une douche et un café corsé permettront de prendre la route qui s’annonce longue, dans de bonnes conditions heureusement.

 

Aucun brouillard n’est à déplorer, le trajet presque idyllique sur de petites routes de campagne fréquemment en lacets durera 2h30. On a déjà connu bien pire !

 

Arrivés à la bourse, nous déchargeons les caisses, préparons le stand et commençons dare-dare à échanger. La pile de bouquins sur le Beix connaîtra un succès inespéré, ceux qui ne seront pas vendus seront échangés contre des pièces m’intéressant directement. Entre autres des quartz fumés et morions d’Echassières, très brillants et de toute beauté, une pièce de quartz morions provenant des travaux de l’autoroute A89 près de Gelles, et deux quartz spéciaux des carrières de Ploëmeur dans le Finistère. Deux autres quartz bizarres des carrières de Berrien, toujours en Bretagne, seront engrangés de la même manière. Ainsi que pour terminer, un beau morion des pegmatites de Vénachat (Monts d’Ambazac) et un gros quartz fumé du Massif du Mont-Blanc.

 

Je pourrai de surcroît me défaire d’une grosse baryte roumaine, jolie mais fichtrement encombrante, contre de beaux quartz alpins enfumés. Rien qu’au poids économisé au retour, je gagne au change ! Cela faisait bien 10 années que je tentais de la négocier contre quelque chose m’intéressant un peu plus…

 

Nous repartons assez tôt de la bourse, afin de pouvoir faire la route dans de bonnes conditions et trouver de quoi dîner en route. La fatigue d’une telle journée rend peu désirable la cuisine et la vaisselle…

 

Heureusement, le lendemain nous permettra un repos dominical bien mérité.

 

A suivre…

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Comptes-rendus

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