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Les sorties « fossiles » se suivent et se ressemblent…

Publié le par Phil Fossil

 

Avec le redoux actuellement connu, et malgré une bonne crève s’attaquant lâchement à votre serviteur, les sorties aux dents de requins se succèdent à intervalles de plus en plus rapprochés.

 

Ce mercredi, débrayant du bureau, nous avons guidé deux de nos fidèles lecteurs : Patrick, membre du CMPB, et une de ses amies originaire de Suisse, Laurence, que nous sommes heureux d’accueillir au sein de notre petite communauté de fouilleurs.

 

Un joli soleil au départ de Bruxelles nous encourage à affronter les éléments, qui au fil de la journée tourneront au ciel gris, au vent froid et à un grésil de plus en plus présent. Mais il en faut bien plus pour nous décourager de chercher inlassablement la perle rare au fond de nos tamis !

 

Le tamisage assidu de monceaux de « sables de Kattendijk » leur a permis la récolte d’une série tout-à-fait sympathique de dents de squales miocènes et pliocènes, et de nombreuses coquilles du Pliocène inférieur.

 

Les invertébrés pliocènes d’Anvers, coquillages en moules internes ou à test préservé, pourront facilement être déterminés par la consultation de notre album dédié, « Faune-Anvers-invertebres-pliocenes ».

 

En ce qui concerne les dents de requins, nos pages systématiques des vertébrés fossiles, ainsi que les albums photos « Requins-fossiles » et « Faune-Belgique-Boom » devraient permettre relativement aisément la détermination de la majorité de leurs trouvailles.

 

Vivement la prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Billets d'humeur

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Quelques nouvelles acquisitions pour notre Muséum

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Après d’âpres tractations et négociations, les quelques fossiles ci-après, appartenant à mon pote Werner, sont venues intégrer notre collection.

 

Un certain nombre de ces pièces ont été mises au jour, au fil des années qui ont suivi notre rencontre, lors de sorties conjointes, certaines n’avaient jamais été trouvées personnellement !

 

La chance insolente dont faisait preuve Werner lui permettant, presque à chaque sortie, de dénicher le plus beau spécimen de la journée !!!

 

Par exemple le beau bec de nautile des Ardennes françaises, une « crevette » de l’Albien de la même région, ou encore la superbe dent de Squalicorax de Ciply…

 


 

Rhyncholites hirundo, Oxfordien, Neuvizy, France. Plus grande dimension 4 centimètres.

 


 
  

Cardioceras cordatum, Oxfordien, Neuvizy, France. Diamètre 5 centimètres.

 


 
  

Squalicorax pristodontus, Maastrichtien inférieur, Ciply, Belgique. Hauteur 3 centimètres.

 


 

Cretalamna appendiculata, Maastrichtien inférieur, Ciply, Belgique. Hauteur 2 centimètres.

 

 

Merci cher Werner, tu peux être rassuré, elles seront en de bonnes mains !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Générale

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Bourse CHAMP-Hannut le 1er mars 2009

Publié le par Phil Fossil

 

Petit rappel, la bourse de Hannut se déroulera ce dimanche 1er mars au Marché Couvert, route de Landen, à Hannut.

 

http://www.champ-hannut.be/


Exposition : les grands gisements d’Amérique du Sud.

 

Essentiellement minéralogique, cette expo thématique d’une journée présentera au public certains fossiles, visibles pour la toute première fois.

 

Entrée gratuite, de 10 à 18h. Bar et petite restauration.

 

Peut-être se verra-t-on sur place ? Mais uniquement en visiteur en ce qui me concerne…

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Annonces et Pub

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Cosmopolitodus hastalis dent intermédiaire ?

Publié le par Phil Fossil

 

 

Cosmopolitodus hastalis, Pliocène, Port d’Anvers, Belgique. Hauteur 5 centimètres.

 

 

Il y a environ une décennie déjà, que le temps passe vite, votre serviteur et son pote CarchaDOrias avaient accès au terrain de l’incinérateur d’ordures à Beveren-Doel.

 

Une grande partie était encore en friche à l’époque, et de temps à autre remuée par des engins de chantiers afin de réaliser des « bassins » de stockage d’ordures attendant leur incinération.

 

Nous nous étions garés au parking des visiteurs, avions montré notre autorisation de visite puis nous rendions aux endroits où affleuraient des sables argileux à graviers, riches en dents de squales. En nous promenant sur une zone fraîchement damée par les bulls, CarchaDOrias ramassa alors en surface une superbe grande dent de Cosmopolitodus hastalis latérale, dont la caractéristique était d’être trapue, peu haute mais extrêmement large. 

 

Votre serviteur a toujours eu un peu le cœur serré en se remémorant ce spécimen exceptionnel, il aura enfin réussi à mettre la main sur une pièce similaire ces derniers temps… Dent fraîche et pliocène de surcroît.

 

Nous pensons être, dans ces deux cas, en présence d’une dent intermédiaire, aussi appelée « dent de l’œil », la troisième dent supérieure en partant de la symphyse (milieu de la mandibule) est notoirement plus petite et plus trapue que la deuxième et même que la quatrième dent.

 

Si quelqu’un était en mesure de confirmer ou non cette impression, merci de le faire !

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans A déterminer SVP

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Et encore un week-end à Anvers, un !

Publié le par Phil Fossil

 

 

En prévision d’un futur guidage du CMPB sur le site du chantier anversois, ce samedi était consacré à une « prise de contact avec le terrain » de notre ami Roger, la précédente en semaine il y a quelques mois s’étant soldée par une éjection en bonne et due forme après quelques minutes sur place à peine !

 

La météo étant clémente, pas de vent, un petit soleil même présent de temps à autre, le temps idéal pour taquiner le requin fossile anversois !

 

Une couche assurément sympathique fut découverte d’emblée, riche en galets noirs, en coquilles, mais aussi en morceaux de ferraille et bouts de verre, démontrant s’il en était encore besoin le degré de remaniement du sédiment !

 

La présence de galets noirs nous garantit pratiquement à coup sûr qu’il y a des dents miocènes et éocènes remaniées à y découvrir, les coquilles sont la preuve que des dents pliocènes très fraîches et brillantes y seront également présentes !

 

La première chose, en arrivant au bord du talus renfermant le niveau prometteur, est de pelleter le sable stérile recouvrant un bon mètre-carré de couche, histoire de ne pas tout se prendre sur le coin de la tête et, plus prosaïquement, ne pas recouvrir subitement la bonne couche avec du sable azoïque.

 

Le niveau le plus haut semble donner plus de dents, le corollaire en est qu’elles sont néanmoins fréquemment brisées. La couche inférieure est nettement moins payante, mais les dents sont plus complètes. Allez tirer des conclusions définitives dans ce genre de sédiments dragués au fond d’un dock et redéposés ici…

 

A un moment, en triant le tamis, au milieu d’une série de dents de requins apparaît une pièce de monnaie. Fort usée et limite illisible du côté pile, on arrivera néanmoins à déterminer, Internet aidant, qu’il s’agit d’une « One Penny Georges V de 1913 ».

 

En bref, une surprise agréable, même si c’est personnellement la quatrième monnaie mise au jour sur ce chantier…

 

Roger travaillera assidûment grâce aux grilles de ventilateurs, il fera une récolte plus qu’honorable en trouvant la plus grande dent de la journée : une Cosmopolitodus hastalis latérale supérieure d’environ 5 centimètres.

 

Votre serviteur utilisera comme à son habitude les tamis ronds de chantier, copieusement autant qu’exagérément chargés, et il ne s’étonnera plus des courbatures subies en soirée…

 

Vers 16h, le vent se levant, et les douleurs musculaires se faisant plus présentes, il est temps de lever le camp, exténués mais heureux !

 

Les travaux de forçats réalisés sur la journée :

 

Sable stérile à pelleter : 1 à 2 mètres-cubes

Sable à gravier à tamiser : 1 à 2 mètres-cubes

Tamis à traiter et trier : entre 100 et 200 par personne

 

Rappel : un mètre-cube de sable, humide en prime, pèse entre deux et trois tonnes…

 

Et on en vient encore à s’étonner que votre serviteur dorme comme un bébé la nuit qui suit… 

 

Voir pour quelques photos « d’ambiance » et de trouvailles, l’article de notre ami Roger du CMPB :

http://lithomin.blog4ever.com/blog/photos-278425-1.html

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Billets d'humeur

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La Marcasite de Widehem, Boulonnais, France

Publié le par Phil Fossil

 

   

Marcasite, Turonien, Widehem, France. Longueur 9 centimètres.

 

 

Il y a quelques années maintenant, nous revenions d’un trip fossilifère de quelques jours en Normandie, en passant par le Boulonnais.

 

Lors d’une pause autoroutière, nous avions remarqué que les environs du parking montraient de beaux talus de craie blanche turonienne, semblant prometteurs.

 

N’écoutant que notre instinct de fouilleurs, profondément ancré au demeurant, nous ne pouvions nous empêcher d’y jeter un coup d’œil rapide.

 

A part quelques oursins fragmentaires, nous ne trouvâmes aucun fossile intéressant ; mais au bas d’un éboulis nous mîmes la main sur cette grosse marcasite, très oxydée mais en apparence promettant d’être stable.

 

Un petit coup de sableuse à la limaille de fer lui rendit un aspect plus métallique en éliminant l’oxydation superficielle.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Minéralogie

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Un mammouth découvert à Rancho la Brea, Los Angeles, USA

Publié le par Phil Fossil

 

 

18.02.09 - 21:27 Le squelette quasi complet d'un mammouth a été découvert lors de travaux en plein milieu de l'agglomération de Los Angeles, ont révélé mercredi des paléontologues.



Baptisé "Zed", ce mammouth aux défenses de trois mètres de long fait partie d'une série de dizaines de milliers de fossiles mis au jour lors de l'excavation d'un terrain à proximité du site de La Brea, un affleurement de bitume naturel.


Au même endroit, les scientifiques ont trouvé des troncs d'arbre, des tortues, des serpents, des coquillages, des poissons et même des couches de feuilles de chêne préservées dans du sable mêlé aux hydrocarbures.


Ces découvertes "
nous donnent l'occasion d'obtenir une photographie détaillée de ce qu'était la vie entre 10 000 et 40 000 ans" avant notre ère, a remarqué John Harris, conservateur du musée qui abrite les fossiles trouvés sur le site de La Brea.

Pour lui, le site constitue "
une bibliothèque de la vie au Pléistocène".


Unique au monde dans un environnement urbain, le site d'excavation de La Brea est le résultat d'un phénomène naturel d'affleurement d'hydrocarbures dans lequel d'innombrables animaux ont été pris au piège, bien avant que l'endroit ne se retrouve au milieu de la deuxième ville des États-Unis.


Depuis 1969, les scientifiques ont exploré ce gisement, en sortant pas moins de quatre millions de pièces, ossements et dents parfaitement conservés par leur séjour dans le goudron.


(Belga)


 

Merci à CarchaDOrias, Laurent Lemoine & Dino ! (dans l'ordre d'arrivée...)
 

 

Publié dans Revue de presse

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Grosse otolite de dauphin du Néogène de Tielrode, Belgique

Publié le par Phil Fossil

 

Pomatodelphis? sp., Miocène-Pliocène, Tielrode, Belgique. Plus grande dimension 7 centimètres.

 

 

Il y a approximativement une décennie déjà, lors d’une sortie dans le pays de Waas, nous terminions la journée par une prospection rapide de l’argilière de Tielrode, qui était encore exploitée à l’époque.

 

Elle nous avait déjà livré, outre les coquilles omniprésentes, quelques dents de squales et des ossements de cétacés relativement fréquents.

 

Ce spécimen hors du commun fut ramassé en surface d’une zone de sable jaunâtre coquillier.

 

Nous pensons être en présence d’une espèce de dauphin particulièrement imposante du genre Pomatodelphis, mais si l’un de nos lecteurs peut nous confirmer cela, nous en serions très heureux !

 

D’avance merci.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans A déterminer SVP

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Perdre sa vie à vouloir la gagner…

Publié le par Phil Fossil

 

 

Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station L'Enfant Plaza 
du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour 
commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de 
Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach. A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, 
pour la plupart en route vers leur boulot.
 
Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en 
accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : 
en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit 
pot. Quelques minutes ensuite, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face 
pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il 
était clairement en retard.
 
Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir 
trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour regarder 
le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que 
l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée 
vers le musicien. Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres 
enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.
 
Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se 
sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui a 
donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué. Personne n'a 
applaudi. Seule une personne l'a reconnu sur plus de mille personnes.
 
Personne ne savait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs 
musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus 
difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions 
de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au 
théâtre de Boston était "sold out" avec des prix avoisinant les 100 dollars 
la place.
 
C'est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans une station de 
métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d'une enquête 
sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens. Les 
questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
 
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous 
n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens 
au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses passons-nous ?

 

 

Merci à CarchaDOrias !

 

Phil “Fossil”

 

Publié dans Pour se détendre

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Corail Aspidiscus cristatus du Cénomanien algérien

Publié le par Phil Fossil

 

Aspidiscus cristatus, Cénomanien, Constantine, Algérie. Diamètre 35 millimètres.

 

 

Suite à une question posée par l’un de nos lecteurs, nous détaillons aujourd’hui un corail solitaire typique des pays du Maghreb.

 

Découvert dans les régions montagneuses méditerranéennes, et particulièrement au sud de cette mer, ces coraux solitaires sont relativement fréquents dans le Cénomanien algérien. (Base du Crétacé supérieur)

 

Ils ont également été répertoriés dans les environs de Nezzazat (Sur la côte à l’ouest du Sinaï, en Egypte), en Espagne, et jusque dans les Corbières. (midi de la France)

 

Ils y sont néanmoins plus rares.

 

Le Cénomanien plus nordique d’eaux plus froides (Boulonnais, Normandie, Touraine) n’en contient pas à notre connaissance.

 

Phil « Fossil »

 

Publié dans Classes d'organismes

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