Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Un vieux fossile à vendre ?

Publié le par Phil Fossil



undefined

Publié dans Pour se détendre

Partager cet article

Repost 0

La Maison du Fossile, Lion-sur-Mer, Calvados, France

Publié le par Phil Fossil

 
 
Le rêve de nombreux collectionneurs amateurs, ouvrir un Muséum pour présenter sa collection au grand public, un couple d’amateurs normands a pu le réaliser il y a quelques années déjà.
 
Situé sur la place de l’église (Place des victimes du 2 juillet 44) à Lion-sur-Mer, sur la côte de Nacre entre Ouistreham et Arromanches, il occupe tout le rez de chaussée d’une maison. Un parking assez grand permet d’y parquer son véhicule, en tout cas en dehors de la haute saison.
 
On peut y admirer l’essentiel des fossiles pouvant être découverts en Normandie, les limites sont fixées entre Dieppe et le Cotentin.
 
Les étages stratigraphiques représentés vont depuis le Sinémurien du Cotentin jusqu’au Crétacé supérieur du Pays de Caux. Les seules exceptions sont un oursin régulier du Portlandien boulonnais et des coquilles d’œufs de dinosaures provençaux.
 
A épingler tout particulièrement :
 
Le Jurassique inférieur (Sinémurien, Hettangien, Pliensbachien, Toarcien) des environs de Caen (ammonites, bélemnites, nautiles)
 
Le Bajocien de Caen et de Bayeux (ossements de dinosaure Cetiosaurus, ammonites, oursins, bélemnites, nautiles, géodes de quartz parfois améthysté)
 
Le Bathonien de Luc-sur-Mer, Ranville et environs (oursins, crinoïdes, éponges, coraux, vertébrés)
 
undefined 
 
Le Callovien des Vaches-Noires et Argences (mandibule de crocodile, autres vertébrés, ammonites pyriteuses, mollusques nombreux)
 
L’Oxfordien des Vaches-Noires (ammonites, bivalves, coraux)
 
undefined
 
Le Kimméridgien du Havre et des environs de Honfleur (ammonites, oursins, gastéropodes)
 
Le Cénomanien des Vaches-Noires, Le Havre et Rouen (ammonites, grands spongiaires siliceux, crustacés, poissons)
 
Le Turonien des environs de Dieppe (ammonites géantes pouvant atteindre près d’un mètre de diamètre)
 
Le Sénonien du pays de Caux (éponges, gros oursins en silex)
 
Une échoppe bien achalandée permet d’acquérir les guides et cartes géologiques, cartes postales reprenant les plus beaux fossiles du musée, et même quelques fossiles et minéraux locaux.
 
Excellente visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Comptes-rendus

Partager cet article

Repost 0

Site sur le Créationnisme et ses dangers

Publié le par Phil Fossil

 
Bonjour à toutes et tous,
 
Un nouveau site, "vitrine" sur les dangers du créationnisme, pour le moment encore un peu basique et "brut de décoffrage", vient de voir le jour.

http://dangers-creationnistes.over-blog.com/

Il a pour but de rassembler un maximum d’informations en ce domaine et à permettre à tous d’ouvrir les yeux sur ce danger insidieux.

Vos infos, articles, vidéos, réactions, etc. sur cette problématique sont impatiemment attendues !
 
Prière de contacter le « webmaster » via l’option « contact » en bas du site, il se fera une joie de le compléter en fonction de vos informations et de l'actualité.

Ensemble, on est plus forts...

Phil "Fossil"
 
 

Publié dans Liens WEB

Partager cet article

Repost 0

Les brachiopodes du Maastrichtien d’Eben-Emael, Belgique

Publié le par Phil Fossil

undefined
 
Isocrania costata, Maastrichtien supérieur, Eben-Emael, Belgique. Taille maximale 9 millimètres.
 
undefined 
 
Thecidea papillata, Maastrichtien supérieur, Eben-Emael, Belgique. Taille maximale 7 millimètres.
 
undefined
 
Trigonosemus pectiniformis, Maastrichtien supérieur, Eben-Emael, Belgique. Taille maximale 12 millimètres.
 
 
Réputées plutôt pour les tortues marines, mosasaures, requins et oursins fossiles, les crayères d’Eben-Emael près de Maastricht contiennent néanmoins une riche faune invertébrée du Maastrichtien supérieur.
 
Les brachiopodes sont généralement négligés par les amateurs, malgré qu’ils soient assez variés et parfois esthétiques également.
 
Les principaux brachiopodes de grande taille sont le terebratulidé Carneithyris carnea dont les valves sont parfois isolées et qui est assez commun, le gros rhynchonellidé Cyclothyris depressa lui est, à l’opposé, fort rare.
 
En examinant à quatre pattes les étendues sableuses de tuffeau délité par les chocs thermiques, on peut dans certains niveaux mettre au jour une quantité phénoménale de petits brachiopodes.
 
Il s’agit essentiellement des minuscules Thecidea papillata qui y sont ramassés par centaines, les Trigonosemus pectiniformis sont nettement moins nombreux, et plus rarement on peut dénicher quelques valves d’Isocrania costata.
 
Bonnes recherches ! Et merci pour vos commentaires…
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

Partager cet article

Repost 0

Les cristaux géants

Publié le par Phil Fossil

 
 
Les cristaux sont de loin les formes minérales les plus appréciées, nous paléontologues sommes habitués à des cristallisations de taille raisonnables puisqu’elles sont généralement contenues dans des fossiles creux.
 
Brachiopodes, loges d’ammonites et de nautiles, colonies coralliennes creuses, rosettes de vivianite sur des dents et ossements fossiles, ces cristaux ne sont que très exceptionnellement centimétriques.
 
Certains sites sur notre planète présentent néanmoins des formations cristallines de taille hors du commun.
 
Nous en voulons pour preuve les quelques sites WEB repris ci-après :
 
Gypses colossaux des mines de Naïca, Mexique
 
Giant Crystal Project (en Anglais)
 
Merci à Martine Alcuta !
 
Phil “Fossil”
 

Publié dans Minéralogie

Partager cet article

Repost 0

Bienvenue chez les Chti’s !

Publié le par Phil Fossil

 
Un clin d’œil amusé au dernier film du joyeux luron Chti’mi, Dany Boon pour ne pas le citer, afin d’introduire ce petit article.
 
Le Nord de la France n’est pas un désert paléontologique et minéralogique, comme on pourrait le croire.
 
Les régions concernées sont les environs de Lille, Lens, la Gohelle, les environs de Maubeuge, Quiévrain. Nous ne parlerons pas du Boulonnais ni des Ardennes françaises qui sont à suffisance détaillés ailleurs sur ce site.
 
Les étages géologiques représentés s’échelonnent entre le Dévonien inférieur et le Quaternaire.
 
Liévin et ses alentours offrent des couches dévoniennes inférieures (Gédinnien) à restes de poissons cuirassés.
 
La région de Glageon et Trélon, réputée aussi bien pour les minéraux que pour les nombreux fossiles du Frasnien (coraux, céphalopodes, brachiopodes) qui se dénichent dans les carrières de calcaire entamant les récifs coralliens fossiles du Dévonien supérieur.
 
Près d’Avesnelles et d’Etroeungt, on rencontre les couches struniennes, qui font la frontière entre le Dévonien supérieur et le Carbonifère inférieur. Elles renferment des brachiopodes et des coraux fossiles.
 
D’autres carrières proches de Avesnes sur Helpe, pas très loin de Maubeuge, ne sont pas fossilifères mais contiennent de belles calcites à profusion.
 
La Gohelle, en dessous de Lens, est plutôt réputée pour ses nombreux terrils à plantes fossiles du Houiller. Il en est de même pour les terrils de Valenciennes, qui sont plus récents et donc plus « frais » que ceux de notre petite Belgique.
 
Les environs de Lille montrent du Crétacé supérieur, essentiellement du Cénomanien près de Quiévrain (Bellignies) et du Turonien autour de Lille (Haubourdin) où les carrières ont malheureusement fermé les unes après les autres.
 
N’oublions pas les anciennes argilières de Leforest et Flines-les-Raches qui ont fourni des dents de poissons éocènes et des cristaux de gypse.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

Partager cet article

Repost 0

Vertèbre d’Ichthyosaure du Jurassique boulonnais, France

Publié le par Phil Fossil

undefined 
 
Ophtalmosaurus sp., Portlandien, Wimereux, France. Diamètre 7 centimètres.
 
 
Il y a quelques années déjà, nous prospections entre amis sur une base régulière les falaises et la plage au Nord de Wimereux afin de tenter de dénicher les superbes oursins réguliers qui y sont assez communs.
 
A un moment donné, à côté d’un bunker de longue date descendu de la falaise, une pierre plate, un peu creusée et posée sur un autre galet attira mon attention.
 
Sa couleur différente des calcaires gris-bleu et de structure visiblement osseuse me fit pencher pour une vertèbre d’ichthyosaure, probablement Ophtalmosaurus sp.
 
Bien qu’un peu usée par le frottement avec les galets, cette pièce est néanmoins fort intéressante. On en découvre de temps en temps sur toute la côte jurassique boulonnaise.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

Partager cet article

Repost 0

La préservation des fossiles constitués de pyrite

Publié le par Phil Fossil

 
 
La préservation des fossiles pyriteux, et en particulier ceux découverts sur les plages, est problématique.
 
Cet article explicite les techniques qui peuvent être mises en œuvre.
 
Phil « Fossil »
 
 
(D’après les plantes fossiles de l’Argile de Londres – Margaret E. Collinson)
 
Une quantité considérable de matériel des premières collections de l’Argile de Londres a été perdue, par la cause de la dégradation de la pyrite. Cette pyrite, qui entre de manière plus ou moins partielle dans la composition des plantes fossiles, risque la destruction si elle est stockée dans des conditions d’humidité relativement élevée.
 
La méthode ancienne de stockage dans la glycérine était inappropriée, étant donné que la glycérine continue à absorber l’humidité de l’air.
 
Howie (1977a, b, 1979) a montré que la dégradation se produit en différentes phases par la formation d’acide sulfurique et des produits cristallins de décomposition de différentes couleurs (blanc, rose, jaune et vert) représentant les sels de fer hydratés.
 
Les tentatives de vernissage ou d’isolation du matériel à des fins de prévenir la détérioration ne sont jamais totalement couronnées de succès, car tous les produits utilisés semblent avoir une certaine perméabilité à la vapeur d’eau lorsque l’humidité relative est supérieure à 60% (Howie 1979)
 
De surcroît, les différents enduits utilisés peuvent prévenir par la suite l’étude détaillée de la structure superficielle.
 
Tout le matériel collecté des affleurements côtiers doit être rincé soigneusement avec de l’eau afin d’éliminer les chlorures présents dans l’eau de mer qui ont un effet de catalyseur sur les réactions de dégradation.
 
S’il y a des produits acides engendrés par la décomposition présents, ils peuvent être neutralisés en les exposant aux gaz d’ammoniaque ou en utilisant du thioglycolate d’éthanolamine. (Cornish et Doyle)
 
Ceci, couplé avec un séchage ultérieur, arrête de manière effective toute dégradation.  
 
La neutralisation nécessite du matériel de laboratoire et le traitement du matériel en voie de dégradation est pour cette raison limité au point de vue de la disponibilité.
 
Reconnaître le matériel qui risque de se dégrader n’est pas quelque chose de simple. Certains spécimens sont en apparence composés d’une pyrite plus stable que d’autres. Cela peut être mis en relation avec la structure cristalline et le pourcentage de surface cristalline disponible pour le contact avec l’eau.
 
La seule méthode sûre est de traiter toute pyrite comme étant dégradable. Quelques pièces de plantes de Sheppey seront détruites après seulement quelques jours d’exposition à une humidité relative élevée.
 
Après lavage et neutralisation (si nécessaire) les spécimens doivent être consciencieusement séchés. Cela peut être accompli par dessiccation sur du silica-gel ou dans un four à vide. Il est alors recommandé de stocker le matériel dans de l’huile de silicone. (Howie 1979)
 
Pour éviter la perte des couches carbonatées, ce qui se produit fréquemment quand le matériel végétal est séché, la dessiccation doit être accomplie par transfert dans une série d’alcools.
 
Les specimens peuvent alors être transférés par une série alcool-toluène, toluène-huile de silicone dans l’huile de silicone.
 
Le matériel végétal non carbonaté peut être stocké au sec si le taux d’humidité est maintenu constant en dessous de 55%. En pratique cela signifie que le matériel stocké dans une pièce habitée d’une maison chauffée par un système central ne se décomposera probablement pas. Le matériel stocké dans le garage ou le cellier ne survivra sans doute pas.
 
L’une des meilleures alternatives à l’huile de silicone (qui est chère) est la paraffine domestique. Bien que non recommandée par Howie (1979) elle l’est par Cooper. (1977) Elle ne convient pas, au contraire des autres solvants organiques, pour le stockage à long terme de matériel végétal carbonaté car une dissolution des couches carbonatées se produira.
 
Tout spécimen carbonaté important doit être stocké dans de l’huile de silicone. Une alternative finale est de stocker le matériel dans des conteneurs scellés avec une quantité de silica-gel indiquant le taux d’humidité. (bleu jusque rose quand il est humide) Cela peut faciliter la visualisation du matériel qui peut être plus problématique dans le cas d’un stockage liquide.
 
Le silica-gel bleu, cependant, représente une humidité relative très basse et entraînerait sans doute l’exfoliation des couches carbonatées. Le silica-gel conditionné à une humidité relative intermédiaire est recommandé par Howie (communication personnelle, 1980) pour le matériel carbonaté et pour d’autres matériels pyriteux, par exemple dans les schistes, qui ne peuvent pas être séchés à une humidité relative très basse. (Howie 1979)
 
En raison du risque implicite de dégradation du matériel, une trace permanente sous la forme d’une photographie ou d’un dessin préalable est une part indispensable de toute collection de flore de l’Argile de Londres qui se respecte. Par la suite les spécimens peuvent être séchés et étudiés sous le microscope électronique à balayage. Les parties fracturées des parties pyritisées révèlent fréquemment une structure cellulaire détaillée, comme démontré par l’excellent travail de Wilkinson. (1981, 1983)
 
Une autre alternative est le sciage et le polissage, ce qui permet l’étude des faces en utilisant la microscopie par lumière réfléchie, comme dans le cas des fougères. (Collinson et Ribbins, 1977)
 
Pour le texte original en Anglais :
 

Publié dans Le coin des pros

Partager cet article

Repost 0

Une grenouille grosse comme une balle de bowling

Publié le par Phil Fossil


undefined
Washington AP : Une grenouille de la taille d’une balle de bowling, possédant des dents et une lourde armure, vivait au milieu des dinosaures. Suffisamment intimidante pour être appelée par les scientifiques qui l’ont mise au jour « Beelzebufo » ou Crapaud du Diable.
Mais sa taille – 5 kilos pour 40 centimètres de longueur – n’est pas sa seule curiosité. Les chercheurs ont découvert les ossements de cette créature à Madagascar. Déjà, elle semble être un cousin proche des grenouilles de taille plus normale qui vivent actuellement en Amérique du Sud, de l’autre côté de la Terre, ce qui entraîne des suppositions étonnantes au sujet de la paléogéographie.

La découverte, faite sous la houlette du paléontologue David Krause de l’Université Stony Brook de New-York, a été publiée lundi dans le journal « Proceedings of the National Academy of Sciences ».

« Cette grenouille, si elle avait les mêmes habitudes que ses cousins sud-américains, était très vorace, » dit Krause, « il est même envisageable qu’elle pouvait se délecter de dinosaures nouveau-nés. »

Krause a commencé à découvrir des fragments anormalement larges d’ossements de grenouilles, à Madagascar au large de la côte africaine, en 1993. Ils datent du Crétacé supérieur, il y a environ 70 millions d’années, dans une région où Krause a également mis au jour des fossiles de dinosaures et de crocodiles. Mais ce n’est que tout récemment que l’équipe de Krause a pu rassembler suffisamment d’ossements de la grenouille afin de procéder à une reconstitution et une estimation de son poids.

La plus grosse grenouille vivante, la grenouille Goliath de l’Afrique de l’Ouest, peut atteindre 3,5 kilos. Mais, en association avec des experts en grenouilles fossiles de l’University College de Londres, Krause a pu déterminer que Beelzebufo n’a aucun lien de parenté avec les autres grenouilles africaines.

Elle semble être proche des grenouilles cornues sud-américaines, scientifiquement connues comme Ceratophrys. Populaires comme animaux de compagnie, elles sont parfois appelées « Grenouilles Pacman » à cause de leur bouche gigantesque.

Comme ces grenouilles modernes, Beelzebufo avait une bouche large et des mandibules puissantes, garnies de dents. Les os du crâne étaient extrêmement épais, avec des crêtes et des gouttières caractéristiques de certains types d’armures et de boucliers protecteurs. Le nom scientifique provient du grec « Beelzebub », Diable, et du latin « Bufo », grenouille. (Prononcez Bou-fo)

Les liens familiaux représentent une véritable énigme paléontologique : la théorie actuelle de dérive des continents démontre que ce qui est actuellement Madagascar était de longue date séparée par un océan de l’Amérique du Sud à l’époque de Beelzebufo. Et les grenouilles ne peuvent survivre bien longtemps dans l’eau salée, note Krause.

Il suggère que la grenouille colossale fournit des arguments pour certaines théories indiquant des ponts naturels entre les deux continents à cette époque, via, peut-être, l’Antarctique qui était nettement plus chaud que de nos jours.

Phil « Fossil »

Publié dans Revue de presse

Partager cet article

Repost 0

Encore une preuve de l'Evolution... LOL

Publié le par Phil Fossil

undefined

Publié dans Pour se détendre

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 > >>