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Dévonien inférieur et moyen de Vierves-sur-Viroin, Belgique

Publié le par Phil Fossil

Pleurodyctium-sp-2.JPG
 
Pleurodictyum sp., Coblencien, Vierves-sur-Viroin, Belgique. Diamètre 25 millimètres.
 
cyrtospirifer-verneuilli-1.jpg 
Cyrtospirifer verneuilli, Eifélien, Vierves-sur-Viroin, Belgique. Plus grande dimension 4 centimètres.
 
 
Il y a une petite décennie déjà, je guidais une sortie du CMPB en Calestienne quand nous tombâmes un peu par hasard sur un talus de route schisteux fraîchement rectifié.
 
Nous garâmes la caravane de voitures aussi près que possible de l’affleurement, et le groupe parcourut l’entièreté de la coupe où nous découvrîmes une riche faune de la première moitié du Dévonien.
 
On pouvait y trouver, entre autres :
 
Coraux : Pleurodictyum sp., Acanthophyllum sp., Calceola sandalina, Heliophyllum sp.
 
Brachiopodes Atrypa reticularis, Athyris concentrica, Chonetes sp., Cyrtospirifer verneuilli
 
L’altération météorique et l’invasion de la végétation ont probablement rendu ce talus moins intéressant qu’autrefois, mais il y a certainement encore pas mal de choses à y trouver…
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Exposition « Les fossiles, mémoire de la Vie » à Hannut en 2002

Publié le par Phil Fossil

 
Pour celles et ceux qui ont sans nul doute raté cela, il y a déjà 5 ans votre serviteur a présenté une partie significative de sa collection (à l’époque) dans le cadre de la bourse de Hannut.
 
Quelques chiffres :
 
- 25 mètres-carrés d’exposition, bien occupés
- En volume, entre 15 et 20% de la collection présentée !
- Trois voitures archi-pleines de caisses à fossiles
- 45 caisses « standardisées » et quelques-unes qui ne l’étaient pas
- 4 mois de préparation
- Quasiment 500 spécimens exposés
- Des dizaines d’agrandissements photographiques en couleur
 
Vous pouvez en voir un petit aperçu en cliquant sur le lien ci-après, cette page est partie intégrante du nouveau site du CHAMP :
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Comptes-rendus

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Faut-il ramasser tous les fossiles affleurant sur un site ?

Publié le par Phil Fossil

 
 
Très bonne question en vérité, un tantinet philosophique au demeurant.
 
Certains amateurs ont comme principe de tout ramasser, d’autres se limitent à un ou deux spécimens de chaque espèce afin d’en « laisser pour les autres ».
 
Les extrémistes protectionnistes, quant à eux, prétendent que l’on doit tout laisser sur place et ne surtout rien échantillonner.
 
Qui peut donc bien détenir la vérité dans ce cas ?
 
La question est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, et doit être mûrement réfléchie à la lumière de l’expérience.
 
Le principe de base, à toujours garder présent à l’esprit, est : « fossile ramassé, fossile sauvegardé ». Il en résulte qu’un spécimen a plus de chances d’être préservé dans une collection (qu’elle soit publique ou privée) que sur le terrain où il est soumis à l’altération naturelle ou artificielle due aux activités humaines.
 
Cela dépend assurément de plusieurs paramètres.
 
 
Tout d’abord le site de fouilles :
 
Si, sur un site naturel peu soumis aux dégradations il est généralement (mais pas toujours) préférable de limiter ses prélèvements à ce qui affleure et en quantité raisonnable, il est certains affleurements qui peuvent (et doivent) être exploités de manière intensive afin de sauver un maximum de fossiles de la destruction naturelle ou anthropique !
 
Ce sont, liste bien évidemment non exhaustive :
 
-         carrières, mines, chantiers, champs, plages et falaises, montagnes, berges de rivière et de torrent…
 
Dans ces cas, tout fossile affleurant ou non, a une espérance de vie extrêmement courte et doit donc être récupéré au plus vite ! Le laisser pour le visiteur suivant résulte le plus souvent en sa transformation dans l’intervalle en un galet informe, sa destruction dans un concasseur, sous les roues d’un tracteur ou les chocs de la charrue, ou sa disparition définitive sous de l’asphalte ou du béton…
 
Une fois le site rendu inaccessible, de par l’arrêt des travaux, la « réhabilitation » de la carrière ou l’ensablement des côtes, le patrimoine est exclusivement visible dans les collections, et au plus nombreux les spécimens auront été préservés dans des collections géographiquement dispersées, au moins de « chances » on aura que ce patrimoine disparaisse un jour totalement de la surface de la Terre…
 
 
Ensuite, le type de gangue encaissante.
 
Certains sites naturels présentent des affleurements de roches tendres, voire très tendres, à fort potentiel d’érosion et dans ce cas les fossiles « ressortent » plus vite et sont d’autant plus rapidement soumis à l’altération due aux intempéries, gel, destruction par les lichens et autres végétaux :
 
-         sable
-         argile
-         marne
-         craie
-         falun
-         tuffeau
-         schistes
 
Dans ces cas de figure, même si d’aventure l’on ramasse tout ce qui affleure, l’érosion y est tellement rapide que le suivant y trouvera toujours bien son bonheur également.
 
Sans oublier que le « rafraîchissement » de la coupe géologique par le passage d’un chercheur dégage des choses qu’il n’a pas pu voir mais que le ou les visiteurs suivant(s) découvriront.
 
 
Enfin, le type de fossile et sa préservation.
 
Par essence, certains fossiles sont nettement plus sensibles à l’altération que d’autres, et donc sur les sites ils doivent être ramassés au plus vite !
 
Citons entre autres les Spirifers de certains sites belges dont la fine coquille s’écaille très vite après leur exposition à l’air, les ammonites en craie du Boulonnais qui se désintègrent après une seule nuit de gel, les dents de requins qui se décolorent et se désagrègent sous les chocs thermiques et le contact des racines de végétaux, les oursins à coquille en calcite qui « explosent » dès qu’ils sont soumis au gel.
 
Certains fossiles phosphatés comme les crabes et les otolites de cétacés du Port d’Anvers, se brisent dès qu’ils sont exposés au soleil (en séchant trop vite ou par les différences trop rapides de température), il convient donc, dès leur découverte, de les abriter dans une boite fermée.
 
Les ossements de vertébrés sont également très fragiles, et se délitent en esquilles dès qu’ils sont soumis aux chocs thermiques ! Et ce d’autant plus qu’ils contiennent une proportion plus ou moins significative de pyrite. Là non plus, pas d’alternative à la collecte la plus rapide possible.
 
Certaines coquilles cénozoïques sont tellement fragiles que l’utilisation d’un produit durcisseur sur le terrain est rigoureusement indispensable, et ce au fur et à mesure du dégagement de la gangue sableuse ! Une préservation « in situ » n’est même pas pensable un seul instant…
 
Les fossiles en pyrite ou en marcasite doivent en règle générale être protégés par des produits spéciaux, et là, à nouveau, la collecte préalable est totalement inévitable.
 
 
Signalons enfin que pour avoir une petite chance de nos jours d’encore découvrir des espèces inconnues de la Science, il n’y a aucune alternative à de nombreuses et fréquentes visites aux sites fossilifères…
 
 
Comme toujours, il convient de ne pas prendre pour « paroles d’évangile » le ramassis de stupidités que colportent certaines personnes se prétendant « bien informées », mais au contraire il faut toujours exercer son esprit critique et réfléchir posément et calmement à tous les aspects du problème…
 
C’est généralement là où le bat blesse ! La réflexion…
 
Pour rappel, notre album photo des spécimens détruits par l’érosion :
 
Phil « Fossil »
 

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Encore du grand requin blanc fossile d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 
 
Cosmopolitodus hastalis (gauche) et Carcharodon carcharias (droite), Pliocène supérieur, Port d'Anvers, Belgique.

  
Lors d’une petite sortie anversoise ce dimanche, mon cher ami Dominique (alias CarchaDOrias) a à nouveau été exploiter quelques plaines sableuses à coquilles du Pliocène supérieur. (Sables d’Oorderen)
 
Il faut croire qu’il y a un Dieu pour les paléontologues amateurs, quelques petites heures de promenade lui ont largement suffi pour cette moisson intéressante !
 
On peut y observer une petite dent de Cosmopolitodus hastalis (à gauche) de 3 centimètres de longueur, fraîche et de toute beauté, mais surtout une Carcharodon carcharias (à droite) latérale de 2,5 centimètres qui montre des rudiments de denticules latéraux !
 
C’est indubitablement une pièce qui sort de l’ordinaire, surtout chez nous où les dents de grand requin blanc fossile ne sont déjà pas monnaie courante...
 
Bravo, cher Dominique ! Tu n’auras certes pas volé ton surnom de CarchaDOrias…
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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2ème bourse aux fossiles du BVP à Sint-Gillis-Waas, Belgique

Publié le par Phil Fossil

 
Ce dimanche 2 septembre de 9h30 à 17h30 aura lieu la deuxième bourse aux fossiles du B.V.P. dans le parc communal de Sint-Gillis-Waas, pas très loin d’Anvers.
 
Cette bourse ne présente que des fossiles et le matériel associé (outillages, livres, matériel de préparation…) et donc l’on n’y voit absolument pas de minéraux ni de bijouterie.
 
Le prix d’entrée est de 2,50 euros pour la bourse et de 5 euros pour le ticket jumelé bourse et Maison de l’Evolution. Ce Musée local de paléontologie en vaut vraiment la peine !
 
Pour plus d’informations, voir notre article :
 
Peut-être nous rencontrerons-nous sur place ?
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Annonces et Pub

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Magnifique site web sur les minéraux et le quartz

Publié le par Phil Fossil

 
Découvert un peu par hasard lors d’une séance de surf sur internet, le site que nous allons vous présenter nous a conquis !
 
Créé par d’anciens collaborateurs désormais retraités du Muséum de Genève, il propose de nombreux documents de vulgarisation en format PDF et des photos extraordinaires !
 
Le site principal est accessible à l’adresse : http://www.kasuku.ch/
 
(cliquez sur n’importe lequel des trois textes pour entrer dans la liste des documents)
 
Le document explicatif sur le quartz : http://www.kasuku.ch/pdf/Le_quartz.pdf
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Minéralogie

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Les dinosaures plus rapides que généralement admis

Publié le par Phil Fossil

 
LONDRES - Le tyrannosaure aurait été capable de dépasser à la course le célèbre footballeur David Beckham, selon une étude publiée mercredi.
Auparavant, des experts avaient avancé que la taille de ce dinosaure -5,5 mètres en moyenne- en avait sans doute fait un charognard se déplaçant lentement, mais selon de nouveaux calculs réalisés grâce à un ordinateur super puissant, le tyrannosaure pouvait courir à près de 29km/h.
Les scientifiques ont calculé la vitesse de course de cinq dinosaures carnivores de diverses tailles: le plus petit d'entre eux, le Compsognathus pesait 3 kilogrammes tandis que le plus gros, le tyrannosaure ou encore Tyrannosaurus rex ou T-Rex, atteignait six tonnes. Les résultats de leurs recherches ont été publiés mercredi par l'académie scientifique de la Royal Society.
D'après ces résultats, le plus rapide de ces dinosaures était le Compsognathus qui pouvait atteindre la vitesse de 64km/h, soit 8km/h de plus que la vitesse estimée de l'animal à deux pattes le plus rapide, à savoir l'autruche.
Le Velociraptor, dont la rapidité a été illustrée dans le film "Jurassic Park", pouvait courir à la vitesse de 39km/h, selon l'étude.
"Pour nos recherches, nous avons entré des données sur les structures musculaire et squelettique des dinosaures dans un ordinateur super puissant de manière à ce que celui-ci puisse calculer les meilleures performances de ces animaux en termes de mouvements", a expliqué l'expert en biomécanique Bill Sellers, l'un des auteurs de l'étude.
Les calculs antérieurs se basaient sur ce que l'on sait des actuelles créatures à deux pattes pour avoir une estimation de la vitesse de course des dinosaures, a ajouté Sellers qui a dirigé une équipe de scientifiques de l'université de Manchester en collaboration avec le paléontologue Phil Manning.
"De tels calculs peuvent dire avec précision la vitesse maximale d'un poulet de six tonnes, mais les dinosaures ne sont pas faits comme des poulets et ne courent donc pas comme des poulets", a expliqué Sellers.
Il a fallu plus d'une semaine à l'ordinateur pour intégrer les paramètres biomécaniques de chaque animal, de la marche lente à l'allure la plus rapide, selon le chercheur.
L'ordinateur a ainsi calculé qu'un humain de 70 kilogrammes avec la structure musculaire et osseuse d'un athlète professionnel pouvait courir à la vitesse maximale de 28,5 km/h, soit un peu moins que la vitesse maximale estimée d'un T-Rex, fixée à 28,8 km/h.
Parmi les autres dinosaures étudiés figuraient un Dilophosaurus de 430 kilogrammes et un Allosaurus de 1,4 tonne auxquels les scientifiques ont attribué les vitesses maximales de 34 km/h et 37,8 km/h respectivement.
AP
Sur Internet:
The Royal Society: http://www.royalsoc.ac.uk/
 
Phil “Fossil” grâce à Laurent Lemoine.
 

Publié dans Revue de presse

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Le Coblencien d’Olloy-sur-Viroin et ses brachiopodes

Publié le par Phil Fossil

Arduspirifer-arduennensis-1.JPG
 
Arduspirifer arduennensis, Coblencien, Olloy-sur-Viroin, Belgique. Plus grand fossile 3 centimètres.
 
 
Il y a une petite décennie de cela, je prospectais dans la Calestienne, région très touristique de l’Ardenne belge pour les fossiles dévoniens, quand nous avions commencé à exploiter un affleurement dans les hauteurs de la petite ville d’Olloy-sur-Viroin, pas très loin de Couvin.
 
Un talus de route présentait en effet une « grauwacke » schisteuse du Coblencien, cet étage fait partie du Dévonien inférieur. 
 
Cette roche décalcifiée, dont les coquilles ont été dissoutes durant les temps géologiques, présente de très nombreux moules internes de brachiopodes et de plus rares bivalves agglomérés en lumachelles.
 
La faune y est peu variée en espèces, on y rencontre principalement le spiriféridé Arduspirifer arduennensis, mais par contre elle est très riche en exemplaires qui peuvent littéralement « tapisser » certaines plaques de roche.
 
Les travaux de lotissements sont certes à surveiller dans le coin…
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Un MEGALODON en bande dessinée !

Publié le par Phil Fossil

 
 
Pour les afficionados absolus et autres inconditionnels de ce méga-prédateur, les collectionneurs acharnés de dents de requins fossiles, et tous ceux qui se demandent s’il a disparu comme généralement admis ou si des exemplaires vivent encore, bien cachés dans le dédale de l’une ou l’autre fosse abyssale, ce livre est pour vous !
 
Carthago volume 1 : Le lagon de Fortuna
 
Résumé ultra-court : « Des forages gaziers au fond d’un abysse ont libéré le requin Megalodon absolument terrifiant qui s’y terrait depuis des millions d’années. »
 
J’ai eu un peu de mal à le trouver, mais grâce à mon pote Shadows, ça y est, j’ai enfin pu l’acquérir dans une BD-thèque proche de la Bourse de Bruxelles !
 
Pour une critique plutôt élogieuse de cet ouvrage, et les infos complètes, prière de suivre le lien ci après : http://www.bdgest.com/critique_2094.html
 
Vivement la suite…
 
Bonne lecture !
 
Phil « Fossil »
 
 

Publié dans Revue de presse

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Bourse aux minéraux et fossiles de Bernissart

Publié le par Phil Fossil

 
 
Ce week-end des 25 et 26 août, aura lieu la 20ème bourse internationale aux minéraux et fossiles à Bernissart, au Hall Omnisport du Préau.
 
De 10 à 18h, présence de collectionneurs belges et du Nord de la France, matériel local et international intéressant en minéraux et en fossiles.
 
L’entrée est libre, et on peut généralement y visiter tous les ans une exposition thématique, dont le thème cette année est le Quartz.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Annonces et Pub

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