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Petite virée en Champagne ce samedi

Publié le par Phil Fossil

 
 
Après quelques hésitations quant à la faisabilité d’une sortie vu la météo annoncée, mes amis Werner, Carine, Sandy et moi-même nous mîmes en route pour les vignes champenoises.
 
Après une route sans histoire, nous commençâmes en douceur par ramasser de jolies coquilles lutétiennes (45 millions d’années) entre les rangées de vignes.
 
Puis nous grimpâmes à l’assaut du bois où des trous importants ont été creusés par des amateurs de cérithes géants. En grattant soigneusement dans leurs éboulis il reste largement de quoi faire notre bonheur !
 
Chargés de deux seaux de coquilles, retour à la voiture pour un pique-nique rapide et le départ pour un deuxième site.
 
L’ancienne sablière de Pourcy, réputée pour ses milliers de gastéropodes du Sparnacien (Yprésien, +/- 50 millions d’années) et là, surprise ! Un panneau d’interdiction et une barrière cadenassée remplacent le tourniquet rouillé que nous avons toujours connu ! Encore un site intéressant qui disparaît…
 
Glanage de quelques coquilles à la bordure du champ avoisinant et dans les déchets de terriers d’animaux, et nous nous mîmes en route pour un troisième site.
 
Sur le trajet de retour, un petit tour à Faissault, où la végétation est désormais trop envahissante pour nous permettre d’encore découvrir dans de bonnes conditions des fossiles albiens ! Dommage, mais nous en aurons néanmoins bien profité…
 
Le retour a été très loin d’être aussi idyllique que l’aller, en effet 3 accidents sur la route dont un blocage complet du ring de Bruxelles ! Une heure pour parcourir deux kilomètres, c’est pas mal !!!
 
Bonne fin de week-end !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Billets d'humeur

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Restes de reptiles du Toarcien d’Essey-les-Nancy, France

Publié le par Phil Fossil

 
 Ophthalmosaurus-sp-5.JPG
 
Ophthalmosaurus sp., Toarcien, Essey-les-Nancy, France. Diamètre de la vertèbre 8 centimètres.
 
Ophthalmosaurus-sp-6.JPG 
 
Ophthalmosaurus sp., Toarcien, Essey-les-Nancy, France. Diamètre de la vertèbre 7 centimètres.
 
 
Il y a quelques semaines, mon ami alsacien David me prévenait du déroulement de travaux à Essey-les-Nancy, chantier attaquant des couches toarciennes (Jurassique inférieur) à restes de reptiles.
 
Etant en vacances en Allemagne à ce moment-là, je ne pus bien regrettablement y donner suite, néanmoins pour me « consoler » j’ai pu à la bourse Euro-Minéral acquérir quelques belles pièces mises au jour sur ce site.
 
Plusieurs amateurs locaux ont ainsi systématiquement fouillé le site, conjointement avec l’Université de Nancy, permettant la sauvegarde de pièces intéressantes ainsi que l’étude de la paléo-faune par les chercheurs professionnels.
 
Les plaques une fois préparées montrent des vertèbres, dents ou ossements de reptiles marins (Ichthyosaures, plésiosaures et crocodiles essentiellement) copieusement entourées de rostres de bélemnites.
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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L’Evolution : sujet d’une publicité

Publié le par Phil Fossil

 
Grâce à mon grand ami CarchaDOrias que je remercie ici, je suis en mesure de vous présenter cette publicité utilisant la théorie de l’Evolution, mais en « sens inverse », pour faire passer un message.
 
Outre les effets spéciaux « décoiffants », l’humour est bien présent tout au long de ce petit bijou publicitaire.
 
 
Bonne détente !
 
Phil « Fossil »
 
PS. Excellentes vacances dans le Midi, cher Dominique… Ramènes plein de trilobites !
 

Publié dans Pour se détendre

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Un rongeur colossal découvert au Vénézuéla

Publié le par Phil Fossil

 
Les restes d’un rongeur dont le poids était estimé à 700 kilos (autant qu’un bison !) ont été découverts dans une région côtière semi désertique du nord-ouest du Vénézuéla.
 
Proberomys pattersoni ressemblait à un cochon d’Inde géant, il était herbivore et a été découvert en 1999 dans la formation Urumaco, datée de 8 millions d’années, ce qui la place dans le Miocène supérieur.
 
Les études détaillées des fossiles ont été réalisées au début de 2002 et publiées dans « Science » le 19 septembre de cette même année.
 
Il était probablement semi-aquatique, tout comme le cabiaï qui, bien que de taille respectable, ne pèse que le dixième du poids de son oncle éloigné.
 
Les seuls prédateurs pouvant s’attaquer à un animal de cette taille sont des crocodiles (pouvant atteindre 12 mètres de longueur) et les oiseaux géants carnivores appelés Phororhacos qui, eux, devaient se contenter des jeunes de ces rongeurs.
 
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Revue de presse

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Sainte-Marie-aux-Mines édition 2007

Publié le par Phil Fossil

 
Comme chaque année depuis plus d’une décennie, nous avons pris quelques jours de vacances fin juin afin de descendre en Alsace visiter l’incontournable bourse « Euro-Mineral ».
 
Habituellement à cette époque la météo est clémente, voire caniculaire (je me souviens de siestes après le dîner indispensables pour « digérer » les 38 degrés à l’ombre) mais cette année le village aurait très bien pu s’appeler « Sainte-Ma-Pluie-aux-Mines » !
 
A part durant le trajet aller du mardi où les températures dépassaient les 31°C près de Strasbourg, et le dimanche où nous remontions jusqu’en Lorraine pour y faire une escale, le temps météorologique ressemblait à celui d’un mois de février particulièrement pourri !
 
Lors d’un arrêt sur une aire de stationnement près de Strasbourg, une prospection rapide du talus herbeux mais riche en cailloux délivra quelques fossiles du Muschelkalk : bloc à bivalves Hoernesia socialis, une Ceratites apparemment complète mais à dégager, et, cerise sur le gâteau, un petit bloc montrant un amas d’écailles de poisson proche des Lepidotes.
 
Le mardi soir nos amis suédois sont venus manger à notre hôtel, faisant bonne chère comme chaque année, il faut dire qu’un relais gastronomique a indéniablement ses attraits parmi les visiteurs comme les exposants…
 
Mercredi premiers achats de pièces « réservées » par eMail, jeudi une visite en règle de la bourse et de la jolie exposition sur les dinosaures de France, expo réalisée par mon ami Fred.
 
Vendredi refaire le tour et admirer les merveilles souvent inaccessibles présentées au Théatre (pas de fossile, malheureusement) et acheter encore de jolies petites choses que j’avais « loupées » les jours précédents.
 
Samedi tourisme, visite complète du château du « Haut-Koenigsbourg », puis retour à la bourse vu la pluie de plus en plus présente !
 
Dimanche matin dernier petit tour à la bourse, achats de dernière minute avec les quelques derniers euros rescapés des folles dépenses ! Puis départ sous un temps ensoleillé mais pas trop chaud pour la Lorraine où nous allions passer une nuit.
 
Lundi retour en Belgique, la pluie à nouveau envahissante nous a empêchés de faire l’un ou l’autre petit site lorrain prévu au programme… Ce ne sera que partie remise, en effet les exploitants de notre hôtel nous ont signalé l’un ou l’autre site proche qui sera à vérifier quand la végétation hivernale sera devenue plus discrète.
 
En ce qui concerne la bourse et surtout les fossiles, je ne peux pas vraiment parler d’une excellente cuvée, les amis suédois présentaient leur matériel habituel en vertébrés chiliens, néanmoins la qualité avait déjà été nettement meilleure. Ils compensaient par des météorites de Laponie, des salamandres du Permien allemand, des dents de requins américaines, et j’en passe.
 
Quelques pièces de Chine semblaient intéressantes, épinglons un sensationnel crâne de tigre à dents de sabre « Machairodus » mais à 16000 euros, quand même…
 
Les pièces du Maroc sont toujours aussi fortement trafiquées, voire artificielles, il serait grand temps de nommer quelques « commissaires » qui parcourent les stands en exigeant le retrait de ce qu’il faut bien appeler des falsifications !
 
Une grande tente abritait des fossiles russes, superbes mais là également les « restaurations » (pour rester poli) semblent être la règle ! Ammonites replacées sur des blocs de gangue parfois artificielle, ou complétées par quelque chose qui ressemble à des micro-cubes de pyrite… Sans compter les prix qui atteignent des niveaux délirants pour des pièces communes, par exemple plusieurs centaines d’euros pour une ammonite Schloenbachia d’une dizaine de centimètres de diamètre, jolie au demeurant.
 
La bourse semble être d’année en année de plus en plus envahie de choses qui n’ont pas grand-chose à voir avec la géologie, c’est très regrettable ! Je n’ai par contre pas pu y voir de fossiles véritablement « nouveaux » par rapport à ce que j’ai pu contempler ou acquérir les autres années.
 
Pour un petit reportage en images de notre voyage, il vous est loisible de suivre le lien menant à notre nouvel album photo, en construction :
 
Bon amusement !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Comptes-rendus

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Les ammonites albiennes du Pérou

Publié le par Phil Fossil

 
Lyelliceras-lyelli-1.JPG 
 
Lyelliceras lyelli, Albien, Huanzala-Huanaco, Pérou. Diamètre 12 centimètres.
 
Eubrancoceras-aegoceratoides.JPG 
 
Eubrancoceras aegoceratoides, Albien, Huanzala-Huanaco, Pérou. Diamètre 6 centimètres.
 
 
De temps en temps vues en bourses, les ammonites noires de l’Albien péruvien sont particulièrement reconnaissables. Il m’est arrivé d’en acheter au kilo à la bourse de Sainte-Marie-aux-Mines, ce qui rend leur acquisition nettement plus démocratique qu’un voyage dans ces contrées lointaines, quasiment inaccessibles de surcroît !
 
Encore une preuve que le négoce de fossiles permet la diffusion de la connaissance aussi bien que la préservation des spécimens…
 
Elles sont découvertes près de Huanzala et Huanaco, dans les Andes péruviennes, leur gangue est une roche calcaire de couleur gris foncé à noir, et proche de certains « marbres » belges au point de vue de la texture.
 
Leur phragmocone est parfois plus clair, étant fossilisé en calcite grise, la loge d’habitation est en calcaire noir.
 
Les principales espèces sont : Lyelliceras lyelli, Astroceras sp., Eubrancoceras aegoceratoides, Oxytropidoceras sp., Prolyelliceras proscurvatum…
 
Phil « Fossil »
 
PS. Voir aussi les ammonites albiennes de J.-C. Bertin :
 

Publié dans Sites de fouilles

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Les poissons de l’Albien de Wissant

Publié le par Phil Fossil

 
cretolamna-appendiculata-6.jpg 
 
Cretolamna appendiculata, Albien, Strouanne. Taille de la plus grande dent 2 centimètres.
 
ischyodus-thurmanni.jpg 
 
Ischyodus thurmanni, Albien, Strouanne. Longueur maximale entre 4 et 5 centimètres.
 
 
Les couches d’Argile de Gault, affleurant encore il y a quelques années sur la plage entre Strouanne et le Petit Blanc-Nez, étaient réputées pour leurs nombreux mollusques fossilisés, et particulièrement les ammonites nacrées, pyritisées ou phosphatées.
 
Néanmoins, une ichthyofaune assez intéressante pouvait (et peut encore) y être découverte également.
 
La méthode de travail était la suivante : ramener des blocs d’argile, les laisser complètement sécher, puis les imprégner d’eau sur un tamis à fines mailles (1/2 mm) ce qui transforme les blocs en boue facile à tamiser.
 
Les restes de vertébrés sont retenus par le tamis.
 
Actuellement, vu l’ensablement quasi généralisé de toute la plage, la seule solution restante est d’examiner soigneusement les amas de graviers dont la taille oscille entre 1 millimètre et 2 centimètres au pied des falaises, éventuellement les tamiser dans de l’eau. L’utilisation de deux maillages (2 centimètres sur 1 millimètre) en présence d’eau permet d’éliminer les gros cailloux et de garder une fraction plus petite et plus facile à examiner.
 
On y découvre essentiellement :
 
Poissons osseux : vertèbres indéterminées, dents de poisson Enchodus sp. ou Protosphyrena sp. (proche des barracudas) ;
 
Chimères : palais d’Ischyodus thurmanni ;
 
Requins : dents de Cretolamna appendiculata, Cretolamna pachyrhiza, Scapanorhynchus sp., Paraisurus sp.
 
Des pièces du Cénomanien ou du Turonien sont également de temps en temps retrouvées, comme des dents de Ptychodus sp. ou des remplissages d’intestin de squale fossilisés appelé Enterospira sp.
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

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Bourses hollandaises de l’année 2007

Publié le par Phil Fossil & Mailys Guillard

 
La deuxième bourse de La Haye (Den Haag) pour 2007 aura lieu les 1er et 2 septembre 2007. Il s’agira donc de la 60ème édition.
 
Pour plus d’informations, suivre le lien vers mon article concernant l’édition précédente :
 
 
Ou une traduction « robotique » de leur site :
 
 
Pour une liste des bourses 2007 en Hollande, suivez le lien ci-après (en néerlandais, car malheureusement la traduction ne fonctionne pas) :
 
 
Cliquez sur « Beurs Nieuws », puis choisir Beursdata Nederland 2006 (meer) pour la liste. Cliquez sur (meer).
 
Bonnes bourses !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Annonces et Pub

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Dents, vertèbres et écailles de poissons osseux, Floride, USA

Publié le par Phil Fossil

 
Pogonias-cromis.JPG 
 
Pogonias cromis, Pléistocène, Peace River, Floride, USA. Plus grande dimension 1 centimètre.
 
Pisces-indet.JPG 
 
Vertèbres indéterminées, Pléistocène, Peace River, Floride, USA. Plus grande taille 12 millimètres.
 
Lepisosteus-sp.JPG 
 
Lepisosteus sp., Pléistocène, Peace River, Floride, USA. Longueur maximale 35 millimètres.
 
 
La découverte des fossiles dans les « creeks » de Floride ne se limite pas aux pièces de grande taille, comme les dents de megalodon, ossements de baleine et les molaires de mammouths, en effet toute une petite faune ichthyologique peut également y être mise au jour.
 
Moyennant raclage du fond de la rivière et passage à l’eau des sédiments récupérés dans un tamis à petites mailles (2 à 4 millimètres) de nombreux restes de poissons y sont répertoriés.
 
Vertèbres, écailles vernissées de Lepisosteus sp., dents de poisson-coffre Pogonias cromis, palais de poisson-perroquet Diodon sp. s’y découvrent en relative abondance.
 
Ces restes datent surtout du Pléistocène, mais étant donné le remaniement il n’est pas exclu qu’ils soient plus anciens, c-à-d du Miocène ou du Pliocène.
 
Ils peuvent sembler humbles, mais ont leur utilité pour la reconstitution de la paléo-faune de la région…
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Ammonite du Cénomanien du Cap Blanc-Nez, France

Publié le par Phil Fossil

schloenbachia-varians.jpg 
 
Schloenbachia varians, Cénomanien, Escalles, France. Diamètre 6 à 7 centimètres.
 
 
Il y a bien une décennie de cela, lors d’une sortie géologique réalisée sous l’égide du CMPB, nous avions visité la plage et le platier crayeux du Cran d’Escalles à la recherche d’ammonites et de nodules de « marcasite », ces derniers étant en réalité de la pyrite.
 
Nous n’avions pas fait de découvertes marquantes, et étions revenus aux voitures pour le pique-nique de midi.
 
A ce moment-là, un de nos amis du club découvrit sur le parking une superbe petite cristallisation de « marcasite » en sperkise, provoquant l’envie de quelques membres du club qui n’avaient pas eu autant de chance sur la couche en place !
 
Ayant terminé de boire le contenu d’une canette de boisson gazeuse américaine, je me dirigeai vers la « poubelle », grand cube en pierre de taille maçonnée, pour m’en débarrasser sur place.
 
C’est à ce moment que je vis un bloc crayeux déposé au fond. Je le récupérai et le retournai, à ma grande surprise apparut cette belle ammonite crayeuse !
 
Sans nul doute qu’un touriste de passage, ennuyé par le poids de ce caillou, avait dû le jeter, contre tout principe déontologique : un fossile ne se jette pas à la poubelle !
 
Cette pièce n’est pourtant pas si mal, elle a servi à la réalisation de mon exposition « Fossiles » à Hannut en 2002.
 
Qu’en pensez-vous ?
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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