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Quelques restes de sélaciens découverts récemment à Anvers

Publié le par Phil Fossil

 
Doel-Carcharocles-megalodon.JPG 
 
Carcharocles megalodon dent latérale, Mio-Pliocène, Port d’Anvers, Belgique. Plus grande dimension 6 centimètres.
 
Doel-Edaphodon-antwerpiensis.JPG 
Edaphodon antwerpiensis (triturateur de chimère), Mio-Pliocène, Port d’Anvers, Belgique. Longueur 25 millimètres.
 
  Doel-Cosmopolitodus-hastalis.JPG
 
Cosmopolitodus hastalis dents supérieures, Pliocène, Port d’Anvers, Belgique. Taille maximale 4 centimètres.
 
Doel-Sphyrna-zygaena.JPG 
 
Sphyrna zygaeana (requin-marteau), Port d’Anvers, Belgique. Largeur 14 millimètres.
 
Suite à quelques sorties récentes, et au tri de tamisat effectué en soirée, nous sommes en mesure de vous présenter quelques découvertes intéressantes.
 
Toutes les pièces présentées ont été extraites du « Gravier de base » des « Sables de Kattendijk » du Pliocène inférieur.
 
Les grandes espèces sont découvertes sur place, les petites majoritairement dénichées après avoir vérifié le tamisat sur petites mailles après séchage de ce dernier.
 
Bon amusement !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Comment a-t-on baptisé nos villes ???

Publié le par Phil Fossil

 
Voici encore un petit éditorial réalisé « sur le pouce » pour mes amis du GEST.
 
Je vous en souhaite une bonne lecture !
 
Phil « Fossil »
 
 
Toponymie bizarre des noms de sites

En parcourant tout récemment les listes de noms de sites fossilifères, certaines bizarreries, aberrations même, ont frappé mes petits neurones encore pas trop mal affûtés !

Le stratotype de l’Albien, dans la région de l’Aube, se situe aux alentours de la ville de Troyes. Aller fouiller à Troyes, c’est encore un groupe gérable, sans trop de difficultés ni de stress. Ca tient dans une voiture, c’est relativement discret sur les sites.

Par contre, en temps que grand habitué du Boulonnais, il m’est souvent arrivé de visiter les sites de Wissant et Wimille (non, je n’invente rien !) ce qui m’a valu les questions stupides du genre : « Vous étiez à Wimille ? Vous avez dû louer une sacrée série d’autocars ! », ou « Vous étiez en voitures personnelles ??? Bonjour les embouteillages… »

Avantage intéressant pour nos amis comptables, pour passer de Wissant à Wimille, il suffit d’emprunter la très jolie route côtière, la D940 pour les maniaques de la carte Michelin.

Malheureusement, je ne connais pas vraiment la géologie des environs de Sète, Trente et Sens, sinon j’aurais sans doute pu également vous en raconter de belles !

Aux Pays-Bas, je prévois d’ailleurs dans les prochaines semaines d’aller effectuer une petite prospection à Mill ! Site réputé pour les dents de requins du Miocène, je crois néanmoins que l’on se limitera, pour la sortie préparatoire, à n’être que deux ou trois, histoire de ne pas risquer de s’attirer la mauvaise humeur de l’exploitant de cette sablière !

Par contre, à l’époque où je prospectais en Touraine, j’ai fréquemment traversé en tous sens la bonne ville de Loches, sans jamais arriver à y rencontrer la célébrissime madame Bellepaire, bien connue des auditeurs de RTL.
 

Je vous épargne les patelins, fort sympathiques au demeurant, de Tappecul (Boulonnais), Montcuq (embêtant l’hiver, il y fait vraiment froid, et surtout on peut faire tout le tour de Montcuq sans arriver à y trouver un seul poêle !), Morsbach (c’est en Alsace, et ça démange, forcément), Beaumont-le-Vicomte (là, c’est pour les contrepétomanes pratiquants et déjà confirmés), et autres étrangetés franco-françaises.

Je ne résiste néanmoins pas au plaisir de vous parler du petit village boulonnais (encore, ils cumulent, par là, décidément…) du Portel. Petite station balnéaire très fréquentée par les allemands pendant la dernière guerre, au grand dam de leurs épouses recevant les cartes postales du front. (Ma Gérie, Ch’étais au Portel, z’était pien !)

L’on y découvre avec de la chance et de la patience de jolies dents de poissons, mais la moisson ne prend généralement pas beaucoup d’espace au retour. Le butin de Portel n’est en effet pas bien gros ! (mot)

Mais pour en revenir aux séries chiffrées, je connais un Robert, SIXième du nom, et collectionneur de fossiles de surcroît. Etait-il judicieux de l’inclure dans cette énumération, je n’en sais encore rien à ce stade. J’attendrai donc stoïquement le courrier de son avocat…

Bon amusement !

Paleoman

PS. Non, je vous le jure bien bas, je n’ai encore rien fumé aujourd’hui… Même pas un petit morceau de la moquette de mon bureau. (INTERDIT ! C’est RESERVE aux chefs !!!)
 

Publié dans Pour se détendre

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Champagne et fossiles : la Cave aux Coquillages

Publié le par Phil Fossil

Campanile-giganteum.JPG
 
 
Campanile giganteum, Lutétien moyen, Arty, France. Longueur environ 30 centimètres.
 
 
La région d’Epernay est réputée de longue date pour ses affleurements du Lutétien moyen, richissimes en faune malacologique superbement préservée.
 
Dans l’Eocène local, plus de trois mille ( !) espèces de mollusques ont été répertoriées, auxquelles il faut ajouter les céphalopodes, oursins, coraux, bryozoaires, brachiopodes, vers, et des restes de vertébrés plus rares comme des dents de requins, crocodiles, écailles de poissons et plaques de la carapace de tortues.
 
Le fossile le plus marquant de ce niveau, et aussi le plus recherché, est le cérithe géant Campanile giganteum, qui peut atteindre une longueur de 50 à 60 centimètres !
 
La couche fossilifère se présente sous la forme d’un calcaire sableux très tendre et littéralement pétri de fossiles de toute beauté ! On la retrouve affleurante dans quasiment tous les talus, des champs, d’anciennes carrières et de nombreuses plantations de vignes de la région.
 
Plusieurs collections d’amateurs des alentours valent la visite, néanmoins un seul, semble-t-il, a réussi le pari de combiner la production et la vente d’un excellent champagne avec un parcours géologique souterrain montrant une coupe commentée dans le Lutétien local.
 
On peut également y ajouter une collection très complète de fossiles et minéraux du crû, des pièces d’autres provenances françaises, et, le fin du fin, la possibilité d’hébergement en chambres d’hôtes.
 
Il vaut assurément le détour de passer pour une dégustation et une visite de la collection et de la Cave aux Coquillages !
 
A l’heure où vous lirez ces lignes, il y a de fortes chances que nous serons dans les environs à revoir cette fabuleuse collection, à fouiller et, à la fin d’une dure journée, à déguster cette délicieuse boisson !
 
Pour plus d’informations :
 
Champagne Legrand-Latour
Anne, Patrice et Thibault Legrand
39, rue du Bourg de Vesle
51480 Fleury la Rivière
FRANCE
tel: 00 33 (0)3 26 58 36 43
fax: 00 33 (0)3 26 57 11 20
e.mail: info@lacaveauxcoquillages.fr
 
Bonnes vacances à toutes et tous !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Annonces et Pub

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Moins de bugs Version 2... OUF !

Publié le par Phil Fossil

 

Suite à plusieurs mails de rappel à notre hébergeur, les bugs détectés sont en nette diminution, la situation devrait doucement revenir à la normale.

Les albums photo apparaissent à nouveau correctement, c'est déjà ça.

Nous partons pour quelques jours de congé en excursion, et pensons que cela devrait aller mieux à notre retour.

Merci de votre patience et de continuer à nous visiter !

Phil "Fossil"

Publié dans Coups de gueule

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Un champignon fossile du Dévonien de 6 mètres de hauteur !

Publié le par Phil Fossil

Godzilla-fungi.jpg 
 
 
Chicago, Illinois (Reuters)
 
Les scientifiques ont identifié le « Godzilla » des champignons, un géant, fossile préhistorique qui a échappé à toute classification depuis plus d’un siècle, ont confirmé des chercheurs américains ce lundi.
 
Une analyse chimique a montré que l’organisme haut de six mètres, possédant un tronc comme les arbres, était un champignon qui s’est éteint il y a plus de 350 millions d’années, d’après une étude parue dans l’édition de mai du journal « Geology ».
 
Connu comme Prototaxites, le champignon géant était originellement déterminé comme un conifère. D’autres pensaient qu’il était un lichen, ou différents types d’algues. Certains suspectaient néanmoins avoir affaire à un champignon.
 
C. Kevin Boyce, un professeur assistant de l’université de Chicago en Sciences géophysiques, a déclaré : « Un champignon de 6 mètres n’a aucun sens, tout comme un lichen de 6 mètres. Mais le fossile est là. »
 
Francis Hueber du Muséum National d’Histoire Naturelle a été le premier à suggérer un champignon, sur base d’une analyse de la structure interne du fossile, mais il n’avait aucune preuve concluante.
 
Boyce et ses collègues sont arrivés à remplir les blancs, en comparant les types de carbone trouvés dans le fossile géant avec ceux d’autres plantes vivant sensiblement à la même époque, c-à-d il y a 400 millions d’années environ.
 
Si Prototaxites était une plante, ces structures carbonées devraient ressembler à celles d’autres plantes. En réalité, Boyce a découvert une diversité nettement plus grande dans le contenu en carbone que ce que l’on attendait d’une plante.
 
Les champignons et leurs cousins les levures appartiennent à un règne distinct des plantes et des animaux. A l’origine classés parmi les plantes, ils sont désormais considérés comme plutôt proches cousins des animaux, même s’ils absorbent leur nourriture au lieu de la manger.
 
Des exemplaires de ces champignons géants ont été découverts partout dans le monde, datés de 420 à 350 millions d’années, à une époque ou les mille-pattes, insectes et vers étaient parmi les premières créatures à s’installer sur la terre ferme. Aucun vertébré n’avait encore quitté les océans à ce moment.
 
Les « arbres » les plus élevés n’avaient qu’une taille d’un mètre ou deux, et donc sans réelle concurrence pour ces champignons « gratte-ciel ».
 
Les dinosaures herbivores n’avaient pas encore évolué pour se repaître de ces champignons. Il ne serait pas imaginable de voir ces organismes survivre dans le monde actuel.
 
D’après Reuters 2007.
 
 
Quelques liens à voir :
 
 
 
 
Phil « Fossil »
 
 

Publié dans Revue de presse

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Si ce n’est pas de la motivation, ça ???

Publié le par Phil Fossil

Ou : Compte-rendu d’un week-end de fouilles bien chargé…
 
 
Il y a quelque temps de cela, mon pote Werner m’avertit qu’il a repéré une fabuleuse poche à gravier de base très riche en dents de requins sur le site anversois où nous allons habituellement prospecter, et me demande si je suis intéressé d’accompagner. Il me précise que nous risquons très fort de devoir dormir sur place et qu’il a emmené une tente.
 
Afin d’avoir un maximum de temps pour bosser correctement, nous fixons l’heure du départ à 6h le samedi matin. A 6h15, Werner arrive accompagné de Carine, de son couple d’amis français Sandy et Fred et de leur chien Vigo.
 
Le temps de trouver une petite place dans l’auto pour les (gros) tamis et le reste de l’outillage, nous sommes en route vers 6h30. (Bon sang, on est en week-end, et c’est l’heure à laquelle j’émerge péniblement de mon lit en semaine !)
 
Un peu serrés à 5 (et demi) dans la voiture, je me retrouve avec un seau d’outils à mes pieds et une boite de nourriture sur les genoux. Encore une chance que le trajet est relativement court, une heure environ de chez moi.
 
Dès notre arrivée, on sort le « mathos » et on se met à fouiller sous un temps un peu frais mais déjà très beau. La couche est effectivement intéressante, assez épaisse et riche en dents, mais recouverte de près d’un mètre de sable stérile, bonjour les gros travaux de terrassement !
 
Le « trou » étant malgré sa taille un peu exigu pour 5 personnes, je m’éloigne un peu pour travailler une couche plus fine mais plus proche du sol. Là j’entends plusieurs fois les autres parler de barbecue, et je me dis qu’ils me font une blague !
 
Mais non, l’heure de manger arrive et les filles sortent de la voiture un sac de charbon de bois et un barbecue « portable » qu’elles assemblent illico ! Plus un frigo-box rempli de viandes diverses et de salades variées !
 
Nous mangeons comme des rois, mais en quantité raisonnable, en effet nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour faire la sieste !
 
Dans l’après-midi, ma couche s’épuisant, je me déplace jusqu’à un trou exploité anciennement, qui me fournit encore de belles dents, je me promène également ce qui me permet de trouver quelques dents en surface.
 
Nous arrêtons vers 19h, histoire de souper et de monter la tente où Werner et Carine dormiront, Sandy, Fred et moi nous nous partagerons la voiture.
 
Avant le coucher du soleil, une petite promenade aux alentours permet à Werner d’encore ramasser quelques dents plus ou moins complètes.
 
La nuit est plutôt épique, en effet on peut dire qu’il caille véritablement, même dans l’auto ! La position n’est pas non plus ce qui se fait de mieux, mais nous n’avons pas vraiment le choix. Je finis par m’endormir assez rapidement, vu la fatigue accumulée.
 
Enfin bien endormi, je me réveille en sursaut en sentant une pression brutale sur mon ventre, le (petit) chien qui vient en pleine nuit me dire bonjour ! Pas méchant, mais fichtrement collant celui-là ! Enfin il se pelotonne sur mes genoux pour dormir et je replonge illico dans les bras de Morphée.
 
Le réveil de mon GSM étant réglé sur 7h, on se dit que c’est quand même un peu tôt ! A 6h20 le copain Werner émerge de sa tente et vient nous réveiller ! Un café tiède du thermos, grignoter un petit truc ou l’autre façon « turbo », et à 7h après avoir déblayé la couche stérile on tamise déjà comme des malades !
 
Ayant repéré de la couche en surface, celle qui m’avait fourni une jolie dent lors de ma promenade, je commence à la tamiser. Un vrai plaisir, le sable sec passe tout seul et les fossiles bien nettoyés se voient bien ! Surtout les crabes, otolites de dauphins, dents de raies et de chimères, habituellement difficiles à distinguer parmi le sable humide.
 
A midi, re-pause, plus de barbecue mais comme des conserves avaient été emmenées, nous faisons néanmoins bonne chère et reprenons des forces.
 
Dans l’après-midi, la couche de Werner étant épuisée, il se déplace et recommence à trouver. Moi, malgré la relative rareté des trouvailles, je persévère à mon emplacement, sans arriver à l’épuiser, loin s’en faut !
 
Un peu avant 15h, après plus de 7h de tamisage forcené, nous décidons de replier la tente, le barbecue (qui a bien eu le temps de refroidir) et de charger la voiture avec tout le matériel. Heureusement que les dents ne prennent pas trop d’espace, le seau à tamisat non plus, et donc nous n’avons pas significativement plus de volume au retour qu’à l’aller.
 
Arrivé chez moi, je rince les dents trouvées à l’eau, puis je les étends sur du papier journal histoire de les laisser sécher quelques jours, préalablement à un prochain tri des dernières trouvailles de ce site.
 
Puis, complètement fourbu de deux jours de travail de forçat, et d’une nuit probablement un peu trop courte, je suis heureux de retrouver mon lit pour une sieste réparatrice, mais surtout, SURTOUT, vachement content de revoir un WC légèrement plus civilisé que les rares caniveaux du coin…
 
Il me faut bien deux à trois jours pour éliminer les courbatures, mais, malgré ces quelques désagréments pas bien méchants, VIVEMENT LA PROCHAINE !!!
 
Ouh, je sentais bien que le lundi mon chef allait encore me dire « Tu devrais faire un peu de sport le week-end, Philippe. » ! S’il savait…
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Billets d'humeur

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Paleomania ENGLISH version

Publié le par Phil Fossil

 
Hello !
 
For those interested into a full english version of this web site, you can use the following link :
 
 
Although it is a "robotic" translation, it is quite not so bad, even if not perfect.
 
Have fun !
 
Phil "Fossil"
 

Publié dans English Papers

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Un «palmier-fougère» fossile, témoin des premières forêts

Publié le par Phil Fossil

 
Agence France-Presse mercredi 18 avril 2007
Paris


La couronne fossilisée intacte et une portion de tronc d'une sorte de «palmier-fougère» de 380 millions d'années ont été trouvées aux États-Unis, apportant des indications inédites sur les arbres qui formaient les premières forêts terrestres, annonce la revue Nature de jeudi.
Ces restes fossiles ont été mis au jour par William Stein, de l'université de Binghamton, et ses collègues, dans le compté de Schoharie (État de New York). Ils proviennent d'un site proche de celui de Gilboa, qui avait livré dès les années 1870 les premiers bois pétrifiés, remontent au Dévonien moyen.
Cette ère géologique était marquée par une élévation du niveau des mers, qui a favorisé une diversification de la vie dans ces eaux chaudes et peu profondes et, sur terre ferme, un développement rapide du monde des végétaux, dont les premiers arbres.
La nouvelle découverte rassemble pour la première fois des éléments quasi complets d'un tel arbre, avec des branches ressemblant aux fougères, un haut tronc et de petites racines. Sa couronne, découverte en 2004, a été identifiée comme appartenant à un arbre précédemment décrit sous le nom de Wattieza, tandis que sa partie inférieure trouvée l'été suivant, correspond à un groupe différent, appelé Eospermatopteris.
«Il ne faut pas oublier que l'interprétation de ces fossiles était basée sur beaucoup de spéculations», commente la paléobotaniste française Brigitte Meyer-Berthaud (CNRS-CIRAD Montpellier), interrogée par l'AFP.
«Les restes disponibles sont en fait juste des moulages naturels. Lorsqu'on avait, par exemple, les parties terminales, les derniers rameaux, avec des spores, on ne pouvait pas en déduire la taille de la plante dont ils provenaient.»
Dans la classe des cladoxylopsides, dont le nouveau fossile fait partie, les scientifiques avaient imaginé l'apparence approximative, à partir de nombreux fragments pétrifiés, d'un arbre de 3 mètres de haut environ, Pseudosporochnus.
Grâce à la dernière découverte, ils disposent enfin de données suffisantes pour une reconstitution précise d'un arbre des forêts du Dévonien.
Selon les auteurs de l'étude, il appartient vraisemblablement au genre déjà décrit sous le nom de Wattieza et la taille de son tronc partiel fossilisé permet d'estimer sa hauteur totale à 10 mètres.
Pour plus d’infos suivez les liens ci-après :
 
 
 
Pour cet article, merci à mon collègue et néanmoins ami Lolo Lemoine qui est en formation à Lille pour quelques semaines encore !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Revue de presse

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Coraux fossiles silicifiés du Tithonien d’Allemagne

Publié le par Phil Fossil

thechosmilia-trichotoma-4.jpg 
 
Thecosmilia trichotoma, Tithonien, Nattheim, Allemagne. Plus grande dimension 7 centimètres.
thecosmolia-trichotoma-2.jpg 
 
Thecosmilia trichotoma, Tithonien, Nattheim, Allemagne. Taille maximale 5 centimètres.
 
 
Ces coraux se voient assez fréquemment dans les bourses d’échanges ou commerciales, ils sont d’une très belle qualité une fois leur préparation effectuée.
 
Ils sont mis au jour dans la carrière de Nattheim, mais également à la surface des champs aux environs de Papelaü.
 
On en repère généralement un morceau qui affleure du calcaire dur, il faut ramener le bloc chez soi pour traitement ultérieur. En effet la gangue calcaire peut être éliminée par trempage des spécimens durant plusieurs jours dans un bain d’acide chlorhydrique dilué.
 
Les fins détails des septa deviennent bien visibles et le corail ainsi dégagé acquiert une grande beauté !
 
Les principales espèces découvertes sont Thecosmilia trichotoma, Montlivaultia sp., Chomoseris sp., Isastrea cf. limitata.
 
Bon amusement !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Inventaire du Patrimoine géologique français

Publié le par Phil Fossil

 
Le 5 avril 2007, a eu lieu à Paris la réunion du lancement de l’inventaire du Patrimoine Géologique.
 
Pour plus d’infos, prière de consulter les liens en fin d’article, nous nous bornerons à commenter brièvement ce qui a été dit.
 
Dès le départ, le ton fut donné par l’orateur principal, il faut « inventorier pour protéger ». (« protéger » : comprendre sans doute malheureusement : interdire la collecte) Il est piquant de constater que cet orateur, vaillant pourfendeur des collectionneurs et désirant tout protéger contre la collecte, appartient à une institution publique qui laisse des collections paléontologiques inestimables se dégrader et tomber en poussière sans le moindre soupçon de mise en valeur depuis des décennies ! Il ne répugne pas non plus, à l’occasion, et ce au détriment de la plus élémentaire liberté d’expression, à user de chantage pour faire retirer des articles contenant quelques vérités qui lui déplaisent du site internet d’une certaine association d’amateurs…
 
La CPPG (Conférence Permanente du Patrimoine Géologique), partie prenante de l’inventaire qui organise des réunions de travail quasi-annuelles, n’a malheureusement jamais publié aucune synthèse ni compte-rendu de ces réunions.
 
L’inventaire serait théoriquement, si la loi est respectée, rendu public dans sa totalité. Or certains participants, connus pour leur intégrisme protectionniste exacerbé, sont opposés à la légitime diffusion au public de l’intégralité des informations, ce qui nous semble pour le moins anti-démocratique ! Certains intervenants ont même évoqué la possibilité de « dégradation » de l’information fournie au public ! Wait and see…
 
L’apport du monde associatif à l’inventaire fut discuté, or à l’exception d’une seule, toutes les associations citées étaient des structures de professionnels travaillant pour le secteur public. Les associations d’amateurs furent, comme à l’accoutumée, largement oubliées dans leur immense majorité.
 
Une conférence explicita, malheureusement en occultant les détails qui auraient pu être intéressants, le soi-disant « fantastique succès » des Réserves Géologiques françaises. Il faut surtout regretter l’absence complète de temps d’échanges de vues avec son orateur, une façon comme une autre d’éviter coûte que coûte tout débat démocratiquement tenu…
 
L’on peut quand même remarquer qu’un seul site géologique non aménagé (Le Cap Blanc-Nez dans le Pas de Calais) glane un million de visites par an, à comparer avec les 10000 visiteurs de la Réserve Géologique de Digne, et les quelques dizaines de milliers de visiteurs (en comptant très large) de la totalité des Réserves Géologiques du territoire français !
 
Pour conclure, nous constatons qu’après plus de 10 ans de travaux sur le Patrimoine Géologique, le concept est toujours aussi flou qu’au départ, chacun étant libre d’interpréter cela à sa guise !
 
En tous les cas, il convient de rester très vigilants, et de nous unir derrière une association de défense des amateurs afin de constituer un groupe de pression suffisant pour tenter de faire entendre notre voix avant qu’il ne soit trop tard.
 
A bon entendeur…
 
Phil « Fossil »
 
 
A consulter :
 
Inventaire du Patrimoine géologique (MNHN)
 
Le Moniteur-expert : article
 
Vade-Mecum pour l’inventaire (si vous avez de l’argent à dépenser…)
 

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