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Le Sablage : tests sur les fossiles

Publié le par Phil Fossil

 
Voici quelques exemples de spécimens de fossiles impeccablement dégagés de leur gangue grâce au sablage, ainsi que certains “trucs” d’utilisation :
 
 
Coraux solitaires eiféliens de Prüm dans une gangue marneuse grise : toute la marne part et révèle la structure fine des septas. Cela doit fonctionner également (mais à très faible pression) sur les trilobites à test calciteux des mêmes gisements.
 
Colonies coralliennes Phillipsastrea et Hexagonaria du Frasnien de Senzeille et Couvin : élimine proprement la gangue schisteuse, même hors des petits trous des corallites et dégage très finement tous les septas.
 
Gryphaea arcuata du Sinémurien d’Arlon (B), de Strassen (L), de Lorraine (F) et de Bourgogne (F) : quand la gangue est marneuse et peu indurée, le dégagement est impeccable.
 
Grandes bélemnites Passaloteuthis paxillosus dans les marnes carixiennes de Nolay, Bourgogne, France : les bélemnites en calcite sont impeccablement dégagées.
 
Les ammonites pyriteuses domériennes (du genre Amaltheus) dans les marnes des causses des environs de Millau (F) se nettoient très bien, et la fine pellicule de pyrite oxydée noirâtre s’élimine ce qui restaure partiellement la couleur originale “dorée” du fossile !
 
Lopha, Ammonite calciteuse et Trigonia du Bajocien de Ringsheim (D) : utilisable quand la gangue est tendre (argile ou calcaire marneux) mais attaquer parallèlement aux épines des Lopha pour éviter de les briser.
 
Oursins réguliers noirâtres du Bajocien de Gourema au Maroc : la gangue claire est éliminée et tout le détail des tubercules apparait alors. Pression plus faible.
 
Grosses rhynchonelles Burmirhynchia decorata, mais aussi les gastéropodes et coraux coloniaux du Bathonien des environs de Poix-Terron, Aubenton, Villers-le-Tilleul et Thin-le-Moutier (Ardenne française) dans un calcaire crayeux. A combiner avec le percuteur pneumatique pour le gros du travail.
 
Oursins réguliers et radioles de l’Oxfordien de Faissault (F) et de Novion-Porcien (F), pour autant que la gangue ne soit pas trop dure : pression plus faible en fonction de la taille de l’oursin (les plus petits sont plus fragiles) et de la dureté de la roche encaissante.
 
Lopha, Rastellum et oursins Nucleolites de l’Oxfordien des Vaches-Noires (F) et de Trouville-sur-Mer (F) : à utiliser si la gangue n’est pas trop indurée.
 
Oursins oxfordiens et campaniens des Charentes dans une gangue crayeuse : pression faible. Le résultat est généralement impeccable !
 
Oursins réguliers du Portlandien de Boulogne-sur-Mer et de Wimereux (F) dans une marne tendre : Pression pas trop importante. Ici le nettoyage est même meilleur que celui obtenu en utilisant la potasse caustique, beaucoup plus rapide et sans danger si le test de l’oursin n’est pas fragilisé par une fracturation.
 
Oursins hauteriviens du Maroc et du Pérou : la gangue crayeuse part impeccablement.
 
Ammonites albiennes de Courcelles (Troyes, F) dans les bancs durs : la gangue qui est pourtant loin d’être tendre part assez facilement, laissant la coquille calcitique bien nettoyée.
 
Eponges calcaires Plocoscyphia et Ventriculites du Cénomanien du Cap Blanc-Nez : là la pression ne doit pas être trop importante, la craie étant très tendre. La structure réticulée de la surface des éponges apparaît dans toute sa splendeur, ce qui n’est pas le cas quand on abrase la gangue crayeuse au cutter. A ne surtout pas utiliser sur les ammonites des mêmes niveaux qui sont des moules internes en craie !
 
Rastellum carinatum et autres coquilles calciteuses du Cénomanien du Cap Blanc-Nez : là aussi les détails apparaissent superbement, et la craie même indurée part en douceur.
 
Oursins “rosés” du Cénomanien de Ziz Taouz au Maroc, ils peuvent être superbement nettoyés si la gangue est tendre. Pression plus faible.
 
Echinocorys et Micraster du Campanien de Höver près de Hannover (D) : la craie s’enlève en quelques dizaines de secondes et l’oursin est superbement nettoyé en préservant tous ses détails.
 
Oursins Conulus du Turonien de Nikopol, Bulgarie : la craie part vite et très bien.
 
Oursins Echinocorys du Maastrichtien inférieur de Haccourt, Lixhe et Maastricht : Quand des silex d’encroûtent pas le fossile, il se nettoie très rapidement !
 
Oursins et bélemnites du Maastrichtien de Maastricht (NL) : pression très faible et éloigner autant que possible le “crayon” sableur du fossile, car la craie ou le tuffeau s’enlèvent à une vitesse incroyable ! A ne pas utiliser sur des oursins qui sont déformés et dont les plaques ne sont pas parfaitement jointes car il y a un risque de casse certain.
 
Oursins Echinolampas éocènes de Rocky Point, North Carolina (USA) : quand la gangue est tendre, se nettoient très bien, sinon le percuteur pneumatique peut être mis à contribution.
 
Bons tests !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des pros

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La pêche aux requins fossiles aux USA (2ème partie)

Publié le par Phil Fossil

 
  
 
Hemipristis serra, Miocène, Peace River, Floride, USA. Plus grande dimension 3 centimètres.
 
 
 
Negaprion sp., Miocène, Peace River, Floride, USA. Plus grande dimension 2 centimètres.
 
 
Outre les fonds marins et les rivières infestées d’alligators de Caroline du Sud et du Nord traités dans un article précédent, la Floride est également une destination privilégiée pour la pêche aux fossiles de vertébrés.
 
Mais là, les sites sont généralement plus accessibles aux amateurs, voire même aux vacanciers qui occasionnellement désireraient taquiner le requin fossile !
 
Certaines rivières peu profondes peuvent être facilement explorées à l’aide d’un canoë, d’un simple masque et d’un tuba, il est également possible de passer les boues du fond au tamis pour y retrouver, outre les dents de requins, des restes de reptiles et de poissons et même des ossements de mammifères tertiaires et quaternaires. La Peace River est la plus connue, mais il y en a bien d’autres !
 
Autres sites fort prospectés pour les dents de requins fossiles, les plages ! Elles sont tellement visitées que les boutiques locales de souvenirs vendent des tamis à manche, sortes d’épuisettes à crevettes, qui permettent de tamiser, tout en se promenant, le sable et les amas de coquillages pour y retrouver les dents fossilisées.
 
Venice Beach, Apollo Beach et bien d’autres plages des environs fournissent des dents tertiaires, il est bien sûr préférable d’y passer après une tempête, un typhon, un cyclone ou autre déchaînement météorologique qui a l’avantage de remuer les sédiments plus profonds et de les étaler sur la plage.
 
Bien évidemment les plongeurs chevronnés pourront, un peu plus au large de ces plages et à plus grande profondeur, découvrir de belles grandes dents de Carcharocles megalodon.
 
Pour plus d’illustrations de pièces trouvées en Floride, consulter ma page systématique sur la Peace River :
 
 
N’oubliez pas que la recherche, l’achat, la vente, la préparation, la restauration, le colportage et la collection systématique de fossiles de vertébrés (hormis les dents de requins spécifiquement exclues) à partir d’une certaine quantité (au-delà d’un gallon = 3,79 litre par site) sur les terrains publics de l’Etat de Floride (State land) nécessitent un permis annuel payant.
 
Des informations plus complètes, ainsi que le formulaire d’inscription, peuvent être obtenus en Anglais sur le site ci-après, prière néanmoins de s’y prendre quelques semaines à l’avance pour demander le permis au vu des délais bancaires et postaux :
 
 
Bonne pêche !
 
Phil « Fossil », toujours en attente de ses commentaires… LOL !
 

Publié dans Sites de fouilles

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Oursins réguliers du Portlandien de Boulogne-sur-Mer, France

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Hemicidaris purbeckensis, Portlandien, Boulogne-s-Mer, France. Diamètre 4 centimètres.
 
 
 
Polydiadema subaccatum, Portlandien, Wimereux, France. Diamètre 5 centimètres.
 
 
Les sites portlandiens du Boulonnais sont connus parmi la communauté paléontologique pour leurs ammonites, néanmoins l’on peut également y trouver des oursins réguliers, c’est d’ailleurs pour cela que de nombreux amateurs viennent y passer leurs vacances.
 
Les oursins se rencontrent dans deux niveaux calcaro-marneux de couleur gris-bleutée, (Portlandien supérieur) ainsi que dans un niveau de couleur rosée. (Portlandien inférieur)
 
Les trouver en place relève de la chance, on peut plus régulièrement en découvrir tout dégagés mais malheureusement plus ou moins usés dans les cordons de galets dont la taille se rapproche de celle des oursins. (Entre 2 et 5 centimètres)
 
S’ils ont été sortis fraîchement de la couche, leur état peut encore être très satisfaisant.
 
Leur dégagement dans les marnes tendres peut se faire à la potasse caustique, par sablage à pression moyenne, par attaque mesurée à l’acide chlorhydrique ou, dans les cas les plus favorables, par nettoyage de la marne dans une cuve à ultra-sons ou un simple brossage à la brosse en chiendent.
 
Bonnes recherches à toutes et tous !
 
Phil « Fossil »
 
PS. Merci de me laisser un commentaire…
 

Publié dans Classes d'organismes

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Quelques restes de vertébrés du Dano-Maastrichtien de Ciply

Publié le par Phil Fossil

 
 
Suite à quelques visites sur ce site, et au tri en soirée et en week-end de deux seaux de tamisat sur petites mailles, votre serviteur est à nouveau en mesure de vous proposer des prises de vue de quelques nouvelles découvertes récentes !
 
Ces pièces proviennent du « Poudingue de la Malogne », gravier de base du Danien localement altéré en sable.
 
 
 
Dent de Pycnodus? sp., Danien, Ciply. Longueur 2 centimètres.
 
Cette dent de poisson montre une similitude marquée, même si elle est un peu plus allongée, avec les dents de Pycnodus toliapicus du Lédien belge.
 
 
 
Dent de crocodile indéterminé, Dano-Maastrichtien, Ciply. Longueur 15 millimètres.
 
Cette petite dent grêle et plutôt arrondie est typique des crocodiliens, au contraire des dents de mosasauridés plus larges, trapues et aplaties.
 
 
 
Dent de Hainosaurus? sp., Maastrichtien, Ciply. Longueur 22 millimètres.
 
Cette dent appartenait indubitablement, au vu de sa forme trapue et aplatie, à un représentant des mosasauridés.
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Le nettoyage des fossiles et minéraux par SABLAGE

Publié le par Phil Fossil

 
 
Hemicidaris purbeckensis, Portlandien, Wimereux. Diamètre 4 centimètres. 10 minutes de sablage.
 
 
Article paru dans LITHORAMA.
 
Les fossiles peuvent être nettoyés de leur gangue d’une multitude de manières, aussi bien mécaniques (percuteur pneumatique, jet d’eau sous pression, couteau ou cutter, brossage à la brosse métallique en fer ou en laiton, etc.) que chimiques (acides acétique, formique et chlorhydrique, potasse caustique, méthode du pétrole lampant et de l’eau pour dissocier les marnes...).
 
Pratiquement chaque fossile de chaque site est un cas d’espèce, et son nettoyage peut et doit être envisagé d’une manière différente que celui d’un autre spécimen.
 
Tous ces procédés peuvent nécessiter beaucoup de temps, pas mal d’huile de bras ou l’utilisation de produits dangereux ce qui limite assez fortement leur efficacité.
 
Par exemple le nettoyage des superbes Lopha du Bajocien de Ringsheim, en combinant un jet d’eau sous pression, l’utilisation de la brosse en fer et du cutter, peut facilement durer de 3 à 10 heures selon la dureté de la gangue et le degré d’encrassage du fossile. Les magnifiques oursins portlandiens de Boulogne-sur-Mer peuvent passer plusieurs jours dans la Potasse caustique, laquelle doit être régulièrement renouvelée, de plus il faut neutraliser ce produit particulièrement corrosif par le trempage ultérieur dans de l’acide dilué. En outre, la potasse peut pénétrer dans les fractures du test calciteux, surtout sur les spécimens un peu écrasés, et attaquer la roche à l’intérieur de l’oursin ce qui peut le fragiliser, voire le briser. Il faut donc recouvrir les zones déjà traitées d’un “vernis” protecteur qui empêchera l’attaque ultérieure par la potasse.
 
Une des meilleures méthodes, si pas la meilleure, est celle du sablage.
Elle consiste à projeter à haute pression du “sable” sur la gangue, ce dernier agit alors comme une pléthore de minuscules burins et donc élimine sans peine la roche encaissante à une vitesse parfois surprenante.
Une Lopha complète de Ringsheim peut ainsi se nettoyer en une grosse dizaine de minutes, tout comme un bel oursin boulonnais sur gangue. Et un petit brossage sous l’eau suffit généralement pour terminer la préparation du spécimen !
 
Mais attention, pour utiliser cette méthode, il est requis d’avoir une différence notable de dureté entre le fossile et la gangue. Idéalement le fossile lui-même doit être calciteux ou éventuellement phosphaté ou pyriteux, la gangue quant à elle peut être crayeuse, calcaire tendre, marneuse voire même schisteuse, ou gréseuse si elle est peu cohérente.
 
Le problème est évidemment qu’il faut envisager un investissement assez onéreux pour correctement travailler. Un compresseur d’air, la sableuse elle-même, un caisson isolant (avec des gants suffisamment résistants, de l’éclairage et une aspiration d’air incluant un filtrage afin d’éliminer la poussière en suspension tout en gardant le “sable” dans le caisson), et du “sable”, un tamis de maillage suffisamment fin (un quart de millimètre suffit largement) pour le recyclage de ce sable, tout cela peut assez rapidement emmener l’amateur vers des montants qui risquent de dépasser allègrement son budget. Ce n’est donc rentable qu’à partir du moment où il faut préparer un stock de fossiles d’un certain volume.
 
La sableuse elle-même est composée d’un réservoir à sable (qui peut être de contenance simple ou double), d’un tube partant vers le compresseur, d’une pédale pour sa mise en fonction, d’un manomètre et d’un petit “rhéostat” permettant de faire varier la pression, et bien sûr d’un “crayon sableur” dont l’orifice doit être dirigé sur le fossile à nettoyer.
 
Un bon bricoleur débrouillard peut déjà réaliser pas mal de choses lui-même, ou les obtenir à moindres frais. Le caisson est réalisable avec du bois, des charnières, une poignée et une vitre, auxquels il faudra ajouter une paire de gants solides en caoutchouc qui eux doivent être achetés, ainsi qu’un éclairage simple par tubes fluorescents et une ventilation de base. (un filtre combiné à un ventilateur)
 
La ventilation (“extracteur d’air”) dans le caisson est indispensable, sinon il reste en suspension de fines poussières de limaille qui peuvent colorer superficiellement les pièces et les gangues claires du genre crayeuses.
Un aspirateur de ménage, par simple introduction de son embout dans un trou prévu du caisson, réalise une aspiration très convenable des poussières en suspension.
 
Parlons un peu du “sable”. Loin de se limiter au classique sable de silice, tout un éventail de produits peuvent être utilisés. Depuis la farine de blé, le sucre en poudre, les coquilles de noix finement broyées, les micro-billes de verre, l’alumine, la dolomie, la craie pilée, et j’en passe. Les sableuses pour préparation paléontologique utilisent souvent de la limaille de fer, qui est plus lourde et n’attaque que très raisonnablement la calcite.
 
Il se produit néanmoins un certain “polissage” de la surface du fossile calciteux, effet somme toute réduit mais qui a comme avantage l’atténuation voire même la disparition des griffures et autres petits défauts superficiels des tests calcitiques, défauts consécutifs par exemple à l’érosion naturelle ou aux chocs avec d’autres cailloux. Il n’est souvent même plus nécessaire de “fignoler” le fossile avec un produit comme le “Perfektsteinpflege” qui est généralement utilisé pour donner un fini légèrement brillant aux pièces nettoyées, ou une couleur un peu plus “foncée” pour distinguer mieux le fossile de sa gangue.
 
Un paramètre que l’on peut faire varier, la forme des grains. En effet, tout comme un burin affûté est plus efficace qu’un burin émoussé, un grain irrégulier « décapera » nettement mieux qu’un grain arrondi, il peut donc être nécessaire de travailler à plus petite pression dans ce premier cas si l’on désire éviter la casse.
 
Un autre paramètre qui peut être modifié, la pression d’air. En augmentant la pression, on peut attaquer de manière plus rapide une gangue résistante si le fossile qui y est inclus est assez robuste. A l’opposé, il faut une pression plus basse pour dégager sans l’abîmer un oursin fragile d’une gangue calcaire ou crayeuse plus tendre. La pression utilisée varie généralement de 3 à 7 bars, rarement plus. Au dessus on peut arriver à traverser des tests calcitiques même assez épais ! (par exemple les Burmirhynchia decorata du Bathonien ardennais)
 
Il est également possible de faire varier la pression d’air en approchant ou en éloignant le “crayon sableur” du fossile et de la gangue, on travaille généralement de plus loin pour dégager un fossile fragile que dans le cas d’un fossile résistant.
 
Il est bien évident que cette méthode peut et doit être combinée avec d’autres, par exemple le percuteur pneumatique qui est indispensable pour éliminer en vitesse les gros morceaux de gangue préalablement à la sableuse qui servira plutôt pour la “finition”.
 
Les fossiles fortement ornementés, comme les oursins réguliers, les ammonites épineuses, et les huîtres du genre Lopha, sont naturellement plus fragiles. Là il convient d’attaquer le fossile parallèlement aux épines et aux côtes, et pas perpendiculairement sinon les tubercules des oursins et les épines des ammonites risquent fort de se briser !
 
Remerciements
 
Ce petit article n’aurait pu voir le jour sans l’aide, les nombreux conseils, et la gentillesse de Ralf Walter et de son épouse (PALEOTEK , Allemagne) qui m’ont permis d’apprendre à utiliser de manière extensive les sableuses mises en démonstration pendant plusieurs jours dans le cadre des Bourses de Sainte-Marie-aux-Mines 2003 et 2004, avant de pouvoir (enfin !) en acquérir une à la fin de la bourse 2004.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des pros

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Les principaux sites WEB sur les requins fossiles

Publié le par Phil Fossil

 
Voici un petit éventail de sites INTERNET traitant principalement des requins fossiles et éventuellement actuels :
 
 
ELASMO : la référence ! (USA)
 
 
Megalodon Teeth (USA)
 
 
Fossil & Megalodon Expeditions (USA)
 
 
Vertébrés de Caroline du Sud (USA)
 
 
Johan SHARK TOOTH (Pays-Bas)
 
 
SITE DE JOHAN DE SCHUTTER (Belgique)
 
 
BELGIAN SHARK TEETH
 
 
FRENCH SHARK TEETH
 
 
J-EULASMO site japonais sur les requins fossiles
 
 
SELACIENS et PALEONTOLOGIE
 
 
Bonne visite !
 
Phil « Fossil »
 

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La pêche aux requins fossiles aux USA

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Carcharocles megalodon, Miocène, Cooper River, USA. Longueur 12 centimètres.
 
 
Carcharocles megalodon, Miocène, Cooper River, USA. Longueur 9 centimètres.
 
 
Dans quasiment toutes les bourses géologiques, il est possible de voir des dents de requins provenant de Caroline du Nord et de Caroline du Sud.
 
Celles provenant de sites « terrestres », notamment les immenses carrières de phosphate, sont en bon état et souvent de couleur blanchâtre à gris clair.
 
Une majorité des pièces exposées proviennent de sites aquatiques, comme le lit de certaines rivières, ou même carrément de fonds sous-marins au large des côtes !
 
Leur recherche n’est pas de tout repos, et suppose un matériel conséquent.
 
Les collectionneurs locaux parcourent les hauts-fonds marins et les rivières en bateau, et à l’aide d’un équipement de plongée (bouteilles d’air et combinaison) atteignent le fond pour y ramasser les dents dégagées par les courants.
 
L’eau y est d’une pureté toute relative, en effet elle est souvent comparée, au point de vue de la coloration, à de l’Ice Tea ! Arriver à voir dans cette « purée de pois » des dents de requins de couleur foncée, et encroûtés d’organismes fixés de surcroit, est un vrai défi !
 
Les dents sont fréquemment remaniées, mais de très belles pièces sortent de temps à autre.
 
Pour ceux qui prospectent dans les rivières, les alligators qui somnolent le long des berges doivent être surveillés, en effet s’ils dépassent une longueur de trois mètres il vaut mieux pour son intégrité physique d’aller plonger un peu plus loin… Sous peine de rencontrer d’autres dents, non fossilisées celles-là !
 
Certains de ces collectionneurs acharnés ont sorti en une dizaine d’années plus de cent mille ( !) dents de Carcharocles megalodon !
 
Pour ma part, la plongée sous-marine n’étant pas trop ma tasse de thé, je pense que je me contenterai de les échanger ou de les acheter.
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Quelques oursins du Maastrichtien et Danien de Ciply

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Catopygus fenestratus, Maastrichtien inférieur, Ciply, Belgique. Longueur 3 centimètres.
 
 
 
Procassidulus sp., Maastrichtien inférieur, Ciply, Belgique. Longueur 2 centimètres.
 
 
 
Cidaris sp. cf. forchammeri, Danien, Ciply, Belgique. Longueur du fragment 3 centimètres.
 
 
La Craie phosphatée de Ciply maastrichtienne, et le Tuffeau de Ciply danien sont célèbres dans la littérature paléontologique pour leur richesse en fossiles. Les oursins représentent une part non négligeable de ces vestiges.
 
Les échinides irréguliers sont fréquemment complets, au contraire des réguliers que l’on retrouve surtout sous la forme de plaques et de piquants isolés.
 
Les oursins irréguliers maastrichtiens les plus communs sont : Echinocorys cypliensis, Cardiaster granulosus, Catopygus fenestratus (le plus courant), Procassidulus sp., Hemipneustes oculatus.
 
Les oursins réguliers daniens régulièrement découverts sont, sous forme fragmentaire : Cidaris forchammeri, Cidaris sp., Tylocidaris bruennichi, Tylocidaris hardouini.
 
La majorité des pièces ici présentées ont été découvertes ces derniers mois par tamisage d’éboulis de craie et de tuffeau délités en sable par l’altération naturelle.
 
Surveillez mes pages systématiques, en effet celle sur la faune de vertébrés et celle sur la faune d’invertébrés de cette localité sont en préparation et elles devraient être postées bientôt.
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

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Pourquoi ramasser les fossiles et les minéraux affleurants ?

Publié le par Phil Fossil

 
Contrairement à ce que les extrémistes protectionnistes prétendent, les minéraux et les fossiles laissés sur place ne sont pas « protégés », quel que soit le niveau de soi-disant « protection légale » du site où ils se trouvent !
 
Si tous les sites sont soumis 24h sur 24 et 365 jours par an (mais à des degrés divers) à l’érosion naturelle, certains en sont nettement plus victimes que d’autres !
 
Les vallées glaciaires ou de rivières, les plages et les falaises sont soumises à une érosion très agressive ! Il en résulte que les objets géologiques abandonnés à leur triste sort deviennent vite des galets informes, première étape qui les amènera inexorablement à l’état de gravillons et de sable.
 
Les sites moins menacés détruisent également, plus lentement mais néanmoins inéluctablement, les fossiles qui s’y trouvent ! Que cela soit par les alternances chaleur du jour-fraîcheur de la nuit, le gel, les racines de végétaux, la pluie, le vent… Il suffit de penser aux grands Spirifers, fréquents dans les Ardennes belges. Dès qu’ils affleurent et sont soumis aux chocs thermiques, leur fine coquille calcitique se désagrège petit bout par petit bout, et la roche constituant le remplissage se transforme en quelques semaines en une boue durcie qui finira par se désagréger en argile. Le cycle des roches est terminé, la boucle est bouclée, le fossile est détruit !
 
Pour bien montrer à quel point l’adage « Fossile ramassé, fossile préservé. Fossile laissé, fossile désintégré » est plein de bon sens, nous avons mis en ligne un nouvel album photos « detruits-par-erosion » qui se passe de commentaires !
 
 
Pour certaines prises de vue, à côté d’un spécimen intact prélevé juste à temps, nous avons placé un ou plusieurs spécimens similaires mais usés, abrasés, rabotés, brisés, pelés par l’altération naturelle ! Ce qui bien évidemment leur ôte tout intérêt scientifique ou même pédagogique.
 
Nous tenons à remercier ici les amateurs qui ont gracieusement mis à notre disposition les illustrations de fossiles « amochés » qu’ils ont photographiés sur place ou collectés à des fins didactiques.
 
Moralité : Ne vous privez jamais de ramasser les spécimens naturellement dégagés par l’érosion ! Même les plus humbles d’entre aux méritent d’être préservés.
 
J’attends impatiemment vos commentaires sur cette problématique ! Merci.
 
Phil « Fossil »
 

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Pinna maastrichtien du Tuffeau de Maastricht

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Pinna sp., Maastrichtien supérieur, Eben-Emael. Longueur 20 centimètres.
 
Le groupe des Pinna, comprenant de grands bivalves fixés connus sous le nom vernaculaire de « jambonneaux » en Méditerranée, est certes répertorié de longue date dans les sédiments marins. On en retrouve en effet régulièrement depuis le Jurassique inférieur, étage Sinémurien, c-à-d 200 millions d’années environ.
 
Ce groupe mérite sans conteste son sobriquet de « fossile vivant » !
 
Il n’était pas encore signalé, à ma connaissance du moins, dans le Crétacé Belge.
 
Sa découverte par mon ami Werner dans la Calcarénite de Nekum du Maastrichtien supérieur à Eben-Emael en fait une pièce tout sauf commune.
 
Bravo cher ami !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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