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Sur le bon usage des commentaires

Publié le par Phil Fossil

 
Comme vous l’avez sans nul doute déjà remarqué, il est possible sur chaque article de ce site de poster des commentaires, des réactions, vos impressions. Si cela ne se justifie pas toujours, certains articles plus « polémiques » s’y prêtent plus naturellement et vous permettent de donner votre avis !
 
Cette fonctionnalité peut ainsi transformer ce site en un véritable forum de discussion, et lui donner une interactivité difficilement réalisable avec d’autres sites Web.
 
Merci à vous d’utiliser cette possibilité qui vous est donnée… En entamant par l’ajout de commentaires une véritable discussion ! Grâce à vous ce site pourra continuer à vivre, et mieux encore, croître et embellir !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Générale

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Les oursins et autres fossiles du Crétacé supérieur picard

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Micraster leskei, Turonien, Ault, France. Longueur 5 centimètres.
 
Micraster leskei en silex, Turonien, Ault, France. Longueur 6 centimètres.
 
 
La côte picarde, ainsi que des petites carrières situées à l’intérieur des terres sont à prospecter tout particulièrement, en effet certains niveaux crayeux sont assez riches en fossiles.
 
La paléo-faune a un cachet « fouisseur » très prononcé, on y trouve surtout des oursins irréguliers, des brachiopodes, de plus rares bivalves. Les animaux nageurs (ammonites, bélemnites, poissons) y sont anecdotiques.
 
Là, comme à de nombreux autres endroits, il est inutile et même fortement déconseillé de taper dans les falaises ! Les blocs éboulés et les platiers sont en effet plus faciles à prospecter, et nettement moins dangereux.
 
Sur les platiers, les oursins peuvent être nombreux à condition de les voir au milieu des algues, des balanes et des moules. La craie très blanche permet de distinguer assez facilement les oursins plus jaunâtres à verdâtres, en effet ils servent généralement de support à des algues ce qui a comme conséquence de les mettre en évidence.
 
Dans les pouliers de galets, on peut dénicher de très jolis oursins fossilisés sous la forme de moules internes en silex, ainsi que des marcasites oxydées.
 
Ne pas hésiter à emmener un bloc de gangue plus important, qui sera réduit à l’aise chez soi et pourra fournir un support au fossile. Cela limitera les risques de casse du spécimen consécutifs à une extraction trop brutale sur place.
 
Le dégagement se fera au couteau pour enlever la craie située loin du spécimen, avec un morceau de bois pour user la roche couvrant la coquille, à la brosse en chiendent dans l’eau ou à l’aide d’une sableuse à basse pression pour la finition.
 
Les traces d’algues qui colorent la partie affleurante du test des fossiles peuvent être ôtées à l’aide d’eau de javel.
 
Il est fortement recommandé de préalablement dessaler pendant quelques jours les blocs de craie fossilifère (tous ceux provenant des sites côtiers d’ailleurs) dans de l’eau douce régulièrement renouvelée, en effet la cristallisation du sel dans les blocs lors du séchage peut provoquer à long terme un délitage « en écailles » du substrat. Les pièces une fois bien dessalées, séchées et préparées peuvent être consolidées à la colle à bois diluée.
 
Bonnes recherches ! Et merci pour vos commentaires.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Sciences de la Terre et manuel scolaire, le scandale !

Publié le par Phil Fossil

 
Bonjour à toutes et tous,
 
Suite à la “découverte” de la page 183 du manuel de SVT 5ème des Editions Belin (lire documents ci-joints), un collectif d’amateurs de géologie, de collectionneurs passionnés, de scientifiques, d’enseignants et d’amoureux de Sciences de la Terre en général a décidé de diffuser aussi largement que possible une pétition.
 
Outre la distribution sous format « papier » dans les principales associations, rencontres liées aux Sciences de la Terre et bourses géologiques, celle-ci devrait connaître une diffusion sur internet.
 
 
 
Merci à vous de la télécharger (bouton de droite de la souris sur le lien désiré) et soit de la compléter (format Word) et de l’envoyer par courriel à l’adresse eMail de l’éditeur concerné, soit de l’imprimer (format Word ou PDF), la compléter à la main et l’envoyer par courrier classique à l’adresse postale de ce même éditeur.
 
Nous vous remercions d’avance pour l’intérêt que vous porterez à notre mouvement, et pour votre action.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Coups de gueule

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Faux fossiles et minéraux : attention !!!

Publié le par Phil Fossil

 
Petit rappel, des faux fossiles et minéraux sont encore vus régulièrement en bourses, sans oublier les moulages qui eux sont généralement vendus en tant que tels.
 
La méfiance s’impose dès que vous doutez d’un spécimen trop parfait !
 
A bon entendeur…
 
Phil « Fossil »
 
Voir les liens ci-après :
 
Sur Géoforum :
 
Faked fossils from around the World :
 
Daspletmonsters (moulages de fossiles)
 

Publié dans Le coin des débutants

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Requins fossiles du Paléocène d’Orp le Grand

Publié le par Phil Fossil

 
  
 
Complexe d’espèces, Paléocène, Heersien, Orp le Grand, Belgique. Collection et photos Phil Garot.
 
 
Cette faune du Cénozoïque ancien de notre pays est réputée de longue date, de nombreux spécialistes en poissons fossiles ont déjà eu l’occasion de se pencher sur ces pièces !
 
Les dents de requins sont petites mais intéressantes, étant donné qu’elles représentent la jonction entre le Crétacé et le Tertiaire plus récent.
 
On peut y reconnaître Striatolamia striata, Notorhynchus serratissimus, Megalosqualus orpiensis, Paleohypotodus bronni et de nombreuses autres espèces !
 
Ces pièces ont été découvertes en quelques heures par mon pote Phil Garot lors d’une petite prospection !
 
Bravo, cher Phil ! (Ca devient une habitude, dirait-on.)
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Pages systématiques : faune fossile par site

Publié le par Phil Fossil

 
Ce petit rappel pour vous signaler, dans notre Portail Paléo, les deux menus vous permettant d’accéder directement nos « Pages systématiques », respectivement des invertébrés et des vertébrés.
 
 

De nouvelles pages continueront à être ajoutées régulièrement, certaines sont déjà prêtes, d’autres le seront très bientôt !
 
Merci pour votre fidélité et, si possible, vos commentaires !
 
Bonne visite.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Générale

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Editorial G.E.S.T. mars 2007

Publié le par Phil Fossil

 
 
Comme vous pouvez le constater, mes activités ne se limitent certes pas à ce site, je sévis également régulièrement sur celui du G.E.S.T. dont je suis le webmaster attitré.
 
J’ai donc tenté d’approcher, avec mes faibles moyens, les célèbres proses « vanespeniennes », réputées autant pour leur richesse en informations que pour leur aspect légèrement déjanté. A vous de juger si le résultat vous semble correct…
 
Je vous en souhaite une bonne lecture !
 
Phil « Fossil »
 
 
Nostalgie, quand tu nous tiens…
 
Il y a déjà une paire d’années de cela, ooooh oui bien une petite dizaine à la grosse louche, à la demande de membres éminents du G.E.S.T., votre serviteur Paleoman avait organisé quelques sorties « fossiles » guidées et accompagnées de membres de ce même G.E.S.T.
 
Ces sorties emmenaient et encadraient des enfants, jeunes étudiants d’écoles schaerbeekoises, afin de les initier aux Sciences de la Terre et accessoirement leur faire prendre un air qui ne s’est en final pas avéré forcément plus « pur » que celui de notre bien-aimée Capitale !
 
Il faut bien dire que les sites visités se situaient le plus souvent dans le Port d’Anvers, refuge de nombreuses industries plus bruyantes, puantes et polluantes les unes que les autres, et donc le décrassage des poumons de nos chères « têtes blondes » (NDVE : Tu ne confondrais pas avec la Suède ???) n’était pas forcément inscrit au programme du jour !
 
La météo de notre plat pays étant ce qu’elle est, ces chers enfants ne se sont pas toujours bornés à prendre l’air, mais également les eaux, lesquelles au vu de ce qui précède n’étaient indubitablement pas « purifiantes », à l’opposé de celles issues d’une certaine célèbre station de nos vertes Ardennes…
 
Cela n’était d’ailleurs pas de nature à « doucher » l’enthousiasme de ces braves petits, il fallait les voir plonger hardiment à la curée, et des deux mains s’il vous plait, dans un tamis (pas forcément toujours le leur, d’ailleurs…) afin d’y récupérer avant leurs camarades l’une ou l’autre dent de requin fossilisée.
 
D’autres sorties leur permettaient la découverte de coquilles fossiles du Pliocène supérieur, toutes dégagées dans les plaines sableuses, et ne nécessitant même pas, une fois rentré à son « camp de base », le traditionnel traitement de consolidation à la colle à bois. (NDVE : quand la caravane passe !)
 
D’autres expéditions paléo-cynégétiques, au dépens d’un gibier au demeurant bien incapable de se défendre ni même de s’échapper (et pour cause…), ont ensuite été organisées, en présence ou non des élèves susmentionnés, et ce aussi bien à Cadzand (Pays-Bas), dans les environs de Barvaux-sur-Ourthe, que sous la masse imposante autant que rassurante (Par temps de pluie néanmoins) du nouvel ascenseur à bateaux de Strépy-Thieu, alors en chantier.
 
Ce dernier site a d’ailleurs, pour la petite histoire, été le théâtre de la première rencontre de deux farfelus, l’un plutôt « étoffé du bas-ventre », l’autre un peu « dégarni du sommet », (NDVE : Ca, paradoxalement, c’est un coup bas…) deux grands amateurs de fossiles de leur état, ce qui a constitué l’indispensable prélude à d’autres activités communes, aussi bien « professionnelles » (Pauses-café et papotages du côté de la bonne vieille Place de Brouckère) que « passionnelles ». (Déménagement conjoint de tonnes et de tonnes de « Sables de Kattendijk »)
 
A la suite de ces multiples sorties à but de fouilles, le G.E.S.T. avait pu mettre sur pied dans le superbe cadre de l’Ecole technique sise rue de la Ruche à Schaerbeek, et en collaboration avec ces jeunes participants, une exposition fêtant le dixième anniversaire de son existence et qui est restée dans les annales. (NDVE : Ton orthographe s’améliore nettement ces temps-ci…)
 
Depuis, les sites proches de la capitale se sont fortement raréfiés, comme dans la région d’Anvers, qui a vu l’inclusion de nos plus riches « terrains de chasse » dans le chantier du nouveau « Deurganckdok », alors que d’autres gisements ont carrément disparu !
 
« Strépy, c'est finiii,
Et dire que c'était le site
De mes premières amours.
 
Strépy, c'est finiii,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour. »

Tout cela limitant d’autant les possibilités de sorties paléontologiques, ou obligeant à parcourir nettement plus de kilomètres pour encore découvrir quelque chose !
 
Aaah… C’était décidément le bon temps… (NDVE : Tu veux un kleenex ???)
 
Nostalgiquement Vôtre.
 
Paleoman.
 
 

Publié dans Billets d'humeur

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De l’utilité des collections en Sciences de la Terre

Publié le par Phil Fossil

 
Voici, extraites du texte fourni en lien ci-après, quelques citations de Jean-Claude Bouillard (*), à méditer !
 
Bien évidemment elles ont trait à la minéralogie, mais la paléontologie n’est qu’une autre facette de la même problématique et ne peut pas être envisagée séparément, quoiqu’en pensent les intégristes protectionnistes...
 
« L’Union fait la Force » pensent les collectionneurs, mais les intégristes préfèrent « Diviser pour Régner ! »
 
Phil « Fossil »
 
 
Apparues avec le développement d'une industrie métallique prospère en Europe, les collections de minéraux ont une histoire durant laquelle le statut des minéraux a fluctué. Les premières ont été constituées au XVe et XVIe siècle par des érudits qui, pour beaucoup, s'inspirèrent de l'histoire naturelle de Pline. Elles étaient surtout utilitaires. Plus tard, au temps des cabinets de curiosités (les Wunderkammer des XVIe et XVIIe siècles), les "beaux" minéraux sont considérés comme des joyaux et sont quelquefois intégrés dans des ouvrages de joaillerie ou des panoplies. Au XVIIIe siècle, ils deviennent des objets de prestige et constituent un grand thème de collection, comparable aux beaux arts. Au XIXe siècle, avec le développement de la minéralogie et de la cristallographie, on les considère surtout comme des objets de connaissance scientifique. Ils conservent parfois leur caractère précieux. Ainsi l'essor de l'industrie minière aux Etats-Unis, s'accompagne de la création de collections prestigieuses où l'or et les gemmes ont la part belle face aux spécimens "scientifiques". Les collections se diversifient. Jean-Pierre Alibert, qui fut le découvreur des gisements de graphite de Russie, l'avait bien entrevu, lorsqu'il écrivait en 1901 que : "La collection du Muséum d'Histoire Naturelle intéresse la science pure. La collection de l'Ecole des Mines est destinée à l'étude des minéraux.
La collection du Conservatoire des Arts et Métiers a trait à l'industrie. La collection de la Faculté des Sciences à la Sorbonne s'adresse aux artistes et aux savants". Une conclusion s'imposait déjà, il n'y a jamais eu, il n'y a pas et il n'y aura jamais un type unique de collection de minéraux.
 
Les 60 premières années du XXe siècle, à cause des deux guerres mondiales, est une période de déclin, en France surtout. Les collections institutionnelles intéressent de moins en moins les scientifiques et sont souvent confiées à des personnels subalternes, ayant des notions scientifiques sommaires (Claude Guillemin fait alors figure d'exception). Les collections institutionnelles stagnent, les collectionneurs et amateurs se raréfient. A partir des années 1960, la société des loisirs signe leur renouveau et leur démocratisation. Grâce à un nombre accru d'amateurs et de récoltants ainsi qu'un marché de plus en plus actif, les minéraux deviennent relativement abondants et, pour beaucoup, d'une qualité jusque là inégalée. De somptueuses collections privées sont constituées et les collections institutionnelles, pour peu qu'elles l'aient voulu, se sont considérablement enrichies et renouvelées. ". La collection de minéraux Jussieu, par exemple, a beaucoup évolué depuis son origine à la Sorbonne : près de 70% des échantillons exposés a été acquis ses quarante dernières années !
 
Les collections, de qualités diverses, ont proliféré et prolifèrent encore. Les discours sur ce que devrait être une "bonne collection" aussi. Plus que jamais les minéraux sont tiraillés entre les statuts d'objet d'agrément, de prestige, de patrimoine, de savoir ou de recherche.
 
Des polémiques sont apparues. Claude Guillemin, par exemple, a fustigé les conservateurs-acheteurs sous prétexte que : "ce type de conservateur risque de perdre son esprit scientifique, ce qui réagira rapidement sur les collections où le côté esthétique et sensationnel étouffera complètement l'aspect scientifique et didactique qui est leur justification première".
 
A l'opposé, Paul Desautel, figure emblématique des conservateurs-acheteurs et grand animateur du marché minéralogique, a édicté une liste d'aphorismes célèbres qui mettent en avant les spécimens esthétiques et prestigieux ainsi que leur marché. Parmi ces aphorismes on peut citer : "the supply of specimens at any time is directly proportional to the stimulus of applied money" (l'approvisionnement en spécimens a, de tout temps, été proportionnel à l'impulsion générée par l'argent investi) ou bien "a good specimen is always a good specimen and vice versa " (un bon specimen restera toujours un bon spécimen et vice versa).
 
La polémique entre les tenants de la collection "scientifique" et ceux de la collection "artistique" s'est émoussée mais elle est encore sensible. A la fin du dernier millénaire, elle a été relayée par une autre polémique, tout aussi radicale, provoquée par l'influence d'un courant "New Age" mâtiné de pseudo-écologie qui a adopté une vision déifiée, animiste ou holistique (tout est dans tout) de la Nature.
Dans leurs dérives les plus extrêmes, les adeptes de ce courant voudraient que les minéraux, pour ainsi dire "sanctifiés", ne fassent pas l'objet de transactions commerciales, quitte à ce qu'ils restent définitivement enfouis dans les entrailles de la Terre. De plus, comme les collections incitent à la récolte, il faudrait interdire de collectionner !
Ces polémiques, comme c'est bien souvent le cas, sont stériles à long terme, et n'intéressent que ceux qui y trouvent un plaisir ou un intérêt. Elles ont cependant un effet bénéfique dans la mesure où elles provoquent une réflexion plus profonde sur les collections.
 
 
(*) Jean-Claude Bouillard
Conservateur de la Collection Jussieu
Université Pierre et Marie Curie
Paris - La Sorbonne
 
 
 
 

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Super pêche aux requins fossiles ! (Suite)

Publié le par Phil Fossil

 
 
 Cosmopolitodus hastalis inférieure, Pliocène, Port d’Anvers, Belgique.
 

 

Galeocerdo aduncus, Pliocène, Port d’Anvers, Belgique.
 
 
Notorhynchus primigenius inférieure, Miocène, Port d’Anvers, Belgique.
 
 
Notorhynchus primigenius supérieure, Pliocène, Port d’Anvers, Belgique.
 
 
Carcharodon carcharias inférieure, Pliocène supérieur, Port d’Anvers, Belgique.
 
 
Dimanche à Anvers, le tamisage systématique de « Sables de Kattendijk » s’est également avéré très payant, quelques jolies dents en assez bon état furent découvertes par Phil Garot. (Pas moi ce coup-ci !)
 
-         3 Notohynchus primigenius
-         1 superbe Galeocerdo aduncus
-         1 fantastique dent inférieure antérieure de Cosmopolitodus hastalis de près de 7 centimètres, trapue et très épaisse !
-         1 grande couronne de dent supérieure de Cosmopolitodus hastalis
-         1 jolie Carcharodon carcharias inférieure en se promenant dans les zones à coquilles de « Sables d’Oorderen »
 
En bref un week-end à refaire dès que la météo le permettra ! Et que nous aurons récupéré des fatigues extrêmes de celui-ci…
 
A plus tard !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Le « bon usage » de son petit tamis

Publié le par Phil Fossil

 
Dans nos régions riches en sédiments sableux cénozoïques, productifs en restes de vertébrés de surcroit, l’usage d’un, ou mieux, de plusieurs tamis est quasiment indispensable ! Les sédiments tendres du Crétacé (tuffeau) une fois altérés en sable calcareux peuvent également être travaillés de cette manière.
 
Les meilleurs tamis sont ronds, car ils permettent de « faire tourner » le sable ce qui aide pour faire passer rapidement la petite fraction du sédiment.
 
La bonne utilisation de tamis est un savant équilibre entre le temps disponible sur le terrain, les maillages dont on dispose, et l’envie de ramener un maximum de grands spécimens sans négliger les petites espèces souvent plus intéressantes.
 
Travailler tout le sédiment au maillage de 8 millimètres ou plus permet de trouver rapidement les grandes pièces, mais fait l’impasse sur les petites dents et vertèbres.
 
Tout tamiser sur des mailles de deux à trois millimètres est très fastidieux, hormis en présence d’eau ou d’un sable très sec. De plus le tamis est rapidement « pollué » avec des cailloux et autres coquilles de grande taille.
 
La solution est de travailler avec deux coupures, un tamis de 8 à 10 millimètres pour trouver rapidement les grands fossiles et éliminer les grands « déchets », sur un deuxième de 2 à 4 millimètres pour mettre en évidence les petites choses. Ce dernier ne doit pas forcément être trié sur place après tamisage, il vaut mieux ramener le tamisat produit dans des seaux afin de le laver et de le trier chez soi plus à l’aise.
 
Pour vraiment travailler de manière exhaustive, le sable tombé du tamis à fines mailles peut encore être étalé à la main et vérifié soigneusement pour d’éventuelles micro-dents. On peut toujours également utiliser une troisième coupure d’un millimètre de mailles au maximum, ramener le tamisat produit, et trier sur place les deux autres coupures. C’est bien évidemment affaire de convenances personnelles.
 
Si l’on a vraiment beaucoup de sédiment à travailler, et peu de temps, on peut également se borner à trier le contenu du tamis à grandes mailles posé sur un deuxième à petites mailles qui recueillera ce qui tombe pendant l’examen afin de le ramener chez soi pour lavage et tri.
 
Il faut savoir que si les belles grosses dents de requins bien visibles sont naturellement attirantes, il y a beaucoup plus de chance de découvrir une nouvelle espèce parmi les dents de petite taille ! Les prélèvements faits au début du vingtième siècle étaient faits généralement « à l’œil » et sans tamisage, donc seules les pièces les plus grandes étaient mises au jour.
 
Soyons donc systématiques et vigilants !
 
Bon tamisage.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des débutants

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