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Dents de requins fossiles pathologiques

Publié le par Phil Fossil

 
De temps en temps, des dents de requins malformées, aussi connues sous le vocable de pathologiques », sont découvertes sur les gîtes fossilifères.
 
Elles sont très minoritaires, seuls les sites offrant de très nombreuses trouvailles risquent d’en délivrer de temps à autre un spécimen.
 
Comment ces dents se sont-elles formées ?
 
Les dents de requins sont dites « à remplacement continu », car elles se forment dans le tissu conjonctif de la mâchoire, puis se redressent pour entrer en fonction, et finissent par tomber. Les files dentaires se déplacent comme sur un « tapis roulant ».
 
Lorsque un objet entre en contact avec les dents en cours de formation, un aiguillon caudal de raie restant fiché dans une mâchoire par exemple, les dents des files adjacentes sont gênées dans leur croissance et acquièrent des malformations plus ou moins poussées.
 
Les cas les plus courants sont les couronnes « tordues » et parfois le dédoublement d’une pointe.
 
Des dents fusionnées sont également connues.
 
La forme triangulaire typique des dents du grand requin blanc (et de ses ancêtres) peut aussi avoir subi quelques perturbations.
 
Les dents ici présentées proviennent du Miocène-Pliocène de Copiapo, désert d’Atacama, Chili.
 
 
Carcharodon carcharias, Pliocène, Copiapo, Chili. Longueur 4 centimètres.
 
 
Cosmopolitodus hastalis, Miocène, Copiapo, Chili. Longueur 5 centimètres.
 
 
BONNE ANNEE 2007 !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

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BONNE ANNEE 2007 !!!!

Publié le par Phil Fossil

 

Excellente année 2007 à toutes et à tous !

Je vous souhaite de très intéressantes découvertes. 

 

Phil "Fossil"

Publié dans Générale

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Musée privé de la Forêt fossile du Carbonifère

Publié le par Phil Fossil

 
Notre correspondant suisse Pierre-Olivier MOJON a visité pour vous ce muséum privé situé à Champclauson, près d’Alès.
 
Nous tenons à saluer l’effort considérable et l’enthousiasme qui ont été nécessaire de la part de l’équipe de Monsieur Souchon pour la création de ce musée et la mise en valeur de ce site remarquable !
 
Les scientifiques intéressés peuvent y apporter leur appui, entre autres afin de répertorier les collections contenant certains échantillons exceptionnels !
 
 
Pour plus d’information, merci de cliquer sur les liens web ci-après !
 
 
 
 
 
 
Bonne lecture !
 
EXCELLENTE ANNEE 2007 A TOUTES ET TOUS !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Comptes-rendus

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Le Tournaisien stratotypique et ses fossiles

Publié le par Phil Fossil

 
Michelinia favosa, Tournaisien, Ecaussines. Plus grande dimension 8 centimètres.
 
 
Montrant son stratotype dans les environs de Tournai, le Tournaisien est un étage stratigraphique marin du Carbonifère inférieur.
 
Les carrières les plus importantes se situent à Vaulx, Antoing et Gaurain-Ramecroix. Dans les environs de Soignies et d’Ecaussines d’autres exploitations laissent affleurer la même couche qui est exploitée pour le « petit granit », calcaire crinoïdique riche en fossiles.
 
Pour les amateurs de fossiles, le calcaire très dur n’est pas la couche la plus productive en beaux spécimens ! Les plaques polies contenant des coraux solitaires ou coloniaux peuvent être au demeurant fort esthétiques.
 
Des niveaux tendres et plus marneux sont par contre intensément explorés par les collectionneurs, les fossiles y sont très nombreux et faciles à dégager.
 
Cerise sur le gâteau, quelques poches karstiques emplies d’argile ont été laissées par la dissolution du calcaire, elles renferment parfois des centaines de fossiles calciteux de toute beauté, aisés à récupérer par un simple grattage, et très faciles à nettoyer !
 
Les organismes sont variés et nombreux, on peut citer :
 
Brachiopodes : Productus semireticulatus, Spirifer tornacensis, Spirifer sp. et de nombreux autres !
 
Eponges : Asteractinella sp. appelée dans la région de Soignies « Pas de loup »
 
Coraux : Zaphrentis sp., Caninia cornucopiae, Michelinia favosa, Syringopora sp.
 
Bryozoaires : Fenestella antiqua
 
Echinodermes : d’innombrables articles et tiges de crinoïdes
 
Céphalopodes : de très rares goniatites, ancêtres lointains des ammonites mésozoïques
 
Trilobites : Phillipsia gemmulifera, Bollandia globiceps, Cummingella belisama assez fréquents en exuvies, plus rarement complets
 
Poissons : dents d’Helodus turgidus, épine de la nageoire dorsale d’un requin primitif
 
Bonne récolte !
 
EXCELLENTE ANNEE 2007 !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Une nouvelle catégorie : “Minéralogie”

Publié le par Phil Fossil

 
Parapeltoceras annulare, Callovien, Vaches-Noires, France. Diamètre 7 centimètres. Moule interne épigénisé en pyrite.
 
Les minéraux sont une partie indissociable des fossiles, en effet, rares sont les fossiles qui au cours des millions d’années sont restés totalement inaltérés !
 
La fossilisation implique un certain nombre de processus différents :
 
-         Imprégnation ou Pétrification : commune avec les coquilles ou les ossements de vertébrés, les pores naturels laissés par la décomposition des parties molles sont remplis de manière plus ou moins complète par les sels minéraux en solution dans les eaux percolant dans les roches. Certains sels de fer et d’autres métaux peuvent simultanément entrainer une coloration des fossiles blanchâtres à l’origine. Les coquilles, dents et ossements deviennent naturellement plus lourds. Des exemples sont les belles coquilles éocènes de Champagne, ou les ossements de mammifères marins du Port d’Anvers.
 
-         Carbonisation : classiquement le mode de fossilisation des restes végétaux du Carbonifère terrestre de nos régions, les parties molles ou semi-dures (cellulose) sont converties en carbone avec une perte de volume conséquente à la clef. Tous les terrils belges et des environs montrent ce type de fossilisation, une pellicule charbonneuse recouvrant le schiste ou le grès fossilifère.
 
-         Dissolution : typique des coquilles en aragonite, moins résistantes à la dissolution que les tests en calcite. Dans certains sites les brachiopodes, oursins et certains bivalves originellement en calcite sont conservés, les autres bivalves et les gastéropodes ont perdu leur coquille aragonitique. On retrouve alors un moulage externe et un moule interne. C’est un système de fossilisation flagrant dans les récifs coralliens fossiles de l’Oxfordien des Ardennes françaises.
 
-         Remplissage : Peut suivre la dissolution, les sels minéraux dissous dans les eaux de percolation précipitent en remplissant les vides de la roche. Par exemple des ammonites à coquille originellement aragonitique qui sont fossilisées en pyrite. Certains vides peuvent contenir des géodes montrant des minéraux bien cristallisés, comme de la calcite ou du quartz.
 
-         Epigénisation ou Remplacement : dissolution et remplacement, molécule par molécule, de la substance d’origine en une autre. Les substances les plus classiques sont la calcite, la pyrite ou la silice, néanmoins d’autres épigénisations plus rares en opale, gypse, ou même en argent natif sont connues ! Le cas typique est la forêt fossile d’Arizona ou celle d’Overlaere, près de Tirlemont, où les bois ont été épigénisés en silice. Les très belles coquilles de l’Albien de Strépy-Bracquegnies en sont un autre exemple.
 
Dans une partie non négligeable de ces processus, les minéraux jouent un rôle de tout premier plan.
 
Quelques articles traiteront des minéraux en général, ou des minéraux découverts dans les fossiles.
 
Bonne lecture !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Minéralogie

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La découverte de fossiles : chance ou connaissance ? (3ème partie)

Publié le par Phil Fossil

 
Hemicidaris purbeckensis, Portlandien, Wimereux. Diamètre du plus grand : 40 millimètres.
 
 
5) Examiner les fossiles et toutes leurs parties avant les fouilles permet de reconnaître même un petit morceau de fossile qui affleure. N’oublions pas que l’on découvre rarement une ammonite parfaitement dégagée affleurant « à plat » ou un oursin tout nettoyé attendant sagement au sommet d’un tas de cailloux, même si cela arrive ! On découvrira dans la plupart des cas seulement une boule boueuse et grossière d’où dépassent quelques tubercules, ou un objet pierreux arrondi d’où dépassera une carène ou quelques côtes… Eventuellement seul un morceau de tour apparaîtra, le reste sera inclus verticalement dans le sédiment !
 
Pour les oursins, il y aura une différence de couleur, pas toujours flagrante, avec la gangue calcaire ou crayeuse ! Les oursins de l’Oxfordien des Ardennes apparaissent légèrement bleutés dans le calcaire blanc-jaune, les Echinocorys de Lixhe sont plus bleutés dans la craie grisâtre à verdâtre. Parfois la différence de couleur est quasiment imperceptible quand la roche est sèche (Boulogne-sur-Mer, Foug, où les oursins sont gris sur gris) mais dès que la roche est mouillée par le retrait de la marée ou la pluie les oursins deviennent blancs sur un fond noirâtre et « sautent » littéralement hors de la roche !
 
Pour cela il est fortement conseillé, avant d’aller refaire un site que vous avez déjà visité, d’examiner soigneusement les trouvailles de la visite précédente afin de se remettre en tête les détails de chaque type de fossile. Bien les tourner sous tous les angles pour les observer, l’on ne sait jamais quelle partie du fossile dépassera de la roche.
 
La plupart des collectionneurs mémorisent l’objet (une ammonite dans ce cas-ci)  dans son intégralité et posé à plat, mais quand il est sale, apparaît sur sa tranche ou de manière très fragmentaire ils ne le verront pas. Ils sont visiblement influencés par les ouvrages de vulgarisation, montrant de superbes fossiles tout dégagés et préparés ! On ne les trouve quasiment jamais dans cet état sur le terrain…
 
D’autre part, visiter un site sans préparation préalable, s’y lancer l’ « esprit vide », permet de ne pas avoir d’idée préconçue et de trouver des choses auxquelles on ne s’attendrait pas à priori ! Si l’on visite un site à ammonites en se braquant sur celles-ci, on risque fort de passer à côté des oursins, éponges, coraux, bois fossilisé, ossements de reptiles ou restes de poissons fossiles qui peuvent s’y trouver également.
 
Les fossiles peuvent être encroûtés de petites huîtres ou de tubes de vers marins. Un amas de ces derniers peut cacher une ammonite de grande taille, par exemple aux Vaches-Noires, ou un grand oursin Clypeus près de Pont-à-Mousson.
 
La préparation des spécimens, en les dégageant petit bout par petit bout, aide énormément à bien mémoriser les détails minuscules des fossiles, ce qui les rendra d’autant plus faciles à repérer sur le terrain par après.
 
A suivre... Merci de me laisser des commentaires !
 
Phil "Fossil"

Publié dans Le coin des débutants

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Les griefs reprochés aux amateurs paléontologues (1ère partie)

Publié le par Phil Fossil

 
1/ les objets géologiques, déconnectés de leur site d'origine, perdent toute signification, toute possibilité d'interprétation.
 
C’est d’autant plus vrai que les très nombreux objets géologiques qui ont été séparés naturellement ou non de la couche en place par l’érosion naturelle, le gel, les éboulements, les tempêtes sur les sites côtiers, l’action des pelleteuses dans les chantiers et carrières, les labours dans le cas des champs, perdent tout intérêt scientifique, du moins au point de vue stratigraphique et taphonomique.
 
Ils conservent néanmoins un certain intérêt faunistique, permettant par exemple de confirmer ou d’infirmer la présence des espèces, de définir les faciès, de tirer des statistiques de populations, d’accroître nos connaissances sur les espèces disparues…
 
Pour cette raison il n’est plus nécessaire d’en interdire la collecte, même dans un site classé, et c’est pour cela que les amateurs devraient pouvoir librement échantillonner sur TOUS LES SITES des spécimens naturellement dégagés par l’érosion et travailler les éboulis et les galets avec des outils manuels de taille raisonnable, par exemple. Sinon les objets géologiques seront de toute manière détruits par l’altération naturelle sans profit pour personne !
 
Pour cette raison les Suédois (plus intelligents) autorisent la collecte de spécimens dans les sites classés, à condition de se limiter aux éboulis et plus généralement à tout ce qui n’est plus « en place ». Par exemple l’ancienne carrière de Hällekis, en Västergötland, riche en trilobites, cystoïdes et orthocères ordoviciens.
 
Si vous vous sentez concernés par cette problématique, prière de me laisser un commentaire ! Merci.
 
Phil "Fossil"
 
Extrait de mon article sur http://www.eulasmo.com
 

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JOYEUSES FETES !!!

Publié le par Phil Fossil

 

Votre serviteur vous souhaite de très bonnes fêtes, un très joyeux Noël et bien sûr une année 2007 fertile en découvertes et en belles acquisitions pour votre collection.

A très bientôt !

Phil "Fossil"

 

Publié dans Pour se détendre

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Un nouveau dinosaure géant en Espagne !

Publié le par Phil Fossil

 

Des ossements du plus grand dinosaure découvert jusqu'à présent en Espagne ont été mis au jour à Riodeva, au Nord-Est de l'Espagne.

Le Turiasaurus riodevensis vivait à la charnière Jurassique-Crétacé et pesait entre 40 et 48 tonnes, son humerus mesure 1m79 ! Il appartient à un groupe de sauropodes insoupçonné jusqu'à présent.

Des ossements découverts au 19ème siècle dans le Boulonnais et nommés "Neosodon" semblent bien être apparentés au Turiasaurus espagnol.

Pour plus d'infos, consultez les sites ci-après :

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/sciences/20061221.SCI0443/un_dinosaure_geant_totalement_inconnu_decouvert_en_espa.html

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=sci&idArticle=061221185628.lezpdtu9.xml

 

Bonne lecture !

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE 2007 !

Phil "Fossil"

 

 

Publié dans Revue de presse

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Des restes d’animaux terrestres dans des sédiments marins ?

Publié le par Phil Fossil

 
 
Machoire d’allosaure, Callovo-Oxfordien, Houlgate, France. Longueur entre 20 et 25 centimètres. Pour plus d'information sur cette pièce, consulter le lien ci-après :

 

 
Dans la majorité des sites présentant des sédiments marins francs, l’on a retrouvé des vestiges d’animaux terrestres.
 
Ces restes sont néanmoins très rares et quasiment toujours fragmentaires, et cela s’explique par les nombreuses pérégrinations ayant précédé leur enfouissement.
 
Prenons comme exemple les restes de dinosaures qui sont de temps à autre découverts dans les couches marines du Callovien ou de l’Oxfordien des Vaches-Noires, dans le Pays d’Auge, en Normandie.
 
Un cadavre de dinosaure a été amené par un fleuve au large des côtes, la dépouille flottante en décomposition est attaquée par les charognards, les ossements plus lourds se détachent progressivement et tombent donc dispersés au fond de la mer. Ils seront éventuellement recouverts plus ou moins complètement d’organismes fixés (huitres, serpules…) puis enfouis dans la vase qui deviendra de la marne ou de l’argile.
 
Ce mode de fossilisation explique bien évidemment l’aspect fragmentaire des vestiges retrouvés.
 
Néanmoins des découvertes de dinosaures ont été faites, et le sont encore, sur la plupart des sites normands parmi lesquels on peut citer :
 
Carrière d’argile d’Argences (Callovien) :
squelette sub-complet de stégosauridé Lexovisaurus durobrivensis
Vaches-Noires :
frontaux fusionnés de Pivetausaurus, mandibule d’Allosaurus, vertèbre de sauropode…
Cap de la Hève : ossements isolés
Anciennes carrières de « Pierre de Caen » :
Poekilopleuron, Megalosaurus…
 
Pour plus d’informations, consulter l’excellent ouvrage « Dinosaures de France » par Eric Buffetaut.
 
Des dents de dinosaures (terrestres) sont répertoriées dans les couches kimméridgiennes et portlandiennes du Boulonnais, on peut citer Megalosaurus qui est le plus connu. Un fémur a également été signalé.
 
Similairement, les couches marines éocènes, miocènes et pliocènes belges livrent très occasionnellement des restes d’animaux terrestres, par exemple des dents de tapirs (Lophiodon) et de cervidés.
 
Merci à Thierry Rebours et Françoise Hébert pour ce souvenir normand très agréable.
 
JOYEUSES FETES !!!
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Générale

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