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Requin Megalodon de Sint-Niklaas, Belgique

Publié le par Phil Fossil

 
 
Carcharocles megalodon, Pliocène inférieur, Sint-Niklaas. Hauteur environ 11 centimètres !
 
Il y a quelques années de cela, en pleine période de l’Euro 2000 de football, nous avions organisé à la demande de la SAGA une sortie fossiles dans le Cénozoïque de Belgique.
 
Plusieurs sites productifs avaient été visités dans l’Eocène, l’Oligocène et le Mio-Pliocène.
 
Nous nous étions, à un moment donné, tous retrouvés à la carrière de Sint-Niklaas où mon excellent ami Dominique Van Espen nous avait rejoints.
 
En grattant à l’aide d’un râteau la couche à gravier fossilifère, il vit tout à coup tomber une pièce de grande dimension : une dent du requin géant Carcharocles megalodon.
 
Cet exemplaire est l’un des plus grands et complets qu’il m’ait été donné d'y voir découverts.
 
Aaah ce Dominique… Quelle chance il a… De quoi se poser certaines questions que, par pudeur, je n’expliciterai pas ici.
 
Bravo tout de même !
 
Phil « Fossil »

Publié dans Vos découvertes !

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Règles de sécurité lors de la recherche sur sites (4ème partie)

Publié le par Phil Fossil

 
10) En évacuant les roches stériles vers le bas il faut toujours vérifier qu'il n'y a personne en dessous, surtout si l'on fait tomber de gros blocs. Si par aventure un bloc devait se détacher, crier pour prévenir les personnes qui se trouveraient en dessous. De même, si l'on prospecte plus bas que d'autres personnes, vérifier qu'ils ne laissent rien tomber et se garer au moindre bruit suspect !
 
11) Une chose très importante lors de fouilles dans un site est de rester maître de soi. En effet, lors de trouvailles intéressantes il se peut que ces découvertes entrainent un état d'excitation, voire d'euphorie qui est fort dangereux. On en arrive à être obnubilé par la recherche et on en oublie les dangers potentiels. Il faut absolument reprendre son sang-froid avant de continuer à fouiller sous peine de multiplier les risques encourus.
 
12) Ne jamais laisser trainer d'outils n'importe où. On n'est jamais sûr de repasser au même endroit lors du retour. Dans une sablière ne pas laisser trainer d'outils sous un surplomb ou dans une pente sableuse, car le sable qui descendra ou s'éboulera va les recouvrir et ils seront perdus.
 
Sur un site de grande superficie comme le Blanc-Nez, si on laisse par exemple un marteau, le laisser manche en l'air pour le voir de plus loin.
 
13) Si l'on laisse un spécimen bien en vue en pensant venir le récupérer plus tard, il est prudent de le "marquer" en y laissant un outil ou en le plaçant dans ou sur un sac de couleur vive. Sans celà il risquera de faire le bonheur du chercheur qui passera après vous...
 
FIN
 
Cette série d'articles est dédiée à mon ami Willy Carette, prématurément disparu à cause d'un dramatique éboulement survenu dans la sablière d'Oosterzele alors qu'il cherchait des dents de requins. Sa grande expérience des fouilles ne l'a malheureusement pas mis à l'abri d'une imprudence qui lui a été fatale.
Phil « Fossil »
 

Publié dans Le coin des débutants

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Baleine fossile du Pliocène d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 
Balaena sp., Pliocène, Port d’Anvers, Belgique. Diamètre 7 centimètres, longueur 9 centimètres.
 
 
Outre les nombreuses dents de requins, le « Gravier de base » des Sables de Kattendijk contient assez fréquemment des ossements de mammifères marins.
 
Les vertèbres de baleines, grâce à leur robustesse et leur forme plutôt « ramassée », sont assez souvent découvertes en bon état.
 
Néanmoins les ossements en connexion anatomiques sont rarissimes, pour trois raisons :
Tout d’abord les carcasses en décomposition flottaient à la surface, les ossements progressivement  « libérés » des chairs tombaient séparés au fond de la mer.
Ensuite le remaniement ayant produit le gravier a contribué à dissocier des ossements qui étaient peut-être associés à l’origine.
Et enfin le dragage des boues et leur transport dans des tuyaux jusqu’à leur zone de stockage a sans nul doute achevé de disséminer les ossements…
 
Ce spécimen a été découvert ce samedi 21 octobre, en fractionnant un bloc d’argile qui recouvrait une couche à dents préalablement à son élimination.
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Les amateurs et leurs découvertes : Bill Walker

Publié le par Phil Fossil

 
Bill Walker (1985, Weald, Angleterre)
 
Bill Walker, plombier de son état, est également un amateur de fossiles éclairé, suffisamment en tout cas pour amener au Musée National d’Histoire Naturelle de Londres sa toute dernière découverte : une griffe gigantesque !
Alerté par cette trouvaille, le Musée dépêche une équipe de fouilles dans l’argilière où la griffe a été mise au jour, équipe qui procéda à l’extraction et à la préparation ultérieure du squelette quasiment complet d’un dinosaure théropode piscivore, nouveau pour la Science !
Le théropode précédent trouvé dans le Wealdien datait déjà de plus d’un siècle…
Ce spécimen sera finalement baptisé Baryonyx walkeri, un bien juste honneur pour la perspicacité de cet amateur !
 
Phil "Fossil"
 
Extrait de mon article sur http://www.eulasmo.com
 

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Les otolites de mammifères marins du Pliocène d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Delphis sp. (les deux de gauche) et Eurhinodelphis cocheteuxi (celui de droite), Pliocène, Doel, Port d'Anvers, Belgique. Dauphins. Plus grande dimension 3 centimètres.
 
 
Fréquemment découverts dans le « Gravier de Base » des sables de Kattendijk, ces os bizarres ressemblent superficiellement à des graviers ou des galets. Certaines formes sont tellement anodines que les chercheurs novices risquent de ne pas les entrevoir au milieu des autres cailloux, surtout quand le sable n’a pas été éliminé par un tamisage à l’eau.
 
L’érosion subie par ces fossiles suite au remaniement peut également en masquer certains détails superficiels.
 
L’on retrouve une série de formes distinctes d’otolites, leur taille oscille entre deux (dauphins) et dix centimètres. (Baleines et cachalots)
 
Ces ossements sont d’une texture extrêmement fine et lourde sans aucune comparaison possible avec la structure spongieuse d’un os de mammifère typique, qui peut être nettement plus léger.
 
Ces ossements, également appelés « bulles tympaniques » ou « bulla tympani » servent, dans la cavité auditive de l’animal, à lui permettre de conserver son équilibre.
 
Ils sont symétriques bilatéralement. (gauche-droite)
 
Bonne chance pour vos fouilles !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Classes d'organismes

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Encore des fossiles au Cap Blanc-Nez ?

Publié le par Phil Fossil

 
 
Protanisoceras sp., Albien, Strouanne, France. Plus grande dimension 7 centimètres.
 
 
De nos jours, le Cap Blanc-Nez n’est plus que le pâle reflet de sa grandeur paléontologique passée, le sable a envahi de longue date les platiers fossilifères et l’avant-falaise commence à être recouverte également.
 
Pour les amateurs débutants comme pour les confirmés, il n’en reste pas moins un site riche en enseignements et peut toujours livrer des fossiles intéressants moyennant quelques petits trucs.
 
Il est néanmoins requis de respecter l’arrêté de classement publié dans l’un de mes articles précédents…
 
 
Je vous détaillerai ici pour les différents étages stratigraphiques représentés la meilleure manière de chercher, ce qui vous permettra de ne pas revenir bredouille…
 
L’Albien
 
Les couches d’Argile du Gault sont généralement ensablées, hormis une tempête occasionnelle qui en découvrirait l’une ou l’autre zone. Néanmoins des fossiles peuvent encore être mis au jour en cherchant entre l’avant-falaise et la plage sableuse les pouliers de galets et graviers d’une taille comprise entre 1 et 5 centimètres.
 
A ces endroits, se coucher et à l’aide d’un grattoir ou d’une petite truelle étaler les galets et graviers, ce qui permet de faire ressortir les fossiles phosphatés grisâtres à noirâtres, pyriteux de couleur dorée, ou limoniteux de couleur rouille. Ce « ramping » est encore ce qui donne le mieux de nos jours… Les fossiles nacrés, quant à eux, devient rarissimes car la nacre s’enlève très vite quand le fossile est dégagé de la couche, à cause de l’érosion naturelle.
 
On y découvre avec beaucoup de patience et un peu de chance : bois fossile, dentales, bivalves, gastéropodes, petites bélemnites, ammonites, coraux, vertèbres de poissons, dents de requins, dents et vertèbres de sauriens marins.
 
A marée très basse, les pannes à galets peuvent contenir des fossiles albiens de plus grande taille, ammonites, gastéropodes, bois fossiles et bivalves principalement, mais ils sont quasiment toujours fragmentaires, à l’opposé des vestiges plus petits.
 
Le Cénomanien
 
Formant la falaise de craie du Petit Blanc-Nez, (au Sud du Cran d’Escalles) des petits fossiles tout dégagés par l’érosion marine se retrouvent par la même technique de « ramping », ils sont de couleur blanchâtre à jaunâtre, parfois translucides quand ils sont mouillés. Des brachiopodes en marcasite, souvent oxydés en limonite, s’y rencontrent également.
 
Les principales classes découvertes sont : brachiopodes nombreux, tubes de vers, coraux, éponges sinueuses, ammonites, nautiles, oursins réguliers et irréguliers, dents et vertèbres de requins et de reptiles.
 
Dans les éboulis et les gros galets, les grandes ammonites et inocérames crayeux ne sont pas rares, mais on n’en voit apparaître qu’une petite partie. Les fossiles ont une surface de couleur « rouille » ce qui permet de les distinguer assez facilement de leur substrat. Certains galets décimétriques montrent les traces sinueuses, et sont des éponges du genre Exanthesis. 
 
La craie grise appelée « Tourtia » est riche en fossiles et en nodules phosphatés de couleur brunâtre à noirâtre, quand on a la chance d’en voir un bloc dégagé par la mer il vaut la peine de le fragmenter.
 
Turonien
 
Situé du côté Nord du Cap, le Grand Blanc-Nez permet de voir les différentes craies du Turonien. Les principales sont la Craie noduleuse jaunâtre et la Craie à Silex. On peut y trouver des oursins en silex, examiner soigneusement les « pouliers » de galets de taille comprise entre deux et huit centimètres, et ce aussi bien du côté de Sangatte que de celui de Strouanne. Des éponges et bivalves (inocérames) en silex s’y rencontrent aussi de temps à autre.
 
Les blocs de craie turonienne contiennent de grandes ammonites assez difficiles à distinguer, mais on peut les repérer en voyant leur ligne de suture en forme de feuilles de persil. De petits brachiopodes, des oursins irréguliers, des inocérames de couleur rosée ne sont pas rares dans les blocs éboulés.
 
Conditions météo
 
L’idéal est d’y aller en hiver, à marée descendante bien évidemment, et surtout pendant ou juste après une grosse tempête qui va déplacer les roches, faire éventuellement ébouler des parties de falaise, et bien nettoyer les éboulis ou les platiers. L’amplitude des marées n’a pas une grande incidence.
 
Par contre le dégel à la fin de l’hiver génère des éboulements de falaise qui doivent être surveillés.
 
Bonnes recherches !
 
Tenez-moi au courant de vos trouvailles… Un petit commentaire est toujours le bienvenu.
 
Phil « Fossil »

Publié dans Le coin des débutants

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Les faluns de Touraine et d’Anjou

Publié le par Phil Fossil

 
 
Carcharocles megalodon, Miocène, Savigné-sur-Lathan, France. Longueur maxi 7 centimètres.
 
Réputés depuis des siècles, les faluns de Touraine et d’Anjou sont constitués d’un sédiment coquillier très grossier.
 
Ils sont exploités pour être répandus sur les chemins, les trottoirs, pour servir de soubassement aux routes et autoroutes, et parfois pour l’amendement des champs.
 
Les carrières peuvent être visitées, à la condition de demander l’autorisation, certains exploitants n’autorisent les fouilles qu’en dehors des heures de travail. (midi, soirée et week-end)
 
Les anciennes carrières, chemins fraîchement recouverts et tas de « sable » doivent être examinés avec attention…
 
L’on peut distinguer trois types de faluns :
 
Pontilévien
 
Ce type est sableux, meuble, très peu consolidé, se tamise très bien et contient principalement des coquilles, coraux et quelques galets. La faune de coquillages datée de l’Helvétien (Miocène moyen) est souvent d’une très belle qualité de préservation, même si de nombreuses coquilles sont usées par le remaniement.
 
Les restes de vertébrés y sont plutôt rares, principalement sous la forme de dents de requins. De temps en temps on y découvre également des fossiles crétacés comme les éponges Siphonia.
 
Les sites se situent en Touraine près de Pontlevoy (attention le stratotype est clôturé et interdit !), Thenay, Manthelan, Pauvrelay et Paulmy.
 
Savignéen
 
Ce type est un grès coquillier, également daté de l’Helvétien, plutôt induré, riche à très riche en galets en fonction de la couche considérée, et certains niveaux sont riches en restes de vertébrés. Quand le falun est altéré, il peut se déliter et être tamisé sur des mailles de 8 millimètres.
 
Les coquilles sont nettement moins bien conservées, car elles ont subi une usure importante. On y découvre outre les bivalves omniprésents, des coraux, de très nombreux bryozoaires, des crustacés (colonies de balanes), oursins, gastéropodes plus rares.
 
Les vestiges de vertébrés font la réputation des faluns savignéens, on y rencontre entre autres : poissons, raies, requins, dauphins, baleines, cachalots, phoques, lamantins, et des animaux terrestres : crocodiles, tortues, antilopes, rhinocéros, éléphants, cerfs, rongeurs, canidés…
 
On exploite ce falun du côté de Savigné-sur-Lathan, Channay-sur-Lathan, Lublé, Saint-Laurent-de-Lin, Noyant-sous-le-Lude… Mais les carrières évoluent très vite, en quelques mois elles sont exploitées, remblayées, recouvertes de terre et ré-ouvertes ailleurs.
 
Vallésien
 
Ces faluns sont plus récents, le Vallésien se situe dans le Miocène supérieur.
 
La dureté de la roche est intermédiaire entre le sable et le grès, les coquilles y sont nombreuses mais les restes de vertébrés s’y rencontrent également. Les dents de requins comme Cosmopolitodus hastalis et Carcharocles megalodon sont plus grandes que celles découvertes dans les autres faluns.
 
Ces sédiments sont exploités en Anjou, dans les environs de Doué-la-Fontaine et Ambillou-Château.
 
Excellentes vacances dans la région !
 
Merci de me laisser des commentaires.
 
Phil « Fossil »

Publié dans Sites de fouilles

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Subtilités de la langue française !

Publié le par Phil Fossil

 
Le Français est indéniablement une langue bizarre !
Voyez plutôt : 
 
- On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.
 
- On passe des nuits blanches quand on a des idées noires.
 
- Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux ruiné qu'il est dans de beaux draps ?
 
- Pourquoi, lorsque vous dites à quelqu'un : « Je ne partage pas votre avis », il peut répondre « Les avis sont partagés » ?
 
- Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru ?
 
- Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint.
Quand il est mort, on l'appelle « feu ».

 
- Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?
 
- Pourquoi parle-t-on des quatre coins du monde, puisque la terre est ronde ?
 
- Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois : « Je viens de louer un appartement » ?
 
- Comment peut-on faire pour dormir sur les deux oreilles ?
 
- Pourquoi appelle-t-on coup de grâce le coup qui tue ?
 
- Pourquoi lorsque l'on veut avoir de l'argent devant soi,  faut-il en mettre de côté ?
 
- Pourquoi dit-on : « embarras de circulation » quand il y a trop de voitures, et « embarras d'argent » quand il n'y a pas assez d'argent ?  
 
Merci de me laisser vos impressions sur cet article... Et les autres !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Pour se détendre

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Requins et autres poissons fossiles du Lédien belge

Publié le par Phil Fossil

 
 
Pycnodus toliapicus, Lédien, Balegem, Belgique. Longueur maxi 15 millimètres.
 
 
 
Myliobatis sp., Lédien, Balegem, Belgique. Taille maxi 4 centimètres.
 
 
 
Carcharocles auriculatus, Lédien, Balegem. Taille maxi 4 centimètres.
 
 
Le Lédien est un étage local typiquement belge, assimilé au Lutétien (Eocène moyen) de l'échelle stratigraphique internationale. Il date d'environ 40 à 50 millions d'années.
 
Cet étage est très répandu en Belgique, son stratotype est situé à Lede près de Gand.
 
Des chantiers d'usines et de routes, sablières, tranchées de chemin de fer ont été visibles il y a quelques années dans les environs de Woluwé-Saint-Etienne, Zaventem, Oosterzele, Vlierzele, Balegem, Schepdael, Woluwé-Saint-Pierre, Forest...
 
Le « Gravier de base » du Lédien se présente sur les sites sous la forme de poches d'un sable jaune à rougeâtre contenant des coquilles fragiles, des galets de grès jaunâtre, et de nombreuses dents de poissons, raies et requins. Plus rares sont les vertèbres de poissons et de requins, ossements et dents de crocodiles, plaques de carapaces de tortues, vertèbres de serpent, dents de mammifères.
 
Les invertébrés sont des bivalves et gastéropodes, tubes de vers, ossicules d'étoiles de mer, rostres d'animaux apparentés aux seiches actuelles, des oursins et de très rares nautiles.
 
Le gravier se trouvait sous un épais banc de grès fort dangereux, car parcouru par des fissures ! Ceux qui ont creusé la couche sans évacuer les blocs de pierre pouvaient se retrouver coincés par un bloc de plusieurs tonnes qui, n'étant plus soutenu, s'effondrait sur eux sans crier gare !
 
La concentration en restes de vertébrés était par endroit phénoménale, plusieurs dizaines de dents de tailles différentes pouvaient se trouver dans un seul tamis.
 
Là aussi, ramener des seaux de tamisat sur petites mailles était extrêmement payant.
 
Malheureusement les interdictions suite à plusieurs accidents mortels qui se sont produits par l'imprudence de certains fouilleurs, ainsi que la disparition graduelle des sites de fouilles, font que seul un chantier temporaire pourrait encore permettre d'échantillonner de nos jours cette couche fabuleusement intéressante !
 
Bonne chance dans vos recherches.
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Règles de sécurité lors de la recherche sur sites (3ème partie)

Publié le par Phil Fossil

7) Dans les mines il est préférable de ne pas s'aventurer. Avec les années, les étançons en bois pourrissent, et un simple coup de marteau pour sortir un spécimen peut faire s'écrouler le tout.
 
S'il y a de l'eau sur le sol, faire attention aussi car elle peut cacher une galerie verticale ennoyée. Utiliser un bâton pour tester la cohérence du sol.
Ne pas oublier une lampe de réserve et un assortiment de piles de rechange.
 
8) Les sites qui se situent dans des régions sèches peuvent renfermer des vipères. Ne jamais retourner des pierres à la main, utiliser le piochon ou un râteau pour celà. Des vipères sont déjà signalées à Rancennes. Dans le midi de la France on risque aussi de rencontrer de petits scorpions.
 
Il peut être judicieux de se munir de sérum et d'une pompe à venin. En été, se munir de produits contre les piqûres d'insectes et contre les brûlures du soleil.
 
9) Les roches très dures peuvent libérer des éclats coupants quand elles sont clivées à la masse.
 
On doit surtout se méfier des silex (Maisières, Eben-Emael) et des blocs de quartz (Quenast).
 
L'emploi de gants solides et de lunettes de sécurité est indispensable dans ce cas.
Les chutes sur des pentes crayeuses peuvent aussi provoquer de graves coupures si des bancs de silex sont incorporés dans la craie.
 
Phil "Fossil"
 

Publié dans Le coin des débutants

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