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Encore quelques jolis fossiles pour mon Muséum

Publié le par Phil Fossil

 
 
En attendant que vous puissiez les contempler de visu, voici quelques acquisitions récentes, faites ces derniers 12 mois, qui seront exposées en bonne place dans mon Musée.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Crioceras sp., Hauterivien, Drôme, France. Diamètre de 15 à 25 centimètres.
 
Ces belles ammonites du Crétacé inférieur se trouvent relativement couramment dans le Midi de la France, les obtenir dans cet état de dégagement est une autre affaire !
 
 
 
 
Pseudocidaris sp., Bajocien, Maroc. Diamètre de la pièce environ 12 centimètres.
 
Cet oursin régulier du Bajocien montre encore quelques radioles (piquants) en connexion, c'est une pièce d'une esthétique remarquable.
 
 
 
 
Lophiodon sp. (mandibule), Lutétien, Robiac, France. Longueur environ 11 centimètres.
 
Ce très beau morceau de mandibule d'un animal proche des tapirs montre que l'animal entier devait être de grande taille !
 
 
 
Rana sp., Miocène, Chine. Longueur environ 8 centimètres.
 
Cette pièce assez sympathique provient d'un sédiment ligniteux, ce dernier nécessite une protection à l'aide de résine synthétique sous peine de voir le spécimen se désagréger.
 
Bon amusement.
 
VIVE LES VACANCES !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Générale

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Dégagement par les acides de fossiles plus résistants

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Thecosmilia trichotoma, Tithonien, Nattheim, Allemagne. Plus grande dimension 8 centimètres.
 
 
Si les fossiles calciteux, siliceux ou pyriteux sont inclus dans une gangue plus sensible à l'action des acides, par exemple de la marne, du calcaire ou de la craie, le dégagement chimique par attaque acide peut constituer une bonne solution.
 
Dans la nature, les acides agissent au niveau de l'humus, l'acide humique naturellement présent dans la terre a tendance à attaquer la gangue crayeuse ou marneuse et respecte les fossiles plus résistants.
 
Les acides les plus généralement utilisés sont dans l'ordre décroissant l'acide chlorhydrique, acétique, sulfurique, formique.
L'équipement indispensable à acquérir avant toute utilisation d'acide est le suivant :
 
- des récipients qui ferment, en verre ou en plastique résistant, afin de contenir les bains d'acide.
 
- des gants en caoutchouc et des lunettes de protection
 
- des pinces inoxydables permettant de déposer et reprendre les spécimens
 
Il suffit de laisser tremper un temps variable (en fonction des pièces, de leur gangue et de leur provenance) dans le bain d'acide.
Un trempage trop court n'enlève pas la gangue, un trempage trop long peut attaquer les fossiles ou les détacher de la roche.
 
Il faudra du temps avant de correctement dégager les restes fossilisés par cette méthode, et comme toujours il convient de s'exercer sur les pièces les moins intéressantes.
 
Quelques fossiles pouvant être préparés de cette manière :
 
- Faune d'ammonites bajocienne silicifiée du Lyonnais
- Coraux oxfordiens calciteux des Vaches-Noires (Normandie, France)
- Faune oxfordienne silicifiée d'Alsace
- Coraux silicifiés du Tithonien de Nattheim et Papelaü (Allemagne)
- Oursins du Maastrichtien du Limbourg belge et hollandais (un simple bagigeonnage pour enlever les restes de tuffeau du test)
 
Bonne préparation !
 
Phil "Fossil"
 

Publié dans Le coin des débutants

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Crabes fossiles d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 
 
Coeloma rupeliensis, Rupélien, Port d'Anvers, Belgique. Plus grande dimension 6 centimètres.
 
 
Coeloma rupeliensis, Rupélien, Port d'Anvers, Belgique. Plus grande dimension 5 centimètres.
 
La Belgique est réputée parmi les amateurs paléontologues pour les nombreux restes de crabes fossiles qui y ont été découverts.
 
Depuis le Maastrichtien limbourgeois et montois, jusqu’au Pliocène anversois, on rencontre des restes plus ou moins fragmentaires de crustacés.
 
Ce sont souvent des pinces ou parties de pinces, des carapaces, parfois dans les meilleurs cas accompagnées de parties de pattes ou de pinces.
 
Le Gravier de Base du Pliocène inférieur du Port d’Anvers remanie des moules internes phosphatés de carapaces de crabes Coeloma rupeliensis, datés à l’origine de l’Oligocène. Les pinces phosphatées sont, quant à elles, nettement plus rares !
 
La découverte de ces restes, au milieu des nombreux galets recouverts de sable qui restent dans le tamis est un coup de chance, mais l’habitude et le coup d’œil jouent un rôle important ! La meilleure preuve en est que l’on découvre fréquemment dans les résidus de tamisage des débutants des crabes qui ont été « loupés » et deviennent très visibles après nettoyage par les pluies.
 
Les deux pièces ici présentées ont été découvertes de cette manière par votre serviteur.
 
Bonnes recherches !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Des menaces à l'encontre des géologues amateurs en France

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Après la tentative heureusement avortée, pour le moment du moins, de la part du Sénat français de régenter les échantillonnages de minéraux et de fossiles (Projet de Loi Souvet, 1997), une nouvelle menace plane à l’horizon. Elle est probablement indirecte mais n’en est que plus insidieuse.
 
Une loi récente oblige en effet tous les exploitants de carrières à remblayer celles-ci après exploitation, ou au minimum à les taluter à 45 degrés. Le but, fort louable certes, est de prévenir les accidents. La conséquence en est de rendre les affleurements fossilifères de plus en plus rares et difficiles à visiter !
 
Cette mesure est très impopulaire, même auprès des géologues professionnels ! En effet, de par l’application stricte de cette règle, imposée par des fonctionnaires intransigeants et visiblement ignorants en géologie, les exploitants ont été obligés de taluter à 45 degrés la fameuse carrière de Vigny (près de Paris). Ce site mondialement célèbre parmi les paléontologues est l’un des seuls en Europe à montrer un récif corallien fossile du Danien, étage du début du Cénozoïque. Les scientifiques avaient de longue date demandé la préservation et le classement en réserve de ce site exceptionnel, qui aujourd’hui a disparu à cause de la bêtise humaine.
 
Cette situation a fait dire à certaines sommités géologiques françaises que la prochaine étape sera le talutage à 45 degrés des falaises d’Etretat ou des Gorges du Verdon pour éviter les accidents toujours possibles !
 
Parmi les sites recensés comme actuellement disparus ou en bonne voie de l’être, nous pouvons déjà citer, outre Vigny :
 
- La grande carrière ouverte dans les récifs coralliens de l’Oxfordien à Mesmont (Ardennes)
- Les carrières de craie dans les environs de Doullens (Somme);
- Les carrières de craie coniacienne des alentours de Hesdin (Picardie);
- La carrière ouverte dans le Lutétien de Oeilly (Marne) montrant un faciès très particulier de cet étage dans la région;
- L’affleurement lutétien à Chamery (Marne) du fait d’accidents mortels.


Aux dernières nouvelles, Vigny a été acquise par le Département et sauvegardée en Espace Naturel sensible !
 
Phil “Fossil”
 
Extrait de mon article sur http://www.eulasmo.com
 

Publié dans Générale

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Règles de sécurité lors de la recherche sur sites (1ère partie)

Publié le par Phil Fossil

 
1) La toute première règle, la plus élémentaire mais aussi la plus souvent oubliée, est de ne JAMAIS SE RENDRE SEUL sur un site. En cas de problème, cela peut tourner à la catastrophe.
 
Par exemple :
 
* Une cheville foulée au Cap Blanc-Nez pourrait tourner au drame à la marée montante. Dans ce genre de site, il y a quasi toujours des gens sur la plage. Emmener un sifflet pourrait aussi aider en cas de problème. Siffler en code morse, 3 brèves, 3 longues, 3 brèves (= SOS)
 
* Enlisement dans une argilière.
 
2) La deuxième règle est de TOUJOURS COMMUNIQUER A DES TIERS la localisation PRECISE du ou des sites visités, et si possible l'heure de retour prévue. Cela permet de prévenir les autorités.
 
3) Ne pas oublier de prendre une quantité de boissons suffisante pour la journée. En été, dans des carrières de roches blanches comme la craie, il peut être nécessaire de boire 5 ou 6 litres d'eau pour compenser l'évaporation.
 
4) Dans les argilières, éviter de se promener aux endroits où une mince couche de sable surmonte l'argile surtout en présence d'eau. Même un sable sec ou légèrement mouillé en surface peut être imprégné d'eau dans la masse et devenir un véritable piège. C'est particulièrement dangereux près d'un ruisselet ou d'un plan d'eau. Si le sol est mouvant, ne pas y trainer ce qui aggrave l'enfoncement mais au contraire mettre un pied sur une zone plus solide et agiter le pied enlisé en le retirant afin de le libérer. Eventuellement garder une petite pelle avec soi pour retirer les bottes qui resteraient prisonnières de la boue en faisant levier sous le talon.
 
Quand on se promène sur des zones mouvantes, ce qui requiert une certaine habitude, se délester de tout poids inutile tel grande pelle, tamis, sac à dos rempli d'outils très lourds, car le risque d'enlisement est bien sûr augmenté !
 
Les débutants auront intérêt à tester le sol à chaque pas avant de laisser tout leur poids reposer sur un pied, et aussi éviter toute zone trop molle.
Visiter une argilière en période de gel peut y rendre le déplacement plus facile, mais il faut se méfier des glissades surtout si la couche de glace est inclinée. Un simple sable coquillier une fois gelé est très dur à échantillonner, et les fragments de coquilles peuvent en cas de chute provoquer de sérieuses coupures.

 

Phil "Fossil"

 

Publié dans Le coin des débutants

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Quelques effets pervers du Protectionnisme

Publié le par Phil Fossil

Les intégristes protectionnistes aimeraient bien faire interdire tout prélèvement, ou au minimum conditionner toute fouille à une demande écrite effectuée à une autorité compétente. Fort bien, mais dans ce cas un professeur (même de faculté) se verrait obligé de constituer tout un dossier rien que pour avoir la possibilité de se monter un laboratoire minimal de Sciences Naturelles ou pour emmener ses étudiants pratiquer la géologie sur le terrain !
 
Lequel dossier devrait circuler durant des semaines, voire des mois, à transiter entre des fonctionnaires et des commissions pas forcément compétent(e)s en la matière, au risque bien réel de se perdre dans les oubliettes sans fond de la bureaucratie !
 
Sans oublier les fouilles urgentes de sauvegarde dans des chantiers temporaires, carrières ou même falaises côtières : si des vestiges importants apparaissent au grand jour, le temps que les démarches administratives aboutissent, il y a de fortes chances qu'ils soient détruits par l'érosion, jetés dans un concasseur, ou recouverts de béton depuis belle lurette !
 
Une anecdote symptomatique de ce qui se passe a été vécue au Calvados : Un célèbre chercheur de l'Université de Caen n'a pu obtenir d'autorisation de prélèvement sur les falaises des Vaches-Noires ! Il a donc dû faire les nécessaires échantillonnages de manière "illégale" !
 
L'exemple récent de ce qui se passe au Nord de l'Espagne est éloquent, même les chercheurs professionnels n'ont plus la possibilité de "monter" des expéditions sur le terrain et donc tous les fossiles qui y affleurent sont promis à une destruction certaine autant qu'inévitable ! Encore un bel exemple à ne surtout pas imiter de "protection du patrimoine géologique", "pensé" par des gens qui ne pensent pas !
 
 
Phil "Fossil"
 
Extrait de mon article sur http://www.eulasmo.com
 

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Fossiles de l'Albien de Strépy-Bracquegnies

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Myophorella elisae et Erypila striata, Albien supérieur, Strépy-Bracquegnies. Longueur 4 centimètres.
 
 
Etudiée au début du Siècle dernier par René Marlière, la Meule de Strépy-Bracquegnies est un sédiment sableux à gréseux de couleur gris clair à verdâtre. Datés de l'Albien, les fossiles ne ressemblent ni à ceux du Cap Blanc-Nez, ni à ceux de Folkestone d'âge plus ou moins équivalent.
 
Lors des travaux de construction du nouvel Ascenseur à bateaux de Strépy-Thieu, ces couches ont été accessibles sur une grande échelle aux chercheurs amateurs durant plusieurs années consécutives. Il n'est pas exclu d'en rencontrer encore lors de terrassements ponctuels.
 
 
 
 
C'est un sédiment marin déposé à proximité de l'embouchure d'un fleuve, dans des conditions de salinité inférieure à la normale, et où une partie des espèces était atteinte de nanisme.
 
Au point de vue de la faune de mollusques, il s'agit sans doute de l'une des faunes fossiles les plus variées et riches de celles qui ont été étudiées en Belgique !
 
Des dizaines d'espèces de gastéropodes et de bivalves, conservés en calcédoine de couleurs très variées, bleutée, jaune et jusqu'à rose, donnent des associations fossilifères de toute beauté et extrêmement photogéniques !
 
Les ammonites y sont rarissimes, néanmoins l'une des couches abritait quelques espèces. Un nautile y a également été rencontré. Outre les mollusques, des bois fossiles, dents de requins, oursins irréguliers fragmentaires, et un petit palais de poisson ont été mis au jour.
 
Certains bois fossilisés également en calcédoine, montrent encore les tubes de tarets qui les ont perforés il y a 100 millions d'années.
 
Au sommet de l'Albien, une argile à Silex du Turonien contenait des huîtres, bivalves du genre des Térédines, dents de requins fossiles et quelques fossiles en silex.
 
Un musée contient l'essentiel des fossiles locaux retrouvés lors des travaux. Sa visite est jumelée avec celle des ascenseurs.
 
Pour plus d'infos :
 
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Sites de fouilles

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Ammonite déroulée du Calvados

Publié le par Phil Fossil

 
 
Spiroceras annulatum, Bajocien, Feuguerolles-Bully. Plus grande dimension 4 centimètres.
 
Le Bajocien (Jurassique moyen) du Calvados est bien représenté dans les environs de Caen et de Bayeux, où des carrières, champs labourés et chantiers de lotissements permettent de faire une ample récolte d’ammonites, bivalves, gastéropodes, bélemnites et nautiles dans l’oolithe ferrugineuse de Bayeux.
 
Les ammonites déroulées, plutôt rares durant le Jurassique, connaissent une radiation durant le Crétacé. Néanmoins quelques formes sont connues durant le Bajocien, et peuvent être découvertes dans le Lyonnais et bien sûr au Calvados.
 
Cette petite pièce a été gentiment découverte telle quelle en surface d’un tas d’éboulis laissé par d’autres amateurs un peu trop pressés, et juste après le passage d’un ami du Muséum de Bruxelles qui l’a vraisemblablement « loupée »…
 
Elle est comparable aux meilleures pièces exposées à la « Maison du Fossile », référence en collections paléontologiques normandes.
 
Encore une pièce préservée de la destruction et de l’oubli, et sans même devoir utiliser un seul outil ! Pourra t’on sur ce coup-là encore traiter les amateurs de « pilleurs » et de « prédateurs » ?
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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Fossiles de Belgique et de France

Publié le par Phil Fossil

 
Hello !
 
Je cherche toujours à rencontrer d’autres passionnés de paléontologie, afin d’échanger des idées, des trucs et astuces, des sites, des spécimens…
 
J’ai une bonne trentaine d’années de pratique dans le domaine, ce qui me permet d’avoir accumulé une expérience considérable, une collection impressionnante, et je suis toujours ravi de partager ma connaissance du terrain avec des débutants ou d’autres amateurs confirmés.
 
Je collabore d’ailleurs bénévolement avec des Muséums et également des clubs d’amateurs, belges et étrangers. Mes articles se retrouvent dans plusieurs revues de niveau international de France jusqu’au Colorado.
 
Pour ceux qui aimeraient faire des sorties « fossiles » accompagnées et guidées, ou plus simplement bénéficier de ma longue expérience, il est possible de me contacter sur OVER-BLOG en me laissant un commentaire, de m’envoyer un mail sur paleomaniac@hotmail.com ou de me téléphoner (SMS acceptés) sur le mobile +32473402582.
 
A plus !
 
Phil “Fossil”
 

Publié dans Annonces et Pub

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Carcharocles angustidens du Port d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 
 
Carcharocles angustidens, Miocène-Pliocène, Port d'Anvers, Belgique. Hauteur entre 3 et 4 centimètres.
 
Dans la lignée du Requin Géant Carcharocles megalodon, se trouve une galerie d’ancêtres impressionnante ! Les tailles de ces animaux, et de leurs dents par voie de conséquence, n’ont cessé d’augmenter depuis le Crétacé inférieur.
 
Prédécesseur immédiat du Mégalodon, Carcharocles angustidens se distingue de ce dernier par une taille plus petite, et sur ses dents par la présence de deux cuspides latérales. Plus petites que chez Carcharocles auriculatus (son ancêtre éocène présenté dans un article précédent) elles ont disparu chez le Mégalodon.
 
Cette jolie pièce a été découverte dans le Port d’Anvers, dans le Gravier de Base des Sables de Kattendijk (Pliocène inférieur) déposé après draguage de l’Escaut sur un site qui est devenu par la suite le nouveau Deurganckdok. Son heureux possesseur, Dominique Van Espen (toujours lui !) a encore une fois eu la chance de mettre la main sur une rareté.
 
Toutes nos félicitations, Dominique !
 
Phil « Fossil »
 

Publié dans Vos découvertes !

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