Quatre jours bien occupés dans le Poitou (1)

Publié le par Phil Fossil

 


Depuis la fin juin-début juillet, votre serviteur n'avait plus eu l'occasion de taquiner les ammonites et particulièrement celles de la région de Saumur et Poitiers.

Mon pote Jean-Paul était, quant à lui, en manque depuis bien plus longtemps encore ! Janvier, pour être précis.

Une sortie conjointe, prévue de longue date, devenait indubitablement urgente...


Jeudi 1er décembre 2016

Les obligations professionnelles de Jean-Paul retardant notre départ jusqu'au tout début de l'après-midi, j'ai amplement le temps de préparer bagages, outils et autre équipement.

Il m'est même possible de nettoyer les dernières trouvailles anversoises et d'ajouter le tamisat ramené à une caisse à moitié pleine.

Tout est prêt quand il arrive. 

Le temps d'embarquer le tout, placer les caisses vides sur les sièges arrière, choisir à deux l'outillage le plus idoine, et on est partis pour 9 heures de route.

Ponctuée de quelques pauses bien nécessaires : en effet, si j'ai suffisamment de boissons, je n'ai pas grand-chose à manger, et je dévaliserai littéralement l'échoppe de la première station-service où nous nous arrêtons.

Après un voyage sans histoire, on arrive à notre gîte d'hôtes campagnard de Leugny vers 1 à 2h du matin. Un lit confortable et un environnement super-calme ne sont pas de refus.


Vendredi 2 décembre 2016

Vu l'arrivée tardive, on demande le petit-déjeûner après 9h, histoire de récupérer un minimum. Puis nous sommes changés, équipés en pulls car il gèle bien !

Le premier champ proche du gîte et accessible (car tout le reste est semé, déjà) est en friche, sa productivité est assez pauvre, seules deux petites ammonites et quelques éponges pas terribles viennent remplir nos sachets plastiques.

Ensuite Jean-Paul nous emmène jusqu'à un champ où il avait découvert de beaux bois fossiles en janvier mais il est également semé. 

Nous nous cantonnons alors à sa bordure, j'ai de la chance et ramasse, outre de rares petites ammonites, deux morceaux de bois fossile silicifié. Ca commence pas mal !

Revenant vers des champs connus de votre serviteur, ils sont également semés et donc les bords en sont copieusement épluchés. 

Les ammonites s'accumulent, quelques oursins irréguliers (Dysaster sp.) sont ramassés, je mets même la main sur deux raretés : un phragmocône de bélemnite et un joli nautile Pseudaganides ledonicus.

On repart, le champ abondamment prospecté début juillet est juste semé mais pas loin un autre est labouré et semble avoir été pas mal nettoyé par les pluies précédant notre venue.

La, la moisson est bonne, les sacs se remplissent vite, et des pièces de grande taille (pour l'Oxfordien) sont ramassées.

Il fait sombre quand je reviens à la voiture, Jean-Paul continue jusqu'à la tombée de la nuit et je suis content qu'il arrive car je commence à geler.

Arrivés au gîte tout proche, je refais le plein de chaleur, je me change, me rafraîchir en vitesse et on peut rapidement passer à table vu que nos logeurs font tables d'hôtes.

Il est extrêmement tôt, mais la fatigue cumulée des semaines précédentes et celle du voyage ont raison de mes forces : je m'endors très vite !


Samedi 3 décembre 2016

Là, on a demandé à avoir le petit-dej' vers 7h30, ce qui nous permet d'être prêts approximativement quand le soleil se lève.

Aujourd'hui on fera un peu plus de kilomètres, prévoyant d'explorer les environs de Vignolles, en espérant avoir plus de champs accessibles !

La plupart des champs sont à nouveau semés, néanmoins un seul est accessible : les tournesols ont été récoltés, les tiges couchées jonchent la parcelle.

Au départ on fait quelques trouvailles, mais on insiste et au fur et à mesure les découvertes sont de plus en plus nombreuses !

Toujours les sempiternelles ammonites, mais certaines d'une taille jamais personnellement récoltée dans l'Oxfordien poitevin, ainsi qu'un peu d'oursin irrégulier Dysaster sp. Et je termine par un gros nautile Pseudaganides ledonicus. 

Le froid piquant (le vent souffle en jolies rafales) et la faim ont raison de mon endurance : après avoir demandé la clé, je retourne à la voiture pour me mettre au chaud et y grignoter un semblant de pique-nique.

Quand Jean-Paul, très content de sa moisson, rentre à l'auto, il mange et on repart pour un peu d'exploration.

Les champs sont tous semés, mais des ammonites sont ramassées à leur lisière : à refaire dans des conditions plus propices, ça c'est sûr !

On retourne alors au champ labouré commencé la veille, avec grand intérêt : un gros sachet d'ammonites est encore engrangé et le froid piquant devient difficilement supportable avec le coucher du soleil, je me remets à l'abri dans la voiture.

Dès qu'il fait vraiment noir, Jean-Paul arrive et on rejoint le gîte.

Je prend ensuite un peu de chaleur dans mon lit, à un point tel que je m'endors... Heureusement pas très longtemps, il est hors de question de louper le souper !

Mais celui-ci expédié, je retourne au lit sans demander mon reste.

A suivre...

Phil "Fossil"


 

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