Encore un week-end TRES occupé !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce vendredi, je pose mon dernier jour de congé de l'année, n'ayant aucune envie de le perdre alors que les sites fossilifères n'attendent que ma visite !

Michaël est là très tôt, 7h15, cela ne me change pas beaucoup vu qu'à cette heure là, en semaine, je termine de me préparer pour partir au bureau.

N'ayant plus la possibilité de visiter la carrière de Bierghes, nous jetons notre dévolu sur une sablière lédienne des environs de Gand.

Avant 8h, nous nous présentons au bureau, afin d'obtenir le précieux sésame et signer la décharge de responsabilité.

On y apprend que les visites à des fins de collecte de fossiles n'y seront désormais plus autorisées : la faute, à nouveau, à quelques inconscients qui travaillent à des endroits prohibés autant que dangereux, et qui, en prime, y passent en week-end alors que cela est interdit par les propriétaires !

Et, comme toujours, les chercheurs honnêtes qui jouent le jeu sont punis comme les autres !

Désirant mettre à profit ce qui est donc notre toute dernière visite, on repère avant même le lever du soleil quelques endroits prometteurs.

Je tamise une couche peu concentrée mais payante, quand Michaël m'appelle, en le rejoignant, je ramasse quelques belles dents en surface, dégagées par les précipitations.

Je vois ce qu'il veut me dire : une ravine dégagée par les pluies montre une couche riche et très étendue. Je termine le peu de couche restante avant de bouger.

On se met alors à travailler à deux, sans oublier que le front de la ravine est haut et risque à tout moment de s'ébouler.

Quand cela devient trop risqué, on fait s'effondrer des parties, avant de re-dégager de la couche et continuer.

Il est néanmoins passé 16h quand, épuisés (tous les deux) et frigorifié (moi) on repart vers la voiture.

La moisson personnelle est très convenable : une assez grande Otodus auriculatus, de belles grandes Striatolamia macrota, un palais de poisson Pycnodus toliapicus avec 4 dents rondes de couleur différente, et un élément de triturateur de chimère probable. (Le tout premier pour ce niveau, en ce qui me concerne...)

Bref, une super journée, qui contrebalance autant que faire se peut la mauvaise nouvelle de ce matin.

On rentre très fatigués, je décharge le matériel, le demi-seau de résidu de tamisage et les trouvailles, je range le tout et je m'affale dans un fauteuil.

E-P-U-I-S-E !!!

Le nettoyage attendra bien le lendemain...


Le samedi, courses diverses, je me lève très tard et j'ai juste le temps de passer à la banque avant sa fermeture. Les autres enseignes sont ouvertes plus tard, donc pas de souci.

Après deux heures de marche, je suis à nouveau content de me reposer un peu avant de ressortir pour passer les dents lédiennes à l'eau, et étaler le tamisat dans une caisse plate pour son séchage.

Cela fait, il fait quasiment noir et je rentre.


Le dimanche, on part plus tard, Renaud a prévu d'être chez moi vers 9h30, devant prendre livraison de la voiture de location avant celà.

On embarque tout le matériel, bien stocké dans de grands sacs solides afin de ne pas salir le véhicule; les boissons, les vêtements supplémentaires, tout est empaqueté.

Un arrêt rapide à notre station service de Waarloos pour un café et de quoi manger, et on repart pour le port d'Anvers.

Nous ne sommes pas les premiers, j'avise une butte intéressante et je commence à la tamiser.

Si les trouvailles sont petites, elles sont assez nombreuses et de jolies choses en sortent avec régularité.

Canine et "molaire" broyeuse de poisson sparidé, 3 dents de dauphins, une très jolie Galeocerdo aduncus, des Notorhynchus cepedianus de bonne facture, plus les petites Araloselachus vorax, Hypoprion acanthodon, Isurus oxyrhynchus et Cosmopolitodus hastalis.

A signaler aussi, une dizaine de bulles tympaniques de dauphins.

Le soir tombe assez vite, c'est d'ailleurs amplifié par la brume tenace qui s'est levée sur la zone. 

Mais ce brouillard a un effet amusant : en effet il tamise (normal pour chercher des dents dans le sable, vous me direz) la lumière des nombreux luminaires proches, ce qui donnant l'impression d'un tube fluo géant nous permet de continuer à chercher, et à trouver !

Il faut néanmoins, la fatigue et les courbatures devenant importantes, se décider à repartir.

Non sans avoir descendu les tamis, outils, seau et sac de tamisat, sans oublier les boissons, reste de nourriture et les nombreuses vidanges amenées par nous et quelques autres chercheurs indélicats qui les ont abandonnées sur place !

Quand tout a été copieusement secoué pour en faire tomber un maximum de sable, et bien emballé dans les grands sacs, on peut repartir.

Un petit arrêt à une enseigne de restauration rapide proche de mon domicile, et je peux enfin tout sortir de la voiture.

Je prends même le temps de passer les trouvailles à l'eau avant de "fermer la boutique" et de me jeter dans le fauteuil !

Plus question de faire quoi que ce soit jusqu'au lendemain, c'est certain, mais...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil".

 

Encore un week-end TRES occupé !
Encore un week-end TRES occupé !

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