Un long week-end à Anvers, ENFIN ! (2)

Publié le par Phil Fossil

 

Lundi 31 octobre 2016

 

Levés tôt, on prend le petit-déjeuner dans un bistrot en face de l’hôtel, on fait quelques courses dans un LIDL tout proche, et on est partis.

 

On commence par une visite de chantier à Berchem, ouvert dans les sables miocènes à Glycymeris lunulata baldii.

Après les nécessaires négociations avec le chef de chantier, on peut examiner les tas sableux et autres zones aplaties récemment par les engins.

Pas de vertébré en vue, on repart pour la zone portuaire d’Anvers où l’on se gare au plus près de la partie de site que je désire travailler cette fois.

 

Dûment équipés, on attaque la butte et je m’installe à un endroit déjà travaillé, mais qui après quelques tamis s’avère peu productif.

Je bouge de quelques mètres, et c’est déjà mieux.

Je travaille donc aux tamis de 6 millimètres, en les triant sur un plus petit maillage pour récupérer un minimum de tamisat.

Au fur et à mesure que je descends, je tombe sur une concentration de galets, vestige d’un chercheur qui a trié en vitesse la couche sur du gros maillage !

Je me vois donc obligé de passer aux mailles de 10mms ce qui trie rapidement le sédiment mais me fait perdre les toutes petites dents.

Quelques belles grandes dents complètes en sortent, mais la majorité des trouvailles sont partielles à quasi complètes.

Il est 17h bien sonnées quand on repart, la nuit ne va pas tarder à tomber et l’on désire encore faire un peu d’exploration, laquelle ne donnera rien, le crépuscule n’aide certes pas à se repérer dans Anvers.

On fait un arrêt rapide à Berchem, le temps de remplir et d’embarquer deux sacs de sable à des fins de vérification à la maison, mais vu mon tamisage forcené toute cette journée, je reste dans l’auto à me reposer.  

Les principales trouvailles du jour : un joli poinçon d’hexanchidé, une superbe grande dent de delphinidé, une vertèbre de requin, plus les habituelles Cosmopolitodus, Araloselachus, Hypoprion et quelques rochers de l’oreille interne de dauphins. Plus, une très grande rareté, un moule interne phosphaté de pince de crabe, sans doute Coeloma rupeliense.

Une fois arrivé au domicile, on décharge tout : mon matériel, les victuailles, le bagage et les trouvailles, et mes amis repartent, ils ont encore une longue route !

Quand tout est rentré et rangé, je m’effondre dans un fauteuil, le nettoyage attendra bien le lendemain, jour férié.

 

Mardi 1er novembre 2016

 

Debout plus ou moins tôt, j’ai quelques courses à faire, vu la longue marche je rentre fatigué et je me repose jusqu’au début de l’après-midi.

Je ressors alors, et je passe les dents des deux sites à l’eau, elles sont mises à sécher dans des boites différentes.

Je me rends compte que le deuxième site a été, en quantité de dents trouvées, pratiquement 10 fois plus productif que celui de la veille…

Je passe également les coquilles, les ossements, les moules internes, au lavage, et je mets tout à sécher dans des caisses ad-hoc que je peux compléter.

Puis je vide précautionneusement le résidu de tamisage sur petites mailles dans une caisse plate, où il sèchera quelques semaines, le temps que j’aie avancé les caisses plus anciennes et bien déshydratées maintenant.

Un week-end loin, très loin d’être reposant, mais malgré tout…

 

Vivement la prochaine !

 

Phil “Fossil”

 

Publié dans Comptes-rendus

Commenter cet article