Un mardi de « repos », merci les grévistes !

Publié le par Phil Fossil

Comme je vous l’avais déjà mentionné, notre dernière sortie dominicale s’étant terminée à 23h30, il n’était bien évidemment plus question de bosser dehors pour nettoyer les trouvailles.

Heureusement pour moi, ce mardi était l’occasion d’une grève « générale » en Belgique, ce qui signifie une galère sans nom pour venir bosser en transports en commun de l’autre côté de Bruxelles…

J’ai donc anticipé bien à l’avance les désagréments, et logiquement pris une journée de congé.

Pensant dans un premier temps faire une sortie, mon état de fatigue a eu raison de ce programme pourtant très alléchant ; je me suis levé tard et j’ai commencé à nettoyer les dents des sites faits deux jours auparavant.

Le tout passé à l’eau est mis à sécher sur un morceau de journal, un papier par site effectué.

Je m’attaque ensuite aux trouvailles « secondaires », comprendre ossements de mammifères marins, coquilles et moules internes du Miocène-Pliocène-Actuel.

Quand tout est fait et mis à sécher dans les caisses ad-hoc, lesquelles sont complétées après chaque fouille, je traite un sachet de coquilles miocènes en attente depuis le week-end précédent.

Disposant à la fois d’une température et d’un temps clément (même si le soleil ne perce pas les nuages omniprésents), et de quelques heures avant la prochaine activité prévue au programme, je m’attaque à un tri devant être fait de longue date.

Plus prosaïquement, trier un amas de fossiles de plusieurs provenances qui se trouvaient dans des caisses séparées au départ, mais que la chute d’une pile suite à des infiltrations d’eau a malencontreusement mélangés.

Rassemblés « à la grosse louche » en vitesse à l’époque, il fallait simplement séparer à nouveau les fossiles originaires de sites différents et les remettre dans des contenants distincts.

Blocs fossilifères et bélemnites isolées du Domérien de Bascharage, huitres oxfordiennes des Vaches-Noires, coquilles lutétiennes de Damery et environs, résidu de tamisage néogène du port d’Anvers, et surtout des floppées de très petites coquilles bartoniennes-auversiennes du Guépelle, le jeu était de séparer et re-trier tout cela…

Enlever les plus gros blocs et les stocker dans une cagette va relativement vite, prélever les centaines de bélemnites et les stocker dans une grande boite à glace en plastique est déjà un peu plus long.

Mais il faut prélever les coquilles bartoniennes (dont la plupart font moins d’un centimètre de longueur !) pour ne laisser que le résidu de tamisage.

Versé par grosses poignées sur un tamis de très petit maillage, l’agglomérat fossilifère prendra deux bonnes heures pour son tri presque exhaustif, seul le tamisat (lequel contiendra encore quelques très petites coquilles auversiennes) est stocké dans une autre boite à glace plastique en attendant son futur tri exhaustif.

Il est passé 16h quand je clôture les hostilités, poussé par la faim : je n’ai en effet pas mangé depuis la veille au soir !

Mais, une bonne besogne d’abattue, ça c’est certain !

Phil « Fossil »

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