De plus en plus hard, les week-ends…

Publié le par Phil Fossil

Cette semaine ayant été particulièrement gratinée, comprendre fatigante, de par les grèves et autres manifs ayant forcé votre serviteur à user de moultes plans-B et plans-C pour péniblement se pointer au bureau, il était grand temps d’arriver au week-end.

Pour se REPOSER !

Vous avez dit « Reposer » ?

Samedi debout plus tôt qu’à l’accoutumée, il me faut marcher jusqu’à la poste chercher un paquet qui est enfin arrivé.

Cet envoi, originaire des Philippines, contient un assortiment de dents de squales miocènes/pliocènes et autres restes de raies et poissons, envoyés par un chercheur local.

J’en profite pour faire un petit détour afin de faire quelques courses au supermarché proche, puis rentrer me reposer un minimum.

L’après-midi, je déballe précautionneusement le paquet et je stocke les dents en alvéoles, regroupées par espèce ou genre, le tout dans une boite à cuberdons. Quand c’est fait, je peux constater qu’il n’y a eu aucune casse pendant le voyage (un miracle !) et que les pièces correspondent bien à ce que j’avais choisi.

Maintenant, repos intégral ! Demain sera une dure journée…

Le dimanche, de la pluie est annoncée. J’espère néanmoins que nous éviterons le plus gros, aidés par une vérification du radar précipitations.

Renaud arrive vers 9h30, on charge tout le matériel même si au départ on a prévu de faire essentiellement de la prospection à vue de sables à coquilles.

On commence par le petit site où on avait trouvé assez bien de dents la fois précédente (et Renaud découvert sa plus grande hastalis) ou l’on ramasse pas mal de quenottes nettoyées par les pluies.

Je repère d’assez loin un galet phosphaté avec des encoches « typiques », que je sais d’expérience abriter un crabe fossile : retourné et grossièrement décrassé avec les doigts, il apparaît être complet et très joli.

Et voilà la pièce du jour !

Ayant bien épluché l’endroit, on repart pour la zone à coquilles.

Malheureusement l’avancée des travaux dans le port fait que la route est bloquée pour quelques jours, et il nous faut utiliser le GPS pour arriver à destination… Après un détour de 15 à 20 kilomètres !

Finalement arrivés, on se gare, on s’équipe (il commence doucement à pleuvoir) et en avant !

Des zones de Sables d’Oorderen à coquilles sont explorés, peu de vertébrés à part les classiques supports de mâchoire de Melanogrammus conjunctus et une dent de Cosmopolitodus hastalis partielle. Des coquilles sont néanmoins engrangées…

Renaud a pris de l’avance, mais je le rejoins sur des zones à graviers qui ont été pas mal nettoyées par les récentes pluies.

Là les dents sortent avec régularité, enfin. C’est en passant à côté d’un tas argileux que le repère dans un petit éboulis un petit point brillant : pensant découvrir un fragment de dent de requin, je sors une superbe (probablement ma plus belle) canine de Squalodon antwerpiensis, ancêtre du cachalot à dents différenciées.

La deuxième et la meilleure pièce de la journée… Au grand dam de Renaud !

Je fais tout à mon aise des zones bien damées par les bulls et copieusement nettoyées par les précipitations, engrangeant encore de jolies dents et autres moules internes de bivalves et de gastéropodes.

Une tentative de grattage dans un talus se solde par un magistral « chou blanc », pas une dent, pas une pointe, même pas un morceau…

De guerre lasse je me déplace hors de la zone productive pour aller satisfaire un besoin naturel… Et je ramasse 4 pièces dentaires de squale juste sur le trajet !

La pluie commence à s’intensifier, on décide de replier et de changer de site.

Armés de tout l’équipement (tamis, pelles, râteaux) on commence à prospecter.

Renaud « à la vue » et moi en faisant des tamis de sondage. Il faut bien avouer que le tamisage ne donne pas des masses, je bouge, c’est un peu mieux mais en taille loin derrière la moisson faite par Renaud juste en ramassant…

La nuit commence à tomber, il est 22h bien sonnée quand on repart, après avoir démarré 12h plus tôt de la maison !

Une pause souper au Quick près de chez moi, on peut enfin débarquer le matériel (conséquent) et les trouvailles. (nettement moins encombrantes)

Il est largement passé 23h30, quand tout est rentré je monte m’affaler dans un fauteuil. Le nettoyage des pièces attendra un soir en semaine, en espérant quelques heures de temps suffisamment sec pour avoir la possibilité de bosser dehors…

Ca fait pile 14h que nous avons quitté la maison… Pour une journée, c’est une journée !

En tout cas,

Vivement la prochaine !

Phil « Fossil »

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