Un samedi anversois, pour une fois changer...

Publié le par Phil Fossil

Etant arrivés au mois de mars, ses gibboulées et donc son humidité, la surveillance des sites météo préalablement aux sorties n'est pas de trop.

Le dimanche étant annoncé très humide, Renaud et moi avons très logiquement jeté notre dévolu sur le samedi.

On part vers 9h, après nos traditionnelles courses et café on arrive au site où un chercheur hollandais est déjà à l'oeuvre.

Je m'installe dans un trou où affleure de la couche, et je commence à bosser sur 3 tamis en alternance. Les dents sortent, mais la couche est moins intéressante que celle exploitée y a quinze jours.

Les petites dents sont les plus intéressantes et complètes, peu de pièces dépassent les 2 centimètres. Notorhynchus, Hexanchus, Galeocerdo, Lamna et autre Araloselachus sont de belle qualité.

Sur ces entrefaites, il fait très beau, assez doux et il n'y a pas un souffle de vent. Trois autres chercheurs hollandais sont arrivés, ils commencent à creuser un trou gigantesque pas très loin, et à trouver pas mal.

A un moment, je pars satisfaire un besoin naturel, et ce faisant, mes yeux se posent sur que je détermine être une racine de dent.

Je ne quitte pas l'objet des yeux, et m'étant rajusté je vais le cueillir dans le flanc de son talus sableux.

Une belle Cosmopolitodus hastalis, fraîche et bleutée, la plus grande dent de la journée...

Je retourne tamiser, avec plus ou moins de bonheur, et je finis par trouver ce qui ressemble à une dent de dauphin mais que l'un des chercheurs hollandais identifie comme une quenotte de cachalot nain.

Les hollandais replient, puis dès qu'ils sont hors de vue Renaud plonge dans leur trou pour continuer la couche.

Travaillant uniquement aux "grosses mailles", il sort de belles pièces : une grande latérale supérieure de Cosmopolitodus, une belle antérieure inférieure de la même espèce, et, lors de ma deuxième pause "besoin naturel", une jolie pointe de Megaselachus megalodon, sa première !

Je sors à ce moment des dents plus grandes : Cosmopolitodus belle et fraîche, et aussi Anotodus retroflexus.

Vers 17h30 il commence à pleuvoir puis à grêler, ce qui ne freine pas nos ardeurs. Seule la tombée de la nuit, conjuguée avec la fin de ma couche, sonnera la fin de la récréation.

Sans avoir trouvé autant que la fois précédente, ma moisson est très honorable : néanmoins, ma fatigue est telle que je ne nettoierai les fossiles que le lendemain, entre deux averses...

De toute manière, nonobstant la fatigue et les courbatures...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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