Un peu de nostalgie...

Publié le par Phil Fossil

Il y a un certain nombre de décennies déjà, pas loin de 4 en fait, j'étais fan inconditionnel des fossiles (ce que je suis toujours) et j'avais découvert les excellents guides géologiques régionaux des éditions Masson.

La seule différence extérieure avec les guides touristiques Michelin était leur couverture rouge, à la place du vert.

Ces ouvrages sont progressivement mais rapidement devenus mes livres de chevet, je dévorais tous les soirs les descriptions de sites et les planches photographiques devenues classiques, en attendant les vacances scolaires où je pouvais, enfin, satisfaire mes envies de fouilles.

Le fait que ces planches photos soient en N&B ne me gênait aucunement, que du contraire.

Le guide “Flandre-Artois-Boulonnais-Picardie” était celui qui a été le plus rapidement “amorti”, vu la proximité relative des côtes boulonnaises avec mon domicile, et l'échantillonnage de fossiles complété assez vite.

Lors de vacances familiales en Bourgogne, j'avais bien évidemment emmené le guide “Bourgogne-Morvan” et je le lisais et relisais jusqu'à plus soif.

L'une de ses planches de détermination exhibait un très bel exemplaire d'ammonite Amaltheus margaritatus du Domérien, sur lequel j'avais “flashé” depuis le début.

Aidés par les descriptions de sites de la partie “itinéraires” de ce bouquin, nous étions après diverses pérégrinations arrivés à une carrière bourguignonne d'ou cette ammonite était censée provenir.

A part quelques morceaux de fossiles quasiment informes, je n'y avais rien découvert de notable, mais ma quête de cette espèce ne faisait que commencer.

Les sites par la suite visités dans cet étage géologique (Bascharage, Lixhausen, Pont-à-Mousson) m'avaient laissés sur ma faim, laquelle ne fut même pas satisfaite par des échanges de fossiles réalisés contre quelques exemplaires de cette ammonite.

Après presque 40 années, je pouvais sans honte aucune commencer à désespérer, quand enfin le jour arriva : la pièce superbe, comme dans les vieux bouquins, a finalement été ramassée ce début mai dans une ravine de l'Aveyron.

http://www.paleomania.com/2015/05/de-retour-de-vacances-c-est-toujours-trop-court.html

Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre...

Phil “Fossil”

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el lobo 29/05/2015 14:43

faut toujours garder un coin d'espoir :)
moi je ne sais méme pas quel est le coquillage le plus rare ....
bisous et doux we