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Encore quelques futures bourses

Publié le par Phil Fossil

Encore quelques futures bourses
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Encore quelques futures bourses

 

Bonnes visites !

Phil "Fossil"

 

 

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Un petit jeu, ça vous tente ?

Publié le par Phil Fossil


L'acquisition de cette ancienne camionnette de l'armée étant une chose faite, il me revient tout à coup quelque chose...

Cette année, cela fera tout juste trente ans que j'ai débuté mon service militaire !

Je ne sais pas si c'est quelque chose que l'on a l'habitude de fêter, on célèbre d'habitude plutôt sa démobilisation, mais voilà, ça tombe comme ça.

Maintenant que je dispose d'un véhicule dédié aux fouilles, j'ai décidé de lui trouver un petit nom.

Même si de nombreux sobriquets me viennent à l'esprit, il y a plus dans une série de têtes que dans une, alors je me permets de mettre mes lectrices et lecteurs à contribution.

Paleomobile (Merci Ludo), Fossil-truck, Paleobus (Thanks Yves), Prehistovan, Meg hunter, Sharkteeth Rider, Site Exporer, les idées sont nombreuses.

Si vous me faites quelques propositions dans un petit commentaire, je les compilerai en une liste, et on pourra par la suite (avec votre aide) choisir le nom le plus approprié.

Je vous remercie d'avance !

Phil "Fossil"

 

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Pour un sacré week-end, c'était un sacré week-end !

Publié le par Phil Fossil

Pour un sacré week-end, c'était un sacré week-end !


Ces deux jours, nonobstant la météo annoncée merdique, il fallait tester la camionnette et effectuer dans le port Anversois un tamisage intensif.

Le samedi, Renaud arrive à vélo et on charge le van avec tout ce que j'ai préparé à l'entrée du garage.

Première chose, des courses afin d'avoir de quoi boire et manger sur place, puis un saut au Brico le plus proche de chez moi chercher une brouette, bien utile pour amener le matériel et le ramener, ainsi que le tamisat récupéré.

Ensuite le trajet, seulement ponctué d'une pause "café" à la station-service de Waarloos.

Une fois arrivés, on est seuls. C'est bien compréhensible, vu qu'il fait glacial, que le vent est assez fort, et qu'il neige ! Peu de gens sont assez fous pour venir prospecter par un temps pareil...

Parqués sur le site, on embarque le matériel, la nourriture et les boissons et on grimpe le talus.

Je m'installe dans un immense trou existant pour tamiser sur moyennes mailles, Renaud attaque un nouveau trou afin d'obtenir de la couche encore en place.

Si les dents personnellement trouvées sont petites et pas très nombreuses, je me console avec une bonne dizaine de belles bulles tympaniques de dauphins, une très jolie grande vertèbre de poisson, et d'autres ossements sympathiques.

Lui découvre de belles grandes dents, ainsi qu'une sensationnelle molaire de phoque, la pièce dont je rêve depuis des années... C'EST PAS JUSTE ! LOL

On quitte le site à la nuit noire, une pause à Waarloos pour souper et faire une petite sieste, décharger le minimum de la camionnette et je peux enfin m'écrouler dans mon fauteuil... 

Et surtout aller dormir tôt, vu que le lendemain, ON REMET CA !


Le dimanche, il est un peu plus tard quand Renaud est là, j'ai eu une longue nuit bien réparatrice; on charge un minimum, des petites courses pour de la nourriture et on se remet en route.

Une pause café traditionnelle à Waarloos, et on arrive. Là, on n'est plus seuls, déjà 7 voitures garées tout près ! Ca ne sent pas bon pour le trou exploité la veille par Renaud...

Même le mien a été "testé", mais semble-t-il vite abandonné. 

Je m'y installe, et je commence à travailler un autre côté sur un plus petit maillage que la veille (6-8mms) afin de récupérer du plus petit matériel.

Je sors quand même des choses sympas, rien qui dépasse 4 bons centimètres mais quelques raretés quand même : une jolie vertèbre de requin, dents de Galeorhinus contortus, Galeocerdo latidens, Squatina angeloides, Sphyrna zygaena, plus les habituelles espèces plus communes.

Renaud, lui, entame un trou gigantesque vu que la couche s'avère être très profonde ! S'il y trouve de belles pièces, elles sont plus rares que la veille. 

Il bouge assez vite quand son trou de la veille s'est libéré, et continue à trouver du beau.

Il se promène aussi, déniche une grande Cosmopolitodus hastalis en surface pas loin de mon trou. Puis, en fin de journée, sa première Hemipristis serra, petite mais jolie !

Il est quasiment 18h quand on replie, votre serviteur commençant à geler; la descente est plus dure que la montée vu que je ramène un énorme sac de tamisat en plus de tout le matériel : la brouette vient bien à point...

Une petite pause "sieste" à Waarloos, manger un petit truc au Quick pas loin de chez moi, décharger le minimum (trouvailles et fringues à faire sécher) et je peux ENFIN me reposer !!!

Epuisé, des courbatures partout, mais malgré tout :

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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Premier test en vraie grandeur de la camionnette ce week-end

Publié le par Phil Fossil

 


Ce week-end est annoncé un temps plutôt infect, pour dire le moins...

Pluie, neige, gel nocturne, tout cela n'augure rien de bon pour une sortie !

Mais, pas d'hésitation à avoir, il faut sans délai tester ce véhicule et depuis le temps que les fouilles me manquent, le plus tôt sera le mieux !

On emmènera le maximum de vêtements chauds et de pluie, pour le reste, l'équipement complet sera de rigueur !

Une dizaine de seaux pour ramener un maximum de tamisat, des bacs en plastique, les outils classiques... seront du voyage !

Je vais enfin ressortir le grand tamis sur pied de 95x50 centimètres, les deux de 60x60 centimètres, et bien entendu les autres de taille plus réduite.

En espérant avoir le temps de terminer le tamis géant incliné, comprendre 150x95 centimètres !

Une chose est sûre, même si on fouille les deux jours, même si l'on reste les deux journées au même endroit...

Ne comptez pas sur moi, vu les températures annoncées, pour dormir dans la camionnette ce coup-ci !

Phil "Fossil"

 

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Enfin, ENFIN, la camionnette est arrivée !

Publié le par Phil Fossil

Enfin, ENFIN, la camionnette est arrivée !

 

Cela fait quelques mois maintenant que je suis à la recherche d'un véhicule pratique pour des fouilles, cela a pris un peu plus de temps qu'initialement prévu, mais ça y est !

Ce minivan militaire d'occasion est désormais prêt à servir, enfin presque, il restera à le compléter avec quelques outils et équipement. (brouettes, grands bacs, etc.)

Et, bien entendu, à l'inaugurer sur le terrain.

Ce qui, vu la météo belle (mais froide!) annoncée pour ce week-end, ne saurait désormais plus tarder.

La réalisation d'un tamis ad-hoc (150x100x1cm) est prévue également, tout le matériel est là, un peu d'huile de coude et une demi-journée de temps sec devraient faire l'affaire.

Non seulement je peux emmener 9 personnes au total, mais il est aussi possible d'y stocker une bonne dizaine de seaux de tamisat remplis quand on sera moins nombreux.

A mon avis, mais cela n'engage que moi, le week-end va être plutôt chaud... Malgré le gel prévu !

Phil "Fossil"


 

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Pourquoi la vie sur Terre s'est-elle figée pendant 2 milliards d'années? 

Publié le par Phil Fossil

 


L'évolution de la vie sur Terre a ralenti pendant pratiquement deux milliards d'années après l'apparition des premiers microbes photosynthétiques car l'oxygène qu'ils produisaient servait à la décomposition des matières organiques accumulées dans les fonds marins au cours des époques antérieures.

« A l'époque, la Terre était dans une impasse: des formes de vie plus complexes ne pouvaient pas apparaître car l'oxygène présent dans l'atmosphère était insuffisant. De plus, il en manquait également pour le développement de plantes complexes sans lesquelles le taux d'oxygène dans l'air ne pouvait pas dépasser 10 %. C'est seulement avec leur apparition que la vie sur notre planète a fait un pas en avant », résume Tim Lenton de l'université d'Exeter ( Royaume-Uni ).

Aux origines, l'atmosphère de la Terre était presque entièrement dépourvue d'oxygène — qui représentait un poison pour les premiers microbes utilisant d'autres éléments chimiques pour puiser leur énergie.
Cette première vie terrestre a perduré jusqu'à la Grande oxydation quand, il y a environ 2,4-2,32 milliards d'années, le taux d'oxygène dans l'atmosphère est passé de 0,0001 % à 21 %.

L'histoire de l'évolution de la vie s'est alors arrêtée pendant deux milliards d'années: à en juger par les « chroniques » géologiques — très modestes — l'évolution de la vie s'est figée jusqu'à l'explosion cambrienne il y a 550 millions d'années, quand sont apparus tous les groupes contemporains d'animaux multicellulaires.

Tim Lenton et ses collègues ont tenté de découvrir la raison d'un tel coup de frein dans l'évolution de la vie sur Terre en étudiant tous les facteurs connus distinguant l'époque cambrienne des ères géologiques précédentes.

D'après leurs calculs, la « stagnation oxygénée » serait en fait due à la vie elle-même, et plus précisément à ses anciennes générations dont les restes se sont accumulés au fond des mers en grandes quantités tant que la Terre était dépourvue de microbes photosynthétiques.
C'est seulement quand la partie inerte de la planète Terre a été colonisée par les premiers microbes « terrestres » et plantes primitives il y a environ 600-500 millions d'années que cet équilibre a été rompu. Alors, l'apport en oxygène a commencé à dépasser sa dépense, ce qui a provoqué" l'explosion cambrienne et la reprise de l'évolution de la faune et de la flore.

Un autre groupe de chercheurs a émis récemment l'hypothèse que l'explication ne résidait pas dans l'oxydation des roches mais dans le fait que la vie avait pratiquement disparu après la fin de la Grande oxydation en parvenant à s'adapter à l'oxygène et en perdant la capacité de vivre dans un milieu qui en était dépourvu. Les débats sur l'origine de la vie sur Terre risquent donc de durer encore longtemps.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

https://fr.sputniknews.com/presse/201702031029921915-terre-vie-microbes/

Phil "Fossil"

 

Publié dans Revue de presse

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Ammonites du Nord du Mexique à déterminer

Publié le par Phil Fossil

Ammonites du Nord du Mexique à déterminer
Ammonites du Nord du Mexique à déterminer


Après les dents de requins néogènes obtenues il y a quelques semaines déjà, j'ai acquis quelques ammonites du Mexique.

D'après les recherches faites sur Internet, il semble s'agir d'une espèce proche des Ataxioceras, datée du Kimméridgien.

Déterminée comme Schneidia lopeztichai (Cantú-Chapa) (anciennement Ataxioceras (Ataxioceras) lopeztichae sp. nov. by Cantú-Chapa, 1991), elle provient du Nord du Mexique.

Si quelqu'un parmi vous dispose de plus d'information (surtout sur la localité de découverte), ou peut modifier cette détermination, merci de réagir par un simple commentaire...

Le tiré-à-part en lien ci-après est assez instructif.


http://palaeo-electronica.org/content/2016/1485-ammonites-kimmeridgian-mexico


Phil "Fossil"

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Quelques futures bourses

Publié le par Phil Fossil

Quelques futures bourses

 


Celle de nos amis hannutois.

http://www.champ-hannut.be/fichierpdf/Cal%202017%20R.pdf

Mais surtout leur calendrier des bourses belges :

http://www.champ-hannut.be/fichierpdf/Cal%202017%20V.pdf


Et le calendrier des bourses européennes de Geologie-info.com

http://www.geologie-info.com/bourses-mineraux-fossiles.php

 

Phil "Fossil"

 

Publié dans Annonces et Pub

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Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce samedi, mon pote Renaud arrive peu avant 10h. Le temps d'embarquer tout le matériel, de faire un arrêt pour acheter de quoi manger, et se boire un café, on prend la route.

Arrivés sur le site on s'équipe "léger", pas de tamisage prévu à cause de l'argile omniprésente et de l'humidité ambiante : seau, pot, quelques sacs et grattoir suffisent amplement.

Si je mets au jour les premières dents, petites ou plutôt incomplètes, je ne suis certes pas très enchanté de ma moisson ! Il n'y a vraiment pas de quoi rentabiliser la journée...

Pour Renaud par contre, c'est le tiercé gagnant ! D'abord une assez jolie Megaselachus chubutensis de 7 centimètres, puis quelques plaques de carapace de tortue encore en association, et pour terminer un superbe palais de chimère Edaphodon antwerpiensis.

Bien assez pour me dégoûter, ça c'est certain ! Je gratte une partie de la couche prometteuse et continue plus loin l'exploration "à vue".

Je découvre une belle bulle tympanique de cachalot (Balaenula sp.) et un périotique de baleine, plus quelques ossements de cétacés indéterminables; mais question dent, plus rien de rien...

Je termine, histoire de ne pas revenir honteusement bredouille, par un peu de prospection des "Sables d'Oorderen", ce qui me permet d'engranger un sachet de coquilles actuelles (Rangia cuneata) et pliocènes.

Ce n'est pas que je me plaigne, mais la fois passée, j'ai tamisé du résidu déjà fait par d'autres, et j'ai trouvé nettement plus...

En poids, environ DIX FOIS plus !

Et je n'ai pas encore traité le résidu de tamisage ramené dans sa totalité !!!

Phil "Fossil"


De gauche à droite :

Plaques de tortue associées;
Palais de chimère Edaphodon antwerpiensis;
Megaselachus chubutensis;
Néogène, Port d'Anvers, Belgique
Hauteur maximale : 7 centimètres.


 

Une très bonne journée à Anvers... Mais pas pour moi !

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Les dinosaures sont morts de froid

Publié le par Phil Fossil


23 janvier 2017, par Pierre Barthélémy

 

VOUS l’avez peut-être apprise à l’école comme la frontière entre l’ère Secondaire et l’ère Tertiaire. Mais entre-temps les dénominations ont changé, le Secondaire et le Tertiaire ont disparu des nomenclatures géologiques et cette délimitation a été rebaptisée « extinction Crétacé-Paléogène » (ou extinction K-Pg, d’après les initiales allemandes). Ce qui n’a pas varié, en revanche, c’est ce qui s’est produit il y a 66 millions d’années : une extinction de masse qui a frappé un grand nombre d’espèces végétales et animales, dont les plus célèbres sont évidemment les dinosaures non-aviens. Même si certains défendent encore l’idée que la cause de cet événement majeur dans l’histoire de notre planète est à chercher dans les immenses éruptions volcaniques dites des trapps du Deccan (dans l’ouest de l’actuelle Inde), la plupart des géologues se sont ralliés à l’hypothèse de la collision de notre planète avec un astéroïde d’une dizaine de kilomètres de diamètre. Le cataclysme s’est produit dans ce qui est aujourd’hui la péninsule du Yucatan, au Mexique.

Quand, en 1980, le physicien américain Luis Alvarez publie dans Science – en compagnie de son fils Walter, de Frank Asaro et d’Helen Michel – l’étude présentant ce scénario de choc cosmique, on pense que la cause de l’extinction massive de la quasi-totalité des gros animaux terrestres est une sorte d’hiver nucléaire provoqué par toutes les poussières mises en suspension dans l’air lors de l’impact. L’atmosphère aurait été sensiblement obscurcie et le blocage des rayons solaires aurait stoppé la photosynthèse des plantes, qui sont à la base de la chaîne alimentaire. Toutefois, des études plus récentes ont estimé que le rôle d’écran durable ne pouvait avoir été tenu par ces poussières… La suspicion s’est alors tournée vers des aérosols contenant du soufre.

De quoi, donc, sont exactement morts les dinosaures ? Pour répondre à la question, une équipe allemande du Potsdam Institute for Climate Impact Research vient de publier, dans les Geophysical Research Letters (GRL), une étude où elle explique avoir pour la première fois couplé la collision avec l’astéroïde à un modèle de simulation du climat. Ce afin d’évaluer les effets à long terme, et sur l’ensemble de la planète, de ladite collision. Transportons-nous donc 66 millions d’années en arrière, à la fin du Crétacé. Le taux de dioxyde de carbone est nettement plus élevé qu’aujourd’hui, et les températures aussi : la température moyenne à la surface de la Terre est de 18,9°C. Et voilà que vient nous percuter un projectile rocheux. Le choc est à la limite de l’imaginable : l’énergie produite est plusieurs milliards de fois supérieure à celle de la bombe atomique d’Hiroshima.

Effet parasol

Ce n’est pas tant cette donnée qui intéresse nos chercheurs que la quantité de soufre injectée dans l’atmosphère : 100 gigatonnes, soit 10 000 fois plus que la masse de soufre libérée lors de l’éruption volcanique du Pinatubo (Philippines) en 1991, qui fit baisser la température mondiale de 0,4°C. Dans la stratosphère, les aérosols à base de soufre créent une sorte d’effet parasol : ils diffusent le rayonnement solaire dans toutes les directions et en renvoient donc une partie vers l’espace, ce qui donne une perte d’énergie au niveau du sol. Avec 100 milliards de tonnes de soufre se retrouvant d’un coup tout autour de la planète, l’effet parasol est particulièrement puissant et brutal puisque, dans un premier temps, plus de 98 % des rayons du Soleil n’atteignent plus le sol !

Non seulement les plantes sont presque entièrement privées de leur source d’énergie mais, comme le révèle l’étude, la conséquence principale de ce blocage presque total de la lumière solaire est un refroidissement sévère et persistant pendant des années, voire des décennies suivant les scénarios retenus. Suivant le plus sévère, qui prévoit que les aérosols à base de soufre résident une dizaine d’années dans la stratosphère, la température perd 34°C, passant, en moyenne, de près de 19°C à -15°C. Dans l’hypothèse la moins rude, privilégiée par les auteurs de l’étude, la chute est tout de même de 27°C et la Terre se retrouve sous le point de congélation pendant quelques années. La banquise voit sa surface multipliée par six, ce qui a pour conséquence d’augmenter l’albédo de la planète, c’est-à-dire sa capacité à renvoyer les rayons solaires vers l’espace puisqu’ils sont réfléchis par les glaces. Il y a là une sorte de cercle vicieux inverse de celui que nous vivons actuellement avec le réchauffement climatique, qui, en faisant fondre la banquise, réduit l’albedo de la planète et alimente encore plus son réchauffement…

A la différence de ce que nous constatons maintenant, la cause du refroidissement planétaire lors de l’extinction K-Pg – les aérosols soufrés – a assez rapidement disparu. Néanmoins, les bouleversements des écosystèmes ont été immenses. En plus d’avoir fait mourir de faim et de froid les dinosaures non-aviens sans pour autant éradiquer les petits mammifères et oiseaux (lesquels sont les dinosaures aviens), l’événement a aussi chamboulé les océans. Ceux-ci ont d’une certaine manière été passés au shaker. L’hiver terrible qui s’est subitement installé a refroidi les eaux de surface qui ont coulé : les couches d’eau les plus profondes sont remontées, emportant avec elles leurs nutriments. Selon l’étude des GRL, cet afflux de nutriments en surface a donné un coup de fouet à la production de plancton. Or ces blooms planctoniques, qui s’accompagnent d’une grande consommation de l’oxygène dissous dans l’eau et de l’émission de toxines, sont souvent néfastes aux écosystèmes marins. L’article conclut que le refroidissement de la planète a sans doute aussi eu, par ricochet, des conséquences létales dans les océans. Toucher au climat n’est jamais anodin…


http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2017/01/23/les-dinosaures-sont-morts-de-froid/?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1485189910


Phil "Fossil"

Publié dans Revue de presse, Dinosaures

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