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Et encore un week-end COMPLET à Anvers...

Publié le par Phil Fossil


Ce samedi, mon ami Frédéric vient de son Avesnois pour taquiner les couches à vertébrés du Néogène anversois.

Nous embarquons dans la camionnette, faisons un petit arrêt "courses" au supermarché local, et on est partis.

Tellement pressés et motivés que j'en oublie même le traditionnel arrêt café à la station-service de Waarloos !

Pas grave, je suis bien reposé et avec les canettes de Coca on devrait bien s'en sortir quand les forces commenceront à décliner.

Je continue dans le trou qui était assez productif ces derniers mois, mais même si des choses pas mal continuent à en sortir, je sens que la couche tire vers la fin.

Presque plus de bulles tympaniques de dauphins, alors que j'en sortais jusque 20-30 certains jours, cela est indicatif de ce que l'on peut appeler "la fin des haricots"...

Si le matin des averses surviennent assez fréquemment, l'après-midi est nettement plus beau et permet de nous sécher.

Au total, après une dizaine d'heures de tamisage forcené de presque 1 mètre cube et demi, j'ai quand même quelques dents assez grandes, plus du plus petit matériel, deux petites vertèbres de dauphins, et, histoire de prolonger le plaisir, quasiment deux seaux de tamisat.

Il fait presque nuit quand on repart, le temps d'arriver chez moi, de changer de véhicule et Fred est reparti.


Ce dimanche, je dors une heure de plus et je peux néanmoins faire du rangement et sortir les trouvailles de la veille.

Le nettoyage des dents et le déversage d'un sac de tamisat dans le seau est fait également.

Renaud arrive nettement plus tard, le temps d'embarquer et de passer en ville chercher un pote à lui, sa copine et leur gamin, on se met en route pour Anvers.

Là, la pause café est de rigueur, on achète encore de l'eau et un petit déjeûner frugal (vu qu'il me reste des courses de la veille), puis on arrive au site anversois.

Déjà 7 voitures (!) sur place dont Frédéric, mis en appétit par ses trouvailles de la veille.

Renaud et ses amis entament un gros trou montrant de la couche en place, je m'attaque à une butte semblant prometteuse.

Si les débuts sont assez peu productifs, les bulles tympaniques sortant assez nombreuses je résiste vaillamment à l'envie de bouger.

Et je fais bien, en effet je sors deux assez grandes belles Cosmopolitodus hastalis, une jolie Anotodus retroflexus très latérale, du Galeocerdo aduncus et Notorhynchus primigenius, et une Parotodus benedeni presque complète.

Auxquelles il faut ajouter au moins 15 bulles tympaniques et périotiques de dauphins, ainsi que des périotiques de baleines.

Si l'on a indubitablement fouillé moins longtemps, j'ai tamisé nettement plus (deux bons mètres-cube au total) et totalement démonté la "colline" en creusant assez profondément en prime...

Sans ramener du tamisat cette fois, vu qu'il me reste à la maison une vingtaine de caisses de 15 kilos chacune en moyenne, je vous laisse estimer le temps qui sera nécessaire pour trier tout cela.

Le soleil radieux toute la journée commence à bien descendre, il est presque 21h quand on décide de repartir : il faut ramener les amis de Renaud au centre-ville, le gamin doit se lever tôt pour aller à l'école et on travaille le lendemain...

Il sera néanmoins largement passé 22h30 quand je peux enfin "fermer la boutique" et m'affaler dans le fauteuil ! Le nettoyage des trouvailles attendra bien quelques jours...

Les courbatures suite aux fouilles des deux jours s'annoncent dantesques, mais, malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

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Une petite photo qui ne date pas d'hier...

Publié le par Phil Fossil

 


J'ai de longue date collectionné et cherché des fossiles, il est plutôt normal de me retrouver, par ci-par là, sur des photos réalisées lors de prospections entre amis ou de sorties "club".

Cette prise de vue, retrouvée lors de recherches Google, permet de voir l'état de la carrière de Ciply (re-visitée il y a presque 15 jours) il y a plus de deux décennies.

En effet, j'estime la date de cette sortie du club de Bruxelles aux années 1993-1994.

Le site était déjà copieusement envahi de végétation, mais des découvertes avaient quand même été réalisées, et certaines le sont encore de nos jours.

Maintenant, le petit jeu est :

Reconnaître votre serviteur, bel et bien présent sur cette image, et ce même si plus de 23 années se sont écoulées depuis...

Merci au CMPB pour cette photo... Prise sans doute à l'époque par notre regretté président Roger Leemans.

Phil "Fossil"


 

Une petite photo qui ne date pas d'hier...

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Enfin une petite fouille... Ailleurs qu'à Anvers !

Publié le par Phil Fossil

 


Aussitôt dit, aussitôt fait, vu la saturation présente de votre serviteur en ce qui concerne les fossiles néogènes, une fouille dans d'autres étages géologiques est planifiée.


Ce dimanche 7 mai, une date ayant une certaine signification pour votre serviteur qui y fête son 54ème anniversaire, Renaud arrive avec sa copine Fati.

Le temps d'embarquer ce qui manque dans la camionnette, et de faire le plein, on est partis pour la région montoise.

Un petit arrêt café à la première station-service, étape devenue traditionnelle lors de nos sorties, et on repart pour le premier site.

Une ancienne carrière proche de Ciply, plus personnellement visitée depuis au minimum 3 années : je m'attends à y voir une jungle digne de Rudyard Kipling mais, même si l'éboulis que j'exploitais à l'époque est entièrement végétalisé, il y en a d'autres.

Je gratte parmi des blocs de craie phosphatée tombés, cassant au marteau les plus grosses pierres, et je découvre pas mal de faune maastrichtienne inférieure.

Bélemnites, huitres, bivalves divers, Pyrgopolons, même l'un ou l'autre tronçon de Baculites est engrangé.

Renaud quant à lui extrait quelques blocs à bélemnites d'une paroi, plus une Baculites et un joli gastéropode proche des Pleurotomaria.
 
Quand la totalité de l'éboulis est bien triée, on décide de changer de carrière.


L'autre est également végétalisée, mais semble avoir moins subi les outrages du temps que la première.

Après le copieux grattage d'un talus crayeux, je sors des bélemnites, bivalves, brachiopodes et même quelques oursins Cardiaster granulosus. 

Enfin quelque chose de mieux à se mettre sous la dent !


Fati étant venue avec nous, essentiellement alléchée par la perspective d'échantillonner un site à minéraux, on repart vers le plan incliné de Ronquières pour arriver à Fauquez.

Le filon à quartz daté de l'Ashgillien (Ordovicien) sera l'objet de toutes nos attentions.

Les grands travaux n'étant pas ma tasse de thé, je gratte dans les éboulis (très conséquents!) d'autres chercheurs.

Ce qui me rapporte un demi-seau de groupes cristallisés ainsi qu'un sachet de jolies petites pièces.

La nuit commence à tomber quand on se décide enfin à replier. Les 3 seaux emmenés ne sont pas de trop pour ramener les gros blocs, les brosses et les grattoirs.


Le temps de passer chez Renaud déposer les caisses de fossiles et son matériel, on rentre chez moi et ils peuvent récupérer leurs bicyclettes pour rentrer chez eux.

Il sera 22h30 bien tassé quand je pourrai enfin, épuisé, m'écrouler dans le fauteuil.

Le nettoyage attendra... Peut-être le prochain week-end ?

Mais, quoi qu'il en soit...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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5ème bourse d'échanges de Crecy-sur-Serre le samedi 23 septembre 2017

Publié le par Phil Fossil


Chers amis, 
 
J’ai le plaisir de vous inviter à notre 5eme bourse d’échanges minéraux et fossiles à Crécy sur Serre dans l’Aisne (France) le samedi 23 septembre 2017.

Vous trouverez en fichier joint le bulletin d’inscription à nous renvoyer par courrier.

Je vous remercie d’avance de le diffuser autour de vous.

Pensez à vous inscrire rapidement, les places sont limitées.

A très bientôt

Arnaud BELIN


 

5ème bourse d'échanges de Crecy-sur-Serre le samedi 23 septembre 2017

Publié dans Annonces et Pub

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Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines

Publié le par Phil Fossil


Il y a quelques semaines déjà, je guidais des amis français dans le port anversois, à la recherche de fossiles de vertébrés néogènes.

Aline, Bruno et leur fils Valentin, venus de l'Oise en région parisienne, ont fait une moisson sympa (surtout pour une première fois !) de fossiles variés.

Votre serviteur, à coup de mètres-cubes tamisés, a bien évidemment fait de belles découvertes également !

Les photos qui suivent donnent une idée de leurs trouvailles et de l'ambiance, bon enfant s'il en est, de nos journées de fouilles.

Si d'aventure le coeur vous en dit, à l'occasion...

Phil "Fossil"

 

Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines
Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines
Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines

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Le fossile d'un reptile marin rarissime découvert dans le Maine-et-Loire

Publié le par Phil Fossil


Le 04.05.2017 à 18h21


Le fossile d'un grand reptile marin vieux de 90 millions d'années et rarissime en Europe, récemment extrait d'une cave troglodyte privée à Tuffalun (Maine-et-Loire), a été présenté jeudi au Muséum des sciences naturelles d'Angers et salué comme une "découverte exceptionnelle".

Les ossements fossilisés de ce prédateur de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l'époque des dinosaures dans les mers et les océans, ont été retrouvés en 2013, après être tombés du plafond de la cave troglodyte de particuliers, encore emprisonnés dans du tuffeau, a expliqué Benoît Mellier, chargé des collections du Muséum d'Angers.

Ces ossements -un fémur de 51 cm de long, des "morceaux de membres d'un poignet ou d'un pied", une "série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire", mais aussi une mandibule complète d'un mètre de long- ont été extraits à l'automne et rapportés en février au Muséum d'Angers, où ils feront l'objet d'une étude paléontologique complète avant d'être présentés au grand public.

La découverte de ce spécimen angevin, qui mesurait probablement cinq à six mètres de long, est "exceptionnelle et va intéresser tous les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier", a souligné Peggy Vincent, paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, spécialiste des reptiles marins de l'ère secondaire.

"Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d'il y a 90 millions d'années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d'aussi important et d'aussi complet", a-t-elle indiqué.

Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis. 

"Le fait de savoir qu'il y en avait en Europe, cela change beaucoup de choses. (...) Ce n'est pas certain, mais c'est probable qu'il s'agisse d'une nouvelle espèce. 

Si c'est une espèce qui existe déjà, ça veut dire qu'il y a eu des migrations", a assuré Mme Vincent.

"Dans le monde, sur toute la période du Mésozoïque, c'est-à-dire de 250 millions d'années jusqu'à 65 millions d'années, on a seulement une centaine d'espèces de plésiosaures qui sont connues, c'est quasiment rien. 

Donc chaque découverte est importante pour essayer de retracer leur histoire et leur évolution, de comprendre comment ils sont apparus, comment ils ont évolué et pourquoi ils ont disparu", a mis en avant la paléontologue.


https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/le-fossile-d-un-reptile-marin-rarissime-decouvert-dans-le-maine-et-loire_112673

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/angers/tuffalun-decouverte-exceptionnelle-du-fossile-reptile-marin-rarissime-europe-1246643.html


Voilà qui devrait faire plaisir à mon ami Yves...Qui n'est pas très loin de là !

 

Phil "Fossil"


 

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Encore Anvers ! Ca commence à bien faire... LOL

Publié le par Phil Fossil


Le long week-end du 1er mai est évidemment le bienvenu pour votre serviteur, vu sa charge professionnelle.


Le samedi et le dimanche se passent à la maison, un peu de repos, des courses à faire, mais aussi m'occuper des deux grands sacs de tamisat anversois ramenés le week-end précédent.

Etaler le tout dans deux caisses en carton, en profiter pour déjà prélever les dents visibles, c'est l'affaire d'une bonne heure et demie.

Ensuite, je termine une caisse de résidu bien sec entamée il y a quelques temps déjà, les quenottes de petite taille continuent à sortir.

Dans l'après-midi, je commence une toute nouvelle caisse. Elle est plus riche en coquilles fragmentaires, il y a moins de gravier noir; mais des dents s'y trouvent encore, ainsi que des otolites de poissons téléostéens.

Ce résidu provient du tri d'un tamis de maillage 1 cm, les éléments et les dents trouvées sont de plus grande taille qu'à l'accoutumée.

La caisse terminée, je débute une troisième boite, profitant de mon incontestable entrain du jour!

Le soir commençant à tomber et la fraîcheur s'accentuant, je finis par rentrer le tout.


Après les incontournables courses au marché du dimanche matin, je reprend la caisse et elle avance pas mal. Les graviers sont plus variés en taille, c'est ce qui reste du tri de 2 maillages, 6mms et 1 cm.

Le tri prend plus de temps, il ne reste plus tellement à faire quand la nuit tombe.


Le lundi 1er mai, une fouille est programmée. En attendant Renaud, je termine allègrement la caisse !

Deux caisses et demi en un seul week-end, on n'est pas loin du record absolu...

Une fois mon camarade arrivé, on change d'idée : de la région de Mons initialement prévue, on retourne... A ANVERS !

Mais y revoir les zones argilo-graveleuses, plus visitées depuis... La fin janvier !

Il semble que l'on soit passé avant nous, néanmoins quelques dents sympas sortent, de taille moyenne. 

Outre la prospection à la vue, on gratte abondamment les zones contenant du gravier, ce qui donne encore quelques pièces.

Renaud récupère ainsi une assez grande dent de cachalot, malheureusement la couronne émaillée a été érodée. Un très beau crabe Coeloma rupeliense est également engrangé.

On repart ensuite pour un peu de prospection, une plaine à coquilles et des tas "couleur Kattendijk" sont vérifiés en vitesse.

Renaud y ramasse deux dents de Cosmopolitodus assez belles, moi surtout des coquilles.

Un troisième site qui donnait encore un peu l'an passé est malheureusement recouvert de gravats de construction, plus rien à y voir désormais... Dommage !

On finit, par dépit, à retourner à notre habituel site de tamisage. Renaud continue une couche en place et ne trouve pas des masses.

Par contre, moi qui refais un tas déjà travaillé je me régale : plusieurs hastalis jusque 3-4 centimètres, deux dents de dauphins, plusieurs bulles et périotiques de delphinidés, pas mal pour 3 heures de boulot !

Renaud vient me rejoindre et trouve un peu mieux.

La nuit tombe, en même temps que la fatique et les courbatures ! Il est grand temps d'arrêter et de redescendre au véhicule.

A part une petite pause pour grignoter un truc en vitesse, retour au bercail et juste rentrer les petits seaux contenant les trouvailles. Tout le reste est laissé dans la camionnette.

Leur nettoyage attendra quelques jours encore... Ainsi que l'étalage du sac de tamisat ramené, lequel servira très vraisemblablement à compléter les caisses en cours de séchage.

Ce qui est sûr désormais, notre future fouille sera faite ailleurs. Il faut varier les plaisirs...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

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Rebecq : le musée du porphyre fait peau neuve

Publié le par Phil Fossil


Les pavés de Quenast sont partout, des Champs-Elysées à New York


Savez-vous qui sont les rompeurs ? Pourquoi ils passaient le relais aux refendeurs, avant de laisser la place aux épinceurs ? 
Une petite visite au musée du porphyre, installé à l’étage du grand moulin de Rebecq, devrait suffire à combler vos lacunes. 
Il s’agit en effet des divers métiers qui étaient exercés au fond de la carrière qui a fait les beaux jours de Quenast. 
Les rompeurs maniaient la masse – lourde de 22 kilos ! – pour briser les blocs après les tirs de mines. 
Les refendeurs formaient ensuite les tranches, avant que les épinceurs ne tirent de ces tranches un maximum de pavés. 
Et les pavés de porphyre façonnés à Quenast étaient particulièrement réputés pour leur solidité : déjà exploitée au XVIe siècle, la roche magmatique qui se trouve sous les pieds des habitants de Quenast a servi à paver les chemins des alentours mais aussi la Grand-Place de Bruxelles, les Champs Elysées à Paris, les rues de New York et on en retrouve en Egypte, en Amérique du Sud et même en Australie ! 
« Certains citent aussi la place Rouge, à Moscou », sourit Gilbert Hautenauve, du cercle d’histoire locale.

Quoi qu’il en soit, le porphyre fait partie du patrimoine local. 
À la fin du XIXe siècle, pas moins de 3.200 ouvriers travaillaient dans les carrières, produisant 300.000 tonnes de pavés chaque année. 
Ce glorieux passé était évoqué au travers d’un petit musée qui n’était plus vraiment au goût du jour, et le visiteur s’y sentait assez à l’étroit. 
Quelques milliers d’euros et le savoir-faire des ouvriers communaux ont permis de donner un sérieux coup de jeunes à cet espace : le musée du porphyre version 2017 a été inauguré vendredi soir.


http://www.lesoir.be/1494515/article/actualite/regions/brabant-wallon/2017-05-02/rebecq-musee-du-porphyre-fait-peau-neuve


Pour nous minéralogistes, la  grande carrière de Quenast, exploitée pour les granulats (notamment des lignes TGV) a fourni une incroyable variété de minéraux !

Quartz enfumé, voire morion, épidote, prehnite, calcite, pyrite, sont montrés aux visiteurs dans des vitrines.
Un filon à quartz hyalin et goethite se trouvait sur le haut de la carrière, il n'est de nos jours plus accessible.
Parfois, dans les découvertes yprésiennes du sommet de la carrière, on trouvait des fossiles éocènes : piquants et plaques d'oursins, dents de requins et de chimères, crabe fossile...

 
Phil "Fossil"

 

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Encore Anvers... Certains pourraient se lasser, mais pas moi !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce dimanche, mon nouvel ami Mathieu arrive vers 8h30.

Le temps de charger la camionnette de l'équipement qui lui manque, de faire quelques courses pour se sustenter la journée et de boire un café, on est partis pour le port anversois.

La météo va être belle, ça se sent, il y a déjà plusieurs voitures garées près du site. 

On s'équipe et on monte à l'assaut, mon trou abondamment échantillonné tout le week-end il y a 15 jours est toujours là, même s'il a sans doute grandi un petit peu...

Je commence à tamiser un des flancs, et j'y découvre des pièces sympas, en nombre raisonnable. 

Tout comme la fois précédente, les bulles tympaniques de dauphin sortent avec régularité, et 4 à 5 espèces distinctes y sont récupérées.

La journée avance, les trouvailles s'espacent et se raréfient : je décide de me déplacer de quelques mètres.

Là c'est mieux, en plus des petites espèces quelques assez grandes pièces sont ramassées dans les tamis : Isurus oxyrhynchus et Cosmopolitodus hastalis principalement.

Encore des bulles tympaniques de dauphin, jusque deux par tamis ! Mais aussi des dents de Galeocerdo aduncus, Hypoprion acanthodon, une belle antérieure de Carcharoides catticus, plusieurs dents de dauphins.

A signaler aussi une dent que je détermine comme du Poisson, mais assez grande et très creusée à la base : si elle n'était pas aussi lisse, on pourrait croire à une dent de crocodile... 

Je ne pense pas que l'on puisse attribuer une éventuelle disparition des stries à un remaniement. 

Il y a plus de 8 heures que l'on travaille comme des fous à tamiser, j'en suis personnellement à environ 2 m3 ! 

La quantité de pièces trouvées est très convenable, et à cela je peux encore ajouter l'équivalent de deux seaux de résidu de tamisage !

Mathieu ayant encore de la route pour rentrer, on part assez tôt, il est quand même passé 19h quand on a tout redescendu au véhicule, tout casé et que l'on reprend la route.

Quand il est reparti, apparemment très content lui aussi de sa journée, je trie le petit seau contenant les trouvailles, passe les meilleures à l'eau et le plateau est prêt pour le séchage.

Le tri, cela sera dans quelques semaines, j'ai encore de l'ouvrage en perspective...

En attendant, m'effondrer dans le fauteuil, histoire de reposer les muscles et les articulations mises à rude épreuve !

C'est que je travaille le lendemain, moi...

Mais, quoi qu'il en soit...

Vivement la prochaine !

Mais sans doute ailleurs, un peu de changement ne fait jamais de mal.

Phil "Fossil"


 

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Un long week-end de Pâques assez chahuté... Mais productif !

Publié le par Phil Fossil

 


Après nos deux week-ends complets de fouilles à Anvers, le temps est venu de se reposer un peu.

Un repos forcé en prime, vu que votre serviteur est en pleine lutte (inégale s'il en est) avec les pollens qui, cette année, semblent particulièrement agressifs !

Un petit saut chez le docteur me confirme la chose, mais indique également qu'une sinusite en a profité pour venir se greffer sur mes allergies, déjà pénibles seules...

Je suis donc plusieurs jours dans un état qui m'interdit toute activité, à fortiori à l'extérieur !

Pour un long week-end de 4 jours, ce n'est assurément pas une bonne nouvelle...

Les médicaments prescrits, s'ils n'ont pas une efficacité redoutable, me permettent malgré tout de me sentir progressivement un peu mieux.

Le lundi de Pâques il fait beau et assez chaud, je peux m'attaquer au premier grand sac de tamisat, celui du samedi précédent. Il pèse un poids hallucinant, et contient pas beaucoup moins de l'équivalent de deux seaux de 10 litres !

Trouver une caisse en carton suffisamment grande, y placer du papier journal pour l'étanchéiser, et commencer à y étaler le gravier pour séchage, voilà qui me prendra une bonne heure au minimum.

Les petits cailloux étant soigneusement étalés à la main en épaisseurs fines de quelques millimètres, tout objet brillant est quasi immédiatement repéré, et récupéré.

Pareil pour d'autres pièces dont la forme indique, qui une dent de raie, qui une dent de poisson, qui une boucle dermique de raie.

La moisson est importante pour une opération qui est très loin de constituer le tri exhaustif du tamisat !

Le top est quand même atteint quand, après avoir étalé de nouveaux graviers, je trouve deux dents super-rares l'une à quelques centimètres de l'autre...

Une petite dent supérieure d'Hemipristis serra, et une dent supérieure de Somniosus microcephalus !

La première ne se trouve en moyenne, pour un fouilleur acharné comme moi, pas plus d'une fois par an en moyenne... Il n'empêche que, en ayant découverte une le dimanche, et ce tamisat ayant été constitué le samedi, ça m'en fait deux le même week-end !!!

La deuxième est encore nettement plus rare : les dents inférieures de Somniosus sont déjà peu fréquentes mais les supérieures sont carrément anecdotiques !

Pour info, sur 25 années de prospection anversoises (soit 300 à 350 journées au total) j'ai dû sortir 22 Hemipristis serra... Pour 2 ou 3 supérieures de Somniosus microcephalus !

Ajoutons à cela un beau fond de pot de dents moins rares, je n'ai pas perdu ma journée... Enfin l'heure et demie passée à étaler ce tamisat.

Mais, bon, ça ne vaut pas une bonne journée de fouilles sur site !

AVIS AUX AMATEURS...

Phil "Fossil"

 

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