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Vacances en Alsace, Anjou, Poitou et Touraine 2016 (3)

Publié le par Phil Fossil



Jeudi 23 juin 2016


Debout et au petit-déjeûner à 8h, il faut continuer sur la lancée de la veille sans oublier qu'il devrait faire encore plus chaud aujourd'hui.

Première journée professionnelle, après avoir déjà bien écrêmé les stands qui m'intéressent, je fais plus en détail certains vendeurs chez qui je n'achète habituellement pas grand-chose.

C'est pourtant chez l'un d'entre eux que je repère de belles dents de megalodon, vendues par caisses. Il n'empêche que mon hésitation initiale entre deux boites cesse vite, quand je décide d'acquérir les deux.

Ayant réservé les pièces, on sort manger à notre taverne habituelle...

Une terrine de poissons sur salade, cela ne me ressemble pas, ce n'est pas moi, ça... Bien obligé par la touffeur insupportable ! Une petite glace nous rafraîchira encore un peu plus.

Le cash emmené va bientôt rendre l'âme, et je dois même aller en retirer le montant maximum autorisé pour la journée afin de clôturer la transaction. Et de pouvoir m'acheter quelques bricoles avant de repartir, comme la veille, aux alentours de 15h30.

Retour au gîte, heureusement on est en altitude, ça se sent il y fait quelques degrés de moins. Se mettre à l'aise, puis une sieste. La douche et redescendre pour le souper seront les bienvenus...

Le pied de cochon désossé et pané, malheureusement indisponible les deux autres soirs, est enfin là. Dûment réservé pour éviter les surprises, il est précédé d'une douzaine d'escargots sauce à l'ail. Enfin un repas digne de ce nom...

Et même après tout ça, je dors bien !


Vendredi 24 juin 2016

Originellement prévu loin de la bourse sous la forme d'un trip de deux jours en Allemagne, et n'ayant rien réservé côté teuton, on se lève plus tard afin de petit-déjeûner à 9h.

Rien ne presse, je reprends du cash et on remonte à l'assaut de la bourse.

Les achats seront plus réduits, essentiellement de la littérature.

D'anciennes cartes géologiques, des revues "Fossiles" qui m'intéressent particulièrement, le livre récent sur les ammonites des Causses, des fournitures diverses genre alvéoles et boites en carton à plier, je change assurément de registre.

Quelques quartz des Alpes et des petits fossiles triés dans des caisses "en vrac" feront amplement mon bonheur.

Il est une très bonne chose néanmoins : les températures ont chuté d'une bonne dizaine de degrés, ce que j'attendais pour attaquer un des plats emblématiques de la Taverne du Mineur : le Jambonneau sur choucroute !

Il se laisse avaler sans souci aucun, même pas de digestion par la suite...

Retour tranquille à la bourse, et il est à nouveau aux environs de 15h30 quand on repart vers le gîte. Plus besoin de sieste, la fatigue des mois de boulot semble enfin résorbée et la chaleur ne l'impose plus non plus.

On redescend tranquillement souper à notre restaurant-fétiche, où je tente la totale : nems aux gambas et accompagnements, et une entrecôte de veau aux girolles.

Monstrueuse la bête, carrément une double portion, mais succulente ! Il n'en reste rien, mais plus la moindre place pour un dessert, aussi léger soit-il.

Par contre la digestion s'avère plus laborieuse que prévu, dans la nuit elle semble enfin se terminer, je vais pouvoir m'assoupir... Sauf qu'un orage bien senti commence, accompagné d'averses diluviennes qui viennent frapper sur le velux situé juste au dessus de ma tête !

Il sera 3h du matin bien sonnées quand ça se calme et que je peux enfin m'endormir !


Samedi 25 juin 2016

Ce matin, aucune urgence, on prend le petit-déjeûner à 8h mais on se recouche peu après. Le trip allemand sera pour une autre année, remplacé par un peu de tourisme dans les alentours.

Enfin, par tourisme, j'entends un peu de prospection fossilifère pour commencer ! Le site connu le plus proche se situe à Riquewihr, petite bourgade touristique de la Route des Vins, dont les vignes abriteraient des fossiles sinémuriens, notamment Gryphaea arcuata.

La météo est franchement instable, digne des gibboulées d'un mois de mars, on commence par quelques tas de cailloux dans une "déchetterie" de gravats "à la poitevine" mais il ne s'agit que de graviers fluviatiles.

Repartis pour le village même, on en a vite fait le tour, les vignes bien que présentes ne laissent entre leurs rangées rien affleurer de bon.

Par contre dans les hauteurs la présence d'une grue dépassant des maisons me signale directement une opportunité, peut-être intéressante ?

On s'y rend rapidement et, en effet, tout près un grand trou dans la colline déjà en partie bétonné est surplombé d'un gros tas d'argile jaunâtre fort appétissante !

J'enfile mes bottes et j'escalade la colline pour atteindre le tas et le parcourir. Il est effectivement parsemé de fossiles, cependant pas très nombreux : Gryphaea arcuata, Pentacrinus sp. et même une petite rhynchonelle, à déterminer.

Sur ces entrefaites, il se remet à pleuvoir. J'ai juste le temps de redescendre à la voiture, enlever mes bottes, les nettoyer de la plus grande partie de la glaise archi-collante, tout remettre dans le coffre et de plonger dans l'auto avant le gros de l'averse.

On tourne encore un peu mais il n'y a plus d'affleurement exploitable, d'autres rangées de vignes plus loin dans la vallée contiennent des galets fluviaux, on laisse tomber.

On se replie sur Kaysersberg, jolie bourgade typique où l'on peut dîner en terrasse, les averses ayant enfin cédé le pas à un soleil de moins en moins timide.

Deux flammeküchen seront personnellement éclusées, c'est le minimum vu mon appétit féroce.

Puis, visite et photos du village, moins fréquenté par les touristes et semblant plus authentique que Riquewihr.

On rentre au gîte et un peu de repos s'impose : c'est que le tourisme, ça peut être plus fatiguant que les fouilles, ma parole !

Le souper sera le bienvenu ! Une entrecôte de boeuf frites, sans chichi.

Après ça, on dort bien !

A suivre...

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Anvers, encore... On ne s'en lasse pas !

Publié le par Phil Fossil

Ce 21 juillet, fête nationale belge, est férié. Il en résulte que votre serviteur peut envisager une petite fouille supplémentaire.

Renaud arrive tôt, et on part vérifier un site plus vu depuis près de deux années !

Steendorp, pour le citer, est une argilière dont la couverture sableuse contient des coquilles pliocènes et un gravier de base à vertébrés miocènes et pliocènes.

On arrive et les nouvelles ne sont pas bonnes : la carrière est en cours de remblayage, et le petit front de taille n'a plus été exploité depuis pas mal de mois.

La couverture sableuse est totalement végétalisée, mais le remplissage semble avoir été fait avec des Sables miocènes provenant de la ville d'Anvers. Les Glycymeris y sont nombreux, je sais d'expérience que des dents de squales peuvent s'y trouver.

Pas l'ombre d'une quenotte en vue, mais je déniche un beau disque intervertébral de dauphin.

On repart pour le port anversois, refaire un peu de tamisage dans le gravier de base pliocène.

Nous avons la surprise de découvrir une zone remuée récemment et montrant de la couche non travaillée. Une rareté, assurément, de nos jours !

Les premiers tamis donnent quelques dents, il ne se passe pas 10 minutes que je sors une dent Symphysaire d'Hexanchus gigas. Peu après une belle supérieure de Notorhynchus cepedianus est découverte.

Les grandes pièces sont plus rares mais il en sort : Cosmopolitodus hastalis, Isurus oxyrhynchus. Quelques-unes sont très fraîches, notamment des Anotodus retroflexus.

Un beau poinçon d'Hexanchus gigas, des Hypoprion acanthodon, mais, paradoxalement, très peu de Galeocerdo aduncus sont mises au jour.

Une canine de grand phoque (probable, il pourrait aussi s'agit d'une dent d'un cétacé de taille moyenne, entre le dauphin et le cachalot) est découverte mais la couronne est fort abîmée; cela n'aide pas à la détermination.

Renaud devant rentrer assez tôt pour travailler, on quitte le site vers 16h, ce qui laissera le temps de nettoyer toutes les trouvailles de cette fois, et le tout-venant de dimanche, qui attendait toujours...

De toute manièr
e...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus, Générale

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Encore quelques bourses dans les prochaines semaines

Publié le par Phil Fossil

Bonne visite !

Phil "Fossil"

Encore quelques bourses dans les prochaines semaines
Encore quelques bourses dans les prochaines semaines
Encore quelques bourses dans les prochaines semaines
Encore quelques bourses dans les prochaines semaines

Publié dans Annonces et Pub

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Une très belle journée à Anvers ce dimanche

Publié le par Phil Fossil


Depuis mon retour de vacances, je n'avais plus eu la possibilité de prospecter pour découvrir des dents de squales, et ce ne sont pas les minuscules pièces ramenées de la seule journée passée dans les faluns de Touraine qui auront satisfait mon appétit, il faut le dire, pantagruélique !

Le samedi, un petit passage rapide à la poste pour récupérer mon deuxième paquet en provenance des Philippines, lequel contient une belle série de pièces miocènes.

Première chose en rentrant : tout déballer et placer dans une boite à cuberdons, les spécimens regroupés par espèce dans des alvéoles cartonnées.

Outre de grandes dents de Megaselachus megalodon, il y a des Carcharodon carcharias, de très belles Hemipristis serra, des Galeocerdo aduncus et des Carcharinus de diverses espèces.

Mais également des palais de diverses espèces de poissons, dents et aiguillons de raies, dents de crocodiles et quelques invertébrés en moules internes.


Le dimanche, piaffant d'impatience, j'attends l'arrivée de Renaud.

Je commence alors par lui montrer les pièces des Philippines et les Megaselachus megalodon acquises à Sainte-Marie aux Mines le mois passé.

Puis on embarque un matériel minimum (vu qu'aucun tamisage n'est prévu) et on part pour la zone portuaire anversoise.

Une fois arrivés, on s'équipe, on emmène nourriture et boissons car on est partis pour y rester quelques heures et ce, assez loin du véhicule.

Renaud démarre les festivités, en ramassant une jolie Carcharodon carcharias de la mâchoire inférieure (les plus rares !)

c'est sa toute première depuis que l'on prospecte ensemble.

Outre quelques coquilles et ossements, les premières dents commencent à sortir pour moi également, sous la forme d'une grande Isurus oxyrhynchus et une plus petite Cosmopolitodus hastalis inférieure.

Je continue d'arpenter méticuleusement les zones à graviers et argile, et les dents sortent avec régularité.

Une jolie Hemipristis serra, montrant de belles couleurs en prime, est assez vite ramassée, c'est ma toute première sur ce site depuis les 3 bonnes années que j'y prospecte. Allez, ça commence bien !

Quelques mètres plus loin, une dent latérale de Megaselachus megalodon me nargue, pas longtemps, elle finit dans mon pot.

D'assez nombreuses Cosmopolitodus et Isurus continuent à sortir, mais le meilleur est à venir : une jolie Megaselachus megalodon inférieure pratiquement parfaite et haute de 7 centimètres, laquelle a glissé d'un talus, est engrangée, quasiment nettoyée par les pluies !

Après ce qui est l'une des trouvailles de la journée, tout ce qui suit semble petit. Mais néanmoins, la journée est faite, se plaindre n'est certainement plus de mise...

Il est largement passé 14h quand je me décide à attaquer le pique-nique, et à me reposer un petit peu : le ciel nuageux s'est dégagé et le soleil tape désormais de tous ses rayons.

Encore un peu se promener histoire de ramasser les dernières dents oubliées, et il sera assez vite 17h, l'heure de replier et de rentrer tout en douceur à la maison.

Nettoyer les dents ne prendra que quelques minutes, après je pourrai les admirer de tout mon saoûl.

En tout cas...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


Les photos, dans l'ordre :


Mes plus belles trouvailles, complexe d'espèces : Megaselachus megalodon, Cosmopolitodus hastalis, Isurus oxyrhynchus, Hemipristis serra. Hauteur de la plus grande Megaselachus megalodon : 7 centimètres


La Carcharodon carcharias de Renaud, Pliocène, Anvers : hauteur 4 centimètres



 

Une très belle journée à Anvers ce dimanche
Une très belle journée à Anvers ce dimanche
Une très belle journée à Anvers ce dimanche

Publié dans Générale, Comptes-rendus

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Vacances en Alsace, Anjou, Poitou et Touraine 2016 (2)

Publié le par Phil Fossil



Lundi 20 juin 2016

Debout à 9h selon une routine désormais bien établie, on repart pour Montreuil-Bellay afin de continuer notre "tournée d'exploration" et, accessoirement, râtisser systématiquement au grand grattoir le tas débuté la veille.

Des travaux récents sur le trajet, un chemin rectifié, sont examinés, c'est pile poil la bonne couche et les ammonites sortent en relativement grande quantité. La plus jolie est ramassée sur le chemin lui-même...

Ayant tout bien essoré, on repart pour le tas de la veille.

Plus grand-chose à y glaner, on explore les environs proches où des cailloux précédemment étalés sont passés en revue, sans grande découverte également.

En tournant dans les environs, fortement industrialisés, on finit par tomber sur une série de tas de bricaillons, essentiellement des roches locales provenant du creusement de fondations. Cette "déchetterie" va s'avérer sans doute le site le plus productif, du moins dans le Callovien. Mais du Crétacé local (Turonien probable) s'y présente aussi, sous la forme de craie blanche à inocérames proches de Inoceramus labiatus.

Les tas jurassiques seront amplement râtissés, enfin certains d'entre eux, avec moultes découvertes : ammonites, nautile, gastéropodes...

Vu la fatigue on repart pour Turquant, ou, une fois n'est pas coutume, on préparera le souper nous-mêmes.

Après un repas plutôt frugal (pour moi, et ce malgré la quantité industrielle préparée...), le sommeil vient très vite...


Mardi 21 juin 2016

Aujourd'hui on part pour l'Alsace, il faut donc emmener le strict minimum et traverser la quasi-totalité de la France ! Ce qui doit se faire via des zigzags incessants, passant d'une autoroute à l'autre, encore une chance que nous puissions éviter de passer par Paris.

En dehors de quelques pauses bien nécessaires, pas de fouille prévue sur le trajet. Ce n'est pas qu'il n'y ait aucun affleurement, mais ils sont rarement accessibles directement sans un détour conséquent, ou alors situés dans des zones peu productives.

Partis vers 11h, on arrive avant 21h ce qui nous laisse la possibilité de souper au restaurant proche ! Pas comme l'année précédente où nous avions dû faire un sort à notre stock de chips et autres bonbons prévus pour les coups durs...

On s'arrête pour réserver la table puis on monte au gîte s'installer et récupérer la clef. Se rafraîchir en super vitesse et on se met à table.

Un avocat aux crevettes, une cassolette de rognons et ris de veau aux spetzles et une mousse au chocolat plus tard, on est mûrs pour rentrer au gîte dormir. La journée du lendemain sera très fatiguante... Au moins autant que celle qui vient de s'écouler !


Mercredi 22 juin 2016

Ce matin, petit-déjeûner à 8h. Indispensable si on veut parcourir la bourse en avant-première, munis de notre "pass 5 jours".

Les premiers achats commencent, tout en douceur. Il faut néanmoins appréhender l'immensité de cette manifestation, épingler les modifications apportées au plan, les exposants surnuméraires ou ayant disparu depuis. Et ce tout en faisant une visite approfondie des "incontournables" auxquels j'achète des pièces tous les ans, ou peu s'en faut.

Revoir avec plaisir les amis, certains depuis plus de 20 ans, papoter, fouiller dans les caisses, cela occupe et on arrive très vite à la pause midi.

Elle aussi est traditionnellement prise à la "Taverne du Mineur", incontournable institution Sainte-Marienne. Vu les températures élevées (34 degrés au plus fort de la journée !) je me rabats sur du léger : un Fish & Chips, plat assurément peu alsacien mais qui ne posera certes pas de souci digestif.

Puis retour à la bourse, je continue mon exploration systématique qui n'apporte pas grand-chose de plus à mes acquisitions.

Vu la chaleur, il sera entre 15 et 16h quand on repartira pour le gîte ! Une bonne et longue sieste, puis une douche et on sera fin prêts pour le souper... Une chance que la température a pas mal baissé depuis midi !

Un duo de foie gras et ses accompagnements, une superbe (et énorme) escalope de boeuf au roquefort, voilà, aidé d'une mousse au chocolat, de quoi résolument me caler pour la nuit. Laquelle ne tarde pas à venir...

A suivre...

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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Une mâchoire de reptile marin découverte à Sainte-Adresse

Publié le par Phil Fossil



Sainte-Adresse. Une mâchoire de reptile marin vient d’être découverte au Bout du monde par la Société Linnéenne de Seine-Maritime.


Au Jurassique (il y a 200 millions d’années), le site du Cap de la Hève était une mer chaude, ou plutôt un océan.

Actuellement, lors des grandes marées, il n’est pas rare d’y voir encore apparaître des ossements de reptiles marins, en partie découverts... en « pièces détachées », comme le déclare Alain Castel (Société Linnéenne de Seine-Maritime), qui vient de faire sur le secteur une intéressante récolte d’ossements divers : côtes, vertèbres et mâchoire (d’environ 80 cm) d’un ichtyosaure de l’époque du Kimméridgien (155 millions d’années).

Rendez-vous dimanche 31 juillet

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez rejoindre Alain Castel pour une nouvelle sortie paléontologie botanique, dimanche 31 juillet à 10 heures. Rendez-vous place Maréchal-Joffre. Parcours difficile. 8 kilomètres aller-retour. Prévoir chaussures de marche, burin et marteau. Apporter son pique-nique. Gratuit.

http://www.paris-normandie.fr/nature/une-machoire-de-reptile-marin-decouverte-a-sainte-adresse-CF6236051#.V4ejn_l97IW

Phil "Fossil"

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Décret relatif à la protection des sites d'intérêt géologique

Publié le par Phil Fossil

La France devient très chatouilleuse en ce qui concerne la protection des géosites.

Ce texte a été adopté récemment, en 2015.

Découvert un peu par hasard par votre serviteur, il peut être téléchargé en suivant le lien suivant :

http://www.geosoc.fr/actu/1128-decret-relatif-a-la-protection-des-sites-d-interet-geologique-paru-au-j-o-du-30-decembre-2015.html

Phil "Fossil"

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Quelques bourses en juillet-août 2016

Publié le par Phil Fossil

Quelques bourses en juillet-août 2016
Quelques bourses en juillet-août 2016
Quelques bourses en juillet-août 2016
Quelques bourses en juillet-août 2016

Publié dans Annonces et Pub

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Le détecteur de métaux, fléau des archéologues (sic)

Publié le par Phil Fossil



vendredi 8 juillet 2016 09:30

(c) Copyright Journal La Marseillaise
Un fonctionnaire surpris à exhiber sur internet ses découvertes archéologiques. Pilleur de sites ou amateur ignorant de la loi ?


Fouilles archéologiques sans autorisation, découvertes non déclarées et utilisation sans autorisation d’un détecteur de métaux sont des infractions au code du patrimoine rarement poursuivies. « On n’en a pas l’habitude », confesse la présidente. « Je ne m’y attendais pas non plus », abonde le prévenu, fonctionnaire à la direction des routes.

En mars 2015, la Direction régionale des affaires culturelles signale à la gendarmerie les messages sur un forum de détection de métaux d’un internaute surnommé Thibert13 exhibant ses trouvailles, parmi lesquelles des objets de l’âge de bronze manifestement exhumés lors d’une fouille clandestine. A son domicile marseillais, les enquêteurs trouvaient 83 pièces de monnaies romaines et gauloises, certaines médiévales en cuivre et en bronze, des dés à coudre, des grelots et anneaux de bronze datant possiblement de l’antiquité, une tesselle de mosaïque ne pouvant provenir que d’un site romain.

Une coupure de presse aussi titrant « Les pillards face aux juges » ne laissant aucun doute de sa connaissance des risques pénaux.

« Je reconnais les faits mais je ne connaissais pas la législation. Je fais de la détection de loisir, c’est un hobby du dimanche, je ne pensais pas me retrouver devant un tribunal » s’est défendu le prévenu. Depuis 2007, Thierry F. s’est offert 4 détecteurs et jure n’avoir jamais lu la notice comportant un rappel à la loi avec restriction d’utilisation. Il assure n’avoir prospecté sur aucun site archéologique. « J’allais dans les champs d’oliviers, les vignes, on y trouve beaucoup de pièces anciennes. Pour moi, un champ labouré, c’est pas un site archéologique. Les pièces sont rongées par les pesticides, je ne pense pas faire grand tort au patrimoine de l’état. C’est un peu dur ce que l’on me reproche. On est 100000 amateurs en France à faire de la détection. Une fois un des gendarmes qui m’a contrôlé dans un champ m’a dit qu’il en faisait aussi. Même la procureure s’est mélangée dans les textes. Et puis les détecteurs sont en vente libre. Ce serait bien que les médias nous informent », en rajoute-t-il.

Présent au procès qu’il a initié, Xavier Delestre, le conservateur régional de l’archéologie, s’est voulu pédagogue. « C’est un acte grave de soustraire un objet qui raconte une histoire. Ce sont des archives du sol que l’on détruit irrémédiablement car une information historique n’est pas renouvelable. Cela pénalise la recherche scientifique et porte préjudice à la mémoire collective de la nation que nous avons mission de restituer. C’est comme si on arrachait la couverture d’un livre qu’on donnait à quelqu’un sans le titre. à la fin on a un livre blanc. »

2 000 euros d’amende avec sursis ont été requis avec affectation des objets saisis à la Drac. « C’est un plaignant qui a mené l’enquête aux côtés des gendarmes mais c’est une entorse foudroyante aux droits de la défense », s’est plaint Me Romain Allongue qui a plaidé l’absence d’élément intentionnel de son client.

 

Délibéré le 13 juillet.



http://m.lamarseillaise.fr/marseille/faits-divers-justice/50394-le-detecteur-de-metaux-fleau-des-archeologues


Alors, que dire sur cet article ?

La photographie de présentation et sa légende sont déjà interpellantes à plus d'un titre :

Une falaise crayeuse n'est en aucun cas un site archéologique, datant très probablement de nombreux millions d'années avant l'apparition de l'homme;

Les dents de requins appartiennent au patrimoine paléontologique, et non archéologique;

Les "vandales" ne font ici qu'extraire quelques fossiles d'un platier où il seraient de toute manière détruits par l'érosion côtière aggressive.

L'affaire n'est pas encore passée en jugement, que le prévenu est déjà condamné par la presse : "pillard", "voler", tout cela pour des objets hors-contexte qui ne peuvent plus donner des informations scientifiques pertinentes.

Les amalgames douteux et sensationnalistes sont bel et bien l'apanage d'une certaine presse...



Phil "Fossil"

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Vacances en Alsace, Anjou, Poitou et Touraine 2016 (1)

Publié le par Phil Fossil

Cette année, mes vacances usuellement prises à la fin du mois de juin coïncidant avec la fin de ma mission de consultance dans la banque où j'officiais, je peux me permettre de "doubler la dose", en passant à 15 jours au lieu d'une semaine.

Quelques changements chez Eurolines auront un tantinet changé la donne, mais pas de gros soucis en perspective.

Samedi 18 juin 2016

Le départ l'année précédente avait lieu à 23h30 à la Gare du Nord pour un trajet direct jusque Tours, cette année il en va autrement. Le bus part à 1h30 du matin (!) et le check-in doit se faire à l'accueil 30 minutes auparavant.

Accueil bien évidemment fermé depuis belle lurette, j'en suis réduit à attendre l'arrivée du bus.

Vu qu'il fait escale à Paris à 7h, je peux dormir un peu. Changer de véhicule à la gare routière Gallieni, et on repart une heure plus tard pour Tours où l'arrivée est prévue à 11h.

Mon pote Yves vient me récupérer, il est largement l'heure du dîner. On passe devant un resto style "routier" qui semble sympathique et sans chichis, et c'est bien le cas !

Buffet d'entrées pléthorique y compris des fruits de mer, cochon de lait grillé et ses accompagnements, plateau de fromages et dessert extra, boissons (eau et vin) incluses, nous coûtent royalement 30 euros... POUR DEUX !

Désormais bien lestés, on reprend la route jusque Turquant. Charmant village d'artistes et d'artisans, dont de nombreux logés dans des "troglos", anciennes carrières troglodytiques d'extraction du tuffeau jaune de Touraine.

Ce village m'abritera durant plus d'une semaine, je m'installe et je continue l'après-midi par une sieste bien méritée... Vu l'inconfort notoire des bus pour celà !

Après avoir bien récupéré, quelques courses vu que le lendemain beaucoup de choses seront fermées, et il nous faut de quoi tenir jusque lundi, au minimum.

Le soir, la faim nous taraude, on va donc manger à la sortie de Saumur, le "Relais d'Alsace" étant assurément attirant, et pas seulement pour acquérir l'entraînement bien utile à notre futur séjour alsacien...

Une choucroute royale de la mer (superbe) et une énorme mousse au chocolat sont engrangés. Bon, l'entraînement commence pas mal...

Après cela, on dort bien ! Les fatigues de l'année de boulot et du trajet en bus y sont certes pour quelque chose.

Dimanche 19 juin 2016

Debout pas trop tard, les incontournables ablutions, et on part pour une petite prospection.

Elle se fera dans le Jurassique et le Crétacé, les alentours sont réputés pour cela.

Sur la route vers Montreuil-Bellay, on repère quelques tas de pierres dans une ancienne carrière à Champigny, certains ont une couleur appétissante et montrent des morceaux d'ammonites, très bons augures : quelques coups de grattoirs et les pièces complètes commencent à sortir. Callovien très probable, parfois oolithique, amené sans doute du creusement des fondations d'un immeuble proche.

Reprenant la route vers Montreuil-Bellay, on tombe sur une carrière. La visite sera rapide, on découvre un sédiment plutôt crayeux, parsemé de niveaux de silex : s'agit-il de Crétacé, ou d'un niveau à chailles du Jurassique ? Aucun fossile pour nous permettre de trancher, on repart très vite.

On traverse Montreuil et à la sortie nous tombons sur un terrassement récent, accompagné d'un grand trou et d'un tas juste à côté. Là, bingo, des ammonites se ramassent un peu partout, y compris la belle pièce du jour en râtissant le sommet du tas.

Mais les recherches fatiguent, c'est bien connu. On reprend la route de Turquant, ce qui nous permet de rentrer tôt et de nous décrasser avant de partir souper.

Retour au "Relais d'Alsace", où vu la journée de fouilles et le peu que j'ai mangé depuis la veille je m'attaque hardiment après du foie gras en entrée, au plus "gros morceau" de leur carte.

Une côte à l'os de boeuf de UN KILO, plus ses accompagnements...

Succulente, saignante juste comme il faut, accompagnée de deux sauces... On monte en puissance, pour l'entraînement, sur ce coup-là !

Pour digérer ce "monstre", un petit thé à la menthe ne sera pas de trop.

De retour, je ne vais pas tard au lit, et je dors comme une brique, pas une seule seconde perturbé par la digestion.

A suivre...

Phil "Fossil"

Publié dans Comptes-rendus

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