Par Phil Fossil - Publié dans : Comptes-rendus - Communauté : Les fossiliens - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 20 octobre 2009
Le ciel est nettement plus chargé que la veille, mais reste bleu en matinée pour devenir plus gris l’après-midi.
Depuis près de deux années nous n’avions pu échantillonner l’ancienne carrière de Monthelon, ouverte dans le Cuisien fluviatile.
Ce faciès sableux roux est riche en coquilles fragiles d’Unio truncatosus, accompagnées de tubes de Teredina personata, bivalves réputés pour forer dans les bois flottés. Le bois ayant disparu, restent les tubes calcifiés.
Mais l’on y vient surtout pour les restes de vertébrés : écailles de poissons Lepisosteus suessionensis, dents de crocodiles Asiatosuchus depressifrons, plaques de tortues Testudo et Trionyx, et les très recherchées dents et mandibules de mammifères terrestres : Lophiodon et Propachynolophus pour ne citer que les moins anecdotiques.
Sans tamis pour examiner finement le sable, un grattage soigneux suivi de quelques passages de la main nue pour étendre le sédiment et bien faire ressortir les restes fossilisés s’imposent.
La moisson sera un peu décevante, hormis les invertébrés et un peu de bois fossile, seules deux écailles de poissons, quelques plaques de tortues et un os long (probablement un humérus de tortue) seront mis au jour. Aucune dent, pas de chance cette fois-ci.
Repassant par Epernay, nous en profiterons pour y dîner, et rejoindrons ensuite les vignes à la sortie de Fleury la Rivière qui ont toujours fourni une ample moisson de coquilles. La visite sera un peu écourtée mais nous récupèrerons néanmoins un bon sac de fossiles, les pièces les plus intéressantes en ce qui me concerne consisteront en un joli Plejona musicalis et un Athleta spinosa semblant pathologique.
Patrice Legrand nous proposera de prendre part à la visite de la Cave aux Coquillages, qui a encore pas mal évolué depuis mon dernier passage rapide de la fin juin. Les niches présentant les fossiles sont superbes, les dioramas reconstitués avec le requin en place sont saisissants de réalisme.
La présentation se terminera, comme à l’accoutumée, par une dégustation de son excellent champagne.
Mercredi 21 octobre 2009
C’est déjà le moment de quitter ces lieux Ô combien hospitaliers, en entamant le retour vers la Belgique. La météo qui nous a singulièrement favorisés jusque là tourne aux averses, lesquelles promettent de nous atteindre durant cette journée.
Premier arrêt, encore plus écourté que la veille, aux vignes de Fleury la Rivière. Le temps d’éplucher quelques rangées, et il commence à pleuviner, puis à doucher copieusement. Nous reprenons, la mort dans l’âme, la route vers Reims puis l’autoroute vers Charleville-Mézières.
Les champs de l’Oxfordien près de Villers le Tourneur feront l’objet d’un arrêt prolongé. Le temps y est sec, nous aurons donc la possibilité d’examiner en détail deux champs labourés.
Le premier est moins riche que celui fait le dimanche, et surtout bien moins nettoyé par les pluies ; mais il donne quand même quelques ammonites, bivalves et tiges de crinoïdes.
Le second sera refait soigneusement, certaines zones non prospectées à l’aller livreront encore quelques petites ammonites mais aussi des tubes de vers, de nombreuses grosses tiges et pieds d’ancrage de crinoïdes.
Le pique nique sera pris dans le véhicule, alors qu’il commence à pleuvoir. L’heure de rentrer sur la Belgique approche, sans pause de fouilles supplémentaire. Il sera déjà quasiment 20 heures quand nous arriverons à bon port…
Vivement la prochaine !
Phil « Fossil »










Vos impressions