Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Un long week-end sans fouilles, ça change !

Publié le par Phil Fossil

 


Ce long week-end de l'Ascension, je suis enfin 4 jours à la maison.

Pas de fouille prévue, juste quelques courses et du repos. BEAUCOUP DE REPOS !

Enfin, ça c'est la théorie, on sait qu'il y a toujours une différence entre la théorie et la pratique...


Le jeudi étant férié, les magasins sont fermés : pas de marche à pieds prévue, je me contente de trier une caisse de tamisat d'Anvers.

Même si sa productivité n'est pas la meilleure connue, les petites pièces sortent assez souvent.

Quand elle se termine, il reste encore des heures de jour : je vais chercher une nouvelle caisse sur la (haute) pile de boites de tamisat qui sèche.

La granulométrie est supérieure au résidu précédemment trié, il résulte du tamisage sur 6 et 10 mms en alternance. Les fossiles sont par voie de conséquence de plus grande taille.

Il en résulte que le tri est plus rapide, la deuxième caisse est terminée avant le coucher du soleil.

La nuit commence à tomber, je peux enfin rentrer avec le sentiment du devoir accompli.


Le vendredi quelques courses pour le long week-end sont indispensables, et je dois passer à la pharmacie récupérer les pots et petits seaux qui serviront pour les fouilles.

Mais à peine rentré, je me change et j'entame une troisième caisse. Elle sera terminée à la fin de la journée, vu la "grande" taille des graviers cela va très vite.


Le samedi est la plus belle journée du week-end.

Je profite du temps sec et très chaud, caniculaire même, pour étaler dans une des caisses récupérées le tamisat resté dans un seau le week-end précédent.

Il prendra du temps pour sécher, vu qu'il a quand même "encaissé" les averses répétées du samedi...

La caisse une fois remplie, elle est laissée au soleil : autant laisser la nature faire le boulot !

Ce qui ne m'empêche pas de la rentrer à la tombée de la nuit : il ne faudrait pas que l'un ou l'autre des nombreux chats du voisinage trouve ce résidu à son goût... En tant que litière à déjections !

J'entame une nouvelle caisse, mais vu que les graviers sont plus petits cela prend nettement plus de temps à trier. 


Le dimanche, un orage et une averse d'anthologie me réveille. Il n'est pas l'heure de sortir !

Une fois prêt, je suis en route pour le marché et le boulanger, les courses sont expédiées et je rentre.

Après un peu de repos et le dîner, je me change et je ressors pour trier le reste de la dernière caisse entamée.

En guise de pauses, je transfère les graviers triés, lesquels occupent deux grands bacs plastiques et un seau en voie de saturation, sur le chemin dans le jardin.    

Vers 17h, la 4ème caisse est terminée, je peux rentrer le tout, content de l'ouvrage abattu !

4 caisses faites, entre 60 et 80 kilos de tamisat trié et évacué, et, cerise sur le gâteau, de chouettes trouvailles !

Deux triturateurs de chimères, une belle Somniosus microcephalus, des Galeocerdo aduncus, Notorhynchus cepedianus, Squatina angeloides, en plus des dents de raies et de poissons actinoptérigiens.

Pas mal pour un long week-end... DE REPOS !

Phil "Fossil"

 

Partager cet article

Repost 0

Une nouvelle analyse bouleverse nos connaissances sur la naissance de l'humanité

Publié le par Phil Fossil

 

AFP  Publié le  lundi 22 mai 2017 à 22h40  - Mis à jour le  lundi 22 mai 2017 à 22h40


La divergence dans l'évolution entre les grands singes et les humains se serait produite plus tôt qu'estimé sur le continent européen et non pas en Afrique, selon une nouvelle analyse de deux fossiles d'hominidés datant de 7,2 millions d'années mis au jour dans les Balkans.

Cette découverte, objet de deux études publiées lundi dans la revue américaine PLOS One, vient étayer davantage la théorie selon laquelle la lignée humaine s'est séparée de celle des chimpanzés dans l'est du bassin méditerranéen, et non pas sur le continent africain comme on le pense généralement.

Les chimpanzés sont les cousins vivants les plus proches des humains, dont ils partagent plus de 95% des gènes.

Retrouver dans l'évolution le dernier ancêtre commun aux deux espèces est la question centrale et la plus débattue en paléoanthropologie.

Les scientifiques avançaient jusqu'alors l'hypothèse selon laquelle les deux lignées ont divergé dans une période remontant de cinq à sept millions d'années et que le premier pré-humain est apparu en Afrique.

Mais de nouvelles analyses avec des technologies sophistiquées de ces deux fossiles connus depuis plusieurs décennies d'hominidés "Graecopithèque freybergi" -la partie inférieure d'une mâchoire trouvée en Grèce et une prémolaire supérieure mise au jour en Bulgarie- ont conduit les chercheurs à conclure qu'ils appartiendraient à une espèce d'hominidé pré-humain.


Plus ancien


Recourant à la tomographie informatisée, une nouvelle technique d'imagerie, cette équipe internationale de recherche a pu visualiser les structures internes des deux fossiles et démontré que les racines des prémolaires étaient en partie fusionnées.

"Alors que chez les grands singes les deux ou trois racines des molaires sont nettement séparées ou divergent, chez le Graecopithèque elles convergent et sont partiellement fusionnées, une caractéristique typique chez les humains modernes et anciens et plusieurs hominidés pré-humains, dont l'Ardipithèque et l'Australopithèque", explique Madelaine Böhme, professeur au Centre Senckenberg sur l'évolution humaine à l'Université de Tübingen en Allemagne, une des principales auteures de ces recherches.

"Nous avons été surpris de ces résultats alors que les hominidés pré-humains connus jusqu'alors avaient été trouvés seulement en Afrique sub-saharienne", relève Jochen Fuss, un chercheur à l'Université de Tübingen qui a mené une partie de l'étude.

De plus, le Graecopithèque est plus ancien de plusieurs centaines de milliers d'années que le plus vieux des autres hominidés potentiellement pré-humains découvert au Tchad, le Sahelanthropus datant de six à sept millions d'années au plus.

Les chercheurs ont daté les sédiments des sites en Grèce et en Bulgarie où ont été mis au jour les deux fossiles du Graecopithèque à 7,24 et 7,17 millions d'années respectivement.

"Cette datation nous permet de situer la séparation entre les humains et les chimpanzés dans la région de la Méditerranée", relève David Begun, professeur de paléoanthropologie à l'Université de Toronto, un des principaux co-auteur de ces travaux.


Bouleversement de l'environnement


Ces scientifiques notent aussi que l'évolution des hominidés pré-humains pourrait avoir résulté de bouleversements de l'environnement.

L'équipe menée par la professeur Böhme a également montré que la formation du désert du Sahara remonte à plus de sept millions d'années.

"Ces données indiquent pour la première fois une propagation du Sahara il y a 7,2 millions d'années alors que les tempêtes dans le désert transportaient déjà la poussière salée rouge vers la côte nord de la Méditerranée, comme c'est toujours le cas aujourd'hui", expliquent les chercheurs de l'Université de Tübingen.

Ils ont également déterminé qu'à cette même époque de formation du Sahara, un écosystème de savane a émergé en Europe.

"Cet écosystème correspond parfaitement aux fossiles de girafes, de gazelles, d'antilopes et de rhinocéros mis au jour avec ceux du Graecopithéque", pointent ces scientifiques.

"La formation d'un désert en Afrique du Nord il y a plus de sept millions d'années et la propagation de la savane dans le sud de l'Europe pourraient avoir joué un rôle dans la divergence entre la lignée humaine et celle des chimpanzés", suppute la professeur Böhme.


http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/une-nouvelle-analyse-bouleverse-nos-connaissances-sur-la-naissance-de-l-humanite-59234cc8cd702b5fbebb4a29


Phil "Fossil"

 

 

Partager cet article

Repost 0

Et encore un week-end COMPLET à Anvers...

Publié le par Phil Fossil


Ce samedi, mon ami Frédéric vient de son Avesnois pour taquiner les couches à vertébrés du Néogène anversois.

Nous embarquons dans la camionnette, faisons un petit arrêt "courses" au supermarché local, et on est partis.

Tellement pressés et motivés que j'en oublie même le traditionnel arrêt café à la station-service de Waarloos !

Pas grave, je suis bien reposé et avec les canettes de Coca on devrait bien s'en sortir quand les forces commenceront à décliner.

Je continue dans le trou qui était assez productif ces derniers mois, mais même si des choses pas mal continuent à en sortir, je sens que la couche tire vers la fin.

Presque plus de bulles tympaniques de dauphins, alors que j'en sortais jusque 20-30 certains jours, cela est indicatif de ce que l'on peut appeler "la fin des haricots"...

Si le matin des averses surviennent assez fréquemment, l'après-midi est nettement plus beau et permet de nous sécher.

Au total, après une dizaine d'heures de tamisage forcené de presque 1 mètre cube et demi, j'ai quand même quelques dents assez grandes, plus du plus petit matériel, deux petites vertèbres de dauphins, et, histoire de prolonger le plaisir, quasiment deux seaux de tamisat.

Il fait presque nuit quand on repart, le temps d'arriver chez moi, de changer de véhicule et Fred est reparti.


Ce dimanche, je dors une heure de plus et je peux néanmoins faire du rangement et sortir les trouvailles de la veille.

Le nettoyage des dents et le déversage d'un sac de tamisat dans le seau est fait également.

Renaud arrive nettement plus tard, le temps d'embarquer et de passer en ville chercher un pote à lui, sa copine et leur gamin, on se met en route pour Anvers.

Là, la pause café est de rigueur, on achète encore de l'eau et un petit déjeûner frugal (vu qu'il me reste des courses de la veille), puis on arrive au site anversois.

Déjà 7 voitures (!) sur place dont Frédéric, mis en appétit par ses trouvailles de la veille.

Renaud et ses amis entament un gros trou montrant de la couche en place, je m'attaque à une butte semblant prometteuse.

Si les débuts sont assez peu productifs, les bulles tympaniques sortant assez nombreuses je résiste vaillamment à l'envie de bouger.

Et je fais bien, en effet je sors deux assez grandes belles Cosmopolitodus hastalis, une jolie Anotodus retroflexus très latérale, du Galeocerdo aduncus et Notorhynchus primigenius, et une Parotodus benedeni presque complète.

Auxquelles il faut ajouter au moins 15 bulles tympaniques et périotiques de dauphins, ainsi que des périotiques de baleines.

Si l'on a indubitablement fouillé moins longtemps, j'ai tamisé nettement plus (deux bons mètres-cube au total) et totalement démonté la "colline" en creusant assez profondément en prime...

Sans ramener du tamisat cette fois, vu qu'il me reste à la maison une vingtaine de caisses de 15 kilos chacune en moyenne, je vous laisse estimer le temps qui sera nécessaire pour trier tout cela.

Le soleil radieux toute la journée commence à bien descendre, il est presque 21h quand on décide de repartir : il faut ramener les amis de Renaud au centre-ville, le gamin doit se lever tôt pour aller à l'école et on travaille le lendemain...

Il sera néanmoins largement passé 22h30 quand je peux enfin "fermer la boutique" et m'affaler dans le fauteuil ! Le nettoyage des trouvailles attendra bien quelques jours...

Les courbatures suite aux fouilles des deux jours s'annoncent dantesques, mais, malgré tout...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"

 

Partager cet article

Repost 0

Une petite photo qui ne date pas d'hier...

Publié le par Phil Fossil

 


J'ai de longue date collectionné et cherché des fossiles, il est plutôt normal de me retrouver, par ci-par là, sur des photos réalisées lors de prospections entre amis ou de sorties "club".

Cette prise de vue, retrouvée lors de recherches Google, permet de voir l'état de la carrière de Ciply (re-visitée il y a presque 15 jours) il y a plus de deux décennies.

En effet, j'estime la date de cette sortie du club de Bruxelles aux années 1993-1994.

Le site était déjà copieusement envahi de végétation, mais des découvertes avaient quand même été réalisées, et certaines le sont encore de nos jours.

Maintenant, le petit jeu est :

Reconnaître votre serviteur, bel et bien présent sur cette image, et ce même si plus de 23 années se sont écoulées depuis...

Merci au CMPB pour cette photo... Prise sans doute à l'époque par notre regretté président Roger Leemans.

Phil "Fossil"


 

Une petite photo qui ne date pas d'hier...

Partager cet article

Repost 0

Enfin une petite fouille... Ailleurs qu'à Anvers !

Publié le par Phil Fossil

 


Aussitôt dit, aussitôt fait, vu la saturation présente de votre serviteur en ce qui concerne les fossiles néogènes, une fouille dans d'autres étages géologiques est planifiée.


Ce dimanche 7 mai, une date ayant une certaine signification pour votre serviteur qui y fête son 54ème anniversaire, Renaud arrive avec sa copine Fati.

Le temps d'embarquer ce qui manque dans la camionnette, et de faire le plein, on est partis pour la région montoise.

Un petit arrêt café à la première station-service, étape devenue traditionnelle lors de nos sorties, et on repart pour le premier site.

Une ancienne carrière proche de Ciply, plus personnellement visitée depuis au minimum 3 années : je m'attends à y voir une jungle digne de Rudyard Kipling mais, même si l'éboulis que j'exploitais à l'époque est entièrement végétalisé, il y en a d'autres.

Je gratte parmi des blocs de craie phosphatée tombés, cassant au marteau les plus grosses pierres, et je découvre pas mal de faune maastrichtienne inférieure.

Bélemnites, huitres, bivalves divers, Pyrgopolons, même l'un ou l'autre tronçon de Baculites est engrangé.

Renaud quant à lui extrait quelques blocs à bélemnites d'une paroi, plus une Baculites et un joli gastéropode proche des Pleurotomaria.
 
Quand la totalité de l'éboulis est bien triée, on décide de changer de carrière.


L'autre est également végétalisée, mais semble avoir moins subi les outrages du temps que la première.

Après le copieux grattage d'un talus crayeux, je sors des bélemnites, bivalves, brachiopodes et même quelques oursins Cardiaster granulosus. 

Enfin quelque chose de mieux à se mettre sous la dent !


Fati étant venue avec nous, essentiellement alléchée par la perspective d'échantillonner un site à minéraux, on repart vers le plan incliné de Ronquières pour arriver à Fauquez.

Le filon à quartz daté de l'Ashgillien (Ordovicien) sera l'objet de toutes nos attentions.

Les grands travaux n'étant pas ma tasse de thé, je gratte dans les éboulis (très conséquents!) d'autres chercheurs.

Ce qui me rapporte un demi-seau de groupes cristallisés ainsi qu'un sachet de jolies petites pièces.

La nuit commence à tomber quand on se décide enfin à replier. Les 3 seaux emmenés ne sont pas de trop pour ramener les gros blocs, les brosses et les grattoirs.


Le temps de passer chez Renaud déposer les caisses de fossiles et son matériel, on rentre chez moi et ils peuvent récupérer leurs bicyclettes pour rentrer chez eux.

Il sera 22h30 bien tassé quand je pourrai enfin, épuisé, m'écrouler dans le fauteuil.

Le nettoyage attendra... Peut-être le prochain week-end ?

Mais, quoi qu'il en soit...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

Partager cet article

Repost 0

5ème bourse d'échanges de Crecy-sur-Serre le samedi 23 septembre 2017

Publié le par Phil Fossil


Chers amis, 
 
J’ai le plaisir de vous inviter à notre 5eme bourse d’échanges minéraux et fossiles à Crécy sur Serre dans l’Aisne (France) le samedi 23 septembre 2017.

Vous trouverez en fichier joint le bulletin d’inscription à nous renvoyer par courrier.

Je vous remercie d’avance de le diffuser autour de vous.

Pensez à vous inscrire rapidement, les places sont limitées.

A très bientôt

Arnaud BELIN


 

5ème bourse d'échanges de Crecy-sur-Serre le samedi 23 septembre 2017

Publié dans Annonces et Pub

Partager cet article

Repost 0

Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines

Publié le par Phil Fossil


Il y a quelques semaines déjà, je guidais des amis français dans le port anversois, à la recherche de fossiles de vertébrés néogènes.

Aline, Bruno et leur fils Valentin, venus de l'Oise en région parisienne, ont fait une moisson sympa (surtout pour une première fois !) de fossiles variés.

Votre serviteur, à coup de mètres-cubes tamisés, a bien évidemment fait de belles découvertes également !

Les photos qui suivent donnent une idée de leurs trouvailles et de l'ambiance, bon enfant s'il en est, de nos journées de fouilles.

Si d'aventure le coeur vous en dit, à l'occasion...

Phil "Fossil"

 

Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines
Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines
Quelques trouvailles faites à Anvers ces dernières semaines

Partager cet article

Repost 0

Le fossile d'un reptile marin rarissime découvert dans le Maine-et-Loire

Publié le par Phil Fossil


Le 04.05.2017 à 18h21


Le fossile d'un grand reptile marin vieux de 90 millions d'années et rarissime en Europe, récemment extrait d'une cave troglodyte privée à Tuffalun (Maine-et-Loire), a été présenté jeudi au Muséum des sciences naturelles d'Angers et salué comme une "découverte exceptionnelle".

Les ossements fossilisés de ce prédateur de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l'époque des dinosaures dans les mers et les océans, ont été retrouvés en 2013, après être tombés du plafond de la cave troglodyte de particuliers, encore emprisonnés dans du tuffeau, a expliqué Benoît Mellier, chargé des collections du Muséum d'Angers.

Ces ossements -un fémur de 51 cm de long, des "morceaux de membres d'un poignet ou d'un pied", une "série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire", mais aussi une mandibule complète d'un mètre de long- ont été extraits à l'automne et rapportés en février au Muséum d'Angers, où ils feront l'objet d'une étude paléontologique complète avant d'être présentés au grand public.

La découverte de ce spécimen angevin, qui mesurait probablement cinq à six mètres de long, est "exceptionnelle et va intéresser tous les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier", a souligné Peggy Vincent, paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, spécialiste des reptiles marins de l'ère secondaire.

"Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d'il y a 90 millions d'années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d'aussi important et d'aussi complet", a-t-elle indiqué.

Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis. 

"Le fait de savoir qu'il y en avait en Europe, cela change beaucoup de choses. (...) Ce n'est pas certain, mais c'est probable qu'il s'agisse d'une nouvelle espèce. 

Si c'est une espèce qui existe déjà, ça veut dire qu'il y a eu des migrations", a assuré Mme Vincent.

"Dans le monde, sur toute la période du Mésozoïque, c'est-à-dire de 250 millions d'années jusqu'à 65 millions d'années, on a seulement une centaine d'espèces de plésiosaures qui sont connues, c'est quasiment rien. 

Donc chaque découverte est importante pour essayer de retracer leur histoire et leur évolution, de comprendre comment ils sont apparus, comment ils ont évolué et pourquoi ils ont disparu", a mis en avant la paléontologue.


https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/le-fossile-d-un-reptile-marin-rarissime-decouvert-dans-le-maine-et-loire_112673

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/angers/tuffalun-decouverte-exceptionnelle-du-fossile-reptile-marin-rarissime-europe-1246643.html


Voilà qui devrait faire plaisir à mon ami Yves...Qui n'est pas très loin de là !

 

Phil "Fossil"


 

Partager cet article

Repost 0

Encore Anvers ! Ca commence à bien faire... LOL

Publié le par Phil Fossil


Le long week-end du 1er mai est évidemment le bienvenu pour votre serviteur, vu sa charge professionnelle.


Le samedi et le dimanche se passent à la maison, un peu de repos, des courses à faire, mais aussi m'occuper des deux grands sacs de tamisat anversois ramenés le week-end précédent.

Etaler le tout dans deux caisses en carton, en profiter pour déjà prélever les dents visibles, c'est l'affaire d'une bonne heure et demie.

Ensuite, je termine une caisse de résidu bien sec entamée il y a quelques temps déjà, les quenottes de petite taille continuent à sortir.

Dans l'après-midi, je commence une toute nouvelle caisse. Elle est plus riche en coquilles fragmentaires, il y a moins de gravier noir; mais des dents s'y trouvent encore, ainsi que des otolites de poissons téléostéens.

Ce résidu provient du tri d'un tamis de maillage 1 cm, les éléments et les dents trouvées sont de plus grande taille qu'à l'accoutumée.

La caisse terminée, je débute une troisième boite, profitant de mon incontestable entrain du jour!

Le soir commençant à tomber et la fraîcheur s'accentuant, je finis par rentrer le tout.


Après les incontournables courses au marché du dimanche matin, je reprend la caisse et elle avance pas mal. Les graviers sont plus variés en taille, c'est ce qui reste du tri de 2 maillages, 6mms et 1 cm.

Le tri prend plus de temps, il ne reste plus tellement à faire quand la nuit tombe.


Le lundi 1er mai, une fouille est programmée. En attendant Renaud, je termine allègrement la caisse !

Deux caisses et demi en un seul week-end, on n'est pas loin du record absolu...

Une fois mon camarade arrivé, on change d'idée : de la région de Mons initialement prévue, on retourne... A ANVERS !

Mais y revoir les zones argilo-graveleuses, plus visitées depuis... La fin janvier !

Il semble que l'on soit passé avant nous, néanmoins quelques dents sympas sortent, de taille moyenne. 

Outre la prospection à la vue, on gratte abondamment les zones contenant du gravier, ce qui donne encore quelques pièces.

Renaud récupère ainsi une assez grande dent de cachalot, malheureusement la couronne émaillée a été érodée. Un très beau crabe Coeloma rupeliense est également engrangé.

On repart ensuite pour un peu de prospection, une plaine à coquilles et des tas "couleur Kattendijk" sont vérifiés en vitesse.

Renaud y ramasse deux dents de Cosmopolitodus assez belles, moi surtout des coquilles.

Un troisième site qui donnait encore un peu l'an passé est malheureusement recouvert de gravats de construction, plus rien à y voir désormais... Dommage !

On finit, par dépit, à retourner à notre habituel site de tamisage. Renaud continue une couche en place et ne trouve pas des masses.

Par contre, moi qui refais un tas déjà travaillé je me régale : plusieurs hastalis jusque 3-4 centimètres, deux dents de dauphins, plusieurs bulles et périotiques de delphinidés, pas mal pour 3 heures de boulot !

Renaud vient me rejoindre et trouve un peu mieux.

La nuit tombe, en même temps que la fatique et les courbatures ! Il est grand temps d'arrêter et de redescendre au véhicule.

A part une petite pause pour grignoter un truc en vitesse, retour au bercail et juste rentrer les petits seaux contenant les trouvailles. Tout le reste est laissé dans la camionnette.

Leur nettoyage attendra quelques jours encore... Ainsi que l'étalage du sac de tamisat ramené, lequel servira très vraisemblablement à compléter les caisses en cours de séchage.

Ce qui est sûr désormais, notre future fouille sera faite ailleurs. Il faut varier les plaisirs...

Vivement la prochaine !

Phil "Fossil"


 

Partager cet article

Repost 0

Rebecq : le musée du porphyre fait peau neuve

Publié le par Phil Fossil


Les pavés de Quenast sont partout, des Champs-Elysées à New York


Savez-vous qui sont les rompeurs ? Pourquoi ils passaient le relais aux refendeurs, avant de laisser la place aux épinceurs ? 
Une petite visite au musée du porphyre, installé à l’étage du grand moulin de Rebecq, devrait suffire à combler vos lacunes. 
Il s’agit en effet des divers métiers qui étaient exercés au fond de la carrière qui a fait les beaux jours de Quenast. 
Les rompeurs maniaient la masse – lourde de 22 kilos ! – pour briser les blocs après les tirs de mines. 
Les refendeurs formaient ensuite les tranches, avant que les épinceurs ne tirent de ces tranches un maximum de pavés. 
Et les pavés de porphyre façonnés à Quenast étaient particulièrement réputés pour leur solidité : déjà exploitée au XVIe siècle, la roche magmatique qui se trouve sous les pieds des habitants de Quenast a servi à paver les chemins des alentours mais aussi la Grand-Place de Bruxelles, les Champs Elysées à Paris, les rues de New York et on en retrouve en Egypte, en Amérique du Sud et même en Australie ! 
« Certains citent aussi la place Rouge, à Moscou », sourit Gilbert Hautenauve, du cercle d’histoire locale.

Quoi qu’il en soit, le porphyre fait partie du patrimoine local. 
À la fin du XIXe siècle, pas moins de 3.200 ouvriers travaillaient dans les carrières, produisant 300.000 tonnes de pavés chaque année. 
Ce glorieux passé était évoqué au travers d’un petit musée qui n’était plus vraiment au goût du jour, et le visiteur s’y sentait assez à l’étroit. 
Quelques milliers d’euros et le savoir-faire des ouvriers communaux ont permis de donner un sérieux coup de jeunes à cet espace : le musée du porphyre version 2017 a été inauguré vendredi soir.


http://www.lesoir.be/1494515/article/actualite/regions/brabant-wallon/2017-05-02/rebecq-musee-du-porphyre-fait-peau-neuve


Pour nous minéralogistes, la  grande carrière de Quenast, exploitée pour les granulats (notamment des lignes TGV) a fourni une incroyable variété de minéraux !

Quartz enfumé, voire morion, épidote, prehnite, calcite, pyrite, sont montrés aux visiteurs dans des vitrines.
Un filon à quartz hyalin et goethite se trouvait sur le haut de la carrière, il n'est de nos jours plus accessible.
Parfois, dans les découvertes yprésiennes du sommet de la carrière, on trouvait des fossiles éocènes : piquants et plaques d'oursins, dents de requins et de chimères, crabe fossile...

 
Phil "Fossil"

 

Partager cet article

Repost 0